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N° 141
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Khalid Tritki

Exploration pétrolière. Pas de découverte au large

Les forages ont abouti sur des résultats encourageants, mais pas de pétrole pour l’instant.


Les majors opérant au large du Maroc ont pratiquement tous terminé leur premier forage. Shell et Vango, ainsi que leurs partenaires, n’ont pas encore fait de découverte. Le pétrole n’a pas jailli des fonds de l’Atlantique. En revanche, des sources non officielles insistent sur l’aspect encourageant de l’opération. "La structure géologique est intéressante et laisse optimiste. D’ailleurs, il faut s’attendre à d’autres forages d’ici peu", explique-t-elle. D’autres spécialistes de l’exploration pétrolière affirment que la découverte prendra du temps. Selon eux, il a fallu plus d’une centaine de puits dans la mer du Nord avant d’aboutir à un résultat concret, ouvrant la phase de l’exploitation (extraction et la vente de pétrole ou de gaz). Dans le cas marocain, les indiscrétions laissent entendre que Shell et Vango disposent actuellement d’indices permettant de viser la poche (la roche emprisonnant le pétrole).
Par ailleurs, Morocco Petroleum Exploration (MPE), la filiale de Dallah Al Baraka opérant à Talsint, a terminé la sismique 3D. Les données sont en traitement pour définir le lieu et la phase des forages. Pour sa part, le forage programmé par la Samir et qui sera effectué grâce au matériel de l’office des hydrocarbures (ex-Onarep et BRPM), repose sur des données plus tangibles. La région du Gharb qui sera la scène de l’opération a déjà des découvertes à son actif. "Il est vrai qu’il s’agit de petites réserves sans potentiel commercial, mais elles représentent des indices forts pour l’exploration", indique une source proche du dossier. Dans la même région, Sabre, une entreprise canadienne, a foré un deuxième puits de gaz, qu’elle est en train de développer. Côté permis d’exploration, le département d’Amina Benkhadra est en négociation avec des opérateurs, notamment australiens, chinois, américains et britanniques pour l’obtention de permis pour les régions de Doukkala, Souira, Tarfaya et Missour au sud de Fès. Des accords devraient être signés d’ici la fin de l’année.


PME/Banques. Un engagement de bonnes intentions

Les discussions entre la fédération des PME et celle des services bancaires et financiers (FSBF) sont terminées. Les deux parties ont abouti à une convention de principe qui ne s’attaque pas aux aspects techniques. "Une plate-forme de travail qui nous permettra d’aller de l’avant", selon les termes d’Ali Ibn Mansour, président de la FSBF. En d’autres termes, les blocages portant sur la garantie des crédits n’ont pas pu être surmontés. En revanche, Ibn Mansour s’engage à intervenir chaque fois qu’il est sollicité pour débloquer la situation. Les dossiers de demandes de financement suivront ainsi leur cours normal. Après épuisement des solutions disponibles, notamment les fonds de garantie de la Caisse centrale de garantie et de Dar Addamane, le demandeur peut solliciter l’intervention de la FSBF. Celle-ci aura ainsi l’obligation de trouver une issue ou au moins expliquer le pourquoi du blocage.



Khalid Tritki
Salaire sans rendement

Les opérateurs économiques s’inquiètent de l’augmentation de la masse salariale, car ils appréhendent le risque de la pression fiscale. Jusqu’à maintenant, Oualalou n’a pas eu recours à cette option. En revanche, peu imaginatif, le budget de l’État grignote sur l’enveloppe allouée à l’investissement. Ce qui minimise l’impact de la loi de finances sur l’économie. Cette inquiétude légitime, il faut le souligner, ne doit pas cacher l’essentiel. On a tendance à reprocher à l’État sa masse de fonctionnaires,
mais on oublie de préciser que la masse salariale galopante résulte des plans de départs volontaires et de la valorisation de certaines tranches de cadres de l’administration. En soi, cette politique est pertinente. Les entreprises la pratiquent aussi. Et la comparaison des salaires pratiqués dans le privé et ceux du public donne l’avantage aux premiers. Ce qu’il faut maintenant, c’est aligner le rendement des uns sur celui des autres. Le nombre d’heures de travail n’est qu’un outil comptable. Le délai de réalisation des projets est le meilleur indicateur. Et c’est le plus inquiétant. Entre la prise de décision et son application sur le terrain, il y a un fossé abyssal. Parfois le blocage est politique, mais souvent il est fonctionnel. Tout bêtement.


Sodea/Sogeta. Le cahier de charges fait des mécontents

C'est désormais officiel, l’appel d’offres pour la concession des terres de la Sodea et de la Sogeta est prévu pour le 15 octobre prochain. Le cahier des charges est désormais prêt. Ce qui ravive les tensions au sein de la communauté agricole marocaine. Celle-ci réclame la mise en place du mécanisme de la préférence nationale. Le ministère de l’Agriculture oppose un niet catégorique à cette doléance. La position du département de Mohand Laenser est justifiée par des considérations stratégiques. Plus la barre est haute, plus élevé sera l’investissement et plus fort sera l’apport en devises. Les exploitants étrangers qui se positionneront sur le Maroc viseront l’export. De même qu’ils permettront une forte industrialisation des exploitations. Une option que les Marocains ne pourront, du moins pour la majorité, honorer. La raison pour laquelle les lots ont été divisés en deux : de grandes exploitations allant jusqu’à 1200 hectares et de petites exploitations ne dépassant pas 800 hectares.


Budget. 2005, année difficile

L'élaboration de la loi des finances s’accélère. D’ores et déjà, il faut souligner que l’année 2005 sera très difficile. Le budget devrait faire face à au moins trois contraintes et pas des moindres. La première concerne la hausse des cours de pétrole. Le budget établit ses prévisions sur un baril de 32 dollars alors qu’il se limitait à 25 dollars auparavant. Ensuite, il doit prendre en compte la baisse de l’IGR programmée pour l’année prochaine. Le ministère des Finances a déjà adressé une note à l’administration des impôts pour qu’il lui présente ses scénarios et pour qu’elle l’intègre dans la note de présentation du budget. Et enfin, le budget prévoit une augmentation de la masse salariale. Celle-ci devrait passer de 54 milliards de dirhams à 62 milliards en 2005. Comme à l’accoutumée, le budget fera appel aux privatisations pour sauver la mise. La plus importante sera celle de l’introduction en bourse de Maroc Telecom et la cession de 16 % à Vivendi. La Comanav fera également partie du lot.



Les off

Samir. La réponse de la Primature mardi
Le Premier ministre n’a pas encore pris de décision concernant le dossier d’investissement de la Samir. Une réunion devait se tenir vendredi matin pour traiter les aspects techniques du dossier. La Primature s’est fixée mardi comme deadline. Rappelons que ce projet porte sur l’extension de la raffinerie de Mohammedia par une enveloppe de 6 milliards de dirhams.

Dallah Al Baraka. Une procédure au pénal contre Lakhouaja
Le groupe saoudien Dallah Al Baraka n’en finit pas avec son associé Azeddine Lakhouaja. Une procédure serait en cours au pénal, portant sur des effets taxés de faux. Selon des sources proches du dossier, Lakhouaja aurait présenté un effet au paiement. La société émettrice est Palais des Roses, le bénéficiaire est Delta Overseas. Lakhouaja est actionnaires dans les deux sociétés, ce qui fait de lui l’émetteur, l’endosseur et le bénéficiaire.

Investissement. Le CRI à l’aéroport
Le Centre régional d’investissement de Casablanca a obtenu l’aval de l’Office national d’exploitation des aéroports pour l’ouverture d’une antenne à l’aéroport Mohammed V. Le centre est actuellement en phase de préparation du stand où il sera logé au sein du terminal.


La rentrée se confirme

L'indice Masi reprend des couleurs après avoir entamé la séance par une baisse. Mais le rythme de la cotation a repris depuis mardi, enregistrant un pic en volume le mercredi avec 107,9 millions de DH dont l’essentiel (83 millions ont été enregistré au marché central). Côté titres, Managem et BMCE ont soutenu la côte. Selon les analystes, les investisseurs anticipent sur les résultats semestriels. En revanche, pour la bancaire, il ne s’agit que d’opérations intra-groupes. Pour sa part, La BCP commence à baisser. "Il y a plus de vendeurs que d’acheteurs sur le marché", explique un analyste. La valeur CIH continue sa baisse malgré l’annonce du nouveau plan de développement, alors que le titre SNI revient à la charge. Globalement, le marché vit au rythme de la rentrée.

 
 
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