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Pages coordonnées par Karim Boukhari
Maroc/polisario. (Léger) accrochage militaire
| Le Maroc n'est pas en guerre contre l'Algérie. Mais il s'en est fallu de peu. Selon des sources dignes de foi, des escarmouches auraient eu lieu, la semaine dernière, au sud du pays, pas loin du "mur", dans la région de Smara, entre des combattants du Polisario et des éléments des Forces armées royales. Deux morts auraient été enregistrées dans les rangs marocains. Ce dérapage, d'après nos sources, fait suite à l'état de mobilisation et de tension extrême qui prévaut, depuis plusieurs semaines déjà, d'un côté comme de l'autre de la frontière. L'incident, heureusement resté sans suite, aurait provoqué une réunion au sommet entre des responsables |
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| militaires des deux côtés. Les deux parties auraient convenu de taire l'incident et de donner des signes d'apaisement politique. La dernière sortie du ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelaziz Belkhadem, n'est peut-être pas étrangère à cet incident. "Il n'y a aucune guerre possible entre deux pays frères, et deux peuples frères", a notamment déclaré le responsable algérien, propos repris en début de semaine par une dépêche AFP. Depuis le mémorandum du 24 septembre, c'est le premier signe d'apaisement officiel venant d'Alger. Dans l'immédiat, le risque de guerre reste toujours minime. Mais des incidents sont possibles, et l'état d'alerte (militaire) reste à son maximum. |
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Mandari. Un documentaire en vue
En attendant les premières conclusions officielles de l'enquête sur les circonstances de l'assassinat de Hicham Mandari, ses exécutants et ses commanditaires éventuels, l'intérêt médiatique porté à l'affaire n'a pas refroidi. On apprend ainsi, de source sûre, qu'un projet de film documentaire sur le personnage est déjà en préparation par des journalistes français. Des groupes de télévision (dont France Télévision) seraient intéressés par la diffusion du résultat final. En attendant, l'enquête se poursuit toujours à partir de Madrid. Les relations d'affaire de Mandari continuent d'être entendues. |
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Diplomatie. Istiqlal-PP: Episode II
Le Partido Popular (PP) et l'Istiqlal se sont donné rendez-vous, en novembre prochain, pour une réunion bilatérale en Espagne. Les deux partis devront se retrouver, plus précisément à Girona, en Catalogne. D'après une source istiqlalienne, l'objet de la réunion devra tourner autour du mémorandum que l'Istiqlal a déposé lors du dernier congrès du PP, il y a deux semaines. Ce mémorandum réitérait les positions de l'Istiqlal et du Maroc sur le Sahara. Sauf surprise, la délégation de l'Istiqlal ne devra guère différer de celle qui s'est déjà déplacée à Madrid où elle avait fait bonne impression avec les Larbi Messari, Nizar Baraka et Cheikh Amar. |
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PJD. Khalidi préparerait une scission
Mohamed Khalidi mène la fronde au sein du PJD. Le fondateur d' "Al-Yaqada wal fadila (vertu et vigilance)" aurait l'intention de transformer son association en parti politique. Même si l'intéressé se refuse pour le moment à toute déclaration, des sources au PJD confirment l'information. Khalidi, connu pour être un compagnon du Dr Abdelkrim Khatib, n'a pas coupé les ponts avec le PJD pour autant. Il fait, en effet, partie de l'équipe parlementaire qui représentera le parti pour la session d'automne. Mais il s'apprête, en parallèle, à relancer "Al-Asr", sous le titre "Al-Asr al-jadid". Le nouveau journal sera plus que jamais proche de "Vertu et vigilance", par opposition à Attajdid proche du "MUR". |
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Toufiq. Distinguer le politique du religieux
Pour sa première leçon hassanienne de ce Ramadan, prévue lundi 18 octobre, Ahmed Toufiq reste fidèle à ses habitudes de ministre intellectuel. Au programme, cette année, "la distinction entre le politique et le religieux". Son point de départ, un verset qui évoque, mine de rien, le parcours du croyant. Le lendemain et le surlendemain, le roi Mohammed VI a décidé, cette année, dofficier les causeries à la grande mosquée Hassan II de Casablanca. Une première. Puisque jamais depuis 1965, date où Hassan II a ressuscitée cette vieille tradition sultanienne, elle na eu lieu hors du Mechouar de Rabat. |
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Passé. Un disparu réapparaît
Porté disparu depuis 1984 pour cause dengagement dans lextrême gauche, Omar Ouassouli est mystérieusement réapparu il y a 8 mois, avant de disparaître à nouveau. Brahim Haddou, un de ses anciens camarades de classe, était attablé à un café dErrachidia quand un inconnu laborde. Brahim reconnaît Omar, accompagné par un homme qu'il désigne comme sappelant Houcine. Brahim, Omar et Houcine passent 6 h ensemble. Omar élude les questions ayant trait à sa disparition, et Houcine ne pipe pas mot. Ils vont à Erfoud, déjeunent, sattablent à une autre terrasse de café
Depuis, Omar comme son ange gardien, ont à nouveau disparu. Brahim a attendu un mois avant de prévenir la famille Ouassouli, qui sest adressée à lInstance équité et réconciliation (IER). Une enquête est en cours. |
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Sondage. LAfrique pro-marocaine
Le sondage a été publié sur Africatime.com, un portail dactualités africaines basé à New York. La question : Mohammed VI doit-il reconnaître la république sahraouie ? Première surprise, le nombre impressionnant de participants. 66.013 (jusquau 13 octobre) votants contre moins de 2000, dans les meilleurs des cas, pour les autres sondages. Deuxième surprise, les votes eux-mêmes. 55 % des votants ont répondu négativement (le Roi ne doit pas reconnaître la RASD), contre 44 % qui pensent que le Maroc doit reconnaître la république sahraouie. Très peu (0,56 %) de sans avis, signe de lintérêt que porte le continent à lun de ses plus vieux conflits. Une maigre consolation continentale depuis la claque sud-africaine. |
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Parlement. Les élus apprennent
à parler
Nos députés apprennent à communiquer. Grâce au financement de lONG américaine NDI, lInstitut supérieur de linformation et de la communication (ISIC) organise, dans ses studios à Rabat, des sessions de "média training" au profit de plusieurs parlementaires de la première chambre (NDI nétant pas intéressée par la deuxième). Après les femmes, cétait cette semaine au tour des hommes dapprendre les règles des interventions télévisés et des relations presse. Principal souci de nos députés, la mauvaise image que continue de traîner le Parlement, améliorer leur communication et
accroître leur popularité. |
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Sahara. Les tribulations de Réda Taoujni
L'association du Sahara marocain que dirige le trublion Réda Taoujni refait parler delle à partir dEspagne. Elle a déposé une demande dautorisation auprès d'Alger pour organiser une visite aux camps de Tindouf en compagnie de journalistes marocains. Le 26 septembre, elle avait envoyé une lettre pamphlétaire à Sahel, Benaïssa, Laanigri et Harchi, leur demandant des comptes sur ce quils font pour contrecarrer loffensive diplomatique du Polisario. Les démêlés de Taoujni et de ses compagnons avec Laânigri datent de 2002. Premier choc suite à un colloque tenu à Genève. Ils ont écrit à leur retour un article dans leur toute nouvelle publication, Assahra Al Maghribia, dénonçant la présence, en Suisse, dun agent de la DST qui a éveillé les soupçons du Polisario. Deuxième choc, larrestation de 24 heures de Taoujni pour chèque non payé. Depuis fin décembre 2003, une antenne de lassociation à Madrid a été créée, leur permettant depuis peu dagir à partir de lexil. Les ex-protégés de Driss Basri sont à la recherche de légitimité. |
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Pêche. Laenser ne délègue plus
Mohand Laenser, ministre de lAgriculture et de la Pêche, naime pas les délégations de signature. Au lieu détudier le rétablissement des directeurs déjà mis au placard du temps de son prédécesseur, il vient déliminer toutes les délégations de signatures au ministère de la Pêche, auparavant dévolues aux directeurs centraux de son département. Désormais, le secrétaire général est le seul maître à bord. Chez les opérateurs, la décision est tombée comme un couperet. Tous savent que cela bloquera le secteur par encombrement sur le bureau du seul signataire du ministère. Pour dautres, cest une décision passagère
en attendant le départ à la retraite du secrétaire général en janvier 2005. |
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Tendance. Ce que Belhaj croit
Àli Belhaj, président dADL, crée le premier "Web Log" politique marocain. Pour les non-initiés, expliquons quun web log est un site web personnel où lauteur, souvent un personnage public ou défendant une cause, tient un journal régulier, quotidien de préférence. Sur le sien, Ali Belhaj propose de tenir un billet dhumeur quotidien où il parlera de tout et de nimporte quoi, sous son angle de vue personnel, évidemment. Ali Belhaj promet un site interactif où les commentaires seront les bienvenus. Des guest stars sont également prévues parmi des ministres et "même des chefs dÉtat étrangers". Sur une version test du site web, le politicien donne sa vision de la reconnaissance de la RASD par lAfrique du Sud, raconte un retour de Berkane, etc. Sympa, mais rien qui ne sorte du politiquement correct. |
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Hôpitaux. Biadillah se maquille
Le 10 septembre dernier, le ministre de la Santé a présenté au roi un nouveau projet de financement de la gestion des soins de santé s'étalant sur la période 2003-2007. En fait, il s'agit d'un projet négocié du temps de Harouchi, finalisé et signé avec la Banque mondiale en 1998. Il allouait à la réforme hospitalière une enveloppe de 72,2 millions de dollars pour réhabiliter 14 hôpitaux, préparant ainsi la mise en place de l'assurance maladie obligatoire. Or, comme par enchantement, un document de situation de juillet dernier précise que le total des décaissements n'excède pas 20 % de lenveloppe de départ ! Le projet est donc le même mais révisé de sorte à réformer 5 hôpitaux au lieu de 14. Les (neuf) autres peuvent toujours attendre une autre opportunité. |
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Épidémie. Les rats tuent à Zerhoun
12 morts dans un petit village près de Zerhoun, durant les 15 derniers jours seulement. Linformation, reprise par toute la presse quotidienne, a de quoi sérieusement inquiéter. La raison ? Une contamination bactériologue, selon les premières analyses. Soit, mais de quelle nature ? Selon le ministre de la Santé, "ce sont des cas de leptospirose hémorragique, une maladie bactériologique qui se transmet par les rats". Le ministre dit dailleurs avoir mené une grosse opération de dératisation dans toute la région et maîtriser, à présent, la situation. Le responsable tient également à minimiser le nombre de morts. Selon lui, il n y aurait eu que 8 décès, dont cinq seulement provoqués par ladite maladie. "Et encore, ces personnes sont décédées parce quelles nont pas consulté de médecins. Le traitement est assez facile", répond Biadillah. Huit morts, ou cinq, cela reste beaucoup, surtout pour une région où les "traitements faciles" ne sont pas accessibles à une population trop éloignée des centres de santé. |
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Casablanca. La justice se simplifie la vie
La décision est tombée cette semaine. Les tribunaux de Casablanca troqueront bientôt leur compétence territoriale au bénéfice dune compétence matérielle. Dans la pratique, et en termes simples, cela se traduira par la centralisation, à partir du 21 octobre, des tribunaux de première instance et des Cours dappel. Le tribunal de première instance d'Anfa siégera ainsi désormais dans les affaires civiles et sociales. Le tribunal dEl Fida devient le tribunal de la famille. Et celui des Roches Noires se chargera des affaires correctionnelles et délictuelles. Quant aux Cours dappel, elles disparaîtront toutes laissant place à une seule grande Cour qui a élu domicile au quartier dOulfa, dans un bâtiment nouvellement acquis par le ministère de la Justice. Simple et efficace. |
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4 projets achevés, 13 en cours !
La marche des fameux "50 projets" (TelQuel n°127) se poursuit. Le Réseau des associations de quartier, qui pilote lopération, commence à distribuer cette semaine, comme promis, des bilans généraux et états davancement des opérations. 4 projets sont dores et déjà achevés, totalisant des engagements de 222.365 DH. Il sagit de laménagement dune piste piétonne, dun chantier de langues, du financement dune troupe de théâtre pour enfants et dun projet déducation sportive. 13 autres projets ont atteint un stade davancement suffisamment important pour être répertorié, totalisant des engagements de 1.186.100 DH. Bravo, continuez ! |
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Radio. "Houna London", le retour ?
Le chef du service arabophone de la BBC na pas raté la présence, à ses côtés, du ministre de la Communication marocain, lors de louverture dun symposium à Rabat, pour réaffirmer la volonté de la BBC démettre sur la bande FM marocaine. Après plusieurs mois de silence radio (surtout après lautorisation délivrée à Sawa), tout semble rentrer dans lordre. Signe parmi dautres, la BBC vient de recruter cinq journalistes marocains pour renforcer son service Maghreb à Londres. La station a également commandité (localement) une étude sur les comportements des auditeurs marocains et sapprête à engager de nouveaux correspondants au Maroc. À suivre. |
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Azaykou. La berbérité en deuil
Disparaissait le mois de septembre dernier Ali Sedki Azaykou, lun des plus fervents défenseurs de la cause berbère. Son militantisme lui avait dailleurs valu au début des années 80 une condamnation à un an de prison, faisant ainsi de lui le premier militant berbériste détenu politique. Motif de lemprisonnement : un article publié dans la revue Amazigh sur la place qui devait revenir au tamazight. Ali Sedki Azaykou était aussi poète et historien et avait fondé en 1981, avec Mohamed Chafiq, lAssociation culturelle amazighe. Apprécié et respecté des militants berbères (au Maroc comme en Algérie), cest à la faculté des Lettres de Rabat quils lui rendront hommage le 20 du mois en cours. |
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Solidarité. Lavez-vous utile
Aïcha Ech-Chenna lavait rêvé, pensé, elle a fini par le réaliser. Il sagit là du centre de remise en forme, inauguré la semaine dernière par Madame Mohammed VI herself accompagnée par la reine de Belgique. Le centre, grand projet incluant sauna, jaccuzi, massages, centre de beauté permettra à plus dune quarantaine de mères célibataires de travailler, et de subvenir ainsi aux besoins de leurs enfants. Formées aux métiers du bien-être, ce sont, en effet, elles qui soccuperont des clientes. Rappelons que le hammam a pu être construit grâce en grande partie aux dons personnels de Mohammed VI à lassociation Solidarité féminine. Le centre de remise en forme, situé au quartier Palmiers, cest officiel, sera opérationnel à partir de la mi-novembre. |
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Appel à témoins
Enfant de parents divorcés, Ismaël a été enlevé par son père, Michel Mehdi Caruso, depuis le dimanche 26 septembre 2004. Ismaël était alors placé par la justice marocaine sous la garde de sa mère, Nadia Tahiri. Dix jours après cet enlèvement, Nadia Tahiri na toujours aucune nouvelle, le père et lenfant demeurent introuvables.
Si vous avez des informations concernant cet enfant ou cet homme, appelez le 069 78 32 64 |
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3 questions à Larbi Messari (Dirigeant de l'Istiqlal)
Vous avez présidé la délégation de l'Istiqlal au congrès du PP en Espagne, et le Polisario y était officiellement invité...
Le Polisario ne faisait pas partie des délégations officielles, il était représenté par Brahim Ghali qui a figuré dans la cérémonie de clôture, c'est tout. Et c'est peut-être pour cela que l'ambassadeur du Maroc en Espagne a finalement décliné l'invitation
Notre présence avait un sens : le dialogue avec l'Espagne du PP, qu'elle soit aux affaires ou dans l'opposition, doit se poursuivre. C'est une priorité et une urgence.
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L'Espagne reproche au Maroc de ne pas lui accorder toute l'attention qu'elle mérite, qu'en pensez-vous ?
C'est un peu vrai, malheureusement. L'Espagne est la 8ème puissance économique mondiale, elle a placé un des siens à la tête du FMI, de la commission défense et Affaires étrangères de l'Europe, etc. Sans oublier notre histoire commune avec ce pays, sa proximité géographique, son implication dans la question du Sahara. L'Espagne est, avec la France, le pays qui nous intéresse le plus. Les Marocains ne savent pas toujours parler aux Espagnols.
À Rabat, on reproche à l'Espagne d'entretenir un double langage au sujet du Sahara, qu'en est-il ?
Il nous faut comprendre que le Sahara fait partie de la politique intérieure de l'Espagne. Le PP, comme le PSOE, ont souvent changé de position sur la question. C'est de la politique, une question de calculs et d'intérêts, rien d'autre. Mais personne, en Espagne, comme en Europe, ne voudrait "faire du mal" au Maroc au sujet du Sahara. L'anti-marocanisme n'est pas une position de principe. |
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Billet : Laïcité à la marocaine (par Driss ksikes)
Autant la démocratie nadmet-elle pas de spécificités, autant la laïcité peut varier selon les colorations locales. Cest une mélasse qui dépend des ingrédients en place : le degré de religiosité de la société, les sources de légitimation du pouvoir, la place de la rationalité à lécole et la configuration, plus ou moins séculière, de lélite. Le Hollandais est un laïc par contraste. Il permet à chaque communauté religieuse dexister en tant que telle. Et la tolérance réciproque crée un espace de coexistence où seul le droit prime. LAméricain est un laïc religieux. La croyance est un moteur dadhésion sociale, mais la loi délimite les règles du vivre ensemble. Le Français est un laïc jacobin. Il enferme sa croyance chez lui avant de sortir dans lespace public. Aujourdhui, les symboles ostentatoires de lappartenance religieuse (voile, kippa, croix) mettent à mal ce système anti-communautaire. Le Turc est un laïc malgré lui. Mis à part le diktat de larmée qui maintient le legs dAtaturk, les islamistes parviennent à ressusciter le conservatisme social. Mais sachant que ladhésion à lEurope fait de leur laïcité une carte gagnante, ils sy accrochent. Quen est-il du Marocain ? Lossature de ses lois est quasi laïque. Sa société est loin de lêtre. Aujourdhui, le roi a émis une hypothèse : laissez-moi être le seul détenteur des deux registres, politique et religieux, et que chacun occupe son territoire sans empiéter sur lautre. Et qui assurera larbitrage entre les deux espaces ? Le roi toujours ? Ce serait trop lourd et, à la longue, arbitraire. Ce qui reste de lélite y songe. Léquation à résoudre est simple : comment concilier un État traditionnellement non laïc, porteur dune charge religieuse et une pratique politique que lon veut de plus en plus libérale et laïque ? Notre mélasse naîtra de la réponse que chacun y apportera. Bon courage. |
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Humeur : Léquation UMP (par Karim Boukhari)
Le premier parti politique au Maroc s'appelle l'UMP (Union des mouvements populaires), dont beaucoup d'entre nous ignorent jusqu'à l'existence ! Il va falloir nous recycler, tous, et vite. L'UMP, justement, va très vite. Elle est née de la confluence de trois partis (MP, MNP, UD), dont elle a additionné les élus pour atteindre aujourd'hui 76 sièges au Parlement, loin devant lUSFP, lIstiqlal ou le PJD, jusqu'à présent supposés être les ténors. Évidemment, ce chiffre est appelé à fluctuer, selon les pérégrinations de nos élus qui changent de partis comme de chaussettes. Mais lessentiel est là : lUMP est numéro un. Ses dirigeants (plus nombreux que ses militants, d'après les mauvaises langues) ne manquent pas de le rappeler. Et ils ont raison. En démocratie, on mesure la force dun parti à sa représentativité, donc au nombre de ses députés. Le parti dominant est celui qui gouverne. Et lUMP, aujourdhui, réclame son dû : gouverner. Or il ne gouverne pas, hormis quelques portefeuilles ministériels grappillés au dernier remaniement ministériel. Que faire alors ?
On peut observer que le leadership actuel de lUMP est aussi factice que celui du FDIC ou de lUC hier. Mais le FDIC et lUC, hier, ont été portés aux affaires. Pas lUMP, pas encore. On dira encore que la première force politique du Maroc (hier lUSFP, aujourdhui vraisemblablement le PJD) na jamais concrétisé sa supériorité numérique au Parlement, et encore moins au gouvernement. Et on mettra en avant le "jeu" du pouvoir, (dés)équilibrant la hiérarchie véritable des partis, affaiblissant les plus forts et renforçant le reste du troupeau. Ce nest pas cela qui résoudra léquation que nous proposent aujourdhui Laenser, Aherdane, Ikken et les autres : que faire de lUMP ? |
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Vite !
Driss Basri, toujours en exil à Paris, n'a pas brûlé toutes ses chances d'un éventuel retour en grâce. L'ancien ministre de l'Intérieur de Hassan II aurait ainsi refusé la proposition d'un passeport diplomatique estampillé par Alger. Il aurait pu accepter, quand on sait qu'il a conservé certaines relations dans le proche entourage du président Bouteflika.
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Human Right Watch (HRW) a mis au point un nouveau rapport sur la situation des droits de l'homme au Maroc. Ce document, pour le moment sous embargo, devra être rendu public au courant de la semaine prochaine au cours d'une conférence de presse dont le lieu n'a pas été précisé.
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C'est fait, Hassan Abouyoub a officiellement quitté ses fonctions d'ambassadeur du Maroc à Paris. Il a organisé une cérémonie d'adieu, cette semaine, dans la capitale parisienne. Au Maroc, on lui prête déjà des contacts en haut lieu pour une éventuelle reconversion sur la scène politique intérieure.
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Les 52 clandestins marocains qui se sont noyés au large de Chett Mariem, en Tunisie, n'ont pas été rapatriés au Maroc. Les autorités tunisiennes ont décidé, d'un commun accord avec leurs homologues marocaines, de les enterrer sur place. La décision, exécutée le 11 octobre, a été prise sans l'accord, ni la consultation des familles des victimes. Seules huit personnes ont été formellement identifiées, alors que les autres auraient été enterrées sous de simples numéros de série...
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Annahda, le nouveau parti créé autour de Chakib Bensouda et Abderrahmane Yazidi, anciens du FFD, attend toujours le récépissé attestant de son existence légale, gelé tant que la loi sur les partis n'a pas vu le jour. Le parti n'a pas perdu son temps pour autant puisqu'il s'est déjà constitué un comité directeur de 19 personnes et s'est trouvé un siège à Rabat.
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Il y a du grabuge du côté de Platininium, la toute jeune société de production et de distribution de musique. Les deux associés, Abdessalam Ababou et E.Lam Jay, de son vrai nom Youssef Raouf, ne sont, nous dit-on, plus du tout sur la même longueur donde. Résultat, E.Lam Jay, auparavant conseiller artistique, ne lest dorénavant plus et perd tout rôle opérationnel au sein de Platinium, même sil continue à détenir des parts dans la société.
A priori pas pour longtemps. |
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