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Pages coordonnées par Karim Boukhari
Réfuzniks barbus. Début de scission au PJD ?
| Voici une affaire pour le moins trouble. Dun côté Khalid Mossadeq, adoul de son état, déçu que le PJD lui ait préféré Mustapha Ramid aux législatives. De l'autre, Abdelouahed Maâch, lactuel chef du moribond Parti Choura et Istiqlal (PDI), qui laccueille avec un ensemble dautres "cadres islamistes" du PJD, entre autres, sous prétexte que le PDI a aussi "un référentiel islamique". Pour labelliser lopération, Maâch fait appel au prédicateur Abdelbari Zemzemi, interdit de prêche à la mosquée Al Hamra et en froid avec le PJD, depuis le lendemain du 16 mai. Ce dernier anime une série de conférences et attire, pour la première fois, de jeunes islamistes vers le PDI. Sagit-il |
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| dune scission au PJD ? "Mossadeq ne sintéressait quà sa cooptation. Il vaut mieux quil aille dans un autre parti pour faire carrière", minimise Mohamed Amara (PJD). Le PDI sinspire-t-il du MPDC, coquille vide dAbdelkrim Khatib, qui a permis dhéberger les islamistes du MUR en 1996 ? "Maâch ne répond pas à un appel des hommes du Palais, car il est loin de ces cercles. En plus, il trahit lesprit de ce parti qui se battait en 1962 contre Imarat Al Mouminine et pour un Etat laïc", explique un ancien membre du PDI. Ne faut-il donc pas donner de lintérêt à lévénement ? La présence de Zemzemi qui parle dores et déjà de "leadership spirituel" ne peut laisser indifférent. Et le départ de refuzniks du PJD est une première. Cest un MUR qui se fissure à peine. |
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Liste. 84 interdits de voyager
Une liste de 84 personnes interdites de quitter le territoire aurait été communiquée aux différentes polices des frontières. Cette liste, préparée à la Cour spéciale de justice qui a tous les scandales financiers du royaume sur les bras, comprend des anciens responsables de lOFPPT, lONDA, la BNDE, la CNSS
etc. Dautres personnes, en dehors de cette liste, souffrent de mesures restrictives (notamment pour les renouvellements des documents de voyage), dont des membres de la famille Slimani entre autres. Pendant ce temps, toutes les personnalités en détention préventive dans le cadre des enquêtes en cours, séjournenent à la prison de Salé en attendant dêtre jugées. |
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Pédophilie. Mme Adib crée une association
L'affaire du petit Adib prend de lampleur. En attendant le procès en appel prévu le 26 juillet prochain, un collectif de parents et damis a déjà tenu la première assemblée pour la création de lassociation "Touche pas à mon enfant". De lautre côté, les responsables de lécole Ililane multiplient les interventions pour la réouverture de lécole, suspendue sur décision du ministère de léducation nationale. "Lacte du gardien de la crèche est un acte isolé, arguent-ils, et lécole doit rester en dehors de laffaire". Plus bas encore , cette tentative de lavocat de lécole pour prouver une sombre relation entre Mme. Adib et le gardien de la crèche à coup de témoignages anonymes et de déclarations sur lhonneur légalisées dans un arrondissement de quartier. À suivre. |
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Amusant. Rédaction policière
Cas de conscience, cette semaine, à TelQuel : fallait-il passer le droit de réponse de la police aux allégations de torture de l'ex-vedette du patronat Mourad Belmaâchi ? Comprenez-nous : le document que nous avons reçu était estampillé
"confidentiel" ! À nos risques et périls, nous l'avons tout de même publié (p. 56). M. Bouchaïb Khiate, chef de cabinet de Laânigri, y déclare que ses services "n'avaient aucunement besoin d'user (inutilement du reste)" de la torture, "l'aveu n'étant pas nécessaire". Parce que quand l'aveu est nécessaire, ils en usent ? Pour finir, cher M. Khiate, sachez que quand on met un "s"
à "instruction", dans "juge d'instruction", ça veut dire que le juge en reçoit. À moins que ce ne soit un lapsus révélateur
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RAM. Berrada ignore le Parlement
Après ne pas sêtre rendu au Parlement le 29 juin, Mohamed Berrada récidive le 5 Juillet, ignorant une deuxième convocation. Selon un député de lIstiqlal, à lorigine de cette procédure, "Berrada fait preuve de mauvaise foi en se décommandant à la dernière minute". Ce refus relance le débat sur les dirigeants que nomme le roi. Sont ils tenus de répondre aux élus du peuple ou responsables devant celui qui les a placés? Selon un proche du DG de la RAM "Berrada souhaiterait se dégager de ses responsabilités et quitter ses fonctions". Le RNI quant à lui, a fait part de sa demande aux chefs de groupe de la majorité afin de mettre en place une commission denquête sur la RAM. "ça serait prématuré de parler denquête, cela peut avoir des répercussions dramatiques sur la santé de la RAM et le tourisme", déclare un député USFP. |
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Terrorisme. LEspagne à lécoute de Pierre Robert
| Le juge espagnol Del Olmo sest déplacé cette semaine au Maroc, plus précisément à Kénitra pour auditionner Robert Pierre, le Français condamné à perpétuité dans le cadre des procès du 16 mai. Cette audition, daprès lavocat de Pierre Robert, est liée à lenquête menée par Del Olmo pour démêler tous les fils des attentats de Madrid, le 11 mars dernier. Une enquête qui intéresse aussi les parlementaires espagnols. Lesquels ne pourront pas compter sur les archives secrètes marocaines, que les autorités espagnoles ont officiellement refusé de déclassifier. Pour éviter dinduire les parlementaires en erreur, ou pour leur occulter des parcelles de vérité ? |
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Prison. Les islamistes attendent leurs femmes
Une commission parlementaire menée par des députés PJD et USFP a rendu visite aux détenus de la Salafiya Jihadiya et aux anciens hommes de Basri derrière les barreaux. La tournée, étalée sur deux jours, a mené les députés de Oukacha à Kénitra, en passant par Salé. À Kénitra, précisément, Ramid, Lachgar et les autres ont rendu visite entre autres au trio Fizazi Kettani Abou Hafs, qui partagent le même bloc avec dautres détenus islamistes. Daprès la confidence dun parlementaire, "les détenus islamistes ont tous insisté sur une chose : le droit à la khaloua charhia (la visite privée de leurs épouses)". À Salé, les députés sont allés vers de célèbres détenus comme Laâfora ou Slimani, qui se sont plaints de ce que "leur image ne leur correspond pas". La commission devra rédiger un rapport détaillé sur létat des prisons visitées, et des prisonniers, les connus et les autres, auprès desquels ils se sont entretenus. |
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Tazmamart. Les rescapés font la paix avec leurs geoliers
Même dans leurs rêves les plus fous, ils nauraient jamais cru cela possible. Vendredi dernier, les rescapés de Tazmamart se sont retrouvés autour dun déjeuner pour la première fois (depuis plus de 25 ans) avec deux de leurs anciens geôliers, Mohamed Charbadoui (dit Jeff) et Larbi Louiz. Ils ne sétaient plus revus depuis leur sortie du bagne. Abderrahmane Sidki dit même navoir jamais vu Jeff auparavant. Pas dordre de jour particulier. Dans une ambiance bon enfant, les anciens détenus et leurs geôliers se sont rappelés à leurs souvenirs à Tazmamart en évoquant des anecdotes toutes plus amusantes les unes que les autres. Tous les rescapés nétaient cependant pas là. Les frères Boureqat manquaient, par exemple, à lappel. |
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RNI. Cabale contre Oukacha
Depuis que les ministres RNI ont été limogés du gouvernement Jettou, Mohamed Aujjar et Najib Zerouali semploient à saborder le chef du parti, Ahmed Osman. "Lorsque Mustapha Ouakacha sest dressé contre le carriérisme qui les motive, ils lont accusé de briguer la présidence du parti", rapporte une source interne. "À 72 ans, je nai plus rien à gagner, mais je ne veux pas abandonner le parti à des opportunistes qui ne pensent quaux portefeuilles ministériels", a rétorqué Oukacha. Conséquence, ses détracteurs lui en veulent dappuyer son cousin aux élections partielles de Bouznika. Le président de la Chambre des conseillers a beau préciser quil est "en conflit avec ce jeune homme", il est assailli de toutes parts. Intenable. |
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Constitution. Pression amazighe
Au moment où lIRCAM applaudit la reconnaissance internationale du tifinagh, les associations amazighes apprécient que le congrès mondial amazigh, auquel elles adhèrent toutes, publie un mémorandum sur les droits constitutionnels. Le texte va jusquà exiger le droit de "créer des partis amazighs". Tous ny souscrivent pas entièrement, mais "apprécient cette pression internationale, surtout que la réforme constitutionnelle est à lordre du jour", affirme la militante Meryem Demnati. En parallèle, ces ONG sactivent, dans le Rif, au Souss et dans lAtlas, plaidant surtout pour que constitutionnellement "le tamazight devienne une langue officielle". |
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Skhirat. Une stèle pour les victimes
Il y a 33 ans, jour pour jour, Skhirat a été le théâtre dun putsh manqué qui a coûté la vie à plus de 100 personnes. Les familles des victimes de Skhirat commémorent lévénement avec une revendication déjà vieille de plusieurs années : lédification dune stèle en hommage aux victimes. "On a déjà soumis la question au conseil municipal de Skhirat qui ne nous a donné aucune réponse, explique une source à lassociation. En ces temps de réconciliation, nos morts ont droit au respect". |
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Frontières. Alger hausse le ton
La réouverture des frontières avec le Maroc, fermées depuis 1994, ne semble plus dactualité. Les écrits de la presse algérienne en attestent. Dans une édition de la semaine dernière, Le Quotidien dOran va plus loin et accuse "les services marocains davoir tenté de recruter un émir du GIA, Abdelhak Layada, afin de liquider des cadres du Polisario à Alger". Le journal rajoute que "les fondateurs des Afghans algériens, dont les fils de Abbassi Madani (leader du FIS) ont rallié lEurope en transitant par le Maroc". Ces sorties viennent dans la foulée de lassassinat des dirigeants du GSPC, principal groupe armé algérien aux liens supposés avec Al-Qaïda, et traduisent un regain de tension tant à lintérieur de lAlgérie quavec le voisin marocain. |
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Affaire. L'ambassadeur piégé par le kick-boxeur
Souvenez-vous de Khalid El Quandili. Ce franco-marocain, ancien champion du monde de Kick-boxing qui avait ses entrées au Palais royal comme à l'Elysée, avait lancé le projet Atlas TV, une chaîne de télé destinée à la communauté marocaine en France. La RAM et la Banque populaire avaient accepté d'entrer dans son capital et d'assurer son fonds de roulement pendant plusieurs années. Depuis, une sombre affaire de Cour a valu la disgrâce au champion. Et ses partenaires institutionnels ont retiré leurs billes, causant une faillite retentissante. En novembre 2002, El Quandili les poursuit pour manquement à leurs engagements, et demande 20 millions d'euros de dommages et intérêts. La banque et la compagnie d'aviation contre-attaquent en demandant que le tribunal de commerce de Paris se déclare incompétent et renvoie l'affaire au Maroc. Demande finalement rejetée mercredi dernier : l'affaire sera bien jugée en France. C'est là où cela devient cocasse. Car pendant sa descente aux enfers, Hassan Abouyoub, l'ambassadeur du Maroc en France, avait avoué à El Quandili que tout cela était une cabale montée contre lui par des proches du roi. Paroles confidentielles ? Eh non ! Pendant 2 ans, Quandili enregistrait tout à l'insu de l'ambassadeur. Et ces enregistrements, patatras, ont finalement été homologués par huissier ! On y entend Abouyoub avouer à Quandili : "Je suis désolé de te dire que tout cela (
) est un harcèlement organisé. (
) Ils ne te diront jamais qu'ils ont reçu des instructions pour t'attaquer, mais c'est comme ça que ça s'est passé. (
) Je ne doute pas une seconde que tu sois de bonne foi mais qu'est-ce que ça pèse, aujourd'hui ? rien, zéro ! Il n'y a plus de place pour la bonne foi, il y a de la place pour la guerre". La posture du bavard ambassadeur est d'autant plus délicate que Quandili compte l'attaquer, lui aussi, devant la cour européenne des droits de l'homme ! Et garde quelques atouts dans sa manche en déclarant : "par égard pour Sa Majesté, je n'ai pas utilisé certains des propos de M. Abouyoub car ils étaient déplacés". Chaud devant ! |
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Cinéma. La police réécrit le script
Touchée dans sa fierté, la police de Casa a interrompu le tournage du dernier film de Leïla Marrakchi, la sommant de réécrire un dialogue ! La scène litigieuse montre un policier en tenue surprenant un couple en pleins ébats, dans une voiture. Scénario : le flic se montre conciliant avec le garçon et se fait insulter par la fille. C'est niet ! Après de longues négociations, et "pour préserver l'honneur de la bidla", un compromis est trouvé : le policier sera un hench en civil. "Pour maintenir le doute chez le spectateur", a précisé l'officier de faction, qui se rêve déjà scénariste international. |
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Polisario. LUnion africaine séloigne
Depuis que le Polisario a été élu le 6 juillet à Addis Abeba vice-président de lunion africaine (UA), lopportunité dun retour du Maroc sest sérieusement amenuisée. Le président sénégalais, Abdulaye Wade, a beau préciser que "la majorité des chefs dEtat oeuvrent pour ramener le Maroc à lUnion quil a quitté en 1986", il ajoute : "mais le Maroc ne veut pas aider ceux qui laident". Décodé à Rabat, cela veut dire "nous n'avons rien demandé. Tant que le Polisario y est, on ne pensera pas à l'UA". Faute de pouvoir le convaincre de siéger aux côtés de la RASD, Dakar sest contenté de constituer avec Rabat et Nouakchot un axe dit "conseil de concertation des pays africains du Nord atlantique". Appréciez le lien avec lOTAN, ne serait-ce quau niveau de la dénomination ! |
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Nahda. Un parti, encore un
Le 18 juillet prochain, se tiendra à Casablanca lassemblée constitutive de "Nahda" (Renaissance). "Nous ne sommes pas le 27ème parti du pays, mais celui qui veut retrouver les bases de laction politique en reposant sur la légitimité populaire", précise Chakib Bensouda, lun de ses fondateurs. Aucun parlementaire na été sollicité. "Nous ne voulons pas de notable", répète-t-il. Côté financement, le parti envisage détablir des contacts avec "les progressistes du patronat" pour les intéresser à laction politique. Le parti se réclame de la social démocratie et refuse le climat de consensus qui ne reflète plus les aspirations de la base. Mouais
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Tadili. Lettre ouverte à Dieu
Anas Tadili, incarcéré à Salé pour diffamation
est en train de perdre la tête. De sa prison, l'éditeur de feu "Akhbar al Ousboue" fait circuler une "lettre ouverte à Dieu" dans les rédactions. Dans un délire paranoïaque, il qualifie l'USFP d'"union des mécréants", ne regrette pas d'avoir "dévoilé les turpitudes de certains" (à l'origine de tous ses maux, un article nauséabond accusant le ministre des finances de débauche homosexuelle), se plaint qu'on lui ait refusé un certificat de résidence (!?) et dit craindre d'être "comme Serfaty, expulsé en tant que Brésilien". Tadili déplore son incarcération "à l'encontre de toutes les Constitutions, de Hammourabi à Hassan II", et annonce entamer une grève de la faim illimitée à partir du 10 juillet. Triste. |
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Presse. JLSS sur orbite
Sous sa direction, La Vie Economique avait révolutionné la presse indépendante marocaine presque tous les jeunes patrons de presse d'aujourd'hui en sont issus. À son départ du Maroc en 1997, Jean-Louis Servan-Schreiber avait racheté Psychologies, un mensuel parisien quasi-moribond. En sept ans, il en a fait un titre-phare de la presse française, ravissant 3 années de suite le prix de la meilleure performance de diffusion. Lundi dernier, le méga-groupe de presse Hachette Filipacchi Média est entré dans son capital à hauteur de 49%. 4 à 6 éditions internationales de Psychologies devraient naître avant la fin 2005, plus des sites Internet haut de gamme. À noter que JLSS est actionnaire de TelQuel. |
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Au Maroc. Top model Academy
Metropolitan crée la première agence de mannequinat à Casablanca. Une "Top Model Académie" prévue pour la mi-décembre 2004. 16 candidates ont d'ores et déjà été repérées dont une fera partie des 50 mannequins qui devront concourir pour le "Metropolitan Top Model". Représentée dans 50 pays, "Metropolitan" organise un concours international chaque année. Après la Chine et le Brésil, c'est au Maroc qu'aura lieu l'événement cette année. L'Objectif : exploiter le potentiel artistique du pays et mettre en avant les créateurs marocains. Du 19 au 28 novembre 2004, l'événement rassemblera environ 3000 personnes sur le site de Marrakech. |
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3 questions à Azeddine Akesbi (Secrétaire général de Transparency Maroc)
La plupart des fondateurs de TM se retirent du Conseil national et vous allez au charbon avec un bureau rajeuni. Vous sentez-vous abandonnés ?
Il y a toujours quelques anciens à mes côtés. Ce roulement est nécessaire. Il permet à dautres, nouveaux et volontaires, dassumer des responsabilités. Ceci étant dit, le conseil national a un rôle dorientation à jouer et un devoir dimplication dans les commissions.
Vous avez été élu à la tête de lunique liste présentée. Ce consensus ne vous dérange-t-il pas en tant que démocrate ?
Les élections, chez nous, se déroulent sur la base des statuts. Le rapport moral a été envoyé à tous les membres 15 jours auparavant et tout le monde était invité à présenter des listes. Il y a eu une tentative de former une liste concurrente le jour même dans la salle, mais elle na pas obtenu le nombre suffisant pour être éligible.
Comptez-vous faire autant pression que vos prédécesseurs pour un partenariat avec lEtat dans le domaine de la lutte contre la corruption ?
Cette année est marquée par la signature de la convention de l'ONU de lutte contre la corruption. Cela nous permettra de faire plus de pression en vue daméliorer la sensibilisation. Nous allons donc continuer à réclamer de lEtat de mieux impliquer la société civile, de supprimer limpunité et de mettre en place une stratégie nationale relative à la gestion des affaires publiques. |
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Billet : Monarchie non comptable (par Driss ksikes)
Le Maroc vit résolument un moment de féerie programmée. Il deviendra un pays de touristes en 2010, désenclavera 80% de ses campagnes en 2015 et deviendra peut être plus vivable en 2025. Cest fabuleux, le destin dune monarchie. Il y a certes derrière ces dates des technocrates ingénieux qui ne fabulent pas. Mais il y a surtout le confort de la durée que permet le règne illimité dun jeune monarque. Dans lintervalle, labsence de bornes intermédiaires lexempte de rendre des comptes sur ses promesses datées. Les élections, de plus en plus tenues à temps, ne sont pas encore des moments de bilan ou de sanction, juste des pauses spectaculaires, qui permettent une rotation partielle du personnel politique. Les rendez-vous dallégeance représentent un moment de génuflexion à sens unique, où le renouvellement du contrat se fait sur la base dune confiance aveugle et unilatérale. Alors comment sassurer que les ministres du roi uvrent réellement dans le sens de lobjectif fixé dans deux décennies ? Comment être sûr, sils sont remerciés, que le bateau royal maintiendra le cap ? Notre Parlement na ni les moyens humains ni la marge politique pour sen acquitter convenablement. Nos ONG font des lectures partielles de projets dont les ramifications les dépassent. Nos centres de recherche existent à peine et trop peu pour servir de garde-fous. Alors seuls restent Amnesty, le FMI, la Banque mondiale, RSF, qui viennent ponctuellement rappeler que le bateau chavire ou que les comptes ne sont pas bons. Le temps quils reviennent, on oublie, lEtat vaque au plus urgent et les partis ont du mal à se ressaisir pour veiller au grain. Ainsi va une monarchie non comptable. Cycliquement. Fatalement. |
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Billet : L'aubaine amnesty (par Karim Boukhari)
Ce dernier rapport dAmnesty nest pas loin dêtre une bénédiction pour le Maroc ! Même si Bouzoubaâ a glissé la traditionnelle bourde officielle ("Les centres de détention secrète nexistent plus depuis la démolition de Tazmamart !"), où il nous rappelle que nos responsables sont aussi là pour mentir à loccasion. Non, ce rapport a surpris parce quil a délié les langues et sorti bien des lions de leur tanière. La question a été débattue dans lun des derniers conseils de gouvernement. Un ministre, Mohamed Elyazghi, poids lourd de léquipe Jettou, a poussé le bouchon un peu loin, en demandant des explications et des éclaircissements à ses collègues : "Et que chacun assume ses responsabilités, dans le gouvernement !". Même au Parlement, des groupes, et pas seulement le PJD, ont discuté du contenu du rapport. "Sans les vacances, on aurait posé une question orale, mais ce nest peut-être que partie remise", nous dit ce député socialiste, pour une fois fier de sa couleur partisane. Devant la prison de Kénitra, qui regorge danciens de Témara et dailleurs, des femmes de détenus ont observé un sit-in, chose impensable il y a encore quelques mois, pour "protester contre les pratiques dénoncées par le rapport et dont leurs maris ont été victimes".
La surprise est agréable, très agréable, et on ne peut plus faire la fine bouche. Après tout, le pauvre Bouzoubaâ nest que le ministre de la Justice, et pas encore celui de la police secrète. Et Témara, une ville paisible à peine parasitée
par les cris émanant du zoo à côté. |
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Vite !
Le quotidien koweitien "Ar-Ray Al-âam" a publié cette semaine une information selon laquelle le Koweit a octroyé une aide au Polisario, dans les suites de la Guerre du Golfe en 1991. Cette aide (des bourses détudes) faisait suite, daprès le journal, à une sortie médiatique de Hassan II mal appréciée par les autorités koweitiennes de lépoque.
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Abdellah Slaoui, le patron du magazine "Masculin", a décidé de passer la main. Il est en train de négocier avec un grand groupe industriel et médiatique pour la cession de son titre, qui existe depuis plus de deux ans. Une deuxième partie devrait entrer en jeu, pour négocier le rachat. Le magazine devra reparaître, annonce-t-il, en septembre prochain.
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Washington conseille à Alger de soumettre son nucléaire aux inspecteurs. Il soupçonne une bombe au plutonium en chantier. Il y a un an déjà, le centre de non prolifération (NPEC) avait émis des doutes similaires. Alger sétait dite en 2000 prête à collaborer avec lAIEA. Lest-elle toujours ?
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La première audience du procès opposant les journalistes Ali Anouzla et Moncef Slimi au journal saoudien Acharq Al-Awsat aura lieu le 14 juillet à Rabat. Anouzla, qui dirigeait le bureau du quotidien à Rabat, et Slimi réclament chacun un millions de dirhams à leur ancien employeur pour licenciement abusif.
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Le chercheur Mohamed Darif a terminé un nouvel ouvrage, "Le Maroc religieux : de lislamisme au salafisme". Le livre, qui devra être édité en langue française à la rentrée prochaine, revient sur les rapports insidieux entre religion et terrorisme. |
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