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Par Khalid Tritki
Internet. Wanadoo protégé par l'ONA et la CDG
| France Telecom sest désengagée de Maroc Connect, société exploitant la marque Wanadoo. Lopération était attendue et pour cause. La filiale marocaine na pas réussi à sortir dune longue période sous perfusion. La cession sest réalisée au profit de deux institutionnels marocains, Attijari-Capital Risque et Fipar Holding respectivement filiales de lONA et de la CDG. Les deux actionnaires détiennent chacun 50 % du capital. Lappui de deux institutionnels était nécessaire à Maroc Connect pour deux raisons. La première est que la société a toujours ambitionné de postuler à la deuxième licence fixe. Sa dépendance vis-à-vis de Maroc Telecom na jamais été du goût de Karim Zaz, le fondateur de Maroc Connect. Et justement, son partenariat avec deux gros calibres de léconomie nationale représente, et cest la deuxième raison, une protection contre la position dominante de lopérateur historique. À noter que Karim Zaz a bataillé pour une concurrence saine sur le segment Internet. Il a même réussi à arracher une baisse des prix dapprovisionnement à la source. Avec lappui de lONA et de la CGD, il peut obtenir plus. |
Assises des PME. Des recommandations sans garantie
C'est désormais officiel, les assises de la PME se tiendront en septembre sous le patronage du roi. Lenjeu de cette deuxième édition est déviter que les recommandations ne soient classées dans les archives du gouvernement. Trois grandes priorités sur lesquelles Jettou et son équipe doivent sengager. La première concerne le financement. Les fonds mis en place par lÉtat nont pas servi à grand chose. La même rengaine entre les banques et les PME continue à bloquer le processus. La deuxième priorité réside dans lamendement de la loi sur la concurrence. Il sagit de mettre en place un système contraignant pour éliminer les retards de paiement. Les délais de paiement tuent léconomie et orientent les entreprises vers Derb Ghallef pour trouver du cash, quitte à y laisser leur honnêteté. La troisième et pas la moindre concerne la fiscalité. La charte de la PME regorge de mesures qui nont jamais été appliquées. La fiscalité locale en fait partie. Le projet est fin prêt depuis presque deux ans, mais tarde à voir le jour. Chose qui interpelle au sujet des garanties que représente lengagement de lÉtat vis-à-vis de la PME. La crainte de loubli est toujours là, en tout cas jusquà preuve du contraire. |
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Les off
Agriculture. Jettou veut consulter les grands exploitants
Le programme de concession des exploitations agricoles publiques ne passera pas sans consultation des opérateurs marocains. Tel est le message que veut transmettre Driss Jettou. Driss Jettou a informé le ministère de tutelle quil consultera une délégation assez représentative des exploitants nationaux. La réunion ne s'est pas encore tenue. Elle demeure toujours à lordre du jour. Jettou imposera-t-il les nationaux dans le cadre de regroupements ?
Informatique. La douane traque les importateurs
La douane a entamé une campagne de contrôle des stocks des importateurs de matériels informatiques. Cette action touche surtout les opérateurs qui fournissent des marchés informels. Lopération intervient à un moment où des revendeurs brandissent la menace dester en justice contre leurs fournisseurs, qui alimentent le circuit parallèle. Une action en justice a déjà été entamée fin juillet par un revendeur à Mohammedia. Ce qui promet des scandales retentissants.
Financement. Les banques menacées dexclusion
Selon une source autorisée, le ministère de lIndustrie et du Commerce pourrait exclure les banques du programme de financement de la restructuration de la PME. Cette information, sur laquelle la fédération de la PME ne souhaite pas sexprimer, suscite des interrogations. Si Mezouar exclut les banques, il devrait trouver le financement nécessaire pour couvrir la demande. Les mêmes sources ajoutent que des scénarios sont actuellement à létude pour pallier à la non participation des banques. - |
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