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N° 141
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Enquête. Marocains, Comment faites-vous l’amour ?

(Photo DR)
…de mieux en mieux, et c’est une (bonne) surprise. Les femmes d’aujourd’hui tiennent moins à leur virginité, elles se rendent compte qu’elles aussi, peuvent connaître le plaisir. Et les hommes font de leur mieux pour ne pas les décevoir. Par Maria Daïf et Ahmed R. Benchemsi


La meilleure réponse à la question que pose cet article serait d’aligner une série de statistiques. Tant pour cent des Marocains aiment qu’on leur fasse des fellations. Tant pour cent des Marocaines ne disent jamais non à un petit cunnilingus. La
plupart des Marocaines préfèrent être dessus plutôt que dessous, contre tant pour cent qui aiment faire ça debout contre un mur…
Est-ce utile de le préciser, de tels chiffres relèvent du fantasme (de journaliste). Aucune enquête sérieuse (ni même pas sérieuse, d’ailleurs) atteignant ce niveau de précision n’a été, à ce jour, réalisée au Maroc. Comment, dans ces conditions, en savoir plus sur la sexualité des Marocains ? Eh bien tout simplement en leur posant la question. Pas à tous, bien entendu, ni même à un échantillon qui se voudrait représentatif. Il a fallu assumer un choix : partant du principe que si évolution il y a, elle ne sera palpable que dans la classe moyenne urbaine, nous avons décidé d’y restreindre notre champ d’enquête. En revanche, les âges, origines, professions, et de degrés d’éducation des personnes que nous avons interrogées diffèrent.
Nous avons questionné des sexologues, aussi ; trois sur les cinq que compte le royaume. À la question "Comment les Marocains font-ils l’amour ?", l’un d’eux nous a répondu, sans réfléchir : "Comme ils peuvent". C’est dire à quel point la misère sexuelle reste la norme, dans ce pays. Le sexe est toujours hors-la loi, l’interdit religieux est dans tous les esprits, les frustrations habitent encore les corps, et la pénurie de lieux de rencontres sexuelles (familièrement dits "pritchs") finit de compliquer la tâche à toutes ces malheureuses et ces malheureux qui ne cherchent, en fin de compte, qu’un moment de bonheur…

Virginité, un tabou en recul
N’empêche qu’il y a bel et bien évolution. Il n’y a pas si longtemps, par exemple, presque toutes les Marocaines s’employaient à rester vierges jusqu’au mariage. Plus maintenant. Et c’est compréhensible : la mixité des lieux publics, des écoles, des universités et des lieux de travail font que, tout simplement, les garçons et les filles ne peuvent plus s’éviter. Le mariage, personne n’est contre. Mais les conditions socio-économiques aidant (ou plutôt n’aidant pas), il devient de plus en plus difficile, pour ne pas dire intenable, d’attendre l’autorisation des adoul pour "essayer". Surtout qu’aujourd’hui, grâce à la parabole, les jeunes Marocaines savent précisément ce qu’elles ratent, si elles n’essayent pas. Alors elles essayent, et tant pis pour la petite membrane. "Une vierge ? C’est plus difficile à trouver qu’une aiguille dans une botte de foin", dit Tarik, jeune cadre bancaire de 27 ans, célibataire et rigolard. Il y a à peine 10 ans, en dénudant une fille, les garçons se demandaient avec angoisse s’ils allaient devoir se contenter d’un misérable frotti-frotta - ce dont ils se contentaient, en effet, neuf fois sur dix - les hommes d’aujourd’hui ne se posent même plus la question. "Dans mon entourage, poursuit Tarik, les filles ont fait des études, elles travaillent et ont des petits amis. Ce sont nos égales. C’est même hchouma pour un mec de demander à une fille si elle est vierge. Elle le considèrerait tout de suite comme un arriéré !". Ces propos sont loin d’être isolés. Et les filles confirment. Maria, 28 ans : "Depuis l’âge de 14 ans, nos mères nous répètent qu’il faut 'faire attention à ce que nous avons entre les jambes'. À force d’entendre ça, ça te donne des idées. Et on finit presque toutes par passer à l’acte". L’honneur de la famille ? Elles rient, désormais, à l’idée qu’il puisse tenir à une fragile membrane. Wahiba, 25 ans : "Avant, quand une fille n’était plus vierge, elle avait honte de le dire aux autres filles. Aujourd’hui, on se raconte nos relations sexuelles et on se conseille des marques de pilule". Le mouvement est donc venu des filles, et les garçons n’ont eu d’autre choix que de suivre. Mais ne crions pas à la révolution sexuelle trop vite. "Il est certain qu’aujourd’hui, les filles se soucient moins de leur virginité, explique Amal Chabach, sexologue. Mais j’en reçois beaucoup dans mon cabinet, modernes et en apparence bien dans leurs baskets, qui vivent pourtant un malaise très pesant. Elles ont transgressé un tabou social et religieux et elles ont beaucoup de mal à l’assumer". Par ailleurs, ces mêmes filles sont conscientes de la perte de repères que vivent les hommes : ils ne conçoivent plus une relation durable sans passage à l’acte, mais continuent, d’un autre côté, à rêver d’une épouse vierge, quitte à ce que ce ne soit pas la même… Prises en étau entre leur propres crises de conscience et la schizophrénie patente des hommes, elle n’ont plus le choix : elles trichent. "Avant le mariage, mon époux et moi nous nous sommes fréquentés pendant deux ans. Nous avons eu des rapports sexuels, mais sans pénétration. Je lui disais que j’étais vierge, mais je ne l’étais pas, j’avais eu plusieurs amants avant lui. La veille du mariage, j’ai été chez un gynécologue refaire mon hymen", confie Zahra, 35 ans (!!), technicienne en informatique. Nada, elle, a 23 ans : "Comme mes copines, il m’est déjà arrivé que des mecs me disent : j’aurais quand même préféré être le premier". Aboubakr Harakat, sexologue, confirme : "Le tabou de la virginité est, certes, transgressé plus facilement, mais il reste extrêmement lourd, sachant que la famille est souvent là pour le rappeler". Et les familles, elles n’ont donc pas évolué ? Beaucoup de parents, aujourd’hui encore, sont à mille lieues de penser que leur fille qui rentre tous les soirs à 19h et qui ne sort pas les week-ends puisse, elle aussi, avoir déjà "essayé". Mais beaucoup d’autres parents, sans doute plus nombreux que les premiers, préfèrent "ne pas savoir". Quand on a une fille de 29 ans qui n’est toujours pas mariée, l’hypocrisie est parfois salutaire. Tant qu’elle ne ramène pas ses amants à la maison…

Les femmes découvrent le plaisir
À la maison ou ailleurs, "ça se passe". Comment ? L’homme émetteur, la femme réceptrice ? Eh non ! "Le plus souvent, c’est moi qui prend l’initiative, dit Salima, 25 ans. Je suis mariée depuis un an, et mon mari est assez réservé et timide. Comme lui, j’ai eu une éducation conservatrice, mais je n’ai aucune honte à lui signifier que j’ai envie de lui et à lui montrer ce qu’il doit faire". "Moi, quand j’ai envie de lui, je lui saute dessus !", avoue Rachida sans complexe. "C’est vrai, c’est mon devoir d’épouse de tout faire pour que mon mari soit satisfait, reconnaît Leïla, 38 ans. Mais je ne conçois pas de faire l’amour si je n’en profite pas moi aussi". Les femmes marocaines, aujourd’hui, revendiquent leur droit au plaisir, et c’est une petite révolution. Il aura suffi qu’elles apprennent (merci la parabole) qu'elles aussi peuvent en éprouver. C’est bête à dire, mais la plupart des Marocaines croyaient, il n’y a pas si longtemps, que le plaisir sexuel était réservé à l’homme. Plus maintenant. Les spécialistes sont unanimes : de plus en plus de femmes s’approprient leurs corps, apprennent à mieux en tirer bénéfice. En ce sens, elles ont plus profité que les hommes de "l’occidentalisation de la sexualité". Les médias ont joué un rôle majeur. "Un grand pas a été franchi quand des quotidiens comme L’Opinion et Al Ahdath Al Maghribiya, ont consacré des pages à la sexualité, estime Aboubak Harakat. Les femmes sont les plus grandes consommatrices de ces rubriques ainsi, bien sûr, que des magazines féminins. Mais elles regardent aussi beaucoup les émissions sur la sexualité qui passent régulièrement sur les chaînes étrangères. Sans oublier, évidemment, Internet, et les millions de pages qu’il réserve au sexe dans tous ses états". Le clitoris, les zones érogènes et le Point G ne sont plus des barbarismes, pour les Marocaines. Aujourd’hui, elles ont les armes nécessaires pour évaluer leur vie sexuelle, et l’enrichir. "Ça fait 7 ans que je suis mariée, et avant, j’étais vierge, confie timidement Dalila, 27 ans. Petit à petit, mon mari et moi avons appris à nous connaître. Je crois que ma culture sexuelle, aujourd’hui, est assez riche. Je lis beaucoup de livres, je surfe sur le Net. Mon mari connaît bien mon corps, mais pas à 100 %. Même si j’estime que ma vie sexuelle est satisfaisante, je pense que ça pourrait être mieux". Kawtar, elle, est voilée. En baissant les yeux, elle avoue que oui, elle multiplie les jeux érotiques avec son mari, et que la fellation et le cunnilingus sont des petits plaisirs dont ils ne se privent pas.
Et les hommes, dans tout ça ? Eux aussi ont fini par comprendre que le plaisir féminin était une chose raffinée et complexe. Du coup, ils angoissent à mort à l’idée de ne pas assurer. Faut-il faire comme dans les films porno ? Prendre son temps ? Etre tendre ? Brutal ? "Souvent, je sens le reproche dans le regard de mes partenaires, comme si elles me signifiaient que je m’y étais mal pris, avoue Fouad 29 ans. Mais si elles ne me disent rien, comment je peux savoir ce qu’il faut faire ?". Explication du Dr. Harakat : "Les femmes sont largement persuadées que les hommes ont plus d’expérience qu’elles ; donc, par ricochet, qu’ils savent tout". Ce n’est pas le cas, et la responsabilité n’en est que plus lourde pour ces messieurs. Hier, ils angoissaient sur la taille de leurs pénis, aujourd’hui, leur hantise est de ne pas faire jouir leur partenaire. Altruismes ? Bien sûr que non. "Avant, les femmes se considéraient comme des instruments au service de l’homme, explique le sexologue Hachim Tyal. Elles faisaient de leur mieux pour lui donner un maximum de plaisir, pour qu’il ne pense pas à aller voir ailleurs. Aujourd’hui, on assiste à un spectaculaire renversement de valeurs. Ces sont les hommes qui ont une peur panique, s’ils n’arrivent pas à faire jouir leurs femmes, que celles-ci aillent voir ailleurs. Voire pire : qu’elles jouissent ailleurs". L’angoisse est tellement générale que presque toutes les femmes doivent, un jour ou l’autre, simuler l’orgasme. "C’est ainsi qu’elles satisfont leurs partenaires, commente Amal Chabach. Malgré le fait qu’elles ont pris conscience de leur droit au plaisir, beaucoup continuent à penser que faire plaisir à l’homme est plus important, quitte à mentir". Certaines, rares, ont assez de courage pour avouer à leur partenaire que non, désolées, elles n’ont pas joui. Il se trouve que ce sont, en général, les plus épanouies, une espèce en voie d’apparition. Bien dans leurs corps, le connaissant sur le bout des doigts, elles n’hésitent pas à en parler : "J’ai un copain depuis deux ans, et je n’ai jamais hésité à le guider, à lui dire ce qui me fait plaisir ou pas, confie Salwa, 27 ans, responsable dans un magasin de vente de GSM. L’acte sexuel est un partage et c’est comme ça que je le vis. Je ne lui refuse rien, tant que ça me fait plaisir à moi aussi".

Et l’amour, dans tout ça ?
Toucherait-on à l’égalité sexuelle ? Pas encore. Malgré tous ses efforts, l’humanité n’a pas encore réussi à gommer une différence fondamentale entre les hommes et les femmes : elles sont incorrigiblement sentimentales. "L’investissement émotionnel des femmes est beaucoup plus fort que celui des hommes, notamment quand il s’agit de relations sexuelles", affirme Amal Chabach. Autrement dit, les femmes, dans leur grande majorité, ne conçoivent de coucher que s’il y a du sentiment à la clé. Dans "faire l’amour", il y a "amour", et elles se chargent de le rappeler à ces messieurs. Qui, majoritairement, ne voient pas les choses de la même manière. Mais comme elles ont l’air d’y tenir beaucoup, ils mentent à leur tour… S’ils ne promettent pas mariage et enfants, ils laissent entendre, au moins, que ce n’est pas exclu. Faut-il leur en vouloir ? Pas plus qu’aux filles qui se font recoudre l’hymen et qui simulent l’orgasme. Finalement, la manière a peut-être changé, mais les filles et les garçons continuent à se mentir. Grâce à Dieu, ils ne font pas que ça...



Ils en parlent

Sur mon honneur, tu jouiras !
Les hommes, aujourd’hui, "ma kay rdaouch" quand la fille n’a pas eu d’orgasme. Ils en font un point d’honneur. C’est déjà un pas en avant, qu’ils prennent en considération le plaisir de leur compagne, même si c’est d’un point de vue machiste. J’ai eu des amants de différents âges, et je trouve que les hommes, en général, sont plus ouverts d’esprit qu’avant.
Leïla, 26 ans, fonctionnaire, célibataire

Elles sont pudiques. Au début.
J’ai vécu plusieurs années en France, avant de revenir m’installer au Maroc. À mon retour, je me suis rendu compte que les femmes ont beaucoup évolué sur le plan de la sexualité. Déjà, toutes les filles avec lesquelles je suis sorti depuis mon retour n’étaient plus vierges, même celles qui ont reçu une éducation très conservatrice. De plus, elles ont pris conscience de leurs désirs, même si elles se montrent pudiques, au début. Après, elles ne te refusent plus rien.
Karim, 42 ans, banquier, célibataire

Les bons conseils d’Iqrae
À la fac, je côtoie beaucoup de filles : des voilées, des libérées, des modernes, des conservatrices… Et ce que j’ai compris, c’est qu’il ne faut vraiment pas se fier aux apparences. Celle qu’on croit la plus ouverte d’esprit peut être celle qui vous dira qu’elle tient à rester vierge. Ma copine depuis un an est voilée et on a fait l’amour un mois après qu’on se soit connus. Je l’ai dépucelée, et notre mariage n’est pas à l’ordre du jour. Sexuellement, ça se passe très bien. Les jeux érotiques ? On a vu une émission sur Iqrae, où un cheikh disait clairement que ce n’était pas du tout interdit en islam.
Mustapha, 22 ans, étudiant, célibataire

Elles mentent à leurs parents

J’appartiens à un milieu social très moyen et dans mon entourage, il y a clairement de moins en moins de filles vierges. Elles ont des amants, mentent toujours à leurs parents sur leurs sorties, mais ont quand même une vie sexuelle riche. Ce n’est pas pour autant qu’elles l’assument. Dès qu’il s’agit de mariage, elles vont se refaire une virginité chez un gynécologue. Elles n’ont pas le choix, elles s’adaptent.
Fatiha, 38 ans, comptable, mariée

Les ouvrières et les amants
Je travaille dans une usine de textile où je côtoie des dizaines d’ouvrières. Pratiquement toutes ont des amants, et considèrent ça comme normal. Indépendantes financièrement, elles se marient de plus en plus tard et ont bien conscience de leurs désirs. Mais la plupart de celles qui se marient se font recoudre l’hymen juste avant.
Meriem, 28 ans, chef de produit, célibataire

De quoi parlent les mecs ?
On se retrouve souvent entre potes au café après le travail. De temps en temps, on parle sexe. On est tous mariés, mais on ne parle jamais de nos femmes. La plupart des copains se vantent d’avoir une maîtresse qui est "un super coup" et avec laquelle ils passent de super nuits. On parle aussi beaucoup des films pornos. Ça, je crois que c’est vraiment une tendance, qui traverse tous les âges.
Daoud, 35 ans, représentant commercial, marié

Attention au kilométrage !
Je crois qu’autant les femmes que les hommes ont compris qu’une relation amoureuse épanouie ne peut pas exister sans relations sexuelles assumées. Pratiquement toutes les files autour de moi ont perdu leur virginité et ne s’en cachent pas. Mais au lit, elles sont plus dans la retenue parce qu’elles ont peur que leur partenaire pense qu’elles ont "des kilomètres au compteur". Souvent, même quand tout va bien dans un couple, l’homme dit : "J’aurais tellement aimé être le premier".
Samia, 28 ans, agent commercial, célibataire



Anatomie. Dessine-moi un vagin

Amal Chabach, sexologue à Casablanca, soumet ses patients, hommes et femmes, à un test surprenant : elle leur demande de dessiner un sexe féminin. Du menuisier au chef d’entreprise, de l’universitaire à la femme au foyer, les résultats sont révélateurs. "Dans la presque totalité des cas, je leur pose une colle, résume la praticienne. Ni les femmes ni les hommes ne savent comment est fait le sexe féminin. Du coup, je me retrouve avec des dessins complètement à côté de la plaque. Il y a ceux qui situent le clitoris au milieu, ceux qui ne savent pas d’où sort le pipi…"(1). Le constat est valable autant pour les hommes que les femmes. Le plus inquiétant, c’est que ceux et celles qui cherchent à en savoir plus sont rares. "C’est triste, soupire le Dr. Chabach. Comment peut-on faire bon usage de quelque chose quand on ne sait pas comment c’est fait ?".

(1) Si c’est votre cas, sachez qu’il sort d’un petit orifice, situé entre le vagin et le clitoris.



Testez votre sexualité


Cette fois, vous n'avez personne à convaincre. Soyez vrai. Test élaboré par Ahmed. R. Benchemsi, avec le Dr. Aboubakr Harakat, sexologue


Principe. Elaborées sous le contrôle d’un spécialiste, les questions figurant dans ce test renvoient aux "profils sexuels" les plus répandus au Maroc. D’autres types (les sadomasochistes, les insatiables…) existent. Mais ils restent extrêmement minoritaires, d’où leur absence de ce test.
Mode d’emploi. Répondez à chaque question en votre âme et conscience ; si aucune réponse ne vous convient avec précision, choisissez celle qui vous semble la plus proche de ce que vous êtes. Une fois le questionnaire achevé, reportez-vous à l’un des deux tableaux ci-contre. Chaque réponse renvoie à un signe (carré, triangle ou rond). Additionnez les signes que vous avez obtenus et voyez quelle majorité se dégage. Si vous arrivez à l’égalité entre deux signes, recommencez le test. Au deuxième essai (mais pas avant), vous avez la possibilité de cocher deux réponses aux questions sur lesquelles vous êtes trop hésitant. Une fois que le signe majoritaire se dégagera, reportez-vous à la page 26 pour les résultats. Et quel que soit ce résultat, sachez que rien n’est figé, pourvu que vous vouliez changer et prendre le temps d’apprendre. Patience et apprentissage, ce sont les deux clés d’une sexualité épanouie.


Hommes

1. Pendant l’amour, prenez-vous votre temps ?
a. Ça dépend comment je le sens
b. Toujours
c. Vite et fort, c’est ma devise

2. Pendant l’amour, êtes-vous d’un tempérament romantique ?
a. À chaque fois que je peux
b. Avant l’amour, oui, ça m’arrive. Pendant, non
c. Jamais

3. Pendant l’amour, êtes-vous attentif aux désirs érotiques de votre partenaire ?
a. Très attentif
b. Je suis attentif à ses désirs érotiques, mais d’abord aux miens
c. Je suis surtout attentif à mes propres désirs érotiques

4. Pendant l’amour, répondez-vous aux désirs érotiques de votre partenaire ?
a. Son premier désir, c’est d’être pénétrée
b. Il faudrait que je sois vraiment amoureux d’elle
c. Oui, toujours

5. Pendant l’amour, avez-vous des gestes tendres pour votre partenaire ?
a. La tendresse, c’est un truc de femmes
b. Oui, toujours
c. On est tellement excités qu’on va droit au but

6. Que lui dites-vous, pendant l’amour ?
a. Des petits mots doux, des compliments…
b. Des choses crues, ça l’excite toujours
c. Je ne dis rien, j’agis !

7. Accompagnez-vous votre partenaire jusqu’à l’orgasme ?
a. Toujours
b. Comment l’attendre, elle met trop longtemps à jouir !?
c. De toutes façons, si elle n’a pas joui, je recommence

8. Que ressentez-vous au moment de l’éjaculation ?
a. C’est toujours très intense
b. Des fois c’est très bon, des fois c’est moins bon. Ça dépend.
c. Ça fait toujours du bien quand je me libère

9. Faites-vous l’amour plusieurs fois durant la même nuit ?
a. L’important n’est pas de le faire beaucoup, mais de le faire bien
b. Souvent, une seule fois ne me suffit pas
c. Trois fois, c’est un minimum

10. Diriez-vous que vous connaissez bien le corps féminin ?
a. Oui. Je sais ce qu’elles aiment…
b. Par définition, leur zone érogène n°1, c’est le sexe
c. Chaque femme est différente, il faut découvrir le corps de chacune

11. Pratiquez-vous la sodomie ?
a. Bien sûr !
b. Oui, si elle aime ça
c. Bof…

12. Pratiquez-vous le cunnilingus ?
a. Oui, si elle aime ça
b. Bof…
c. Non, je n’aime pas ça

13. Aimez-vous la fellation ?
a. J’adore !
b. Oui, j’aime bien
c. Oui, si elle l’aime aussi

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Femmes

1. L’ambiance idéale pour faire l’amour ?
a. Feutrée, romantique
b. Il faut qu’on s’amuse, qu’on prenne du bon temps
c. Je préfère qu’on soit dans le noir, ou au moins dans la pénombre

2. Pour faire l’amour avec un homme…
a. Il faut que je me sente bien dans ma peau, et lui aussi
b. Il faut que je sois amoureuse de lui
c. Il faut que nous soyons mariés, ou au moins fiancés

3. Pour que je fasse l’amour, il faut…
a. Que j’en ai envie, tout simplement
b. Qu’il se montre charmeur et attentionné, bien avant que ça ne commence
c. Rien de spécial, mais surtout qu’il ne me brusque pas

4. Une relation sexuelle, pour vous, c’est…
a. Nécessaire pour faire des enfants
b. Avant tout du plaisir
c. Un acte d’amour

5. De quoi parlez-vous pendant l’amour ?
a. D’amour, évidemment ! Tout autre sujet serait déplacé…
b. L’idéal, c’est de nous dire ce qui excite chacun, de nous guider mutuellement
c. On ne parle pas

6. Répondez-vous aux désirs érotiques de votre partenaire ?
a. Ça ne me plaît pas toujours mais je le fais par amour
b. Oui, s’il ne me demande pas des choses perverses
c. Toujours. Et j’attends la même chose de lui

7. Appréciez-vous les jeux érotiques ?
a. J’adore ça !
b. Oui, s’ils n’ont rien de vulgaire et qu’ils ne gâchent pas l’ambiance
c. Non, je n’aime pas la fantaisie

8. Prenez-vous l’initiative, pendant l’amour ?
a. Jamais
b. Rarement
c. Souvent

9. Aimez-vous prendre votre temps, pendant l’amour ?
a. Je préfère quand ça ne dure pas trop longtemps
b. Parfois oui, parfois non. Ça dépend de la manière
c. Il faut que ça dure très très longtemps

10. Que ressentez-vous au moment de l’orgasme ?
a. Je n’ai pratiquement jamais d’orgasme. Et franchement, je m’en fous
b. Parfois c’est très bon, parfois ça l’est moins. Ce n’est pas le plus important
c. Si ce n’est pas fort et intense, tout est raté.

11. Aimez vous faire l’amour plusieurs fois durant la même nuit ?
a. Moins de fois je le fais, mieux je me porte
b. Une fois suffit, pourvu que ce soit très doux, et que l’orgasme soit intense
c. Mieux vaut une fois bien faite que plusieurs mal faites. Plusieurs bien faites, c’est encore mieux !

12. Pratiquez-vous la sodomie ?
a. Jamais, quelle horreur !
b. Pas question !
c. Pourquoi pas ?

13. Pratiquez-vous la fellation ?
a. Pas question !
b. Ça ne me dérange pas
c. Bien sûr !

14. Aimez-vous le cunnilingus ?
a. Pas du tout !
b. Ça ne me dérange pas
C. Bien sûr !


Hommes
 
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Femmes
 
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Le verdict


Parmi les 6 types d’attitude sexuelle ci-dessous, un vous correspond. Quel qu’il soit, N'oubliez pas que vous pouvez toujours changer. En bien ou en mal.


Hommes.
Majorité de (-) L’amant
Ah, si les toutes les femmes savaient ce que vous pouvez leur offrir au lit ! Pour elles, vous êtes le partenaire sexuel idéal : patient, attentif, attentionné… Vous avez compris que le plaisir féminin était une chose complexe, que les zones érogènes d’une femme ne se limitaient pas à ses seins et son sexe et que dans tous les cas, il fallait explorer. Vous êtes vous-même plutôt réactif, vous ne cachez pas votre plaisir, et elles aiment ça. Mais votre qualité principale (la tendresse, en toutes circonstances) peut se révéler, à la longue, lassante. Les femmes, parfois, aiment qu’on les bouscule. Ce n’est pas dans votre tempérament ? Essayez quand même, vous risquez d’être surpris par sa réaction… et par la vôtre !

Majorité de (•) Le mâle
Si l’amant est un gourmet, vous êtes un gourmand. Vous recommencez souvent, et plus d’une fois - "elles aiment ça", et vous leur en donnez ! Vous avez du poil, du muscle, et nul ne l’ignore. Votre grande vérité : plus vous les ferez jouir, plus elles seront amoureuses de vous. C’est bien possible, mais… jouissent-elles ? Vous en faites un tel point d’honneur que pour ne pas vous blesser, elles risquent de simuler… et vous, de ne jamais vous en rendre compte ! Même pour les femmes qui aiment ça (il y en a), le côté "hrech", ça fatigue. D’abord physiquement, ensuite moralement. Soyez plus attentifs à leurs désirs, et répondez-y : c’est ça, la meilleure manière de les faire jouir !

Majorité de (+) Le pressé
C’est un tempérament : comme vous mangez vite, vous marchez vite, et vous réfléchissez vite… vous éjaculez vite ! Pas le temps pour des préliminaires. Parmi vos justifications favorites : "La moyenne internationale est de trois minutes" ou "Ce n’est pas le temps qui compte, c’est l’excitation". Comme la vôtre est toujours au top, cela vous rassure. Ce qui devrait vous rassurer, sans vous mentir cette fois, c’est que cette maladie (oui, c’en est une), est beaucoup plus fréquente qu’on ne le pense, chez les Marocains. Et qu’elle se guérit ! N’hésitez pas à consulter un sexologue - vous verrez combien votre vie sera meilleure, après...

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Femmes.
Majorité de (-) La rêveuse
Plus que l’amour, c’est la romance que vous cherchez. Ah, si ça pouvait toujours se passer sur une plage déserte au crépuscule (ou au bord d’un ruisseau, bercés par le roucoulement des colombes) ! Vous n’envisagez d’avoir des relations sexuelles que si vous êtes folle amoureuse ? Soit. Mais méfiez-vous. Vous êtes tellement exigeante (préliminaires interminables, obligation de vous répéter 50 fois qu’il vous aime, etc.) que vous risquez de faire fuir le plus patient des amants… et de vous retrouver avec un gros chagrin d’amour. Réveillez-vous, prenez l’initiative, occupez-vous de lui, variez les plaisirs ! Vous verrez que c’est la meilleure façon de le retenir.

Majorité de (•) L’épanouie
Vous êtes bien dans votre tête, à l’aise dans votre corps. L’important, ce n’est ni la profondeur du sentiment, ni l’intensité de l’orgasme ; c’est le plaisir, le plaisir, et encore le plaisir. Long, répété ? Ça dépend de l’ambiance. Vous raffolez des jeux érotiques, vous êtes prête à tout essayer (ou presque). En matière de sexe, rien n’est honteux, tout peut être délicieux, pourvu de bien s’entendre avec votre partenaire. En un mot comme en mille vous êtes, madame, mademoiselle, la maîtresse idéale. Certes, certains hommes peuvent vous trouver "agressive", ou même "salope". C’est qu’ils ne vous méritent pas.

Majorité de (+) La bloquée
Le sexe, ce n’est définitivement pas votre truc. La virginité au mariage est pour vous une évidence et si vous acceptez de la perdre une fois mariée, c’est bien parce qu’il faut faire plaisir à l’homme - à condition que ça se passe le plus classiquement possible (lui dessus, vous dessous) et de préférence, vite. Votre rêve, si ce n’est déjà fait ? Vous occuper de vos enfants, et qu’enfin, il vous fiche la paix ! Vous pouvez vivre comme ça toute votre vie. Mais ce ne sera pas une vie heureuse. Surtout si vous tenez à votre mari, qui ne tardera pas, si ce n’est déjà fait, à voir ailleurs. "Il est content comme ça", pensez-vous ? Discutez-en avec lui, vous risquez d’être surprise...
 
 
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