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N° 142
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Karim Boukhari

Ambassade à Paris. Sijelmassi remplace Abouyoub

De G à D, Fathallah Sijelmassi
et Hassan abouyoub (Photo DR)
Ce n’était pas encore officiel à l’heure où nous mettions sous presse, mais les jeux sont faits : Hassan Abouyoub quitte le poste d’ambassadeur du Maroc à Paris. Impair ? Poste politique en vue au pays ? À moins qu’il n’ait tout simplement fait son temps… Quoi qu’il en soit, l’ambassade marocaine la plus convoitée échoit à Fathallah Sijelmassi. À tout juste 38 ans, il est le plus jeune titulaire à ce poste depuis sa création. Diplômé de Sciences-Po-Grenoble et titulaire d’un doctorat sur les relations Maghreb-Europe, Sijelmassi a débuté sa carrière comme cadre à la BCM, qui l’a envoyé la représenter à Rome. De retour au Maroc, il intègre le ministère du Commerce
extérieur, puis celui des Affaires étrangères où il est directeur des affaires européennes. En décembre 2003, il est nommé ambassadeur du Maroc auprès de la communauté européenne, à Bruxelles.
De père diplomate (et de mère palestinienne), "Fethi", comme l’appellent ses amis, a toujours évolué dans les cercles de la jeune bourgeoisie r’batie. Sans jamais avoir été lui-même un proche du roi, il compte parmi ses proches amis quelques intimes de la famille royale comme Hassan Bernoussi, directeur des investissements extérieurs. Toujours dans le registre "people", Tariq, le frère du nouvel ambassadeur, est directeur général du Crédit agricole. Quant à son épouse et mère de ses deux enfants, née Fassi-Fihri, elle se trouve être la nièce de l’inénarrable Abbas el Fassi, secrétaire général du parti de l’Istiqlal… et lui-même ancien ambassadeur à Paris. Que demander de plus ?


El Mundo. Grotesque diffamation

C’est la dernière trouvaille d’El Mundo : les services secrets marocains auraient commandité les attentats du 11 mars 2004 pour "punir" l’Espagne de son hostilité envers le Maroc. Cette thèse ridicule, développée dans un nouveau livre sur le 11 mars (une quinzaine circulent déjà), ne repose sur rien d’autre que des lettres anonymes. Elle n’aurait pas mérité qu’on s’y arrête si El Mundo, leader de la "prensa amarilla" (terme espagnol pour désigner la presse à scandales), n’atteignait pas 500.000 lecteurs par jour. Le Parti populaire d’Aznar est-il derrière cette Une "choc" ? Probablement pas, même si tout ce qui contribue à torpiller le socialiste Zapatero, grand ami du Maroc, fait son affaire. Diffamez, diffamez, il en restera toujours quelque chose…


Maroc/Afrique du Sud. Clash diplomatique

En réaction à l’établissement de relations diplomatiques entre l’Afrique du Sud et l’improbable république sahraouie, le Maroc s’est dit "surpris". Rien n’est plus mensonger. Depuis la disparition de l’apartheid, les Marocains savent la sympathie déclarée de Pretoria pour le "combat de libération" du Polisario. Ce n’est qu’après l’échec d’une ultime tentative de médiation entre le Maroc et le Polisario, sous les auspices de l’Afrique du Sud, que le président Mbeki a franchi le pas. Depuis, l’ambassadeur marocain à Pretoria a été rappelé. À l’heure où nous mettions sous presse, il y avait encore un ambassadeur sud-africain à Rabat. Sans doute plus pour longtemps.


Taroudant. Le serial killer avait des complices

Trois nouveaux prévenus, âgés entre 22 et 41 ans, et dont les noms n’ont pas été communiqués, ont été auditionnés par le Procureur général, poursuivis pour non dénonciation et pédophilie puis déférés devant le juge d’instruction dans le cadre de l’affaire de Taroudant. Selon la police, le premier prêtait à Abdelhadi El Hali, la bicyclette qui lui servait pour se déplacer avec ses victimes. Le second, l'épicier qui, témoin de ses mouvements, a gardé le silence. Et le troisième qui aurait été son confesseur et auquel l'une des victimes se serait confiée après lui avoir échappé. Rappelons qu’à son arrestation, le pédophile avait avoué un neuvième homicide avant de se déclarer "apaisé" d’avoir soulagé sa conscience.


Insolite. La mésaventure de Jbabdi

Latifa Jbabdi, membre du CCDH et de l’IER, se souviendra longtemps de sa mésaventure, survenue vendredi dernier. La scène se passe à l’aéroport de Roissy. Notre militante des droits de l’homme, en provenance d’Helsinki, fait une escale de 3 heures à Paris avant de retrouver le sol natal. Alors que les passagers ont pris place, la police française accompagne un clandestin, censé partir sur le même vol. L’homme crie, appelle au secours. Latifa Jbabdi s’informe de ce qui se passe mais très vite, l’échange avec les policiers et le commandant de bord dégénère. Résultat : et le clandestin et Latifa Jbabdi, accusée par le pilote de constituer "une menace" pour le bon déroulement du vol sont débarqués. Rien moins. Cette éviction en bonne et due forme vaudra 3 heures d’interpellation à L. Jbabdi, durant lesquelles elle dénonce avoir subi des mauvais traitements. Lettre ouverte au président Chirac et plainte contre la compagnie aérienne, telles sont les suites qu’entend donner notre militante.


Moussaïf. L’avocat islamiste banni

Il s’appelle Taoufiq Moussaïf. La famille d’Abdellah Tabarak (extradé de Guantanamo) l’a contacté en premier avant de recourir à d’autres confrères. Surprise, l’avocat le plus sollicité dans les affaires de terrorisme, n’a plus le droit de prendre des affaires aussi politiques sans l’aval de son parti, le PJD. Accusé d’avoir eu du zèle dans sa défense de groupes liés au 16 mai ou encore à la cellule dormante d’Al Qaëda, Moussaïf a subi des attaques croisées du Palais et du parti. Le premier a fait pression sur sa famille, ayant le monopole de drogueries et quincailleries, lui intimant l’ordre de ramener le fils islamiste à la raison. Finalement, le parti sera plus efficace que la famille. Privé d’élections législatives, rétrogradé de force dans la liste des communales puis déclaré non grata par le MUR lui-même, Moussaïf a fini par faire profil bas. D’autant que même le barreau de Rabat, en mal de preuves écrites, n’a pas pu le soutenir. Triste ingérence politique !


Maroc. Le rêve américain

Les Américains sont désarmants de naïveté. Quelques mois après avoir dépêché à Rabat une poignée de congressmen pour tenter d’"améliorer l’image de l’Amérique", les voilà qui envoient, chargés la même mission… des militaires ! Accompagnés de l’attaché de défense de l’ambassade, 3 officiers de l’armée américaine ont rencontré, la semaine dernière, des journalistes et membres de la société civile marocaine. À la question "comment améliorer l’image de l’Amérique", ils avouent s’être souvent vu répondre : "Retirez-vous d’Irak et cessez de soutenir aveuglément Israël". Ils ne désespèrent pas de trouver une méthode moins contraignante.


Humanitaire. Le Maroc ne lâche plus ses opposants

Les tracasseries administratives ont repris de plus belle pour les familles d’anciens opposants et réfugiés politiques, aux postes-frontières du royaume. La section française du Forum Vérité et Justice cite les cas, notamment, de Rachid Manouzi (frère de Houcine, l’un des plus célèbres disparus), Faïçal Ghaleb Ahmed Khadami, Mohamed El Moubaraki, soumis à un traitement de faveur (fouilles systématiques, longs interrogatoires sans raison valable) à leur entrée au Maroc, durant l’été 2004. Ces "rétentions" exagérées sont perçues, par le Forum, comme un reliquat des années de plomb que le Maroc a du mal à chasser.


Congrès. Voie royale pour le soufisme

Le 1er congrès mondial du soufisme tenu à Marrakech du 10 au 12 septembre fut un moment éminemment politique. Organisé par le ministère des Affaires islamiques, avec "la bénédiction royale", la rencontre a ressuscité la vieille tradition de Sidi Chiker, un ribat militaire et site d’éducation spirituelle, sauvegardé par divers sultans à travers l’histoire. La lettre du roi Mohammed VI a insisté sur trois aspects fondamentaux : la redécouverte du rôle du soufisme dans l’encadrement de la société, la fin de toute appréhension qui pouvait mettre l’activité soufie sous embargo et son investissement dans l’amélioration de l’image de l’islam dans le monde moderne d’aujourd’hui. À la fin de la rencontre, la lettre lue par Ahmed Toufiq était sur le ton de la reconnaissance et portait le sceau d’une communauté en manque de réhabilitation et de reconsidération. Le reste n’était que littérature. L’essentiel était dans cette parenthèse qui a officiellement ouvert une voie royale au soufisme.


USFP. Y a-t-il un pilote pour la chabiba ?

Soufiane Khairat, le SG de la chabiba de l’USFP, se trouve actuellement en France où il compte, d’après des sources internes, "poursuivre ses études supérieures". Cette étrange initiative aux allures de fugue a plongé l’USFP dans l’embarras. Prévenu par Khairat, Mohamed Elyazghi, premier secrétaire du parti, a chargé Driss Lahgar de convaincre Hassan Tariq, numéro 2 de la chabiba, de prendre le relais. Mais Tariq, déjà occupé à plein temps (il est conseiller au cabinet de Mohamed El Gahs, secrétaire d’Etat à la Jeunesse), a décliné la proposition. Dans les coulisses, on raconte que "les relations entre les numéros 1 et 2 de la chabiba étaient tellement tendues qu’ils ont décidé tous les deux de jeter l’éponge, chacun à sa manière". Inédit.


Nominations à 2M. Duel Ben Ali-Sitaïl

Remue-ménage à 2M. Des nominations viennent marquer deux territoires distincts, celui de l’information, auquel s’accroche fermement Samira Sitaïl et celui du management que le directeur général Mustapha Benali cherche à maîtriser. La première a dorénavant deux adjoints : Réda Benjelloun pour les magazines et Taoufiq Addabab pour les journaux télévisés. A un autre étage de la chaîne, Mohamed Mamad, l’homme à tout faire, devient conseiller du DG chargé de la programmation (le département autonome disparaît) et Abderrahim Choufaï, déjà secrétaire général, devient directeur des ressources humaines. Entre une Sitaïl qui délègue aux plus performants et un Ben Ali qui concentre les pouvoirs aux mains des plus proches, deux visions s’opposent. 2M devient-elle bicéphale ?


Ouvrage. Les inédits de Maradji

Le photographe attitré du Palais et self made man, Mohamed Maradji, crée l’événement. Après l’émission que 2M lui a été consacrée, il s’apprête à publier un recueil de photos inédites, tirées de ses archives personnelles. Préfacé par le journaliste et historien Jean Lacouture, le livre comportera, entre autres, des photos du procès du complot de 1963 mais aussi d’autres qui accompagnent la monarchie. Prévue dans 6 mois, la parution de cet album permettra de découvrir un Maradji plus politique, moins monolithique, et esthète à ses heures. Affaire à suivre.


Rachid, Belgique. Footballeur, boxeur et intégriste

Dimanche dernier Rachid Belabed, un supposé footballeur international marocain inconnu au bataillon, a passé à tabac le journaliste Claude Moniquet, spécialiste en terrorisme. Interpellé et placé sous mandat d’arrêt pour coups et blessures volontaires, ce joueur du club de la Louvière en première division belge, a été renvoyé du club pour "motif grave". Rachid Belabed affirme ne pas avoir apprécié certains propos tenus par le journaliste lors d’un débat télévisé, où il aurait lié islam et terrorisme de manière irrespectueuse. Souffrant de nombreux hématomes et d’une petite commotion cérébrale, Claude Moniquet est encore convalescent. Aussi, de source non officielle, de la "littérature islamiste" aurait été retrouvée dans la voiture du footballeur.


3 questions à Abdelilah Benabdeslam (Dirigeant de l'AMDH)

L’AMDH revendique le dossier Hicham Mandari : que demande-t-elle au juste ?
Que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Nous avons réagi à chaud, après l’assassinat de Mandari, qui est avant tout citoyen marocain. Nous ne sommes pas naïfs, nous ne jetons la pierre à personne. Nous ne collons à Mandari ni l’étiquette d’opposant politique ni de "mort d’opinion". Mais si cette affaire n’est pas banale, elle rentre parfaitement dans le cadre de la défense du plus fondamental des droits humains : le droit humain. C’est ce que nous défendons, et il n’y a aucune raison pour en exclure Hicham Mandari.

À qui vous adressez-vous au juste ?
A la justice, d’abord. Marocaine, mais aussi française et espagnole. Mandari a tout de même été assassiné après des déclarations extrêmement graves à la presse. Nous espérons avoir enterré l’ère des assassinats dits politiques. Pour s’en assurer, nous demandons que justice soit faite, et qu’une instruction sérieuse soit ouverte. Oublier cela ne sert en rien la cause du Maroc.

Vous défendez également les Marocains extradés de Guantanamo : ont-ils été victimes de tortures ?
Ce que l’on sait, c’est que certains parmi eux ont déjà été livrés au Maroc, bien avant l’été 2004, plus précisément en 2002 où ils sont passés par le centre d’hébergement de Témara. Les rapports d’Amnesty et de la FIDH en attestaient, relatant de nombreux cas de torture. Il est normal que, aujourd’hui, on défende le droit de ces gens à un traitement et à un jugement qui respectent leurs droits et leurs dignités humaines.-



Billet : La Cour des mystères (par Driss ksikes)

La Cour du roi est le théâtre des théâtres. Une scène par excellence. La pièce s’y joue derrière des murs qui confinent au silence. Il faut toujours un meurtre pour que le drame se déclenche, que les secrets s’éventent et que les coulisses se fissurent. Il en fut ainsi dans le royaume pourri de Hamlet. Qu’en est-il du nôtre ? Le meurtre de Mandari rend finalement public l’un des actes les plus discrets du Makhzen au temps de Hassan II : les ruses de courtisanes et de concubines.
La protagoniste s’appelle Farida Cherkaoui. Dans le rôle du chœur, une foule multinationale crie à tue tête pour sortir de l’anonymat, de l’oubli ou de l’ombre. Les plus désespérées des concubines jouent aux hystériques. Et Farida, joue au chef d’orchestre, assiste le maître chanteur, subit la foudre des maîtres des lieux et réalise dans son isolement subit que son sort de servante de charme du roi en fait une prisonnière jamais affranchie.
Depuis la mort de Hassan II, l’objet de convoitise partagé n’est plus. Ces femmes tenues en laisse ou à disposition, ont quitté la scène. Même les coulisses ont été balayées. Farida Cherkaoui, protectrice d’un fils du sérail mu en dissident filou, a été mise hors d’état de nuire. Quant aux autres, elles ont été mises hors des lieux, tout simplement.
Aujourd’hui, les producteurs du théâtre ont baissé le rideau. La Cour s’est vidée de ses concubines. Mohammed VI, premier roi résolument monogame, a opéré une rupture avec le faste ancestral du Palais. La nouvelle pièce se joue dorénavant sans harem. La modernité passe aussi par des ruptures. Mais une monarchie ne peut pas en faire trop. Elle vit grâce à ses héritages. Et avec le poids du passé, le conte se tisse à nouveau, le temps crée ses acteurs et les ingrédients d’une nouvelle pièce prennent place. Quel en sera le titre ? Mystère.



Humeur : En attendant la vérité (par Karim Boukhari)

L’instance équité et réconciliation (IER) a été créée pour purger les années de plomb au Maroc, via deux buts déclarés : dire la vérité sur le passé et indemniser les victimes. L’objectif est évidemment noble. Le processus suit, globalement, un déroulé jusque-là normal. Mais des observations pêchées en cours de route méritent une petite réflexion.
Le week-end dernier, l’IER a effectué une descente dans le sud, la semaine prochaine elle sera dans le nord. D’ici peu, elle aura rallié les coins cardinaux du royaume pour tenir, à chaque fois, des colloques et des rencontres informelles sur le thème de la vérité et, en filigrane, celui du développement local. Il est intéressant de noter comment l’instance a marché sur les pas des fameuses caravanes du FVJ, les devançant sur certains sites, les effaçant sur d’autres, ne ratant rien (exception faite de Tazmamart !), allant à Agdz, Laâyoune, Kelaât M’gouna, Tanger…etc. Et distillant, à chaque fois, un message reposé, serein, positif. L’œil sceptique pourrait voir dans cette démarche une tentative, encore une, de masquer l’action (souvent hargneuse et vindicative mais juste) du FVJ et même de l’AMDH, voire de la plus réservée OMDH, toutes ces ONG sans lesquelles on n’en serait pas là. Pourquoi pas tant on ne sait rien du champ d’action véritable (accès aux archives confidentielles de l’administration) dont dispose l’IER, ni de la nature du pacte passé avec le roi qui l’a installée, ni encore moins du sort final qui sera réservé, demain, à la vérité (sera-t-elle rendue publique ou consignée dans de nouveaux rapports confidentiels ?). Ce qui est sûr, c’est que tous les yeux du Maroc, rendus tristes par des décennies de plomb, ne demandent qu’à épouser un jour l’optimisme qui berce les hommes et les femmes de l’IER.



Vite !

Mahmoud Archane, pestiféré de la vie politique ? Détrompez-vous. Au mariage de son fils Badreddine (1000 personnes, 3 orchestres), on pouvait croiser Abdelkrim Khatib (PJD), Saâd Alami (Istiqlal), Abdelouahed Radi (USFP), Mohamed Ziane (PML), Abdellah Kadiri (PND), Mostafa Oukacha (RNI)… et même le trio Aherdane-Laenser-Ikken (MPs). Ceux-là sont quand même repartis avant le dîner.

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Les amazighophones de l’IRCAM sont furieux. La formation qu’ils devaient dispenser aux enseignants désignés dans les écoles pilotes a été annulée pour cause de recensement. Ironie du sort, l’année dernière, elle est passée à la trappe à cause des élections. A force de se répéter, cela n’est plus rigolo. Mais alors pas du tout.

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Hicham El Guerrouj a reçu le prix "Prince des Asturies du Sport 2004", doté de 50.000 euros. Cette distinction méritée vient récompenser ses résultats sportifs et son "ferme engagement social pour l’enfance marocaine". Le prix lui sera décerné par le Prince des Asturies, en Espagne, à l’automne 2004.

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10.000 dollars de dons. C’est ce que vient d’empocher la fondation Al Amana, le 14 septembre à Berlin. Cette coquette somme accompagne en effet le prix d’excellence décerné par la Grameen Foundation bank, du nom de ce bangladais qui a inventé le micro-crédit. Distinction internationale, s’il en est, cette récompense vient reconnaître la qualité des services d’Al Amana auprès des populations cibles et des efforts, du professionnalisme et de la transparence de l’institution. Bravo donc, et bonne continuation !

 
 
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