Sujet
Économie
Affaire Mandari. Les bonnes questions
Portrait. Dr Hicham et Mr El Guerrouj
Hasna Benhassi. L'oubliée d'Athènes
Enquête. Massacre à Taroudant
N° 140
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Maria Daïf

Cinéma : la crise

La distribution de films et l’exploitation des salles de cinéma connaissent une crise sans précédent. Preuve en est une rentrée morose, qui augure des lendemains on ne peut plus sombres. Rien à signaler dans les salles, aucune sortie majeure (septembre est pourtant le mois des grandes sorties) et un public encore absent : "C’est catastrophique, il n’y a rien sur le marché. Les distributeurs ne veulent plus acheter des films à perte et les exploitants leur emboîtent le pas", se plaint cet exploitant. Seule exception, le Mégarama, qui a encore les reins solides - jusqu’à quand ? - et qui proposera au fil du mois trois rendez-vous hollywoodiens : La mort dans la peau (P. Greengrass), Terminal (S. Spielberg), et Collateral (M. Mann) et dix films indiens dans le cadre d’un festival "Bollywood". Voilà pour la Corniche. En ville, le vide. Les cinéphiles sont, quant à eux, condamnés à regretter l’absence de Farenheit 9/11 et du dernier Night Shyamalan, Le village.


Théâtre citoyen

On connaît l’émission de la première chaîne, Alif Lam, mais on connaît moins la fondation du même nom, qui, comme le programme télé dont elle est d’ailleurs issue, s’est fixée comme objectif la participation au processus d’alphabétisation au Maroc. Et c’est la fondation qui est à l’origine de la Caravane Alif Lam qui sillonne le Maroc depuis le 30 juillet et qui continuera son périple jusqu’au 30 septembre. Outre un travail de sensibilisation, des activités diverses autour de la nécessité de l’alphabétisation, la caravane a renforcé son programme grâce à Oumnia une pièce de théâtre didactique où l’art est au service de l’alphabétisation. Portée par les lauréats de l’Institut supérieur d’art dramatique, la pièce est une succession de tableaux sur l’analphabétisme et la scolarisation des enfants. Quatre professionnels du cirque se sont également greffés sur l’aventure pour plusieurs représentations, histoire de joindre l’utile à l’agréable. Ainsi, la fondation fait d’une pierre deux coups : sensibilisation à l’alphabétisation et initiation à différentes formes d’art.


Sacré veinard

S’offrir le luxe d’être le petit protégé d’un géant du raï, avoir le même manager que ledit géant, c’est dorénavant l’heureux sort de Hanino. Mami et Michel Levy sont à la recherche d’une relève ? Leur choix a été fait. C’est donc à Hanino, jeune Oujdi de 25 ans vivant à Lille, qu’ils vont donner un bon coup de pouce. Depuis plusieurs mois, le chanteur fait les premières parties de Mami et travaille d’arrache-pied sur son premier album, dorénavant dans les bacs. Qui est Hanino ? Une belle voix au grain propre. Influencé par ses aînés princes du raï, mais aussi par le chaâbi et le gharnati, Hanino a commencé dans des cérémonies de mariage pour rejoindre ensuite un groupe de rap-raï à Lille et opter finalement pour une carrière en solo. Un choix qui a payé, vu son début de carrière bien encadré. Le premier album de Hanino Wach Eddak étonne d’emblée par une diversité des genres (raï, laâlaoui, chaâbi) et une voix confirmée. Reste à affiner les différents styles pour mieux tracer la voie. En tous cas, la bonne fée Mami est là.

 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2004 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés