Sujet
Économie
La Vérité et la calomnie
Histoires. La Palestine racontée par ses enfants
El Glaoui. Portrait d'un collabo
N° 136
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Karim Boukhari

Baltazar Garzon : "Le Maroc est la pire des menaces"

(Photo AFP)
Le juge espagnol Baltazar Garzon n’a pas mâché ses mots, en se présentant, jeudi, devant une commission d’enquête parlementaire de son pays. "Le Maroc est la pire menace terroriste pour l’Europe", a-t-il dit pour résumer ses conclusions de l’après 11 mars. Selon Garzon, le Maroc compte une centaine de cellules terroristes liées à Al-Qaïda dont chacune est faite de 5 à 10 personnes. Conclusion, toujours selon Garzon : "Le Maroc compte 1000 terroristes toujours recherchés par la police (marocaine), et susceptibles de mener, partout, des opérations-suicide". La sortie est d’autant plus surprenante qu’elle intervient moins d’une semaine après la tournée
effectuée par le juge espagnol au Maroc. Garzon a pu visiter certains centres de détention. Il s’est personnellement entretenu avec des responsables marocains. Il a également assisté à l’interrogatoire de quelques détenus de la salafiya jihadiya, condamnés dans les suites du 16 mars. Son audition par la commission d’enquête parlementaire, en Espagne, n’en devient que plus terrible. "Au Maroc, a encore expliqué Garzon, les cellules terroristes ne fonctionnement pas selon un modèle hiérarchique comparable à celui de l’ETA basque. Elles peuvent agir de manière indépendante, sans en référer automatiquement à une quelconque direction". Le diagnostic du juge espagnol peut se résumer à ces mots : L’atomisation de "l’entreprise" terroriste au Maroc. Les propos de Baltazar, ses conclusions, les chiffres qu’il fournit, sont-ils le produit de ses entretiens passés, la semaine dernière, au Maroc ?


Agriculture. Palais vs. généraux

De hauts gradés de l'armée maintiennent la pression sur le ministère de l’Agriculture. La concession des terres de la Sodéa est une aubaine pour les exploitants qui ont des appuis. "Oui la pression est perceptible, mais la crainte est ailleurs", note un proche du dossier. Selon cette source au ministère de tutelle, "qui nous garantit qu’après l’obtention du marché, des gradés ne feront pas usage de leur pouvoir pour transgresser les dispositions du cahier des charges, surtout en matière de développement et d’emplois ?". Des sources bien informées estiment que seul le Palais peut stopper les ardeurs de ces puissants. Et il devrait, car il y va de la crédibilité de la politique de libéralisation du pays.


Arabie saoudite. Toujours pas d'am-bassadeur à Rabat

"Les relations entre le Maroc et l’Arabie saoudite sont au beau fixe", a répondu, jeudi dernier, le ministre de la Communication Nabil Benabdellah, lors d’un point de presse. Le porte-parole du gouvernement a ainsi balayé d’un revers de la main toutes les "imperfections" et autres anomalies caractérisant les rapports entre les deux frères arabes, et qui ne sont plus un secret pour personne. Un détail (confirmé en fin de semaine par l’AFP), qui en dit long sur la persistance du flou diplomatique : l’Arabie Saoudite rechigne toujours à déléguer un ambassadeur à Rabat, depuis que le titulaire au poste, Abdelaziz Khoujaâ, a été relevé de ses fonctions, le 13 avril 2004.


Allemagne. Les terroristes ont des droits

Hambourg veut expulser les Marocains Mounir El Motassadeq et Abdelghani Mzoudi, les deux seules personnes au monde à avoir été jugées pour participation aux attentats du 11 septembre 2001. Pour rappel, le jugement condamnant le premier avait été cassé par la cour suprême allemande, et le second avait été acquitté (mais pas innocenté, ce que permet la loi allemande) en appel. L'expulsion ne pourra avoir lieu, cependant, avant que la justice n'en ait fini avec les deux hommes – plusieurs années. Ils n'en ont pas moins déposé un recours pour annulation de la mesure d'expulsion. Car si celle-ci intervient, cela ne pourra être que vers le Maroc. La justice marocaine ne fonctionnant pas exactement comme l'allemande…


Sahara. Folle semaine à Alger

Chassé-croisé diplomatique à Alger. Le ministre français, Michel Barnier, y est allé plaider pour "un dialogue maroco-algérien". Son homologue espagnol, M. Angel Moratinos, a déclaré à El Mundo, alors que Zapatero y était en visite officielle, qu' "un référendum sans solution politique peut mener à une crise généralisée en Afrique du Nord". Craignant pour son "droit à l’autodétermination", le Polisario a vivement critiqué "le diktat français" et déploré la connivence de l’axe Paris-Madrid. Le chef de la diplomatie algérienne, Abdelaziz Belkhadem, tout aussi choqué par ce lobbying diplomatique, a rappelé que "le Sahara est une affaire de décolonisation" et que "Rabat peut dialoguer sans intermédiaires avec Alger". Réponse du berger à la bergère, Driss Jettou et El Mustapha Sahel, s’y rendent instamment. Français et Espagnols auraient-ils balisé le terrain, cette fois-ci ?


Gauche. Les courants (d’air) de la GSU

La GSU se prépare à tenir son congrès, le week-end prochain. Un moment important dans la vie de ce jeune parti, qui a pris sur lui de rallier toute l’extrême-gauche au RGD ou rassemblement de la gauche démocratique. Après des hésitations, la GSU tiendra finalement son congrès seule, sans le courant Fidélité à la démocratie. "A la GSU, nous explique une source interne, l’heure est à la réflexion. Plusieurs courants sont nés au sein du parti. Ils proposent des idées nouvelles, qui seront débattues au congrès, et qui n’iront pas forcément dans le sens de la fusion tant espérée avec les partis de l’extrême-gauche (PADS, CNI, Ennahj, Fidélité)". Certains courants prônent le retour à l’ancienne formule, celle de la défunte OADP de Mohamed Bensaïd. D’autres défendent une fusion "raisonnable" avec Fidélité, au détriment des autres composantes du RGD.


Polisario. Fonds détournés

Qui n’a pas entendu parler des fameux détournements de l’aide humanitaire destinée aux réfugiés des camps du Polisario ? L’association des familles des prisonniers et des disparus en remet une couche en publiant un rapport croustillant de détails sur les détournements en matière de denrées alimentaires, de produits médicaux et d’équipements souvent détournés pour des usages militaires. "Cela fait au moins quatre ans que nous travaillons sur ce rapport. Il est basé sur les témoignages des officiers de retour au pays", déclare Brahim Hajjam, S.G de l’association. Le rapport entérine les conclusions, en 2003, de la fondation France-libertés.


Al Hoceima. Tentes, sit-in et castagne

5 mois après le tremblement de terre qui avait fait près de 600 morts, la situation est toujours aussi confuse à Al Hoceima. Lundi dernier, un sit-in a été violemment dispersé par les CMI. Bilan : 33 blessés. Les manifestants réclamaient notamment la reconstruction de leurs maisons détruites. Fin mai, le gouvernement avait décidé d'octroyer à chaque famille de sinistrés et pour solde de tout compte, un "lot" comprenant 1,5 T de ciment, 1,5 T d'acier et 15 à 20.000 DH selon la taille du domicile détruit. Personne n'a accepté cette aide. Argument : "Si on reconstruit nous-mêmes, que deviennent tous ces beaux discours sur les normes anti-sismiques ?". Très juste, sauf que les associations locales, très actives mais éparpillées, n'ont présenté aucune contre-proposition. En attendant, les tentes restent plantées à tous les coins de rue.


Dopage. El Guerrouj victime de la presse

Hicham El Guerrouj a choisi de déposer plainte contre le journal Al-Mounâataf pour avoir diffusé des informations l’accusant d’avoir eu recours à des produits dopants. L’article publié par le support du FFD a d’ailleurs eu partout l’effet d’une douche froide. Même dans les rangs du parti où une source proche de la direction nous a expliqué que "des excuses publiques ont été présentées à Hicham El Guerrouj". La rubrique sportive a même été supprimée dans l’édition du lendemain. Cela suffira-t-il pour classer l’affaire ? Pas si sûr. Une source à la fédération marocaine d’athlétisme indique que "de toute façon même la fédération internationale d’athlétisme a été saisie de l’affaire, et pourrait éventuellement porter plainte".


Pédophilie. La directrice s’enfonce

Du nouveau dans l’affaire du petit Adib. Rappelez-vous de cet enfant de 3 ans agressé sexuellement par un quinquagénaire, gardien de crèche à Rabat. Le procès en appel est prévu le 26 juillet et forcément, cela met la pression aux responsables de l’école qui essaient de se blanchir à tout prix. Dernière tentative après celle (vaine) de souiller la réputation de la mère de l'enfant, la directrice de l’école a essayé la semaine dernière de corrompre les journalistes du quotidien "Annahar" pour relayer sa terne version des faits. Le comble, c’est que même pour corrompre, la directrice paye par chèque (1000 dirhams) !! Pièce que le journal s’est empressé de publier en Une. Une preuve. Encore une.


Loi sur l'audiovisuel. Le bout du tunnel ?

La loi sur l’audiovisuel vient d’être adoptée in extremis par les parlementaires à la première chambre. Elle devra maintenant passer chez les conseillers, et vite, parce que les vacances sont là. Selon différentes sources, le gouvernement envisagerait dans ce cas la tenue d’une session extraordinaire pour adopter le texte et éviter de le reporter à la rentrée. Ce qui ne fait pas l’affaire du syndicat de la presse (et de certains parlementaires) qui a exprimé sa déception quant aux amendements apportés à la loi dans la première chambre et espère disposer de plus de temps pour faire part aux conseillers de ses observations et de ses critiques. À suivre.


El Yazghi. Le point sur Témara

A quelques mois de la tenue de son premier congrès à la tête de l’USFP, Mohamed El Yazghi décide de tenir régulièrement des rencontres avec la presse pour "s’exprimer sur l’actualité". Mercredi dernier, il en a profité pour confirmer qu’il a bel et bien soulevé la question de la torture au conseil du gouvernement, au lendemain de la parution du rapport d’Amnesty, et que le ministre de la Justice soi disant ittihadi, Mohamed Bouzoubaâ, a dépêché un procureur du roi pour vérifier si le lieu de détention de Témara existait réellement. Résultat des courses, il apprend que "c’est un lieu qui n’a rien de secret, que la DST l’utilise effectivement, mais que cela n’empêche pas la police judiciaire d’y avoir recours à son tour". Pour torturer … aussi !?


Procès. Belmaâchi s’active

La présentation de Mourad Belmaâchi au juge d’instruction, prévue pour le 14 juillet, a été reportée à octobre prochain. Entre temps, Belmaâchi restera en détention préventive. Selon ses proches, ce retard peut s’expliquer par la plainte qui a été déposée contre le chef de la police judiciaire (1ère brigade) d’Anfa pour avoir ordonné des séances de torture. D’ailleurs la famille Belmaâchi a adressé un écrit à la presse où elle s’indigne de la position de la DGSN sur ce dossier. Elle lui reproche d’avoir diffusé un démenti de la torture sans enquête ni interrogation des concernés. Les Belmaâchi soulignent que la DGSN devait identifier la personne qui guidait l’enquête de la police par téléphone et qui a présidé même une séance de mauvais traitements. De quoi occuper la police pendant tout l’été.


Tanger. L’USFP aux commandes

Darham Dahman, le maire SAP (initialement PPS) de Tanger, porte son titre pour la forme. "Depuis quelques semaines déjà, rapporte une source locale, il se fait rare et délègue à son adjoint, USFP, Soulma Taoud, la signature et les pleins pouvoirs". Mis à part ses apparitions officielles, il se fait très discret. La semaine dernière, il était certes alité, mais s’il se retire quelque peu, explique l’un de ses proches, c’est "parce que le wali, M. Halab, l’étouffe". Enclin de par sa nature à déléguer quelques pouvoirs à ses subalternes, Darham a aujourd’hui deux raisons politiques d’en faire trop. Ecœuré par la hiérarchie administrative, mais également redevable à l’USFP pour son élection, il préfère laisser Mme Taoud agir et décider à sa place.


Historiens. Hassan II sujet d'étude

Des historiens marocains s’apprêtent à étudier les années Hassan II de plus près. Le colloque, prévu en octobre 2005 et coordonné par Mohamed Kenbib, permettra pour la 1ére fois dans les annales de la faculté des lettres de Rabat, de passer en revue les recherches menées sur la période post-coloniale et les témoignages parus dans la presse à ce sujet. Imaginez, 1965, les putschs militaires et civils, les procès de 1973, Tazmamart qui ne cessent d’être des tabous académiques. Le comité veut en faire un point de départ pour jeter des ponts entre chercheurs (historiens, sociologues), et interpeller les journalistes, afin de mieux appréhender le passé récent. Une brèche est ouverte, enfin !


Metropolitan. Les mannequins iront à Meknès

Samedi 10 juillet, le concours national Top Model devait avoir lieu à l’espace "Chez Paul" à Casablanca. Il a été annulé à la dernière minute. D’abord, on a parlé de menaces islamistes. Ensuite d’un problème de sécurité. En fait, la seule autorisation donnée aurait été verbale. Les motifs invoqués diffèrent selon les personnes interrogées. Dans ce tourbillon d’informations contradictoires, la wilaya de Casablanca atteste n’avoir jamais reçu de demande officielle d’autorisation. Résultat : l’agence de mannequinat Metropolitan a décalé la manifestation au samedi 17 juillet à Meknès. Si tout va bien…


3 questions à Abdellah El Harif (Secrétaire général d’Ennahj Addimocrati)

Votre congrès est autorisé après avoir été interdit, comment expliquez-vous cela ?

Il y a toujours un parti-pris clair contre nous. Nous n’avons obtenu l’autorisation d’organiser notre premier congrès que jeudi, au bout de deux séances de pourparlers avec les représentants du ministère de l’Intérieur. Nous étions prêts à tout, même à organiser ce congrès dans la clandestinité, chez nos amis de la GSU. Le feu-vert des autorités est dû au large soutien dont le parti a bénéficié. Des composantes de l’USFP, du PPS, de la GSU et même du PJD et du Badil Hadari nous ont manifesté leur soutien. Une question orale a été déposée au Parlement..etc.

Avez-vous donné des garanties aux autorités ?
Oui, celle de défendre nos idées en public et dans un cadre parfaitement légal. On nous connaît trop, ce n’est pas demain que l’on va changer. On milite clairement pour le partage du pouvoir. Et puis, nous ne sommes toujours pas reconnus.

L’autorisation pour le congrès, et votre adhésion au Rassemblement de gauche (RGD), signifient-t-elles que vous jouez désormais le jeu ?
Oui, le jeu de la démocratie et de la séparation des pouvoirs. L’autorisation et la reconnaissance sont des droits auxquels nous ne renoncerons jamais. Nous avons connu la clandestinité, l’adversité, la prison…etc. Nous sommes prêts à relever d’autres défis pour faire valoir nos idées.



Billet : Le frère de Fizazi (par Driss ksikes)

Mohamed Fizazi, tout le monde le connaît déjà, est un prédicateur radical, emprisonné pour avoir inspiré en ricochet les attentats du 16 mai, même s’il sévissait à Tanger. Son frère, Ahmed Fizazi, inconnu au bataillon, est un universitaire, chimiste, longtemps adepte de Marx, chanteur militant à ses heures, homme intègre s’il en est. Cet homme, discret du reste, a décidé de sortir de son mutisme pour parler de son frère sans se soucier si ce qu’il dit est bien ou mal. Seul importe pour lui d’être vrai. Il nous apprend, dans une interview avec Ali Anouzla, que le fameux Fizazi est un jouisseur repenti, que son père est un résistant doublé d’un alem, que lui-même n’a jamais partagé les idées arrêtées du père ni celles dirigistes du frère, que ce dernier a longtemps été épris de mode et de chansons romantiques arabes et que tout a basculé lorsqu’il a fallu combattre l’URSS en Afghanistan. À l’époque, Fizazi, comme un Ben Laden, tolérait les Américains en tant que "gens du Livre" et s’opposait aux soviétiques en leur qualité d’athées. Quelques années plus tard, son seuil de tolérance pro américain a disparu. Son frère le trouvait alors zélote, fermé à tout débat fraternel. Aujourd’hui, il ne s’apitoie pas sur son sort, mais trouve l’État quelque peu injuste à son égard. Il ne partage rien de ses idéaux, considère la religion comme une affaire purement personnelle, mais n’accepte pas qu’un État, plutôt fondamentaliste, maltraite autant un fruit malheureux de son laisser-aller. Il aimerait tant que la raison l’emporte sur la raison d’État.
L’éthique de ce frère, digne et différent, indigné et critique, est celle d’un humaniste de gauche. Il fait partie d’une race en voie d’extinction.



Humeur : Un héros discret (par Karim Boukhari)

Il y a des hommes qui vous touchent même dans leur mort. Mohamed Tirida par exemple. Ce n’était ni un zaïm politique, ni un gourou des affaires. Ne demandez surtout pas à E.Lam Jay, le nouveau modèle du show-biz marocain qui n’a jamais lu un livre et qui n’aime que les battements de son coeur, il risque de prendre le défunt pour un rappeur ou pour une star en herbe, à remaquiller pour les besoins du télé-marketing. Non, Tirida était un humble. Haut comme un Maradona de quartier, chauve, râblé, un petit vieux de 58 ans, pas beau et pas laid comme le monde en enterre des milliers tous les jours. Tirida était kiosquier à Casablanca. Il occupait la "baraque" au croisement des rues du prince Moulay Abdellah et Driss Lahrizi, où il étalait ses journaux d’un air malicieux. A ses clients sûrs, il promettait des livres interdits échappés par on ne sait quel miracle aux filets de la censure. Aux autres, il se contentait de dire bonjour. Tirida, simple kiosquier qu’il était, a un vécu gros comme l’histoire de la gauche marocaine. Ancien "soixante-cinquard", il a fait les manifs des lycées dans les années 60, les partis d’extrême-gauche et la taule dans les années 70, pour finir kiosquier, dévoreur de livres, découpeur d'articles d’actualité, collectionneur de discours et de photos d’époque, bricoleur-pirateur d’ondes radio (sa spécialité du temps du militantisme).
Comme dans un bouquin de Dickens, ou l’une de ces démonstrations qui ont fait la gloire de Marx, Tirida a été, dans un autre monde, employé d’imprimerie avant de perdre son job et sa famille, de rebondir en vendeur de journaux et de finir, à force de courage, par (re)devenir enseignant. Il a refait sa vie, mais n’a pas eu le temps d’aller loin. Il s’est éteint discrètement, dimanche dernier, attablé à une terrasse de café, à deux pas de son kiosque de la rue Lahrizi. Tirida faisait partie des milliers de victimes des années de plomb au Maroc.



Vite !

Pas de vacances pour les membres de l'instance équité et réconciliation (IER). Ce qui, au regard de leur charge de travail, n'a a priori rien d'étonnant – 12 mois pour 20 000 dossiers, ce n'est pas trop ! – . D'autant que certains dossiers emblématiques sont dans le pipe (Ben Barka, Rouissi, Manouzi, Messaadi). Ce qui fait dire à une source bien informée que "la rentrée ne sera ni politique, ni littéraire mais IER". Gare !

------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Tribunal contraire aux principes des Nations Unies, non-respect du droit de visite à Saddam Hussein… Les ténors du barreau marocain qui ont choisi de défendre l’ancien dictateur de Bagdad n’en peuvent plus de suivre le procès devant leur petit écran. A moins qu’ils ne collent (et gagnent) un procès à Kofi Annan himself, on ne voit pas comment il pourrait en aller autrement. Courage, Maîtres.

------------------------------------------------------------------------------------------------------------

C'est fait, le Maroc a ouvert ses portes cette semaine aux troupes internationales de l’Otan. Des manoeuvres militaires ont été opérées tout au long des côtes marocaines, mobilisant plus de 20.000 hommes de 10 nationalités différentes (dont des Américains), en plus des FAR. Cette opération est la première de son genre, depuis que le Maroc a gagné le statut d’allié majeur non-Otan.

------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Le Maroc n’est pas premier au classement du PNUD, dont le dernier rapport a été publié en cours de semaine ! Le royaume vient en 125ème position (sur un total de 177 pays), loin derrière ses voisins maghrébins, l’Algérie et la Tunisie, respectivement 108ème et 92ème. Il est long, le chemin du développement.

------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Sylvie Belhassan, directrice de la Villa des Arts vient de démissionner du musée d'art contemporain dont elle a fait une référence à Casablanca. Ce que le propriétaire (ONA) ne semble pas avoir compris, critiquant les programmes de la directrice et lui en imposant d'autres. La démission de Mme Belhassan est une grande perte.

------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Les méga stars américaines Cameron Diaz et Charlize
Theron pourraient être présentes au festival de cinéma de Marrakech, en décembre prochain. On attend aussi F.F Coppola. Aucun n'a confirmé jusqu'à présent, n'ayant tous "aucune visibilité jusqu'à septembre". Insoutenable suspense…

 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2004 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés