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Affaire Mandari. La version Ouamoussi
N° 149
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Maria Daïf

Fin de tournage

Le réalisateur Kamal Kamal peut maintenant souffler. Il vient, en effet, de finir le tournage douloureux de son long-métrage Symphonie marocaine (avec Younès Megri et Khalid Benchegra), tournage qui a été interrompu pendant une année pour des raisons financières : "Nos prévisions budgétaires n’ont finalement pas été suffisantes", commente le réalisateur. Ainsi, ont été récemment tournées à Casablanca toutes les scènes de "flash-back" d’un des personnages qui avait été, entre autres, témoin des massacres de Sabra et Chatila au Liban. L’histoire, rappelons-le, raconte la vie et les déboires d’un groupe de marginaux qui rêvent de créer une symphonie musicale. Le film, selon le réalisateur, sera fin prêt en janvier prochain.


Cherkaoui, Gharbaoui

Le premier aura fait du signe, tifinagh, arabe, celui de la poterie et des tissages, l’essence même de sa peinture pourtant si moderne. C’est à Paris, à l’école des métiers d’art, puis à l’école des Beaux-Arts qu’il a étudié la peinture, pour bénéficier ensuite d’une bourse qui le mènera à l’académie des Beaux-Arts de Varsovie. Ce natif de Bijaâd, alors qu’il est en pleine maturité de son art, décèdera en 1967 à l’âge de 33 ans, des complications d’une appendicite. Le second eut comme principale inspiration ses questionnements sur l’exil, le signe, la couleur et l’espace. Ses œuvres figurent chez de grands collectionneurs au Maroc, en France, en Allemagne, en Angleterre et aux États-Unis. Il mourra dans la misère la plus totale à Paris, en 1971. Les deux ont été, incontestablement, les précurseurs de la peinture contemporaine marocaine. Exposition d’une dizaine de leurs œuvres au Musée de Marrakech, du 5 novembre au 21 décembre.


Amélie Poulain bis

Des bons sentiments, des effets de style, un zeste d’humour, une kyrielle de personnages secondaires attachants, une belle brochette d’acteurs, beaucoup d’amour et Audrey Tautou. Voilà en résumé les ingrédients qui ont si bien marché dans Le fabuleux destin d’Amélie Poulain et qu’on retrouve au détail près dans le dernier opus de Jean-Pierre Jeunet, Un long dimanche de fiançailles, adaptés tout de même à l’époque, celle de la "Grande Guerre". Résultat, un sentiment de déjà-vu et la même recette qui, certes, marche encore (le film est loin d’être mauvais), mais qui finit par lasser. Rien de transcendant non plus, ni dans les scènes de guerre, ni dans l’histoire d’amour. Jean-Pierre Jeunet avait pourtant promis de passer à autre chose après le succès d’Amélie Poulain. Promesse qui lui a été, a priori, difficile à tenir. À voir au Mégarama.



Sortir.

Concert de musique soufie donné par l’artiste marocain Ilyass Safi à l’Institut Cervantès, mardi 9 novembre à 20h30. Entrée libre, mais places limitées.

L’artiste-plasticien marocain Mohamed El Mourid expose sa série d’anciennes photographies des grandes familles du Maroc, ainsi que des anonymes. Jusqu’au 30 novembre à la galerie de l’IF de Rabat.

Exposition de bijoux d’art uniques réalisés par l’artiste bijoutier suisse Alain Pingoud à la galerie Marsam II, tout le mois de novembre. 6, rue Jbel Bouyeblane, résidence Imilchil, Casablanca, Appartement n°1 RDC. Tél. 022 48 46 04.

Pablo, mourant et ancien combattant de la guerre d’Espagne, envoie ses enfants (Sami Bouajila, J.M. Portal et Romain Duris) sur les traces de son passé. Pas si grave de Bernard Rapp sera projeté le 16 novembre au théâtre de l’IF de Meknès.

Accompagnée de deux musiciens de l’orchestre de Fès, Françoise Atlan (chant et piano) emmène son public au cœur de l’Andalousie, chante des morceaux phares du répertoire arabo-andalou, celui de Manuel De Falla et les poèmes de Fédérico Garcia Lorca. Au théâtre de l’IF de Casablanca le 9 novembre à 21h.

Présentation le 20 novembre à 20h30 du travail de résidence artistique de la compagnie de danse marocaine Anania. Chorégraphe et interprète de "Mort et moi" : Bouchra Ouizguen. À l’IF de Marrakech.

Après les histoires sur fond de matchs de basket-ball, de football américain, de base-ball, Hollywood se lance maintenant dans le tennis. La plus belle victoire raconte l’histoire d’amour entre une star de tennis déchue et une autre montante. Avec Kirsten Dunst et Paul Bettany. Au Mégarama.

 
 
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