Les 50 marocains les plus influents (Sport)
Lun a le pouvoir discrétionnaire que procure la carte blanche royale. Lautre a la force de caractère quil faut pour fédérer les Lions de lAtlas et leur réapprendre à rugir. Le dernier a le savoir-faire nécessaire pour continuer, au bout de vingt ans, à former les meilleurs athlètes.
Housni Benslimane (Le général du foot)
| I l est le véritable homme fort du ballon rond national. À la tête de la fédération royale de foot depuis 10 ans maintenant, le général perpétue une tradition bientôt vieille de 25 ans. Celle de confier la gestion de la chose footbalistique à des militaires. Toutes les grandes décisions de la fédération (et donc du jeu au niveau national) passent par lui. "Avec un général aussi puissant à la tête de la fédération, très peu de membres osent prendre des décisions", affirme un membre fédéral. En plus, Benslimane est efficace. Il supervise toute la logistique de léquipe nationale (déplacements, logement et séjour dans les meilleurs conditions, etc.). Bien des fois, le général va jusquà |
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| affréter des avions militaires pour le transport des joueurs. Grâce à son réseau relationnel, le général rassure de nombreux sponsors qui accompagnent le championnat et léquipe nationale. Accessible, il se laisse aborder par de nombreux dirigeants de club et reste très proche des joueurs avec lesquels il naime pas avoir dintermédiaire. |
Baddou Zaki (Le héros national)
| L'homme a de linfluence sur au moins. 22 joueurs de la sélection nationale. Cest déjà beaucoup. Volontairement autoritaire et intransigeant sur la discipline, il a su mener les Lions en finale de la Coupe dAfrique 2004 en Tunisie (meilleur résultat africain depuis 1976), devenant le véritable homme de lannée. Au départ pourtant, rien ne le prédestinait à une pareille épopée. Après une nomination presque accidentelle à la tête de léquipe nationale, ses choix de joueurs ainsi que ses moindres décisions sont systématiquement critiquées par une large frange de la presse et quelques grands noms du microcosme footballistique national. Il tient quand même tête à |
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| tout ce beau monde et finit par entendre son nom scandé dans les tribunes et dans la rue (privilège jusque-là réservé aux joueurs uniquement). Car Zaki a au moins réussi deux choses à côté de son "sacre" africain. Il a, dabord, repris son équipe en main. Aujourdhui, il est seul à décider de la sélection de tel ou tel autre joueur. Il a, ensuite, définitivement fait taire le débat sur lefficacité de lentraîneur national. Sauf quil nest pas tiré daffaire pour autant. Son pouvoir est tributaire de deux ou trois défaites successives. Ce qui explique, selon ses proches, sa détermination à relever le défi. Chaque match est pour lui loccasion de grignoter un peu plus de marge de manuvre. |
Aziz Daouda (Éleveur de champions)
| Le directeur technique national de la Fédération royale marocaine dathlétisme peut se targuer de posséder ce que tout dirigeant sportif rêve dobtenir : des résultats. Impliqué de près ou de loin dans toutes les victoires sur les pistes des athlètes nationaux, de Aouita à El Guerrouj en passant par Bidouane, lhomme est un incontournable acteur du sport marocain. Au moment où il ny a pas de ministère des Sports dans lactuel gouvernement, on évoque son nom pour diriger le futur Commissariat des sports. Logique, lorsquon sait que lInstitut national dathlétisme, véritable vivier de champions, cest son bijou à lui. Logique également, lorsquon connaît ses talents de |
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| communicateur. Ses détracteurs, sils ne remettent pas en cause sa compétence technique, lui reprochent un comportement parfois cassant avec les athlètes. Ce à quoi on peut répondre quil est à la tête de la seule structure qui ait hissé le Maroc parmi les dix premiers pays mondiaux, dans le sport comme ailleurs... |
Raja. Foot et business
| Le club des diables verts a une dimension nationale. Depuis sa participation au premier championnat du monde des clubs, le Raja de Casablanca a étendu son influence pour dépasser la frontière de la capitale économique. Mais au-delà de cet exploit, le Raja ambitionne de marquer lhistoire du sport national. Dabord par son modèle de gestion. Le bureau dirigeant a démontré quun club de foot peut être géré comme une entreprise. Ensuite, le Raja, ou plutôt ses ténors, sont derrière la présentation du projet de réforme de la première ligue. Lobjectif est darriver, à terme, à une compétition de professionnels. Ce qui implique des clubs avec des assises financières solides et des écoles de formation qui assurent la continuité. Cette ambition, qui ne tardera pas à simposer à tous, a besoin de leadership. Pour lheure, seul le Raja peut y prétendre. Un pari qui pousse le club à mieux penser son avenir et à poursuivre un parcours sans faute.
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