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Par Khalid Tritki
Fiscalité. La CGEM veut faire baisser l'IGR
C'est une tradition, la CGEM prépare chaque année une série de propositions fiscales. Le fisc en tient compte, mais ne les intègre pas toujours.
Àla veille de la finalisation de la loi des finances, la confédération patronale a préparé une série de propositions qu'elle soumettra incessamment à la direction des impôts. Selon des sources ayant travaillé sur cette plateforme, les mesures fiscales du patronat ont été regroupées par secteurs, parfois par région, selon la spécificité de la mesure et son caractère prioritaire. Le réaménagement du barème de l'IGR vient en tête de ces mesures. La confédération table sur une baisse du taux marginal de 44 à 41,50 %, qui devrait être appliqué à la tranche de salaire supérieure à 120.000 DH par an. De même, la CGEM souhaite relever le seuil d'exonération de 20.000 à 24.000 DH. Pour ce qui est des associations professionnelles, le patronat réclame un régime forfaitaire de 18 % sur les revenus versés aux salariés. La fédération de la PME réclame un droit d'enregistrement fixe de 200 DH quel que soit le montant de l'augmentation du capital. La même augmentation devrait bénéficier d'une baisse de l'IS de 17,5 %. Aucune indication n'explique la modalité d'application de cette baisse. De même, la région de Tensift demande que l'immobilier de loisir bénéficie des mêmes avantages accordés à l'hôtellerie, soit l'exonération d'impôts sur le chiffre d'affaires en devises et la baisse de la TVA. Les mêmes propositions sont présentées par les agences de voyages, les entreprises de transports touristiques et de location de voiture sans chauffeur. Toujours dans le registre de l'IS, l'association des négociants en céréales et légumineuses souhaite ramener le taux de la cotisation minimale de 0,5% à 0,25%, à l'instar des minotiers. De plus, la CGEM propose que les aides accordées aux associations de quartiers soient déductibles de l'IS. Pour sa part, l'association marocaine de la semi-conserve demande un taux de la TVA de 7%. Certaines de ces mesures n'auront pas d'impact sur les recettes fiscales, mais d'autres, surtout celles concernant la baisse d'impôts et taxes sur des activités existantes risquent d'être recalées. |
Rentrée politique. La privatisation à l'honneur
Le premier conseil du gouvernement après les vacances de l'été a porté sur des projets de loi qui touchent aux transferts des établissements publics. En gros, il s'agit de préparer le terrain pour des opérations qui n'ont pas été prévues par la législation en vigueur. La plus importante est sans doute l'introduction de Maroc Telecom sur une place financière internationale. La loi actuelle n'autorise l'introduction en bourse d'une entreprise publique que sur la place de Casablanca. L'opération portant sur Maroc Telecom étant prévue pour début 2005, il faut modifier cette loi. La solution de cotation à l'étranger prend ainsi son chemin. N'empêche que des sources au ministère des Finances estiment que "l'option de la bourse de Casablanca n'est pas exclue, les deux opérations pouvant aller de pair". L'impératif de développer la cotation nationale passe par l'introduction d'une valeur liquide sur la place casablancaise. Maroc Telecom en présente le bon profil. |
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Clinton et les patrons
Le livre de Bill Clinton s'adresse, dans certains passages, aux patrons. Surtout dans la partie qui traite de son gouvernorat. La chose qui frappe est la conception du patronat développée par l'ex-président du pays le plus libéral au monde. En voici un aperçu : Bill Clinton estime qu'en cas de crise, les patrons devraient commencer par réduire considérablement leurs salaires avant de demander aux salariés d'accepter des mesures draconiennes. Car selon lui, si l'entreprise perd des parts de marché, ce n'est nullement la faute |
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| aux salariés. Seul le top management devrait en assumer la responsabilité et en subir les conséquences. Il cite l'exemple de patrons qui ont refusé de licencier ou de réduire les salaires et, cerise sur le gâteau, ont présenté des excuses aux employés pour manquement à leur devoir. Il faut dire que ces cas sont rares. Mais le fait est que le président Clinton qui n'est ni un socialiste, ni un communiste et encore moins un candidat potentiel à la présidence, applaudit à ce genre d'initiatives. Moralité de l'histoire : une grande partie du milieu d'affaires au Maroc n'a retenu du libéralisme américain que son côté frimeur qui entretient l'illusion de la puissance. Et pour maintenir cette illusion, la communauté et les salariés passent à la trappe. |
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BNDE. Le Crédit Agricole s'adjuge le réseau
Le Crédit Agricole et la BNDE (CDG) viennent de signer un accord constituant la concrétisation du plan de sauvetage (ou de récupération). La banque verte reprend ainsi l'activité commerciale de la BNDE, l'actif foncier et les crédits à moyen et long terme accordés aux clients. Le transfert des agences est prévu pour le 10 septembre et sera achevé fin novembre. L'opération en elle même présente des aspects positifs, notamment la sauvegarde des emplois. Elle permet également à la banque verte de consolider son réseau commercial. Mais des interrogations persistent sur la capacité du Crédit Agricole à digérer cette opération, sachant qu'elle sort, elle aussi d'une crise chronique. D'ailleurs, la banque souffre toujours de créances non recouvertes. La question demeure suspendue en attendant plus de détails sur cette opération. C'est ce que se répètent les observateurs du marché qui n'ont pu avancer aucune réponse. |
Tourisme. Premier semestre au vert
Les chiffres du premier semestre 2004 annoncent une bonne reprise du secteur du tourisme. Le taux d'occupation des hôtels est en hausse de 39 à 42 %. La période estivale a boosté les scores d'Agadir et de Tanger. Les deux destinations affichent des taux d'occupation de 72 et 63 %. Marrakech, elle, garde la ligne avec 56 %. Le nombre de nuitées dans les établissements classés a progressé de 28 % en juillet 2004. Cette performance est due en partie à l'ouverture de lignes aériennes directes vers des destinations émettrices, comme la Belgique et l'Espagne. L'autre raison de cette embellie réside dans la réussite de l'opération Kounouz Biladi. La campagne de l'été a enregistré 43.500 nuitées dans les 134 établissements participant à l'opération. La ville d'Agadir vient en tête avec 27.600 nuitées. La part des hôtels 3 étoiles est prépondérante avec 42 % des nuitées. |
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Les off
ONP. Un conseil d'administration sans fin
L'Office national des pêches a ouvert son conseil d'administration en décembre 2003 pour ne plus le clôturer. Et aucune date n'a été fixée pour l'achever. D'importantes décisions pour le secteur attendent ainsi l'aval du conseil. Parmi ces mesures figure la mise en place de fonds pour la mise à niveau de la flotte côtière. L'ancienne mouture du projet a été recorrigée. Le conseil doit donner son aval avant de présenter la nouvelle version au ministère des Finances. Et tant que le conseil d'administration n'a pas été tenu, rien ne se passera.
Énergie. Le projet de libéralisation au SGG
Le projet de libéralisation du secteur de l'énergie est au Secrétariat général du gouvernement. Les consultations vont bon train pour être au rendez-vous. La date de concrétisation est toujours fixée en 2005. Le projet porte notamment sur le démembrement de l'ONE en entités, spécialisées dans la production, le transport et dans la régulation du secteur.
Dolidol. La nouvelle installation va bon train
Le fabricant de matelas ayant subi un incendie ravageur en début d'été semble se remettre de ce désastre. La contribution du Centre régional de l'investissement de Casablanca y est pour quelque chose. Les problèmes du foncier et des autorisations ont été balisés rapidement pour permettre à l'opérateur sinistré de reprendre son activité. |
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La reprise pour la semaine prochaine
La place est toujours marquée par l'accalmie de la période estivale. Elle présente cependant les indices d'une bonne reprise. Ainsi, lundi dernier a été marqué par une légère hausse. La transaction portant sur 11,84 % de Siac Salaf et 12,84 % de Diac Equipement y est pour quelque chose. Mercredi, le carnet des commandes était chargé, mais les enchères ne suivaient pas. En revanche, le marché a réagi à la hausse des prix du pétrole. La valeur Samir prend des couleurs. Si le raffineur maîtrise ses coûts de production, il pourrait dégager une belle marge boostée par la flambée des prix du pétrole. La valeur est réputée volatile et la conjoncture pourrait lui faire prendre une autre tournure. |
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