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Par Réda Allali
Portrait. Dr Hicham et Mr El Guerrouj
Hicham El Guerrouj nest pas seulement un héros national, il a conquis une gloire internationale unique pour un sportif marocain. Pourtant, son image chez nous reste brouillée, et le personnage suscite toujours la polémique. Portrait dun homme dexception.
Il a mis tout le monde daccord. La presse internationale est à ses pieds. Elle parle de lui comme dune "légende" (USA Today), un "raïs" (Reuters), un "géant" (BBC). Ceux qui en veulent plus seront servis sur le très complet site www.kingofthemile.com. La communauté des anciens athlètes le porte aux nues, comme Steve Cram : "Il est le meilleur miler |
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de tous les temps". Les instances officielles ne sont pas en reste, puisque le CIO vient de le nommer au comité des athlètes. Jamais un sportif marocain navait atteint un tel niveau de reconnaissance. Cest loccasion de se pencher sur lathlète El Guerrouj et sur lhomme Hicham, un extraterrestre sur les deux plans. Commençons par lathlète. Les chiffres, le palmarès parlent deux-mêmes. Quatre fois champion du monde, recordman depuis 1998 du 1500 m en 3'26"00 (rappelez vous, la barre mythique des 3'30" à lépoque dAouita
), également recordman du mile et du 2000 m. Et, depuis peu, double champion olympique. Pour trouver un élément de comparaison digne du Berkanais, il faut remonter aux années 20 et à Paavo Nurmi, unique double médaillé 1500 m - 5000 m de lhistoire olympique. Même si cette comparaison est rendue absurde par le fait que jusquà ces dernières Olympiades, un tel doublé était rendu impossible pour des raisons de calendrier (les premiers tours des deux épreuves se couraient le même jour), la référence est claire : Hicham El Guerrouj est au sommet de lOlympe, un mythe vivant.
Mais si les médias encensent le héros, cest également par intérêt commercial. "Hicham El Guerrouj, cest le seul athlète qui, à ma connaissance, soit assez populaire pour nous faire bouleverser nos programmes lorsquil court", explique Jean-François Peres, grand reporter à Radio France Internationale. Dans un domaine écrasé par des Kenyans peu télégéniques parce que trop interchangeables, et à la durée de vie sportive courte, Hicham El Guerrouj représente une figure stable, constante, à laquelle les téléspectateurs peuvent saccrocher. Pour Jean-François Peres, "cest un des rares sportifs qui font quon parle encore de lathlétisme". Ajoutez à cela que Hicham court le 1500 m, à la fois une course élégante et une distance mythique à cause de sa proximité avec laristocratique mile anglais, et vous comprendrez mieux pourquoi Hicham déchaîne la presse. Mais Hicham El Guerrouj, cest aussi une belle histoire à raconter. Sa domination insolente sur le 1500 m au cours des huit dernières années aurait pu tuer cette distance, lasser le public à limage du désintérêt général pour le 3000 steeple, outrageusement dominé par les Kenyans. Mais Hicham - bien involontairement - a su entretenir le suspense olympique, ratant à deux occasions le sacre promis dans des conditions terribles (une chute à Atlanta et un "blocage" à Sydney). Il a ainsi hérité dune image de martyr, qui a entretenu lintérêt général autour de sa participation aux derniers JO. Résultat, ses victoires n'en sont que plus belles. Parce quen plus, elles sont télégéniques, voire, comme le dit CNN, "dramatic".
Passée la ligne darrivée, la machine à courir se transforme instantanément en gamin, qui célèbre sa joie sans retenue comme il pleure à chaudes larmes lors de ses défaites. Cest que Hicham El Guerrouj na pas eu denfance. Il a intégré lInstitut national dathlétisme très jeune, à 15 ans. Dès que les entraîneurs nationaux lui ont fait comprendre quil pouvait être lhomme le plus rapide du monde sur 1500 m, plus rapide que le légendaire Aouita, il a tout mis en uvre pour y arriver. Aziz Daouda, directeur technique national : "Ce qui le différencie des autres, cest quil y a cru très jeune. Il sest voué à la course à pied, avec une prétention, celle dêtre le meilleur. Pour être digne de son talent, tout simplement". Au moment où les autres gamins jouent et samusent avec leurs copains, le soldat Hicham martèle les pistes, abandonnant au passage ses études. Aziz Daouda se souvient : "Je lai repéré à Safi, lors du championnat du Maroc de cross country. Il transpirait le talent. Je suis allé le voir, pour lui demander sil allait à lécole. Il ma répondu que oui. Je lui ai alors dit de revenir me voir le jour où il aurait arrêté, avec laccord parental, bien sûr. Il sest pointé quelques jours plus tard avec un papier légalisé qui attestait quil avait laccord de son père pour intégrer linstitut".
Cette scolarité avortée, malheureusement inévitable dans un pays qui ne propose aucun cursus adapté aux sportifs de haut niveau, Hicham la vit comme une blessure, presque un complexe. Devenu star, il prendra des cours de français et danglais, pour sadresser aux médias internationaux. Lorsquon lui parle de reconversion, il évoque immanquablement des études de management, aux États-Unis. Toujours être le meilleur, toujours la culture de leffort. Cest là quil faut décrire ce quest lathlétisme de haut niveau. Contrairement au football ou au tennis, qui sont avant tout des jeux, la course à pied est un effort solitaire. Pour continuer à sentraîner avec rage, à accepter de souffrir pour quelques secondes de gloire tous les deux ans, il faut un moteur interne puissant. Cest peut-être ce qui explique la prédominance des pays africains sur ces distances. Steve Cram, grand concurrent de Aouita, a été le premier homme à franchir la barre mythique des 3'30" sur 1500 m. Pourtant, il a eu une carrière bien plus courte que son talent ne le laissait penser. Najib Salmi, rédacteur sportif à LOpinion estime que : "Steve Cram est un Anglais de bonne famille. Il voulait jouer au golf, profiter de la vie. Lorsquil dit aujourdhui quil admire El Guerrouj, ce nest pas seulement pour la qualité de ses performances, cest aussi pour sa capacité à continuer à souffrir, malgré les victoires, malgré les records, malgré largent. Lui nen a pas été capable".
Le moteur de lathlétisme, cest le défi permanent. Dans quel autre sport peut-on se targuer de faire reculer les limites de lhomme, de se battre contre labsolu ? Battre un record, cest exactement cela. Dans ces conditions, comment sétonner que Hicham El Guerrouj sappuie sur un ego surdimensionné pour le propulser vers lavant. Dans notre pays, où le star system nest pas de mise, il est un des rares sportifs à se rendre inaccessible. Cest un homme susceptible, convaincu que ses exploits ne sont pas suffisamment mis en valeur par la presse nationale, avec qui il a eu souvent maille à partir. Cest ainsi quen juillet 2001, à quelques semaines des JO, il prend à partie un photographe sans raisons apparente, et brise son appareil photo après une altercation violente. Le scandale est inévitable. Il sera pourtant évité, puisque lathlète invite tout le monde à dîner chez lui, avant de sexcuser et de proposer un dédommagement. Mieux encore, il demande au photographe de lui offrir lappareil brisé : "Je veux le mettre avec les médailles, pour ne pas oublier quil faut toujours garder son contrôle". Tout le paradoxe El Guerrouj est résumé dans cette anecdote, celui dun homme qui aime se définir lui-même comme "un morceau de cristal, à la fois très dur et très fragile". Avec les journalistes, il peut être à la fois méfiant jusquà la paranoïa, puis totalement impudique. Conséquence directe, il collectionne les déclarations malheureuses, avant de prendre conscience de leur impact et de sestimer piégé.
Toujours être le meilleur, "le fils unique de la nation", selon lexcellente expression de Jean-François Peres. Pour cela, il nhésite pas à faire place nette, jusquà accabler son compatriote Brahim Boulami avant même que la suspension de ce dernier soit rendue officielle par le CIO. "On aurait aimé quenvers Boulami, El Guerrouj ait eu la même retenue quenvers Lagat, lui aussi suspecté de dopage lors des championnats du monde de 2003", regrette Najib Salmi. Ses rapports avec ses compatriotes de léquipe nationale dathlétisme ne sont pas au beau fixe. Obsédé par la reconnaissance, on lui reproche des caprices de diva, qui refuse de partager sa piste avec les autres athlètes. On lui reproche aussi ses rapports privilégiés avec le pouvoir : "Quand jai voulu louer une ferme du gouvernement, le roi Mohammed VI a voulu me donner un coup de main. Mais jai respecté le cahier des charges en gardant la soixantaine douvriers, en payant presque deux millions de francs les terrains. Jai tout fait dans les règles. Malheureusement, les syndicats et les partis politiques étaient tous contre moi. Je ne sais pas pourquoi ?" (*)
Plus généralement, on a limpression quavec Hicham El Guerrouj, on a affaire à "un athlète dÉtat", quasiment au sens soviétique du terme. Un homme qui a tout fait pour porter seul le poids du pays sur ses épaules, au risque de le trouver trop lourd pour lui. Un vrai patriote, qui tire une immense fierté de ses rapports privilégiés avec Hassan II (qui la consolé après son échec dAtlanta), puis avec Mohammed VI, qui la félicité au téléphone devant les caméras du monde entier à Athènes. Il est devenu lambassadeur numéro un du pays, endossant, à chaque cérémonie mondiale, une djellaba nationale. Sa quête de perfection, qui passe par certaines maladresses, le pousse à prendre naïvement la tête dune croisade anti-dopage que les spécialistes considèrent du point de vue éthique comme des plus contestables. Hicham nen na que faire, il porte le ruban rouge, symbole de cette croisade qui ne sanctionne que les athlètes des pays pauvres
Il veut être le premier de la classe, au risque dagacer. Mais serait-il Hicham El Guerrouj, sans cet acharnement à vouloir truster les premières places, dans les curs, dans les journaux, sur les pistes et dans les comités officiels ? Aurait-il eu pareille carrière sans sappuyer sur un tel ego ? Sans exploiter jusquà limpudeur sa chute dAtlanta et son échec de Sydney, aurait-il su se surpasser à Athènes ?
En dautres termes, reprocher certains comportements à Hicham El Guerrouj ne revient-il pas à lui reprocher dêtre Hicham El Guerrouj ? Pour un athlète qui a consacré sa vie à atteindre un objectif, celui dêtre le meilleur, il ny a quune façon de le juger, son uvre : à la lecture des résultats. De ce point de vue, Hicham a réussi, il est le meilleur. Lhistoire retiendra son nom, en caractères géants, et tout le reste nest que littérature
(*) : source : Lhumanité, quotidien français
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Abdelkader Kadda Lhomme de lombre
Depuis 1991, il est lentraîneur de Hicham El Guerrouj, avec lequel il a fini par former un véritable couple : "Je peux vous dire dans quel état de forme Hicham se trouve rien quen regardant ses jambes, ou même la couleur de ses jambes !". Abdelkader Kadda, cest un parcours atypique. Rifain dorigine, il réalise une carrière dathlète des plus honorables, avec plusieurs titres de champions du Maroc de cross à la clé dans les années 80. Il fait partie de la génération Aouita, avec qui il sentraîne à linstitut dathlétisme. Mais Abdelkader Kadda nentend pas abandonner ses études : il décroche son bac, enchaîne avec deux ans de fac en biologie, et décroche son diplôme dentraîneur à lInstitut Moulay Rachid. Miné par les blessures, il se reconvertit entraîneur très jeune, dès 1989. Très vite, il prend la responsabilité dun groupe dathlètes avec qui il décoche de nombreux titres : Salah Hissou, Abdelaziz Sahere, Ali Ezzine : "En fait, les coureurs que jentraînais avaient le même âge que moi !". Puis vint Hicham, et lépopée que tout le monde connaît. Il y consacre tout son temps, se perfectionne lors de stages au États-Unis : "Parfois, je me dis quil est temps darrêter, de me consacrer à mes enfants, mais je me dis : hram, Hicham ma toujours gardé près de lui, il me fait confiance, ce nest pas possible de labandonner". Les sirènes étrangères ne lattirent pas plus. Même si les pays du Golfe lui font des appels du pied, il refuse linvitation : "Mon objectif, ce nest pas largent, cest une carrière dentraîneur. Jai envie de réaliser comme entraîneur ce que je nai pas pu faire comme coureur, à cause des blessures. Et avec Hicham, cest un objectif que je peux atteindre". Largement
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Linstitut national dathlétisme Lusine à médailles
Depuis les Jeux olympiques de Los Angeles 1984, lathlétisme marocain nest jamais rentré bredouille dune manifestation internationale majeure. Sur 19 médailles olympiques obtenues depuis le début des JO de lère moderne, 16 reviennent à nos coureurs. Quel autre sport peut se targuer de tels résultats ? Ce nest pas le fruit du hasard, mais bien dune stratégie symbolisée par un établissement : lInstitut national dathlétisme (INA). Situé à Rabat, ce lieu tient à la fois du camp dentraînement permanent et du foyer pour athlètes de haut niveau. Bref, il sagit dune usine à champions, qui abrite des athlètes entièrement pris en charge 11 mois sur 12. Dans les couloirs de la résidence, on croise aussi bien des champions illustres (Hicham el Guerrouj, installé à lINA depuis 1991) que de jeunes espoirs, comme la championne du monde cadette du 3000 m, Siham Hilali. En tout, une centaine de stars et futures stars qui vivent sur place et sentraînent, coachées par des ex-stars. Car cest bien là un des secrets de la réussite du centre : les compétences saccumulent. Les champions se comptent aussi bien parmi les athlètes que parmi les entraîneurs. Rachid Labsir, Moulay Brahim Boutayeb, tous les deux médaillés olympiques, Omar Ghizlat, ancienne star du sprint national sont aujourdhui au service des espoirs marocains.
Mais lINA, cest également une culture interne spécifique, un lieu qui cultive la logique de la victoire et de lémulation permanente. Un état desprit quon peut vérifier à tous les instants, dans les moindres détails de la vie quotidienne. Ainsi, un jeune athlète commence par partager sa chambre avec un collègue, avant de décrocher une chambre individuelle avec ses premiers résultats continentaux. Une médaille mondiale, et cest la suite royale
que les Hicham El Guerrouj ou Ali Ezzine continuent doccuper. Même logique pour les repas, servis à table pour les stars, alors que les espoirs ont droit à un self service. "Il sagit uniquement dune méthode de motivation, puisque les repas sont rigoureusement les mêmes", précise un responsable du centre, lui-même ancien athlète.
Pour alimenter le centre, des opérations de détection sont organisées à travers tout le pays. Les graines de stars sont repérées soit à travers les filières du sport scolaire, des cross régionaux ou des compétitions de clubs. Entre 1998 et 2000, les collectivités locales sy sont mises aussi, organisant ainsi 1540 cross de détection. À ce rythme, le centre est trop étroit, et les listes dattente débordent. Cest un des aspects les plus rageants du fonctionnement de notre athlétisme : ses résultats ne sont pas limités par le réservoir de jeunes doués, mais bien par les capacités dhébergement du centre. Avec à peine 100 places, on forme une moyenne de 3 ou 4 médaillés olympiques. Selon Aziz Daouda, directeur du centre : "Avec deux fois plus de places, il y aurait deux fois plus de médailles, cest aussi simple que cela". Pourtant, le coût de prise en charge complet de ces athlètes na rien dexorbitant : environ 8000 DH par mois en moyenne, ce qui fait dire aux spécialistes internationaux que nous disposons de "la fabrique dathlète la moins chère du monde". Ceci comprend les frais dhébergement, de restauration, et les mensualités versées aux athlètes (entre 15 000 DH par mois pour les stars et quelques 800 DH pour les jeunes arrivés). Un budget des plus raisonnables, donc, dont le financement est pris en charge en partie par l'État et surtout par les sponsors (Maroc Telecom, Nike, OCP, Sidi Ali). Notons quun projet dextension du centre est en cours, qui devrait porter ses capacités dhébergement à 350 athlètes pour 2005.
Mais lINA, cest également une antenne à Ifrane, un site idéalement situé en termes daltitude et de climat et dont la réputation a largement débordé les frontières du pays. Sur place, des athlètes du monde entier viennent partager les foulées des Marocains pour percer leur secret. Et justement, de quel secret parle-t-on ? Dune prédisposition génétique ? Dune aptitude à souffrir colossale pour des jeunes venant souvent de milieux modestes ? Sans doute, mais il faut surtout rappeler que certaines valeurs, évidentes, donnent toujours de bons résultats lorsquelles sont appliquées dans la continuité : rigueur, sérieux, expérience et persévérance. Puisse le football, pour ne citer que lui, sinspirer de ces méthodes ! |
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Rapports
avec le pouvoir
Au beau fixe, au risque de sattirer certaines jalousies. Laffaire obscure de la ferme de Berkane en est un excellent exemple. |
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Rapports
avec le pouvoir
Tumultueux. Après une brouille, Saïd a été contrait de quitter la fédération, avant de sexiler en Australie, ou de commenter les JO sur Al Jazira.
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Palmarès* Avantage El Guerrouj
Championnats du Monde : 4 médailles dor
Jeux olympiques : 2 médailles dor, 1 d'argent
Records du monde sur distances olympiques : 1500 m (en vigueur depuis 1998) |
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Championnats du monde : 2 médailles (or et bronze)
Jeux olympiques : 2 médailles (or et bronze)
Records du monde sur distances olympiques : 5000 m, 1500 m |
Longévité Avantage El Guerrouj
| Depuis près de huit ans, Hicham règne sans partage sur le 1500 m. Une domination à peine remise en cause par quatre défaites. Quatre défaites en huit ans ! |
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La domination (insolente) de Saïd Aouita a duré environ 4 ans, soit le temps séparant les Olympiades de Los Angeles 1984 et de Seoul 1988. Définitivement détrôné par Noureddine Morcelli en 1991. |
Polyvalence Avantage Aouita
| Tous les efforts de Hicham se sont concentrés sur le 1500 m, avec quelques incursions sur des distances proches comme le mile ou le 2000 m. Après son succès sur le 5000m dAthènes, il devrait monter plus souvent sur des distances plus longues, logiquement. |
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Léquipe lavait très justement surnommé "le décathlonien du demi-fond". Lhomme sest aligné sur toutes les distances du 800 m au 10.000 m. Au risque parfois de se disperser. |
Popularité Avantage Aouita
| Difficile comparaison, puisquelle est bâtie sur de limmatériel. Il semble que Aouita soit difficile à détrôner. Parce quil a été le premier, tout simplement, et quavant lui on ne savait pas quon pouvait être champion du monde et Marocain. Parce quil a ouvert une voie, jetant des milliers de Marocains sur les pistes, dont El Guerrouj lui-même. |
Mental Avantage El Guerrouj
| Dès le début de son déclin, lorgueilleux Saïd a refusé de saccrocher aux places dhonneur. On la ainsi vu renoncer à une seconde ou troisième place dès que la victoire nétait plus possible. El Guerrouj, lui, a su surmonter deux terribles échecs olympiques pour toucher finalement le sommet en 2004. |
Technique Avantage El Guerrouj
| Faisons confiance à Sebastian Coe, (double champion olympique du 1500 m, et fin analyste), qui a côtoyé les deux coureurs : "Hicham est le meilleur de nous tous". |
*Il faut toutefois préciser quà lépoque dAouita, les championnats du monde navaient pas lieu tous les deux ans, ce qui la sans doute privé dune récolte plus importante
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