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N° 145
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Mise au point

Mise au point Dans votre édition n°144, vous avez publié un article en page 34 contenant une information selon laquelle la CGEM aurait demandé, vous précisez par écrit, le départ de M. Bencheikh. À cet égard, la CGEM, qui est membre du conseil d’administration de l’OFPPT, et qui est partie prenante du programme de formation, tient à rappeler qu’elle a suivi de près l’évolution du dossier des contrats spéciaux de formation, dès le déclenchement de l’affaire des détournements abusifs des fonds de la formation continue. À aucun moment, cependant, et malgré la position que détient la CGEM à ce sujet, la CGEM n’a demandé le départ de M. Larbi Bencheikh, contrairement à ce que vous rapportez dans votre article.

Hassan Chami, président de la CGEM

Notre article ne portait pas sur les contrats spéciaux de formation, mais sur la gestion de l’Office. Et contrairement aux affirmations de la confédération patronale, nos sources affirment que la CGEM a demandé officieusement le départ de Larbi Bencheikh. Mieux encore, le patronat a même présenté une liste de personnes susceptibles de remplacer l’actuel directeur général de l’OFPPT (c'est "l'écrit" auquel nous faisions référence). Le gouvernement avait, lui aussi, proposé en juin dernier deux noms en sollicitant l’avis du patronat. Il s’agissait de Omar El Fassi et de Ali Ghennam. La confédération patronale était plutôt favorable à ce dernier.

TelQuel



Lassant, déprimant… et envie de vomir !

Dans son éditorial "Lassant, déprimant"(TelQuel n°143), j’ai eu l'impression qu'ARB avait nourri de gros espoirs au sujet du nouveau règne et qu'il s'attendait à des changements pas radicaux, mais sensibles et importants. C'est vrai que le peuple attend depuis fort longtemps une amélioration quantitative et qualitative dans sa vie et c'est vrai que les attentes, parfois démesurées, dans le domaine politique, institutionnel et juridique n'ont pas été comblées… Mais ce qu'on oublie, c'est qu'on a affaire à une monarchie pour laquelle la durée de vie politique peut s'étaler sur trois ou quatre décennies. Entre ceux qui s'impatientent et qui trouvent, à raison, qu'après 5 années de règne - à part quelques actions limitées - rien n'a été fait en profondeur et une monarchie qui déclare qu’après 4 années de règne, parler de bilan est prématuré, et même déplacé… entre ces deux visions, et au fur et à mesure que les mois et les années s'écoulent, le fossé grandit de plus en plus. Cher ARB, cela fait longtemps qu'une grande majorité des Marocains ne s'intéresse à la politique que pour rire. Malheureusement, ces derniers temps, la scène politique marocaine donne plutôt envie de vomir.

A. Hadoura

Que voulez-vous que le roi fasse ?

Lorsqu’on lit l’édito évoquant la lassitude dont souffrent les Marocains (TelQuel n°143), que ce soit entre eux ou bien entre eux et leurs malheureux gouvernements, on comprend facilement que le Palais, et plus exactement le roi, impose sa politique au gouvernement. Heureusement, je dirais, quand on voit que l’immense majorité des élus ne sert à rien, quand les députés n’ont qu’une seule envie, celle de se montrer à la télé, quand les ministres souffrent du syndrome du siège, quand le Maroc a un ministre d’État qui ne sert absolument à rien, quand nous avons des oracles qui nous proposent d’opter pour une monarchie copiée sur le modèle espagnol et quand la majorité des Marocains votent pour des incapables… Que voudrions-nous que le roi fasse ? Il va tout simplement imposer sa méthode et désigner ses hommes qui, dans la majorité des cas, sont plus valables que les ministres que lui proposent nos pauvres chefs de partis. Imaginons le Maroc avec un Premier ministre copié sur le modèle espagnol… Ce serait une très grave erreur, je n’ose pas imaginer comment il exercerait son pouvoir. Vu qu’il n’y a personne sur qui compter, qu'on le veuille ou non, le roi et le Palais sont le moyen le plus efficace de gérer le pays.

Hicham Belghmaidi



Le Maroc est malade

Merci TelQuel d’être aussi culotté, votre esprit critique envers tout vous honore. Nous sommes plusieurs à vous lire avec assiduité et passion. Le regard que vous portez sur notre société est une brise fraîche pour nos cerveaux endoctrinés. Le Maroc est malade, gravement malade. À son chevet, se succèdent modernistes et réactionnaires, les uns comme les autres prêchant des remèdes miracle, dans un faux semblant de démocratie. Toutefois, pour que ce malade se relève de son mal identitaire, la raison, ainsi que la passion, doivent s’entretenir dans le respect pour formuler un projet "sage". Il serait dommage d'avoir à subir dans un futur proche les dogmes d'une majorité, comme il est dommage aujourd’hui de vivre sous le joug d’une minorité bien pensante.

Bashir Boumediene




Rectification

Votre article "Police, les grosses têtes tombent à la DGSN" publié dans votre n°143, en page 8, n’est qu’un assemblage d’affabulations en parfaite violation avec les énonciations de l’article 49 du dahir précité qui stipulent que "les responsables de la publication doivent disposer, avant la publication, des preuves établissant les faits qu’ils rapportent". Tel n’a pas été le cas, puisque d’abord, les changements intervenus ne traduisent ni des sanctions, ni des "mises au placard", mais ils ont été inspirés par une nécessité structurelle de redéploiement du personnel, prérogative institutionnellement propre au directeur général de la Sûreté nationale, de par la fonction même qu’il assume. Quant aux affaires judiciaires mentionnées dans l’article, la justice qui en est saisie reste la seule habilitée à dire le droit contre ou en faveur de telle ou telle personne concernée. Jusqu’à maintenant, rien n’est encore venu conforter vos hypothèses en la matière.

Omar Choukri, chef du service juridique à la DGSN

 
 
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