|
Par Khalid Tritki
Exploration pétrolière. Pas de découverte au large
Les forages ont abouti sur des résultats encourageants, mais pas de pétrole pour linstant.
Les majors opérant au large du Maroc ont pratiquement tous terminé leur premier forage. Shell et Vango, ainsi que leurs partenaires, nont pas encore fait de découverte. Le pétrole na pas jailli des fonds de lAtlantique. En revanche, des sources non officielles insistent sur laspect encourageant de lopération. "La structure géologique est intéressante et laisse optimiste. Dailleurs, il faut sattendre à dautres forages dici peu", explique-t-elle. Dautres spécialistes de lexploration pétrolière affirment que la découverte prendra du temps. Selon eux, il a fallu plus dune centaine de puits dans la mer du Nord avant daboutir à un résultat concret, ouvrant la phase de lexploitation (extraction et la vente de pétrole ou de gaz). Dans le cas marocain, les indiscrétions laissent entendre que Shell et Vango disposent actuellement dindices permettant de viser la poche (la roche emprisonnant le pétrole).
Par ailleurs, Morocco Petroleum Exploration (MPE), la filiale de Dallah Al Baraka opérant à Talsint, a terminé la sismique 3D. Les données sont en traitement pour définir le lieu et la phase des forages. Pour sa part, le forage programmé par la Samir et qui sera effectué grâce au matériel de loffice des hydrocarbures (ex-Onarep et BRPM), repose sur des données plus tangibles. La région du Gharb qui sera la scène de lopération a déjà des découvertes à son actif. "Il est vrai quil sagit de petites réserves sans potentiel commercial, mais elles représentent des indices forts pour lexploration", indique une source proche du dossier. Dans la même région, Sabre, une entreprise canadienne, a foré un deuxième puits de gaz, quelle est en train de développer. Côté permis dexploration, le département dAmina Benkhadra est en négociation avec des opérateurs, notamment australiens, chinois, américains et britanniques pour lobtention de permis pour les régions de Doukkala, Souira, Tarfaya et Missour au sud de Fès. Des accords devraient être signés dici la fin de lannée. |
PME/Banques. Un engagement de bonnes intentions
Les discussions entre la fédération des PME et celle des services bancaires et financiers (FSBF) sont terminées. Les deux parties ont abouti à une convention de principe qui ne sattaque pas aux aspects techniques. "Une plate-forme de travail qui nous permettra daller de lavant", selon les termes dAli Ibn Mansour, président de la FSBF. En dautres termes, les blocages portant sur la garantie des crédits nont pas pu être surmontés. En revanche, Ibn Mansour sengage à intervenir chaque fois quil est sollicité pour débloquer la situation. Les dossiers de demandes de financement suivront ainsi leur cours normal. Après épuisement des solutions disponibles, notamment les fonds de garantie de la Caisse centrale de garantie et de Dar Addamane, le demandeur peut solliciter lintervention de la FSBF. Celle-ci aura ainsi lobligation de trouver une issue ou au moins expliquer le pourquoi du blocage. |
 |
Salaire sans rendement
Les opérateurs économiques sinquiètent de laugmentation de la masse salariale, car ils appréhendent le risque de la pression fiscale. Jusquà maintenant, Oualalou na pas eu recours à cette option. En revanche, peu imaginatif, le budget de lÉtat grignote sur lenveloppe allouée à linvestissement. Ce qui minimise limpact de la loi de finances sur léconomie. Cette inquiétude légitime, il faut le souligner, ne doit pas cacher lessentiel. On a tendance à reprocher à lÉtat sa masse de fonctionnaires, |
|
| mais on oublie de préciser que la masse salariale galopante résulte des plans de départs volontaires et de la valorisation de certaines tranches de cadres de ladministration. En soi, cette politique est pertinente. Les entreprises la pratiquent aussi. Et la comparaison des salaires pratiqués dans le privé et ceux du public donne lavantage aux premiers. Ce quil faut maintenant, cest aligner le rendement des uns sur celui des autres. Le nombre dheures de travail nest quun outil comptable. Le délai de réalisation des projets est le meilleur indicateur. Et cest le plus inquiétant. Entre la prise de décision et son application sur le terrain, il y a un fossé abyssal. Parfois le blocage est politique, mais souvent il est fonctionnel. Tout bêtement. |
|
Sodea/Sogeta. Le cahier de charges fait des mécontents
C'est désormais officiel, lappel doffres pour la concession des terres de la Sodea et de la Sogeta est prévu pour le 15 octobre prochain. Le cahier des charges est désormais prêt. Ce qui ravive les tensions au sein de la communauté agricole marocaine. Celle-ci réclame la mise en place du mécanisme de la préférence nationale. Le ministère de lAgriculture oppose un niet catégorique à cette doléance. La position du département de Mohand Laenser est justifiée par des considérations stratégiques. Plus la barre est haute, plus élevé sera linvestissement et plus fort sera lapport en devises. Les exploitants étrangers qui se positionneront sur le Maroc viseront lexport. De même quils permettront une forte industrialisation des exploitations. Une option que les Marocains ne pourront, du moins pour la majorité, honorer. La raison pour laquelle les lots ont été divisés en deux : de grandes exploitations allant jusquà 1200 hectares et de petites exploitations ne dépassant pas 800 hectares. |
Budget. 2005, année difficile
L'élaboration de la loi des finances saccélère. Dores et déjà, il faut souligner que lannée 2005 sera très difficile. Le budget devrait faire face à au moins trois contraintes et pas des moindres. La première concerne la hausse des cours de pétrole. Le budget établit ses prévisions sur un baril de 32 dollars alors quil se limitait à 25 dollars auparavant. Ensuite, il doit prendre en compte la baisse de lIGR programmée pour lannée prochaine. Le ministère des Finances a déjà adressé une note à ladministration des impôts pour quil lui présente ses scénarios et pour quelle lintègre dans la note de présentation du budget. Et enfin, le budget prévoit une augmentation de la masse salariale. Celle-ci devrait passer de 54 milliards de dirhams à 62 milliards en 2005. Comme à laccoutumée, le budget fera appel aux privatisations pour sauver la mise. La plus importante sera celle de lintroduction en bourse de Maroc Telecom et la cession de 16 % à Vivendi. La Comanav fera également partie du lot. |
 |
Les off
Samir. La réponse de la Primature mardi
Le Premier ministre na pas encore pris de décision concernant le dossier dinvestissement de la Samir. Une réunion devait se tenir vendredi matin pour traiter les aspects techniques du dossier. La Primature sest fixée mardi comme deadline. Rappelons que ce projet porte sur lextension de la raffinerie de Mohammedia par une enveloppe de 6 milliards de dirhams.
Dallah Al Baraka. Une procédure au pénal contre Lakhouaja
Le groupe saoudien Dallah Al Baraka nen finit pas avec son associé Azeddine Lakhouaja. Une procédure serait en cours au pénal, portant sur des effets taxés de faux. Selon des sources proches du dossier, Lakhouaja aurait présenté un effet au paiement. La société émettrice est Palais des Roses, le bénéficiaire est Delta Overseas. Lakhouaja est actionnaires dans les deux sociétés, ce qui fait de lui lémetteur, lendosseur et le bénéficiaire.
Investissement. Le CRI à laéroport
Le Centre régional dinvestissement de Casablanca a obtenu laval de lOffice national dexploitation des aéroports pour louverture dune antenne à laéroport Mohammed V. Le centre est actuellement en phase de préparation du stand où il sera logé au sein du terminal. |
|
La rentrée se confirme
L'indice Masi reprend des couleurs après avoir entamé la séance par une baisse. Mais le rythme de la cotation a repris depuis mardi, enregistrant un pic en volume le mercredi avec 107,9 millions de DH dont lessentiel (83 millions ont été enregistré au marché central). Côté titres, Managem et BMCE ont soutenu la côte. Selon les analystes, les investisseurs anticipent sur les résultats semestriels. En revanche, pour la bancaire, il ne sagit que dopérations intra-groupes. Pour sa part, La BCP commence à baisser. "Il y a plus de vendeurs que dacheteurs sur le marché", explique un analyste. La valeur CIH continue sa baisse malgré lannonce du nouveau plan de développement, alors que le titre SNI revient à la charge. Globalement, le marché vit au rythme de la rentrée. |
|