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Économie
Affaire Mandari. La version Ouamoussi
N° 149
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Karim Boukhari

Sahara. Les révélations de Mohamed Abdelaziz

Mohamed Abdelaziz (AFP)
C'est fait. Mohamed Abdelaziz vient d’être interviewé, en bonne et due forme, par un journal marocain, l’hebdomadaire Al-Bidaoui en l’occurrence. Le chef du Polisario revient sur un volet longtemps tabou de l’affaire du Sahara : le ballet de la diplomatie secrète fait de rencontres directes entre le Maroc et le Polisario. Pour Abdelaziz, ce ballet a réellement commencé en 1978 avec la médiation du Mali. "Hassan II, dit en substance Abdelaziz, a brusquement rompu le contact, croyant que l’on n’entendrait plus parler du Pollisario après la mort de Boumedienne". Le même scénario s’est reproduit en 1983 quand le Maroc, toujours d’après Abdelaziz, "a de nouveau
fermé la porte après avoir scellé l’union avec la Libye, croyant que Kadhafi arrêterait ainsi son aide au Polisario et provoquant la fin de celui-ci". Plus près de nous, le chef du Polisario revient sur l’épisode de la reconnaissance de la RASD par l’Afrique du Sud, laissant entendre que cela aurait pu être différé si les deux parties s’étaient retrouvées, comme prévu, autour d’un arbitre nommé Thabo Mbeki. L’interview de Mohamed Abdelaziz a bénéficié d’une formidable diffusion dans les provinces du Sud où, bien avant l’arrivée du journal, elle a circulé à travers les réseaux fax et Internet. Elle n’a pour le moment provoqué aucune réaction officielle. En fait, Abdelaziz aurait été sollicité par trois publications marocaines à la fois. Il a choisi pour le moment de répondre à Al Bidaoui. Et les autorités marocaines ont choisi de laisser faire. Pour le moment...


Histoire. 2M filme les Ben Barka

La deuxième chaîne prépare un documentaire sur Mehdi Ben Barka. Une première pour une télévision marocaine. Le film, qui devrait être prêt pour décembre 2004, sera diffusé avant le début des audiences (de témoignages) publiques prévues à la même période par l’Instance Équité et Réconciliation. Le signe que le Maroc s’apprête à trouver, enfin, une "issue" au dossier Ben Barka ? Possible. L’idée semble être partie de la directrice de l’information de la chaîne, Samira Sitaïl, qui a décidé de confier l’affaire à l’équipe de Réda Benjelloun pour l’émission "Grand angle". L’angle retenu, justement, pour traiter le dossier sera celui du vécu de la famille Ben Barka.


Maroc-Algérie. La diplomatie des cravates

La guerre entre le Maroc et l’Algérie n’aura (heureusement) pas lieu, mais la guéguerre si ! Exemple : à la dernière proposition de Hosni Moubarak de servir d’intermédiaire pour aplanir la tension entre les deux pays, les Algériens ont déjà fait savoir, le 1er novembre, que l’effort du président égyptien serait vain. Moubarak, encore en convalescence, risque de s’essouffler pour rien. Ce qui n’a pas empêché Abdelaziz Belkhadem, le chef de la diplomatie algérienne, d’affirmer dans la foulée que "les relations entre les deux pays doivent être vues dans le contexte d’États fraternels et voisins liés par les cravates historiques, religieuses, sociales et culturelles". Comprenne qui peut.


Procès. Hilali contre-attaque

Les avocats de Mustapha Hilali, ex-conservateur du palais d’Agadir accusé de détournement de fonds, ont préparé une expertise. L’objectif est de contrer les arguments de l’audit présenté par le secrétaire particulier du roi, Mounir Majidi. Cette expertise ne porte pas sur un inventaire physique au sein du palais pour contrecarrer la thèse du détournement. Elle est d’ordre juridique puisqu’elle répond point par point aux résultats de l’audit. Hilali compte également sur le témoignage de sociétés opérant avec le Palais et qui ont travaillé directement avec Majidi. Il vise ainsi à démontrer que certains usages dont il est accusé, sont monnaie courante au cœur même du palais de Rabat, et dont l’auteur ne serait autre que le secrétaire particulier du roi.


Fès. Une mosquée s'écroule : 10 morts

Le drame a eu lieu jeudi 4 novembre à la mosquée Al Azhar à Fès, sise rue Aïn Al Khalil, dans l’ancienne ville. Pendant la prière du dohr, alors qu’une centaine de fidèles avaient investi les lieux, la mosquée s’effondre. Bilan des victimes : une dizaine de morts, dont l’imam, et plusieurs blessés. Dégâts matériels : la mosquée elle-même ! D’une grande valeur architecturale et historique, vieux de 7 siècles, ce lieu de culte avait accueilli pendant plus d’une année le mystique et philosophe Ibn Arabi. La mosquée suscitait depuis plusieurs années déjà l’intérêt de l’UNESCO qui planchait sur un projet de réhabilitation, comme d’ailleurs cette association américaine "Ibn Arabi Society", qui militait pour sa restauration. Trop tard.


Justice. Une première pour Afilal

Cette fois, c’est la bonne. Abderrazak Afilal a été entendu, en début de semaine, en tant que témoin dans le cadre de l’affaire Laâfora et Slimani, toujours en cours d’instruction. "Notez bien que ce sera la première et la dernière fois", nous a spécifié, visiblement serein, Afilal. En fait, le patron de l’UGTM a dû s’expliquer sur le marché de la construction du siège de la commune de Aïn Sebaâ (coût global : 35 millions de dirhams !), qui s’est fait à cheval entre le mandat de deux présidents : Afilal, débarqué en 1992, avant de revenir en 1997, et Lahcen Hairouf qui a assuré l’intérim. La surfacturation, dans cette affaire, pourrait se monter à 6 millions de dirhams ! Le différentiel, qui représente un joli pactole, fait l’objet d’une surenchère, Afilal et Hairouf et derrière, Laâfora et Slimani se renvoyant mutuellement la patate chaude.


Polémique. Achâari refuse le passé "armé" de l’UNFP

Le ministre de la Culture n’aime pas vraiment les souvenirs du passé. Surtout quand ce passé est lié aux tentatives de putsch armé fomentées, du temps de Hassan II, par la branche armée de l’UNFP. Invité à l’émission Hiwar de Mustapha Alaoui, Mohamed Achâari a livré son opinion sur le nouvel ouvrage de Mohamed Louma, Attaoura al-maw’ouda (la révolution avortée), dans lequel l’ancien compagnon de Fqih Basri revient sur les événements de Moulay Bouazza en 1973 : "Ce livre insulte la mémoire des morts", a résumé Achâari qui a, par ailleurs, balayé d’un revers de la main les anciennes options révolutionnaires de son parti. La phrase nous vaut, aujourd’hui, un début de polémique. "Achâari était trop jeune à l’époque des événements, réplique Mohamed Louma, il n’a pas le droit de commenter des événements qu’il ne connaît pas. La gauche marocaine a pris les armes, cela fait partie de l’histoire de ce pays et de l’UNFP en particulier. Ce n’est pas en enterrant ces souvenirs que l’on pourra aller de l’avant". Dans le livre qui a provoqué l’ire du ministre de la Culture, Louma remet le statut de "héros" à de nombreuses personnalités connues de l’UNFP de Basri, Bouabid et Ben Barka.


Fonctionnaires. Le coût du dégraissage

Est-ce que l’enveloppe budgétaire qui servira à financer le départ des fonctionnaires est inscrite au budget ? Non. L’enveloppe du dégraissage de l’administration est estimée à 10 milliards de dirhams pour 66.000 départs potentiels. Cet argent n’apparaît nulle part dans le budget. L’État piochera dans la rubrique de la masse salariale pour payer les partants. À chaque fois qu’un candidat se présentera, l’administration se servira dans la paie de ses employés pour payer le partant. L’opération se déroulera pendant les six premiers mois de 2005. Son objectif est de ramener le coût de la masse salariale à 12 % du BIP. À noter que l’État emploie plus de 500.000 personnes, hors armée et services de sécurité.


Surprise. Tamek part se soigner (uniquement ?)

Ali Salem Tamek a eu son passeport des mains du gouverneur d’Assa. La décision a pris tout le monde de court, à commencer par Tamek lui-même, qui se préparait à une nouvelle campagne. "Je n’ai encore entrepris aucune démarche officielle, mais je compte partir me soigner à l’étranger", affirme Tamek. Par ailleurs, l'opposant sahraoui reste catégorique. "Je voyage uniquement pour me soigner et revenir. Je me refuse de participer à n’importe quel débat ou action militante à l’étranger. C’est une position personnelle qui ne m’a jamais été dictée ni conseillée par personne", explique Tamek. On ne sait pas grand-chose sur les coulisses de la délivrance du passeport, sinon qu’une formation politique de gauche serait intervenue à cet effet auprès du ministère de l’Intérieur.


Mosquées. Un minbar pour deux

Deuxième jour du ramadan dans la mosquée El Mouassine dans la médina de Marrakech. Lors de la prière du Ichaâ, le lieu est investi par un groupe de "barbus", étrangers au quartier. À la fin de la prière, l'imam s’apprête à psalmodier des versets coraniques comme le veut la tradition. Les barbus ne l’entendent pas de cette oreille et veulent imposer "leur" imam, qui se lève et récupère, de force, le micro. S’ensuit alors une bagarre entre les habitants du quartier et les islamistes. Selon un habitant du quartier, l’imam "imposé" a pu officier à la mosquée trois soirs de suite avant l’intervention des autorités, venues (enfin) mettre de l’ordre et rétablir l’ancien imam dans ses fonctions. Quant aux islamistes et à leur imam, ils ont jeté leur dévolu sur une autre mosquée, toujours dans le même quartier !


Terrorisme. L'Espagne aurait dû parler arabe…

Si l’Espagne piétine tant dans ses enquêtes sur les raisons (et les réseaux) des attentats du 11 mars, c’est parce qu’elle ne dispose pas de traducteurs (en arabe) en nombre suffisant. C’est du moins ce que révèle un article du journal El Païs, paru cette semaine, selon lequel "toutes les dépositions des prisonniers accusés de terrorisme ont été enregistrées, mais personne ne les a traduites parce qu’il n’existe pas de traducteurs de la langue arabe assignés par le ministère de l’Intérieur". Les enregistrements en question représentent 220.000 lettres et plus de 40.000 bandes sonores, largement sous-exploitées. Étonnant.


Moyen-Orient. Le clan des refuzniks

Le forum que le Maroc s’apprête à accueillir, fin décembre, dans le cadre du projet américain du "Grand Moyen-Orient", compte un nouvel adversaire : le PPS. Le parti d’Ismaïl Alaoui s’ajoute à une longue liste de refuzniks dans laquelle figurent des entités aussi diverses que le PJD, la GSU, l’AZMDH, Al-Adl Wal Ihsane, le PADS, Fidélité à la démocratie, Ennahj, la CDT, l’UMT, le SNPM, le Badil Hadari, ainsi que des composantes de l’USFP, du PSD, de l’UGTM, de l’UEM, et du corps des avocats. Partis politiques, de gauche comme de droite, syndicats et représentants de la société civile, modernistes et islamistes, écrivains, etc. : jamais une cause n’a fédéré une coalition aussi large (et hétéroclite) au Maroc. Sera-ce suffisant pour dissuader le Maroc de la tenue d’un forum aussi décrié ?


Presse. Certifications en vue

Le conseil d’administration de l’OJD Maroc (office de la justification de la diffusion) s’est réuni lundi 1er novembre à Casablanca. Les procédures administratives vont bon train, le règlement intérieur doit être approuvé incessamment, et le plan d’action 2005 a été présenté par le président de l’association, Mohamed Selhami, directeur de Maroc Hebdo. Les premiers contrôles de diffusion doivent être effectués en mars 2005 sous la houlette de l’OJD France et les premières certifications devraient intervenir, si tout va comme prévu, en avril ou en mai. Le logo de l’OJD Maroc, qui figurera sur les journaux certifiés aux côtés de celui de l’OJD France, est en cours de finalisation. Bref, ça va très vite, et c’est une excellente nouvelle.


3 questions à Bachir Ben Barka (Fils de Mehdi et porte-parole de la famille Ben Barka)

Pourquoi la Commission consultative du secret de la Défense nationale a-t-elle choisi, précisément le 15 octobre, d’émettre un avis favorable à la déclassification de certaines archives concernant l’affaire Ben Barka ?
Selon le président de la commission, cela serait dû à l’évolution de la situation politique au Maroc, notamment aux perspectives de changement qui ont suivi l’instauration de l’IER (Instance équité et réconciliation). On avance également une autre explication : certains agents secrets impliqués dans l’affaire seraient désormais retraités ou décédés.

On attend toujours le feu vert de la ministre française de la Défense, Michèle Alliot-Marie, pour que les archives soient effectivement déclassifiées. Pourquoi la décision tarde-t-elle ?
J’espère que ce retard n’est dû qu’à des problèmes techniques. Nous faisons confiance au discernement de la ministre et nous espérons qu’elle suivra l’avis de la commission.

Vous avez parlé au cours d’une déclaration sur RFI du rôle de l’IER dans cette affaire. Qu’en est-il réellement ?
L’instauration de l’IER n’a pu que conforter la commission consultative dans sa décision. Et peut-être l’avis de la commission encouragera-t-il l’Instance à tenter de faire sauter les verrous au Maroc, même s’il ne faut pas oublier que l’IER n’a pas de compétences judiciaires en la matière.



Billet : Chaînes publiques pour chaînes privées (par Driss ksikes)

Le mot "chaîne" est équivoque. C’est autant une série de maillons pouvant limiter notre action qu’une station de télévision pouvant libérer notre parole. Une loi sur l’audiovisuel a ceci de particulier quelle oppose des chaînes publiques à des chaînes privées. Chez nous, le mouvement est presque enclenché. Il ne manque plus que la protocolaire publication du texte dans le bulletin officiel. Qui cela enchaînera-t-il et qui pourra se déchaîner ? Le pendant télé de Medi 1, made in la francophonie ? On en parle comme du plus abouti des projets, en termes bancaires, hautement appuyé par les politiques. Les champions de la télé libre ? Pas les plus libéraux en tout cas. La liberté sera encore circonscrite par le critère de "bonnes mœurs", auquel la Haute autorité de l’audiovisuel n’est pas unanimement accrochée, mais que le ministre de la Communication a défendu contre d’éventuelles "chaînes porno". Et si des prédicateurs islamistes voulaient avoir voix au chapitre ? Rassurez-vous, la consigne est claire, "pas de chaînes religieuses, messieurs". L’État en garde le monopole. Même pas des émissions de télévangelisme soft, sous couvert politique ? Ce sera laissé à la discrétion des chaînes publiques. Qu’en est-il des Berbères ? Une chaîne exclusivement amazighophone sera-t-elle la bienvenue ? Désolé, peuple libre, l’ethnicité ne peut s’exprimer à part, dans un ghetto cathodique. Le message est clair : l’État veut des chaînes privées de libertés suspectes ou mal digérées. Aux plus ingénieux de briser ces chaînes sans se tordre le cou. Notre épanouissement sera à ce prix là.



Humeur : Les droits des morts (par Karim Boukhari)

Le droit de se faire enterrer devrait être inscrit d’urgence sur les tablettes des ONG marocaines. On peut l’inclure parmi les droits de l’homme, ou des morts, peu importe, mais il y a le feu. Le Maroc se retrouve, en effet, aujourd’hui avec un cadavre à gérer. Et pas n’importe lequel. Le cadavre en question est celui de Hicham Mandari, liquidé l’été dernier sur le sol espagnol. En attendant que la justice espagnole tranche sur la destination finale du cadavre (Maroc ou Émirats), la mère a officiellement fait part de sa volonté d’enterrer Hicham à Fès, sa ville natale. Si elle obtient gain de cause, le cercueil atterrira bien à Fès. Si le père l’emporte, c’est aux Émirats que le cadavre finira sa course, après de longs mois de congélation à Malaga.
Comme si la situation n’était pas suffisamment compliquée comme cela, voilà que Hamid Chabat, maire istiqlalien de Fès, et quelques élus de la ville s’en mêlent. Comme Lucky Luke dans les plaines du Far West, les notables de Fès, sans doute mus par un mystérieux sixième sens, ont déguerpi plus vite que leurs ombres. Ils ont saisi le wali de Fès-Boulmane pour dire "non à l’enterrement de Mandari à Fès". Les pistoleros de la capitale spirituelle refusent d’ores et déjà de délivrer le "permis d’inhumer" à Mandari, l’assimilant à un "sacrilège", une insulte à la mémoire des martyrs, des patriotes et de toutes les bonnes âmes de Fès.
Cet étonnant réflexe peut prêter à sourire. On peut le décrypter par des kilomètres de mots et d’analyses. En réalité, ce réflexe nous fait peur parce qu’il veut signifier, quelque part, que ceux qui ont tué Mandari ont eu raison de le faire et que son cadavre ne mérite pas de reposer sous terre. Oui, messieurs, vous nous faites vraiment peur.



Vite !

L'IER s’apprête à effectuer une mission dans le Rif, au courant de la semaine prochaine, pour recueillir le témoignage des rescapés des tueries de 1958, triste épisode de la post-indépendance du Maroc orchestré par Oufkir et le prince héritier de l’époque. L’instance dirigée par Driss Benzekri devrait auditionner une cinquantaine de personnes.

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Amnesty international n’en démord pas. L’ONG a présenté, lors de la dernière session du comité des droits de l’homme de l’ONU, un nouveau rapport sur le Maroc. Le texte contient de nouvelles recommandations et cite des cas de violations des droits de l’homme au Maroc. "C’est notre réponse à la communication officielle des autorités marocaines", nous a confié une source à Amnesty.

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Une information a circulé selon laquelle le département d’État a mis en garde les ressortissants américains en séjour au Maroc, contre d’éventuels "actes anti-américains". Vérification faite, aucun ressortissant américain au Maroc n’a été alerté de quoi que ce soit. Et le royaume ne figure pas sur la liste des pays jugés "à haut risques actuellement" par le Département d’État.

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Le Resaq (Réseau des associations de quartiers) s’est fixé la date butoir du 31 janvier 2005 pour rassembler 200 projets associatifs de développement. Rappelons que l’opération 2004, qui rassemblait 50 projets, s’était soldée par un succès éclatant, les militants étant parvenus à rassembler 4,2 millions de dirhams en un seul week-end.

 
 
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