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N° 148
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Karim Boukhari

Loi sur les partis. C’est parti !

(AFP)
Un avant-projet a (enfin !) été communiqué cette semaine aux chefs de parti. S’il aboutit sur une loi, il devrait bouleverser toute la vie politique marocaine, dans le bon sens (lire l’édito, page 4).
Tout parti politique devra ainsi disposer d’un programme écrit et prévoir des quotas pour les femmes et les jeunes. Les accréditations partisanes pour les élections devront être soumises à des critères "démocratiques". Ce n’est pas assez précis, mais cela mettra tout de même en péril la pratique, très contestée chez les militants, des parachutages de dernière minute. Les finances des partis devraient également se
ressentir de la future loi. Si elle passe en l’état, elle les obligera à publier leurs comptes une fois par an, et à les faire certifier par un expert comptable. Des subventions publiques sont également prévues, au prorata de la représentativité parlementaire. Mieux : l’octroi de ces subventions devrait être conditionné par la tenue d’un congrès au moins une fois tous les 4 ans. Encouragement direct, s’il en est, à la démocratie interne.
Les partis ont été invités à présenter leurs observations par écrit d’ici la fin novembre. Des négociations devront alors s’ouvrir, puis la version finale du projet de loi entamer le circuit législatif, avant d’aboutir à un vote du Parlement en avril 2005. L’avant-projet stipule que les partis auront deux ans pour se mettre en conformité avec la nouvelle loi, à compter du jour de sa promulgation. Objectif : que toutes les formations aient achevé leur mise à niveau avant les législatives de 2007. Incha Allah !


Hilali. En attendant Majidi…

Le dossier de Mustapha Hilali, ex-conservateur du Palais d’Agadir, a encore fait l’objet d’un report. La chambre criminelle de la Cour d’appel d’Agadir a décidé jeudi dernier d’entendre les concernés le 2 décembre prochain. Cette décision a été dictée par l’absence de deux témoins-clés dans cette affaire dont Mounir Majidi, secrétaire particulier du roi. La convocation de ce dernier a été adressée au Palais d’Agadir au lieu de Rabat. Ce qui explique qu’il n’en ait pas été notifié. En attendant que Majidi comparaisse, Hilali a fait appel à un ténor du barreau : Abderrahim Jamaï, avocat célèbre pour son engagement dans des affaires à connotation politique.


Guelmim. Un officier tué

La zone militaire sud a été le théâtre d’un incident interne qui a ébranlé l’état-major central des Forces armées royales, le 14 octobre dernier. Ce jour-là, à Mahbes, dans la région de Guelmim, un sérieux accrochage a opposé un sergent à son supérieur, un capitaine, au sujet du traitement discriminatoire dont auraient bénéficié certains soldats, au détriment d’autres. L’accrochage a tourné au drame, le sergent ayant fini par assassiner son capitaine. Le jour même, l’état-major de Rabat a décidé d’envoyer sur place un tribunal militaire "mobile" (aidé d’un procureur du roi) pour juger le coupable, qui aurait été condamné, d’après nos informations, à la perpétuité.


Sahara. Tamek, le retour

Ali Salem Tamek (opposant sahraoui) reprend son activité revendicative. Lundi dernier, il a mené une manifestation dans la petite ville d’Assa pour exiger son passeport. Souffrant de plusieurs maladies depuis sa sortie de prison (17 grèves de la faim), Tamek envisage de se soigner à l’étranger. "Les autorités refusent de me remettre mon passeport, malgré la grâce royale, suite à laquelle je suis censé recouvrer tous mes droits civiques. En me refusant ce document, les responsables vident cette mesure de tout son sens". Tamek demande aussi l’ouverture d’une enquête pour déterminer l’origine de certaines maladies, qu’il dit avoir contracté en milieu hospitalier. Quid de sa volonté de rejoindre les rangs du Polisario ? "Jamais, répond Tamek. Je suis chez moi. Les responsables marocains doivent admettre que des Sahraouis résidant au Maroc ont des convictions contraires à l’unanimité nationale".


Manuels/voile. La colère d’une citoyenne

Latifa El Amrani est une mère d’élève hors d’elle. Choquée par les manuels d’éducation islamique (Fi Rihab Attarbia Al Islamiyya) de première et deuxième années primaires, elle a soumis au ministre de l’Éducation nationale, Habib El Malki, une lettre-réquisitoire, déplorant que "toutes les photographies des filles les montrent voilées alors que leur âge ne dépasse pas 6 ans". Au-delà du voile, elle s’insurge contre le sexisme des manuels qui juxtaposent "la fille aidant sa mère à la cuisine au garçon aidant son père à ranger les livres dans la bibliothèque". Interpellé par elle en public, El Malki a prétexté que des manuels non validés par le ministère étaient utilisés par certains enseignants. Pas de chance. Les deux manuels en question sont bel et bien estampillés par le ministère de tutelle. Alors, qui incriminer ?


Al Hurra. La bavure d’Othmani

Le PJD boycotte-t-il ou pas la chaîne américaine Al Hurra ? Le 11 octobre dernier, Saadeddine Othmani a refusé une invitation pour assister à la nouvelle émission de Malika Malek sur la même chaîne, prétextant "des principes divergents". Cette semaine, le secrétariat général s’est également opposé à la participation de la parlementaire Bassima Haqaoui à la même émission de Malek. Entre temps, Othmani s’est laissé interviewer par Al Hurra au sujet du "Future Forum" censé se tenir au Maroc. "Une bavure du secrétaire général qui ne s’est pas entretenu avec les instances du parti au sujet de son intervention. Si boycott il y a, il doit être général", commente ce membre du secrétariat général.


Béni mellal. SOS, on assassine nos écoles !

En 2000, un homme découvre une région, celle de Tassemmit, près de Beni Mellal et en tombe amoureux. Il fonde une association, Asidd (lumière en berbère), et décide d’implanter une école pour ce douar enclavé. Quatre ans plus tard, l’école existe malgré la non-assistance des ministères (Éducation nationale, Agriculture, Équipement) et des grandes fondations à caractère semi-officiel. Cette école est pourtant toujours fermée, en attendant la délégation d’un instituteur pour ce coin perdu. Mais il y a pire. "Depuis quelques semaines, raconte le président d’ASIDD, Amale Samie, les autorités ont décidé d’installer, à la surprise générale, une réserve de mouflons (moutons sauvages). Résultat : le cœur du patelin est dominé par la réserve et une imposante clôture, qui court sur des dizaines de kilomètres". Les villageois sont désormais obligés de parcourir des kilomètres supplémentaires pour aller au point d’eau le plus près, à l’école, etc. Une catastrophe qui pourrait donner lieu à d’inquiétants développements, les habitants menaçant de se soulever contre leurs représentants communaux et la wilaya de Beni Mellal, étrangement passifs sur cette affaire…


Diplomatie. Madrid soutient Baker… et le Polisario

L'Espagne vient d’annoncer, par la voix de son ministre des A.E Moratinos, son soutien officiel au plan de James Baker, au même titre que les États-Unis. Rien d’étonnant à cela, tant l’attitude espagnole, malgré les aléas de la diplomatie et de la communication, n’a jamais réellement changé sur le fond, que les gouvernants soient de droite ou de gauche. Une nouvelle preuve en sera apportée le 13 novembre où une grande manifestation de soutien au Polisario est prévue à Madrid. C’est une marche qui devra se rassembler au centre de la ville avant de se diriger vers le siège du gouvernement espagnol. Plusieurs syndicats et partis politiques seront de la partie, à commencer par le PSOE de Zapatero, actuellement au pouvoir.


Discrimination. Jemmah allume l’OCP

Avant d’être le militant associatif qu’il est aujourd’hui, Khalil Jemmah a d’abord été le fils de l’agent 94521 à l’OCP. Et il en garde un amer souvenir. Dans une lettre ouverte adressée au directeur général de l’OCP, Jemmah dénonce "la politique de discrimination" dont souffrent les enfants des fonctionnaires de l’OCP, selon le grade de leurs parents et partant, de leur accès aux services sociaux, d’éducation et de loisirs. "Une politique de discrimination raciste héritée du Protectorat", qui oblige des enfants à se soumettre à "des règles hiérarchiques archaïques" depuis leur plus jeune âge.
Tout en rappelant au patron de l’OCP certains principes fondateurs de la déclaration des droits de l’enfant, Jemmah lui demande d’intervenir pour "donner la possibilité à l’enfant de l’ouvrier de nager côte à côte avec l’enfant de l’ingénieur… car le grade du papa n’est pas une maladie contagieuse".


Audiovisuel. Le compte à rebours

Le projet de loi sur la communication audiovisuelle a finalement été adopté par la deuxième chambre. À l’exception de quelques amendements d’ordre technique, le projet est retourné intact à la chambre des représentants qui doit l’adopter dans le courant du mois prochain. En attendant ce vote et le décret d’application qui en découlera, la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) a d'ores et déjà jeté une premier coup d’œil sur les 90 demandes d’autorisation qui lui ont été soumises. Demandes qui, pour leur majorité, portent sur des radios et dont beaucoup datent des années 80. La HACA qui, à quelques semaines de son entrée, attend une nouvelle nomination après le départ de Ahmed Abbadi de son tour de table.


IER. Questions pour des arbitres

La section française du Forum vérité et justice (FVJ) a diffusé, à l’occasion du 39ème anniversaire de la disparition de Mehdi Ben Barka, le 29 octobre, un communiqué sous forme de questions directement posées à l’Instance équité et réconciliation (IER). En voici les principales : est-ce que l’IER a visité les centres de détention secrète (Dar El Mokri, Tazmamart, etc.) ? A-t-elle convoqué les responsables encore vivants des disparitions, au sein de l’armée, de la gendarmerie et des services marocains (CAB1, DST, DGED) ? A-t-elle consulté les archives de l’État, et des services, depuis l’indépendance du pays ? A-t-elle les moyens de mettre fin aux tracasseries subies aux postes-frontières par les amnistiés de 1994 ? Le communiqué relance également le débat sur la prescription, rappelant à l’IER qu’ "il ne lui est pas permis de proposer que les auteurs des violations des droits de l’homme soient amnistiés".


Lutte anti-acridienne. C’est pas gagné

L'invasion des criquets pèlerins reprend de plus belle. De nouvelles nuées ont remonté cette semaine de Goulmim vers Tiznit et Taroudant, voire aussi du côté d’Oujda. "Il y a une forte reproduction au Sahel cette année, et nous nous attendons à d’autres invasions", annonce le ministre de l’Agriculture Mohand Laenser. La lutte, qui a démarré en septembre, prévoit de couvrir près de 4 millions d’hectares contre 2.800.000 l’année dernière. C’est dire la gravité de la situation. Alors que des pays africains ont d’ores et déjà fait appel à l’aide internationale, le ministre affirme ne pas compter sur cette assistance qui "n’a jamais dépassé les 10 % du budget global du plan d’action". La lutte ne peut, en outre, démarrer qu’une fois les œufs pondus. En attendant… croisons les doigts.


Enquête. Les jeunes, l’islam et la politique

Le Congrès mondial des jeunes, tenu en août 2004, a réuni 145 personnes (de 14 à 36 ans) du monde entier. Une étude menée à l’occasion, sous la direction de Driss Guerraoui et Noureddine Afaya, nous révèle aujourd’hui des taux très instructifs. 87,6 % des interviewés se déclarent croyants (dont seulement 14,2 % des Européens). 61 % affirment que leur séjour au Maroc n’a pas modifié leur vision de l’islam. 67,6 % des enquêtés considèrent que l’acte de résistance armée contre un occupant n’est pas du terrorisme. Seuls 50 % estiment que le conflit israélo-palestinien (pris parmi d’autres conflits) risque de déstabiliser la paix mondiale. Enfin, idéologiquement, 56,2 % considèrent la social-démocratie comme le modèle politique le mieux adapté. L’échantillon n’est pas très large. Mais pour une première, l’essai est bien transformé.


Show. À nos Jamours !

Le ministère de la Communication est finalement intervenu pour réconcilier les organisateurs des Jamours et de Noujoum Bladi. Le 27 ramadan verra donc la programmation d’une seule soirée où deux jurys décerneront des prix aux meilleurs programmes et aux meilleurs animateurs de l’audiovisuel. Le jury des Jamours fera une sélection de 5 nominés pour chaque catégorie pour permettre au public de décider, à travers le vote, des vainqueurs alors que le jury de Noujoum bladi décernera directement les prix aux élus. Grande inconnue, la chaîne qui retransmettra la soirée.


Culture. Le Festival de Casa patauge

C'est dans le secret le plus absolu que la commission en charge d’organiser le Festival de Casablanca tient réunion sur réunion. Un emploi du temps très chargé pour donner à la ville le festival qu’elle mérite. Quelques indiscrétions pourtant : à ce jour, aucun contrat n’a encore été signé avec les artistes pressentis (le groupe de rap marseillais IAM avait pourtant confirmé sa présence). Autre indiscrétion : annoncée depuis plusieurs mois, la date du festival prévue initialement en avril 2005, vient d’être repoussée au mois de juillet suivant. Les raisons ? Pour le bon déroulement des concerts et des différentes manifestations dont la plupart devraient se tenir en plein air, l’organisation préfèrerait ainsi éviter les pluies printanières et attendre le soleil.


3 questions à Réda Taoujni (Dirigeant de l'Association du Sahara Marocain)

L’association du Sahara marocain (ASM) existe toujours ?
Bien sûr, et elle est toujours menacée, physiquement et verbalement, par des émissaires marocains. Nous ne sommes pas des opposants, bien au contraire. Notre problème réside dans le fait que l’on n’est pas d’accord avec la politique marocaine au Sahara. La solution, dans ce conflit, n’est ni en Algérie, ni chez le Polisario, mais au Maroc. Elle passe par la démocratisation du pays.

C’est un discours nouveau que l’on ne vous connaissait pas lorsque vous étiez dans les bonnes grâces du pouvoir…
C’est faux. Nous étions toujours en désaccord avec les sécuritaires, même du temps de Basri qui nous persécutait, d’ailleurs. Nos critiques, nos réserves, nous les communiquions directement à l’entourage du roi. La donne a changé avec l’arrivée de Laânigri, qui a tenté de s’accaparer le contrôle de notre association. Lui et d’autres nous ont promis des aides sur tous les plans. Ils nous ont tous lâchés, allant jusqu’à nous interdire de nous exprimer au sujet du Sahara.

De quoi vivez-vous, financièrement ?
De nos propres fonds. J’ai des amis personnels dans les pays du Golfe, qui me soutiennent. Je bénéficie d’ailleurs de la nationalité d’un pays du Golfe. Mais je n’en dirai pas plus pour le moment.



Billet : Lettre à Ariane Mnouchkine (par Driss ksikes)

Je ne vous ai jamais écrit. J’aurais aimé ne pas le faire et aller voir votre pièce de théâtre à Casablanca. J’aurais préféré le plaisir du spectacle à la frustration de cette missive. Mais, voyez-vous, les nouvelles ne sont pas très réjouissantes. Hier, j’ai subitement appris que votre tournée au Maroc, prévue en janvier, risque de tomber à l’eau. J’ai longtemps attendu cette première théâtrale, rêvé du jour où des épris de théâtre verraient de près la magie qui s’opère sur les scènes chatoyantes et sobres dont vous avez seule le secret. Si seulement vous aviez exprimé le souhait de retarder l’échéance ou fait montre d’une réticence à déplacer votre Soleil de théâtre, je n’aurais pas osé vous importuner. Mais là, vous n’y êtes pour rien. C’est un "très haut placé" frileux, de chez nous, qui aurait susurré à l’ambassadeur nouvellement arrivé de chez vous, que ce serait "fort risqué" de ramener Ariane Mnouchkine. J’en reste sans voix. qui a encore peur du théâtre ? Ils oublient que même si vous deviez jouer Sangatte et donner aux immigrés clandestins une dignité, un visage et une voix, les Marocains percevraient à peine le reflet de leur déchéance en spectacle. Que si vous deviez reprendre votre Tartuffe anti-islamiste, le public rirait de la bigoterie ambiante et zapperait le tout de sa mémoire immédiatement à la sortie. Je ne vous le dis pas à vous. Je sais que je prêche une convaincue. Mais j’aimerais tant que vous ne cédiez pas aux balivernes d’un fonctionnaire inculte. Parce que nous en avons encore. J’aimerais tant que vous expliquiez à vos hôtes sceptiques, qui nous bassinent de discours creux, que le théâtre est le plus beau moment de partage. Et qu’on en a assez des navets de seconde catégorie en guise de consolation culturelle. Bien à vous.



Humeur : Une police qui vous veut du bien (par Karim Boukhari)

En créant les GUS (groupes urbains de sécurité), la police marocaine s’est offert un joli coup marketing. Même les amoureux de la langue française pour qui un gus restera toujours un gus applaudissent. Les gus de notre DGSN ont été vendus au grand jour, via une conférence de presse et une communication organisée par une agence conseil. Du jamais vu. On n’est plus au Maroc, mais aux États-Unis. Et c’est à se demander si une accroche, du style "la police qui ne vous fera (enfin) aucun mal", ne serait pas la bienvenue.
Ce coup de brosse à la vieille image de la police marocaine a quelque chose de romantique. Les GUS, ceux que certains Casablancais surnomment déjà "les ninjas" (en attendant de trouver mieux), sont beaux, jeunes et imberbes. Ils roulent en 4x4 ou en super motos. Adieu les moustaches, la mobylette, la bedaine, la casquette vissée comme un malheur sur le crâne.
Sur le fond, pourtant, des questions restent en suspens. On ne connaît toujours rien des prérogatives exactes de nos GUS. La communication officielle nous a vendu le concept d’une police de proximité. La première déclinaison de ce concept flambant neuf est que les GUS sont appelés à assurer une "visibilité" au corps de la police. Et à intervenir "là où ils le jugent nécessaire", dixit un haut responsable de la police. Dit comme cela, l’explication tient du lieu commun. Il y a pourtant anguille sous roche. Les GUS ont le droit d’interpeller. Ce qui leur procure le pouvoir du libre arbitre. Dans un pays où les arrestations sont officiellement du seul ressort de la police judiciaire, et sous le contrôle express d’un magistrat, cela pourrait faire désordre et confusion des genres. Inquiétant, tout de même.



Vite !

L'enquête sur l’assassinat de Hicham Mandari, dans la nuit du 4 au 5 août sur la Costa del Sol, est en stand by. Mais le corps du défunt se trouverait toujours à Malaga, nous ont confirmé des sources espagnoles. Il est toujours l’objet de convoitises de la part des deux parents séparés, Mohamed Mandari et Shéhérazade Fechtali.

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La Serbie-Monténégro a décidé de retirer sa reconnaissance à la RASD. Cette importante annonce a été diffusée au moment où le ministre des A.E, Mohamed Benaïssa, y effectuait une visite officielle. La décision serait motivée, d’après certaines sources, par des raisons de politique interne. Tant mieux pour le Maroc qui doit encore composer avec une quarantaine de pays, principalement africains et sud-américains, qui reconnaissent la RASD.

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150 soldats marocains font équipe avec 200 soldats espagnols, depuis dimanche dernier, pour contribuer à ramener l’ordre en Haïti. Ce n’est pas beaucoup, sur les 6700 casques bleus prévus, mais la mission conjointe a valeur de symbole. Il y a tout juste deux ans, l’épisode de l’îlot Leïla avait failli dégénérer en affrontement armé entre le Maroc et l’Espagne. Depuis, ça va mieux. Autant que ça se sache.

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Le Syndicat national des officiers et marins de la pêche hauturière prépare un sit-in devant le ministère de la Pêche. Ce mouvement de contestation est programmé pour la nuit du destin (26 ramadan), le 9 novembre prochain. Une date très significative et qui conjoint le choix de l’Aïd El Kebir pour la dernière manifestation du syndicat, qui a connu un matraquage sanguinaire.
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Les plus vieux prisonniers (politiques) du monde sont Marocains. Ils sont 412, et ils croupissent depuis près de 30 ans entre les camps du Polisario et de l’Algérie. Une pétition adressée au président algérien Abdelaziz circule actuellement sur le Net, demandant la libération de ces prisonniers de guerre. (à consulter sur www.espoirmaroc.org)
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C'est en Espagne, où il a reçu le prix de Prince des Asturies des Sports que le quadruple champion du monde du 1500 mètres Hicham El Guerrouj a annoncé sa retraite en 2006. Lui restent jusque-là deux derniers défis auxquels il a promis de s’attaquer : les championnats du monde d’athlétisme prévus à Helsinki du 5 au 14 août 2005 et le record du monde du 5000 mètres détenu par Kenesi Bekele. Le roi quittera alors son trône, la tête haute pour, a-t-il déclaré, se consacrer aux œuvres sociales et poursuivre ses études.
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Fatéma Mernissi reçoit le 4 novembre le prestigieux prix hollandais Erasmus, aux côtés de l’iranien Abdelkrim Soroush et le Syrien Sadeq Jalal Al Adm. Le prix collectif leur est accordé en reconnaissance de leurs contributions pour le dialogue entre l’Occident et l’islam.

 
 
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