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Par Khalid Tritki
Affaire. Détournement de fonds au palais royal
Près de 15 millions de dirhams détournés, 8 personnes en prison, 2 en fuite, un parlementaire impliqué
Tous les détails du scandale du palais dAgadir.
Agadir vit actuellement au rythme dun royal fait divers. "Les gens ne sont pas habitués à ce genre de procès. Surtout quand ça touche quelquun que tout le monde considérait comme un affranchi", explique un membre du barreau dAgadir. Le colonel major Mustapha Hilali létait et ne lest plus. Lhomme qui avait la confiance des rois est tombé. Jeudi dernier, la première |
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audience de ce qui est désormais connu comme "laffaire du palais dAgadir" (Hilali en était le conservateur), a eu lieu. La chambre criminelle de la Cour dappel na pas encore rendu son jugement. La séance de jeudi nétait quun épisode dun feuilleton qui dure depuis des années. Sa première partie, protégée par les murs du palais royal, est demeurée secrète, inconnue, alimentant les fantasmes et limaginaire dune population locale en quête de sensations. Mais quand on a su quune partie de largent du palais (qui est aussi celui du contribuable, mais on y pense rarement) avait servi à financer les frasques personnelles de Hilali, laffaire a éclaté au grand jour. Et lancien notable est devenu, aux yeux des Gadiris, une sorte de démon vorace, assez cupide pour oser
voler le roi ! Cest en tout cas ce que dit le rapport dinstruction achevé la semaine dernière à Agadir, auquel TelQuel a eu accès. Du fond de sa cellule (il est en prison depuis février 2004), Hilali nie toute responsabilité et affirme sa loyauté à légard de son ancien employeur. Comme tout accusé, il demeure innocent tant que le jugement nest pas définitif. Et ce, même si son histoire dit le contraire.
Palais : un État dans lÉtat
Pour comprendre ce qui sest passé, il faut dabord assimiler le fonctionnement du palais dAgadir. La gestion de ce dernier (comme, d'ailleurs, celle des autres palais royaux) a des mécanismes et procédures propres, conçus pour lui assurer une indépendance totale vis-à-vis des intervenants extérieurs. Hormis les appartements et les bureaux de la famille royale, la bâtisse comprend des ateliers de tous genres. Menuiserie, peinture, tôlerie, mécanique, parc automobile, pompe à carburant
le palais dAgadir abrite plusieurs corps de métiers. Leur fonction est dentretenir les bâtiments, le mobilier et les dépendances. Ce qui laisse deviner le volume des stocks en marchandises et matières premières
À titre indicatif, lensemble de la Cour royale consomme, selon le budget 2004, 68,6 millions de dirhams en entretien et réparations. Pour les entrepreneurs locaux, le palais est donc un gros marché. Et un gros employeur. Pas moins de 800 personnes, dont 120 hommes fournis par lentraide nationale travaillent dans le seul palais d'Agadir. Pour ces derniers, un accord verbal entre la wilaya et ladministration du palais détermine le nombre des élus qui trouveront travail et donc salaire au sein du palais. Le palais a, en outre, ses propres procédures pour la gestion de son budget. Dans ladministration, chaque dépense passe par le contrôle du trésor. Le visa du contrôleur est nécessaire pour débloquer largent. Les dépenses, elles, suivent un autre parcours. Cest le secrétariat particulier du roi qui soccupe des paiements, après quils aient obtenu le visa du conservateur, une personne désignée à la tête de chaque palais pour gérer les dépenses. Avant 2000, le conservateur avait la tâche de donner son aval par lémission dun ordre de paiement, et recevait un virement du secrétariat particulier à remettre aux personnes concernées. Depuis 4 ans, le conservateur na plus quune seule fonction, viser les dépenses. Le paiement ne passe plus par lui, mais seffectue par virement sur un compte de Bank Al Maghrib au profit du bénéficiaire. Et contrairement à ladministration, il ny a pas de contrôle de la Cour des comptes, qui a pour mission de vérifier, à la fin de chaque exercice, si les dépenses inscrites dans le budget ont été respectées. Pas pour les palais. Cest dire la marge de manuvre des conservateurs. Mustapha Hilali en était un, et pas des moindres.
La chute du conservateur
Le colonel major avait son propre royaume. Au palais dAgadir, il était le maître incontesté, en labsence du roi bien entendu, disposant librement de toutes les richesses du lieu (on les imagine
) et de ceux qui y travaillaient. En 1988, Abderrahmane Fenaoui entre en scène. Ingénieur de son état, il passe la porte du palais en tant quemployé de Schindler, une société suisse spécialisée dans linstallation et lentretien des ascenseurs. Après la rupture des relations daffaires entre la société suisse et le palais, Fenaoui obtient des accréditations de représentation de marques européennes et lance sa propre société sous le nom dUpler. Le secrétariat particulier du roi, séduit par son dossier technique, signe un contrat avec Fenaoui. Tout va bien, jusquen 2001. Après une opération de réparation, Upler adresse sa facture au conservateur le 15 août 2001. Les mois passent, le règlement narrive pas. Le 23 octobre 2002, la facture parvient au secrétariat particulier du roi. Fenaoui respire enfin, mais il prend conscience que Mustapha Hilali change de style. Selon ses déclarations dans le rapport dinstruction, le conservateur du palais dAgadir exige des contreparties pour accélérer les procédures. Fenaoui lui achète dabord un téléphone portable, établissant ainsi un contact permanent (et parallèle au circuit normal) avec le conservateur. Les relations daffaires privées peuvent commencer. Pour commencer, Fenaoui accepte déquiper la boucherie de Hilali fils, ainsi que son appartement privé. Il va jusquà offrir un cheval au colonel major, à loccasion de lanniversaire dun de ses enfants. Mais Hilali semballe. En 2003, ce quil exige dépasse lentendement : 40 % de la société Upler au nom de son fils. Fenaoui voit rouge. Il prend contact avec des proches du roi et leur explique son calvaire. Promesse lui est faite de régler le problème dans les plus brefs délais. Les mois passent, Fenoaui ne voit rien venir. On lui conseille de patienter, mais lhomme est dun tempérament bouillant. Janvier 2003, Fenaoui monte un dossier confidentiel et ladresse au mensuel casablancais Économie & Entreprises. Le dossier contient des fragments dune enquête interne dont les conclusions ont été adressées à un officier en poste au palais de Rabat. Dans lensemble, elles racontent les méthodes Hilali, tout en détaillant sa fortune personnelle. Des factures, des noms, tout y est. Le dossier va loin en fournissant quelques informations compromettantes sur la gestion dautres palais, notamment ceux de Rabat, de Marrakech et de Fès. Le magazine entame sa propre enquête, ce qui lui vaut les foudres du cabinet royal. Une plainte, verbale, auprès du ministre de la Justice, débouche sur la convocation de Hassan Alaoui, le directeur de la publication, qui finit par abandonner son enquête. Cest là que les services secrets entament la leur.
Haro sur le colonel !
Quand Mounir Majidi, le nouveau secrétaire particulier de Mohammed VI, se saisit de laffaire, Hilali entame sa descente aux enfers. Selon des sources bien informées, une tentative de solution à lamiable est lancée début 2004. Par le biais dintermédiaires, le cabinet royal offre au colonel major une sortie de secours : reconnaître ses dépassements et rembourser les montants détournés. Les mêmes sources affirment que Hilali se méfiait de cette initiative. Son hésitation lui vaut une convocation à Rabat. Au lieu de se diriger vers la capitale, il prend une autre direction au bord dune Fiat Uno. Il nira pas loin. Son arrestation intervient le 7 février 2004 à Imin Tanout, à 140 kilomètres dAgadir. Les interrogatoires se suivent, mais ne se ressemblent pas. De nouveaux témoins à charge apparaissent jour après jour. Le dossier salourdit, devient accablant pour le colonel major. On nen est plus au simple abus de pouvoir, tel que le présentait Fenaoui initialement. On découvre des fausses factures, des détournements de fonds, une exploitation illégale des biens du palais
Lex-conservateur risque gros. Et il nest pas le seul. Les hommes avec qui il traitait sont traînés en justice dans son sillage. Une cascade darrestations lancée par la police judicaire depuis mars dernier a touché 17 personnes, dont 8 sont actuellement incarcérées, 7 en liberté provisoire et 2 en fuite. Hilali et son équipe devaient être présentés à la Cour spéciale de justice (CSJ). Jusquen juillet dernier, le dossier s'y trouvait. Après les vacances judiciaires et suite à la dissolution de la CSJ, le dossier a atterri à la chambre criminelle de la Cour dappel dAgadir.
Notons demblée que laccusation d'abus de pouvoir a été écartée. Lexplication dun juriste laisse perplexe : "Si laccusation dabus de pouvoir avait été maintenue, plusieurs personnes actuellement incarcérées seraient en liberté car leurs défense sappuierait sur la contrainte exercée sur eux par Hilali". En clair, les pressions exercées par le colonel major sur ses fournisseurs ne constituent pas une excuse valable aux yeux du cabinet royal, qui veut que personne néchappe à la sanction. Mustapha Hilali doit répondre désormais de 4 accusations : détournement de carburant, détournement de pièces de rechange, détournement de salaires, et utilisation de fausses factures à fin denrichissement personnel.
Commençons par la carburant. Un audit interne commandé par le cabinet royal a démontré que depuis la chute de Hilali, la consommation du palais dAgadir en carburant avait baissé de 30 %. Autrement dit, lancien conservateur commandait au moins 30% de plus de carburant quil nétait nécessaire pour alimenter le parc automobile, ainsi que le chauffage du palais. De plus, Hilali a été incapable de justifier une livraison de 3 tonnes de gasoil au profit du "lancien palais dAgadir". Cest du moins lexpression figurant sur le rapport dinstruction. On en déduit donc quil y a (au moins) deux palais royaux à Agadir (quen sait le public ? Toutes les enceintes royales se ressemblent et on ne sait pas ce quil y a derrière), et que les malversations de Hilali portent sur le nouveau. Or lancien palais na pas été livré en gasoil depuis presque 10 ans. Le colonel major rejette ces accusations et invoque la responsabilité dun certain capitaine Senhaji, responsable de la logistique en général et du carburant en particulier. Senhaji, lui, affirme navoir assisté à aucun détournement. Toutefois, deux témoins affirment avoir assisté au remorquage du gasoil dans des citernes de 200 litres et de lessence dans des bidons de 20 litres. Destination : la ferme du colonel, à 25 kilomètres dAgadir. Fenaoui avait mentionné cette ferme et celle de Sidi Bennour dans le dossier quil avait déposé chez Économie & Entreprises. Impressionné par leur niveau déquipement, il avait parlé de "ranchs".
La méthode Hilali
Une autre accusation fait état de 13 millions de dirhams en factures non justifiées, couvertes par Hilali. Attestant frauduleusement dopérations qui nont pas eu lieu, ces fausse factures émanent de 6 sociétés gadiries : Les frères Jaouhar, MPH, Jour & Nuit, Melouki Taib, Agadir équipement industriel (AEI) et le Centre commercial dAgadir. Ces deux dernières sociétés appartiennent à Ahmed Boumkouk, membre de la chambre des conseillers, actuellement à létranger. Le patron de Jour & nuit est en fuite et les dirigeants des 3 dernières sociétés sont tous sous les verrous. Un contrôle physique sur place a démontré quil ny avait aucune trace des marchandises objets des fausses factures. Par ailleurs, Fenaoui devenant incontrôlable, Hilali a fait appel à Youham, une autre société dascenseurs, pour concurrencer Upler. Selon le témoignage du patron de Youham, Abderezak El Bakri, sous les verrous depuis le 20 mai dernier, Hilali lincitait à gonfler les factures. Dans leur majorité, ces factures portaient en réalité sur des réparations futiles, mais étaient présentées au moment du paiement comme de nouvelles acquisitions de machines. Les montants sur les factures étaient donc aussi injustifiés que faramineux.
À son entrée en fonction, en 1990, Houcine Menouzi, secrétaire particulier de Hilali, avait reçu de ce dernier un chèque de 70.000 DH, en plus de 240.000 DH prélevés sur les salaires des employés du palais. Objectif : alimenter la caisse noire du palais. Autre source dalimentation de la caisse noire, la vente des racines darbre du palais, que Hilali déterrait et vendait sans vergogne ! Selon le témoignage de Menouzi (lui aussi incarcéré), la caisse noire servait théoriquement à payer les commandes urgentes dont la livraison ne pouvait saccommoder de la lenteur du circuit habituel. Mais dans la majorité des cas, les dépenses de la caisse servaient à financer les achats personnels du colonel. Entre 1997 et 2001, la moyenne des détournements était de 30.000 DH par mois ! Quand le trou entre les recettes et les dépenses de la caisse devenait trop visible, Hilali le comblait à coup de fausses factures livrées par ses fournisseurs habituels. Même si elles ne recouvraient aucune dépense réelle, elles étaient réglées, sans vérification, par le secrétariat particulier du roi. Ainsi, la caisse pouvait même dégager un excédent ! Mais elle nétait pas uniquement alimentée par les fausses factures. Hilali puisait aussi dans la paie. Ce qui lui vaut laccusation de détournement des revenus des salariés du palais, surtout ceux provenant de lentraide nationale. Selon les témoignages recueillis par la police, le staff de Hilali retenait leurs indemnités de titularisation. La cagnotte : 274.000 dirhams. À cela sajoute linscription dune proche (Rkia Hilali) dans la liste des employés du service civil : 1600 DH par mois, pour une femme qui ne vivait même pas au Maroc. Il ny a pas de petits profits. Une autre proche, sa belle-sur, lui permettait dempocher son salaire alors quelle nexerçait pas au palais. Et ce nest pas fini. Selon le témoignage de son secrétaire particulier, Hilali continuait à percevoir les salaires de deux employés du palais, alors quils avaient quitté leurs fonctions respectivement en 1993 et en 1994. En salaires cumulés, cela fait, à aujourdhui, plus de 140.000 DH détournés par le colonel major. Mais Hilali ne détournait pas uniquement les salaires, il détournait aussi
les salariés. Plusieurs parmi eux ont travaillé, à un moment ou un autre, dans ses deux "ranchs".
La gestion des stocks apporte également son lot de malversations. Quand on a plusieurs entrepôts sous sa coupe, la tentation est grande. Le colonel major avait un faible pour la tôle, le bois et la peinture. Pour équiper ses "ranchs", il faisait travailler des maîtres artisans. Au frais du palais et en puisant dans ses stocks de matières premières, bien entendu. Même mécanisme pour les pièces de rechange automobile. Les marques et les aspects techniques des pièces acquises par le colonel major ne correspondaient pas toujours aux véhicules du palais. Un total de 700.000 DH en pneus et batteries automobiles non conformes au parc du palais, donc probablement destinés à dautres voitures. À linstar des entreprises privées ou de ladministration, le palais a ses procédures denregistrement des entrées et sorties de marchandises. Mais que faire quand le maître à bord opère par instructions verbales ? Les employés portent le chapeau. Cest ce quavance Hilali. Mais cette ligne de défense ne labsout pas de la responsabilité globale, quil na jamais cessé dexercer. Quels quen soient les auteurs, les opérations frauduleuses lui seront de toute façon imputées, sa responsabilité ne peut être dégagée du fait qu'il assume la charge de gestionnaire du palais. Surtout quand Mounir Majidi y veille personnellement. |
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Qui, quoi, combien
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Nature de la malversation
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Valeur
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Complices présumés de Hilali
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Fausses factures
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13 millions de DH
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Hassan Jaouhar (Frère Jaouhar)
Ahmed Boumkouk (Centre commercial D'agadir et Agadir équipement industriel)
Mohamed Soussi (Jour & Nuit)
Abderrezak El Bekri (Youham)
Khalid Bennani (MPH)
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Détournement de carburant
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400.000 DH
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Abdennabi Sebab (chauffeur)
Mohamed Assyad (artisan)
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Détournement de salaires
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450.000 DH
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Hicham Laâroussi (fonctionnaire)
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Détournement de stocks, y compris pièces automobiles
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950.000 DH
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Mohamed Senhaji (capitaine de gendarmerie)
Houcein Bouhettan (chauffeur)
Mohamed Belbel (responsable électricité)
Abdelkrim El Meskali
(responsable de lingénierie)
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Les valeurs ont été estimées à partir de données fragmentaires citées dans le rapport d'instruction
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Loffensive Majidi
Il est de notoriété publique que Mohamed Mounir Majidi, secrétaire particulier du roi, a mis un point dhonneur à restructurer le palais. Il en a les moyens et les hommes. Des audits ont été commandités à cette fin. Le procès de Hilali nest autre que la résultante de cette stratégie. Sauf que, selon lexpression de lun des avocats de lex-conservateur du palais dAgadir, "si les commanditaires de cette cavale veulent faire les choses dans les règles, quil nous disent où est la plainte". Aussi étrange que cela puisse paraître, le rapport dinstruction parle dune plainte émanant du secrétariat particulier du roi. Elle est à la base des arrestations et des interrogatoires. Mais devant le juge, jeudi dernier, il ny en avait aucune trace. La plainte aurait-elle été formulée verbalement ou est-ce juste un oubli de la part des agents qui préparent les dossiers ? Personne ne peut répondre. Deuxième question : Majidi en tant que plaignant, agissant au nom du roi, ne devrait-il pas assister aux audiences ? En tout cas, les avocats de Hilali réclament sa présence. Troisième question : le fameux dossier que Fenaoui avait adressé à Économie & Entreprises, regorge dinformations sur dautres conservateurs et comptables des palais royaux. Il énumère les fortunes, de ceux qui opèrent dans le palais de Rabat. Laffaire Hilali aura-t-elle un effet domino ? Majidi décidera-t-il plutôt den rester là ?
A suivre avec intérêt... |
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