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N° 136
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Laetitia Grotti

Tony Blair : Responsable, pas coupable

(Photo AFP)
Le rapport Butler, potentiellement explosif pour Tony Blair, lui aura finalement fourni l’opportunité de faire amende honorable.


Tony Blair peut respirer. Au terme de 6 mois d’enquête, Lord Butler, un ancien haut fonctionnaire âgé de 66 ans, vient de rendre public son rapport sur la prétendue menace des armes de destructions massives irakiennes. Cette enquête officielle, tout comme les deux autres qui l’avaient précédée, épingle certes les informations fournies par les services de renseignements britanniques, évoquant des sources "gravement
défaillantes "ou" peu fiables" mais disculpe le gouvernement d’avoir voulu tromper l’opinion. Pour lui, Tony Blair et son gouvernement ne peuvent être accusés de "déformation délibérée ou de négligence coupable".
Du coup, une heure après la présentation officielle du rapport, Tony Blair acceptait, devant la Chambre des Communes, ces conclusions. Et de déclarer "assumer l’entière responsabilité de toutes les erreurs qui ont pu être commises" dans l’évaluation de la menace irakienne avant la guerre. "Les mois passant, il semble de plus en plus clair qu’au moment de l’invasion, Saddam n’avait pas de stocks d’armes chimiques ou biologiques prêts à être déployés". Mais, a-t-il dit, "Personne n’a menti. Personne n’a maquillé les informations. Personne n’a introduit des choses dans le dossier (de septembre 2002) contre l’avis des services de renseignements".

Surprise de taille
Tandis que bon nombre de politiques réclamaient la tête de John Scarlett, qui, avant d’être promu en mai 2003 à la tête du célèbre MI6, avait élaboré en tant que président de la commission conjointe du renseignement l’argumentaire du gouvernement sur la menace irakienne, le rapport Butler lui exprime sa "haute considération "et" espère fermement qu’il ne démissionnera pas". Certes, Butler nous fait la grâce de contester l’affirmation selon laquelle l’Irak était capable de déployer certaines armes chimiques ou biologiques en 45 minutes suivant l’ordre. Pour lui, il ne fallait pas le faire figurer dans le dossier sans préciser qu’il s’agissait d’une référence aux munitions de combat, et pas à des missiles (sic !). De façon plus large, le rapport observe que le dossier présenté en septembre a supprimé toutes les précautions d’usage pour aller beaucoup plus loin que ne le permettaient les informations disponibles. "Le langage utilisé dans le dossier peut avoir laissé les lecteurs avec l’impression que les jugements s’appuyaient sur des informations beaucoup plus fermes et complètes que ce n’était le cas".
S’il disculpe Tony Blair des soupçons de manipulation, Lord Butler critique indirectement l’influence des puissants conseillers au sein de son gouvernement et les réunions informelles où la politique du pays a pu être décidée sans que soient présents des ministres élus ou que des hauts fonctionnaires ne retranscrivent les procédures. Reste que, blanchi pour la troisième fois – ce qui n’est pas rien -, la popularité du locataire du 10, Downing Street est fortement mise à mal.


Irak. Un retrait plus symbolique que stratégique

Des manifestants furieux contre les Etats-Unis ont brûlé le drapeau américain, jeudi à Manille, et réclamé le retrait immédiat des troupes philippines en Irak. Trois jours après l'expiration de l'ultimatum pour l'exécution d'Angelo de la Cruz, un camionneur philippin de 46 ans retenu en otage à Bagdad et qui serait toujours en vie, les négociations pour sa libération continuent dans le plus grand flou diplomatique. Le moins que l'on puisse dire est que le mystère plane sur les intentions réelles des autorités de Manille qui, mercredi, annonçaient accéder aux demandes des ravisseurs et avoir rapatrié 8 hommes (sur 51) de leur petit contingent en Irak. Reste que jeudi, le porte-parole de l'armée de l'air, Restituto Padilla, confirmait ne pas avoir reçu d'ordre de retrait. Pas clair, tout ça !

Par Mehdi Sekkouri Alaoui

Grèce. Des plantations de cannabis découvertes grâce à la flamme olympique

En patrouillant dans le ciel, un hélicoptère de la police grecque chargé de la surveillance de la flamme olympique a repéré une exploitation de cannabis. Environ 7000 plants ont été découverts situées dans des fermes dans des zones isolées, "ce qui est une bonne surprise" selon une porte parole du ministère de l’ordre public.


Palestine. Les USA contre la destruction du mur israélien

Les Américains s’opposent à la résolution que les Palestiniens, soutenus par les pays arabes, européens et les non alignés, souhaitent faire adopter par l’assemblée générale de l’ONU et qui demande à Israël de se conformer à un jugement de la cour internationale de justice, en détruisant la "barrière de sécurité". Cependant, seule une résolution du conseil de sécurité peut avoir un effet contraignant pour Israël.

 
 
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