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Par Khalid Tritki
Emploi. Le recours à lAnapec est insignifiant
Une enquête de Manpower dégage les tendances de recherche d'emploi chez les jeunes. Les résulats sont intéressants.
Manpower a réalisé une enquête sur les tendances de la demande demploi. Bien que cette étude ne porte que sur un échantillon assez limité (445 jeunes), ses résultats ne perdent pas de leur pertinence. Ainsi, 82% des diplômés estiment que le diplôme ouvre le droit au travail. La création de lemploi est donc une obligation. Cest ce que stipule nt nos différentes constitutions. Mais les constitutionnalistes nuancent cette obligation en affirmant que le droit au travail est une obligation dont lexercice sétale dans la durée. LEtat doit la satisfaire quand cela lui sera possible. La demande, elle, nattend pas. Elle est présente et très exigeante.
Lenquête révèle en effet que 16% des diplômés privilégient les plans de carrière. La qualité du management nest pas en reste, puisque 14% des lauréats la placent en tête des critères de choix des entreprises. De plus, par secteur, la demande est plus forte sur lindustrie avec 25% des opinions, suivie du commerce et de services. Les fonctions les plus demandées sont les finances et la comptabilité avec 21% . Les fonctions dingénieurs et de commercial les talonnent avec 14 et 13%. Côté rémunération, les demandeurs demploi placent la barre un peu haut. Leur exigence table sur un salaire entre 7000 et 9000 DH par mois pour les bac+5. Pour y arriver, les diplômés fournissent des efforts appréciables. Ainsi, 99% de la population interrogée parle et écrit plus dune seule langue et 99,8% maîtrise loutil informatique. 32% des interviewés déclarent avoir suivi des stages de plus de trois mois. Mieux encore, 94% du panel ciblé se dit prêt à suivre des cycles de formation dans la gestion, la finance, linformatique et le marketing.
En outre, lenquête souligne que 58% de léchantillon na pas reçu une formation sur la recherche demploi. Les écoles et les universités doivent donc faire un effort à ce niveau. Et plus, la durée de chômage est longue, plus les diplômés sont disposés à accepter des postes intérimaires (83% des universitaires sont prêts à laccepter). Dernier point et non des moindres, le recours aux services de lAnapec ne représente que 6% des opinions exprimées. Lessentiel de la recherche demploi se fait par réponse aux annonces de presse et par la consultation des sites Web. |
CGEM. Le patronat pour un PFI
Le PFI (Private Finance Initiative) est un concept de partenariat qui a fait ses preuves au Royaume Uni. Il repose sur un engagement mutuel établi dans le cadre dun accord entre lEtat et le secteur privé. Dans sa livraison de cette semaine, CFEM info assimile la politique des contrat-programmes aux prémisses menant à un PFI. Les trois expériences initiées avec les secteurs du textile, du tourisme et des BTP ont donné goût à la confédération patronale. Cependant, la route vers la concrétisation dun PFI demeure longue et sinueuse. Dabord, parce que certains secteurs ne sont pas assez structurés ni homogénéisés pour prétendre à un tel contrat. Ceux de lagriculture et de la pêche illustrent ce handicap. Ensuite, lactuel partenariat est miné par le défaut dapplication de certains engagements. Le secteur du textile en sait quelque chose. Et enfin, le PFI requiert la disponibilité des moyens et une certaine flexibilité législative et fiscale. Cest dire que lenvironnement nest pas encore serein. Le PFI peut donc toujours attendre. |
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Le roi et lemploi
Ce que veut le roi, il ne lobtient pas toujours. Depuis son fameux discours de Jorf Lasfar, déclinant sa philosophie économique , aucune stratégie de lemploi na été mise en place. Le discours était pourtant clair : lemploi et toujours lemploi. Il est vrai que dans le programme du gouvernement, une corrélation est faite entre développement de linvestissement et création demplois. Il nen demeure pas moins que cette relation induite de facto, ne constitue pas une stratégie pour augmenter la cadence des recrutements. Cette dernière requiert des mesures aussi concrètes quimaginatives. Non, il ne sagit pas dun retour à la malheureuse expérience des Ciop. Il est question plutôt de mettre en place des relais qui permettent, dune part, de faciliter laccès à lemploi pour les jeunes et, dautre part, dinciter les entreprises à booster leurs stratégies dembauche. Dans ce schéma, chaque candidat à lemploi trouve des alternatives. De même, une stratégie de lemploi se base sur des potentiels sectoriels. Or, sommes nous capables aujourdhui daffirmer que tel secteur est susceptible de créer 20.000 emplois par an ? Hormis les délocalisations, conjoncturelles dailleurs, aucune étude ne permet une telle visibilité. Citoyens et Etat naviguent donc à vue. Un crash est inévitable dans ces conditions. Surtout que le tableau de bord indique que le clignotant chômage est au rouge. Au commandant de bord de prendre les décisions qui simposent. |
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BCP. Que la cotation commence !
L'introduction en Bourse des 20% de la Banque Centrale Populaire est désormais chose faite. Lopération sest déroulée dans des conditions optimales. 1.177.610 actions ont été placées. La banque a fait lobjet déchanges au continu sur le marché depuis le début de cette semaine. Le cours a connu une hausse appréciable, révélant ainsi que la demande demeure vivace. Le point fort de la privatisation de la BCP était sans doute la participation des salariés. Ces derniers ont bénéficiés dune décote de 7,5 à 15%. La banque a mis en place un mécanisme de financement à 3% dintérêt. Le salarié a le choix entre un remboursement graduel ou la versement de la totalité de la somme après 3 ans, le minimum de détention de laction requis par la loi sur les privatisations. Les institutionnels, eux, sont restés sur leur faim. Leur demande a dépassé loffre, démontrant ainsi la capacité du marché local à répondre à des opérations denvergure. |
Comptabilité. Les agréés promettent une belle bataille
Les comptables agréés montent au créneau. A loccasion de leur assemblée générale, lassociation marocaine des comptables agréés déterre son fameux projet de création dun Ordre professionnel. Cest une vieille revendication qui date de la création de lOrdre des experts comptables au début des années 90. Des années plus tard, la profession sest organisée et a présenté un projet de loi. Lessentiel de ce dernier se focalise sur lorganisation de la profession. Mais surtout il établit un monopole dexercice libéral de la profession de comptable. Au passage le projet imagine des relais pour toucher aux commissariats aux comptes. Louverture de ce dossier ravivera celle de lamendement de la loi régissant lordre des experts comptables, un dossier qui reste ouvert depuis plus de trois ans. |
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Les off
Licenciement. Dérive sociale à Maroc Telecom
Depuis le 3 juin dernier, Maroc Telecom sest séparé de plus de 300 occasionnels. Cette décision qui est tombée juste avant lapplication du nouveau code du travail demeure inexpliquée. La seule indication qui filtre est que lopérateur a promis à cette population un transfert vers une autre société. Cette dernière, dont le nom reste jalousement gardé, sera chargée des opérations de terrain comme les installations, la réparation des dérangements
Cette mission correspond aux profils des personnes licenciées. Alors que nous mettions sous presse, le sort des occasionnels était toujours en suspens, en attendant lengagement promis.
Intérim. Nouvelle proposition damendement
amal Belahrech, président de lAETTTO (association des entreprises de travail temporaire transparentes et organisées) a proposé le mois dernier un amendement sur la caution exigée de la part des agences demploi. Selon ses termes, les agences demploi privées doivent justifier dune caution financière auprès dun organisme bancaire ou compagnie dassurance dont le montant ne peut être inférieur à 50 fois le salaire annuel minimum de base. La proposition initiale se limite a préciser que seule une caution de la même valeur doit être déposée auprès de la CDG. Selon Jamal Belahrech, cette mesure grève une partie de la trésorerie de lentreprise. Un groupe parlementaire a été sensibilisé sur la question de la caution et il est fort probable que lamendement soit discuté à la prochaine entrée législative. |
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Le Masi prend des couleurs
Lapproche de lété ne gâchera pas la fête. Lindice Masi reprend des couleurs à quelques jours des vacances. Lindice a pris 2,78 points sur la semaine allant du 2 au 8 juillet. A la clôture jeudi dernier, le Masi était à 4448,69 points. Trois événements le lui ont permis. Le premier réside dans la poursuite du réaménagement du portefeuille de lONA. Les transactions entre filiales sont quasi quotidiennes. Ainsi, la journée du jeudi a été marquée ainsi par des mouvements sur Lafarge et Lesieur-Cristal. De même, La BCP, nouvelle venue, prend le rôle danimateur du marché. Pendant presque trois jours, le titre continue de faire lobjet de spéculation. |
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