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N° 137
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Maria Daïf

Tenja à Locarno

Sitôt fait, sitôt en tournée de festivals. Après Faouzi Bensaïdi et Narjiss Nejjar, Hassan Legzouli débarque avec son Tenja tourné au Maroc l’année dernière, avec en têtes d’affiches Rochdy Zem et Aure Atika. Et c’est au Festival international du film de Locarno qu’il fait sa première entrée. Le festival, qui se déroulera donc en Suisse du 4 au 14 août, reste l’un des plus convoités par les réalisateurs pour sa qualité et ses exigences. Pas de compétition officielle (on finira bien par y arriver) pour Tenja, mais une sélection dans la section "Cinéastes du présent", réservée aux productions "hors normes". Rappelons-le, Hassan Legzouli fait partie de la diaspora des jeunes réalisateurs marocains qui fait un retour en force.


Courts à Tanger

Le court-métrage est l’enfant bâtard du cinéma au Maroc. Très rarement distribué (quoique, pas qu’au Maroc), rarement programmé à la télé, et cantonné à des festivals qui daignent lui accorder une petite place. C’est pour toutes ces raisons que le Festival du court-métrage méditerranéen de Tanger a été créé en 2002 et avait eu un vif succès. L’expérience sera reconduite du 21 au 25 septembre prochain et comportera une compétition officielle rien que pour le court, une rétrospective de courts-métrages marocains, une table ronde, des rencontres…


Lourd !

Comment réussir à plomber l’ambiance de Studio 2M ? En donnant la parole à Abdelhadi Belkhayat, nouveau membre du jury de l’émission. Le chanteur, à chaque passage de concurrent francophone ou anglophone, jugeait bon de sortir la même phrase (on dit bien la même), la joue nonchalamment posée sur sa paume et dans un arabe approximatif : "Il faudra penser à ajouter ta voix à la chanson marocaine". Décodage : "Hé toi, qu’est-ce qui te prend de chanter Franck Sinatra, Santana ou Céline Dion ? Je veux du marocain". Belkhayat a asséné aux participants, jeunes, frais et délicieusement modernes - beurs et beurettes inclus - son leitmotiv on ne peut plus… ridicule,
surtout qu’il s’agissait de chanteurs en herbe franchement bourrés de talent. Et surtout que, toute réflexion faite, de quelle chanson marocaine parle-t-il ? Certainement de la plus vieillotte, qui ne s’est jamais renouvelée depuis les années 70. Eh bien on n’en veut pas !



SORTEZ VOIR

Sortie du film Amour et amnésie avec Adam Sandler et Drew Barrimore au Lynx, Dawliz Habous et Salé, Mégarama, Renaissance-Rabat et au Goya de Tanger. Dans les salles du 28 juillet au 3 août.

Re-festival de cinéma cette fois-ci à Asilah. La ville acueille du 23 au 29 juillet le premier Festival du cinéma sud-sud. Des films d’Iran, de Chine, du Liban, d’Inde, d’Argentine… y seront représentés. Le Maroc sera aussi de la partie. Si vous êtes de passage à Asilah, n’hésitez pas.

Encore et toujours du cinéma ! Azrou accueille de son côté du 22 au 25 juillet la 6e rencontre du court-métrage, organisée par le ciné-club enfance et jeunesse d’Azrou. Thème de cette année : "la nouvelle sensibilité du court-métrage féminin au Maroc". Compliqué, tout ça.

Toujours à la Sqala, Mohssin Aharzin y expose ses photographies de "Chaouen" jusqu’au 30 août.

L’Été à la Sqala sera agréable. Des "apéritifs-concerts" y seront organisés tous les jeudis et vendredis de 19h à 20h30 pendant tout le mois d’août. Se produiront des jeunes musiciens casablancais de raï et de fusion, tout y sera pour la somme de 30 DH. Intéressant non ? Le programme est disponible à la galerie de la Sqala ou par téléphone au 022 27 68 03

Concerts de musique dans le cadre du festival Rawafid. Sigi Finkel et African Heart se produiront samedi 24 juillet à 21h à la Casablancaise et le lendemain à 20h30 au théâtre Mohamed V. Le premier est un jazzman autrichien et les seconds des percussionnistes et chanteurs du Sénégal et du Burkina Faso. Ils seront sur scène ensemble.

Boushra est une jeune artiste peintre marocaine qui vit à Tours. Son dada : du sable, des pigments naturels et des épices sur toile. Elle expose à Lydec Mohamed Diouri jusqu’au 30 juillet. À découvrir absolument.

 
 
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