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Par Khalid Tritki
Indicateurs. Un premier semestre morose
Le textile fait du surplace alors que lagroalimentaire continue à soutenir lindice de production industrielle.
Le premier trimestre de lannée 2004 affiche des chiffres mitigés. La performance globale est modeste et les décalages entre les différents secteurs gardent la même structure. Si cette tendance se poursuit, le taux de croissance du PIB en pâtira.
Commençons par les bonnes nouvelles. Lindice de la production énergétique affiche une bonne performance. Le secteur a connu une hausse de production de 26,1 % au cours du premier semestre 2004. Selon la note du Haut commissariat au plan, cette hausse est expliquée par la nette reprise de la production de raffinage de pétrole (+ 63 %) et laugmentation de la production de lénergie électrique (9 %). Pour sa part, les mines ont été moins généreuses. Lindice a progressé de 1,9 % grâce, essentiellement, à lappréciation de la filière des phosphates. Le minerai métallique a, au contraire, accusé une lourde baisse de 31,3 %.
Côté industrie, le textile est dans le rouge. Une baisse dactivité a été enregistrée pendant le premier semestre de lannée. La confection affiche ainsi un recul de 3,9 %. Les industries du cuir font pire. Lactivité a reculé de 6,2 % alors que les autres industries manufacturières ont régressé de 5,5 %. En revanche, lagroalimentaire continue de soutenir lindice de la production des industries de transformation. Cet indice a progressé de 2,5 %, tiré ainsi vers le haut par la performance de lagroalimentaire qui affiche une progression de 4,5 %. Lindustrie métallurgique de base a contribué également à cet effort avec une hausse de 5,3 %. Lindustrie des mesures de contrôle a fait un bond de 17,5 %. Le papier et limprimerie avancent doucement, avec une progression de 3,5 %. |
Coopératives. Fiscaliser ou pas fiscaliser
Le bras de fer entre les coopératives et le gouvernement se poursuit. Ce dernier ouvre la brèche des coopératives, car il a besoin délargir lassiette fiscale. Mais les futures taxées estiment que lalignement sur le régime des sociétés tuera le secteur. Alors que nous mettions sous presse, aucune information fiable ne filtrait, mais des rumeurs faisaient état de la suppression de la mesure sur la TVA et le maintien de limpôt sur les sociétés. Cet impôt ne concernera que les coopératives industrielles. Ces dernières avancent la carte de lemploi et de la lutte contre lexode rural. Une coopérative comme la Copag, productrice de la marque Jaouda (unique concurrent de la Centrale laitière, filiale de lONA), emploie plus de 2300 personnes. Limposition pourrait, selon les défenseurs de la coopérative, conduire à labandon de certains métiers, voire même à une suppression demplois pour compenser la charge fiscale par des économies sur les salaires. |
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Débat sur la CGEM
La polémique sur la confédération patronale a fait rage ces dernières semaines. Guerre de clans, main mise du Palais
Les théories ne manquent pas et les spéculations servent à les expliquer tant bien que mal. Le cur du sujet est pourtant ailleurs. Pourquoi la confédération subit-elle tant de critiques ? Vraisemblablement, parce quelle ne sinscrit pas dans une ligne de changement. Excellent ! Cependant, les tenants de cette ligne offensive nexpliquent pas non plus de quel changement il sagit. Est-ce Hassan Chami |
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| qui est visé en personne ou la structure ? Personne ne sait. Du moins, la guerre par presse interposée napporte pas de réponse. Ne serait-il pas opportun de crever labcès en lançant un débat ouvert sur ce que les patrons attendent de cette confédération sous quelle forme elle devrait amorcer sa mue ? Faute de communication de la part de la CGEM, et par bonne foi, nous présumons quelle mène un débat en interne. Car si elle ne le fait pas, elle se condamne à demeurer une coquille vide, comme il plaît à ses détracteurs de la qualifier. |
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Bouregreg. La trouvaille des Habous
Une convention est sur le point dêtre signée entre le ministère des Habous et des Affaires islamiques et la société daménagement de la vallée du Bouregreg. Lobjet ? La cession de 24 % du patrimoine foncier prévu dans le projet. Ce nest pas tant la transaction que la méthode inédite qui compte. "Ayant suffisamment de trésorerie, nous ne leur avons pas demandé de nous payer en liquide, mais en nature, par des parts dans les sites et biens immobiliers en construction", explique le directeur des Habous, Khalil Dinia. Notaire de profession, ce dernier a même réussi le pari dobtenir 4 % dindemnités dimmobilisation, correspondant à la valeur minimale annuelle. Mais pour être conforme à la Charia et éviter les intérêts bancaires, même ces indemnités pourraient être converties en participations. Au-delà de lexploit financier, lopération rompt avec les pratiques du passé où les biens Habous étaient sous évalués, payés cash et profitaient parfois à des détournements de fonds.
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Grande distribution. Cetelem sinscrit à la formation
Les entreprises de distribution ont compris lenjeu de la formation. Cimadis, un centre de formation aux métiers de la grande distribution, créé en septembre 2003 en association avec les professionnels du secteur et un consultant français, semble séduire davantage dadhérents. La semaine dernière, les responsables du centre ont annoncé larrivée de Cetelem, spécialisé dans le crédit à la consommation et de Mr. Bricolage, opérant dans loutillage. Cinq autres adhérents sont également attendus prochainement. La problématique de la formation des ressources simposait dans le secteur depuis louverture des premières enseignes comme Marjane et Label Vie. Le développement de la grande distribution a poussé les opérateurs à chercher les ressources qualifiées auprès des concurrents. Ce qui tire les salaires vers le haut. Un centre de formation évite ce genre daccrochage. |
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Les off
Emploi. Un plan durgence à la Primature
Depuis plus de trois mois, la Primature travaille sur une stratégie durgence pour lemploi. Une série de mesures sera ainsi présentée dans une semaine ou deux aux ministères concernés. Létape suivante est de définir la stratégie qui sera mise en place à partir du premier trimestre 2005. Pour réaliser ce projet, la Primature sentoure des associations professionnelles et des intermédiaires comme les cabinets de recrutement.
Mise à niveau. Les banques mettent leur veto
La dernière réunion du comité de financement de la mise à niveau, tenue cette semaine, a débouché sur un cul de sac. Ses échos parlent dune position tranchante des banques. Ces dernières auraient sorti des chiffres attestant que la PME représente plus de 50 % du taux de casse dans les dossiers de crédit. Salaheddine Mezouar, en charge de ce dossier, se retrouve ainsi au point zéro.
Franchise. Les Sud-Africains en prospect
La banque africaine pour le développement lance une étude sur le secteur de la franchise au Maroc. Lopération a été confiée à lassociation des franchiseurs sud-africains. Le patron de cette association est actuellement en prospect au Maroc. À titre indicatif, lAfrique du Sud développe plus de 3000 concepts de franchise, dont plus de 90 % au niveau local. |
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Le désarroi des analystes
Depuis la fin de la semaine dernière, la bourse de Casablanca affiche une baisse en continu. Les analystes narrivent pas à lexpliquer. Cela rappelle étrangement la phase de baisse qui a marqué la cote pendant plus de deux ans. "Les résultats des entreprises ne laissent pas présager une reprise de la baisse", souligne un analyste de la place. Hormis quelques titres, comme la BMCE Bank, qui bénéficie dun appui des actionnaires, le reste de la cote reprend la pente descendante. Même des grandes valeurs comme la SNI et la Samir néchappent pas à cette règle. Est-ce la conjoncture économique ou bien limpasse du projet de la loi des finances ? Malgré ses insuffisances, le projet de loi des finances maintient une cadence dinvestissement assez soutenue à 70 milliards de de dirhams. Théoriquement, cest une injection future dans léconomie. Mais théoriquement, seulement. |
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