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Par Driss Ksikes
Soros contre Bush
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Georges W. Bush (Photo AFP)
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| Quand un ex-agent de lutte contre le terrorisme, comme Richard A. Clark, écrit un témoignage pour montrer comment Bush a failli à la mission sécuritaire post-11 septembre, cela peut être perçu comme le cri de cur dun déçu de ladministration. Lorsquun journaliste, connu pour sa probité comme Bob Woodward, signe un livre accablant sur les desseins anti-irakiens fomentés au lendemain même du 11 septembre, les mauvaises langues ont beau jeu dy voir une revanche masquée de Colin Powell contre les faucons, Paul Wolfowitz en tête. Mais lorsquun magnat de la finance crédible et pondéré, comme Georges Soros, signe un pamphlet patriotique et libéral, |
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Pour lAmérique, contre Bush, au point de rejoindre le discours dun artiste de gauche, comme Michael Moore, il devient très difficile de douter du bien-fondé de son argumentaire. Il est vrai que les constats mis côte à côte par Soros sonnent comme des vérités de Lapalisse : la lutte anti-terroriste devait être plus menée par la police en interne que par larmée ailleurs ; une politique étrangère ne peut être construite sur le seul mobile de démonstration de force ; au lieu déliminer Al Qaeda en Afghanistan, Bush leur offre un no mans land en Irak ; si les Américains pensaient au bien être de tous au lieu de songer exclusivement au leur, lanti-américanisme ne serait pas sur le point de saper limage de la première puissance mondiale, etc. Face à ce bourbier, lauteur propose certes des voies de sortie, mais le plus important est que lhomme de la finance se prévaut dun arsenal conceptuel. Sa référence première étant le philosophe libéral, Karl Popper, il part du principe que lhomme, américain ou autre, est inéluctablement faillible, que la meilleure solution contre les fondamentalismes, est une société ouverte, parce quelle ne permet à personne de prétendre détenir la vérité. Ou de se permettre des Busheries au nom du bien ou contre le mal.
Geoge Soros : Pour lAmérique contre Bush ; Ed. Dunod (2004)
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Parution : Le Tanger dun chroniqueur ébloui
Rachid Tafersiti a publié, entre 1999 et 2003, dans Chroniques tangéroises, des textes ponctuels sur la ville du détroit dont il sest fait le fervent défenseur. La revue à rayonnement confidentiel, ayant cessé de paraître, il ressort aujourdhui ses chroniques dans un livre-recueil, où le plaidoyer en faveur du patrimoine le conteste à léloge de lintérêt royal. La palette quoffre lauteur va de la nostalgie sportive, au drame culturel, en passant par les amabilités diplomatiques à légard de Jacques Chirac au Palais du Mendoub ou encore le requiem littéraire pour feu Mohamed Choukri. En plus dêtre solennellement amoureux de sa ville, Tafersiti savère être littéralement passionné dart et décrits. Ce caractère hétéroclite met lego de lauteur au centre de sa démarche, puisquil se positionne demblée comme le témoin tangérois dune transition en marche. Il faut le croire !
Tanger 1999 2003. Chroniques dune transition
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