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Par Khalid Tritki
Pêche Une zone franche à Dakhla
Objectif : attirer la production mauritanienne et préparer une "bourse de la sardine".
L'Office national des pêches lancera le mois prochain une étude de programmation et de développement dune zone franche à Dakhla. Cest une première dans la vie de lOffice. Et il a raison de cibler cette région. Linitiative sinscrit dans le cadre du fameux plan à 7 milliards de dirhams pour développer les provinces du Sud. Le coût global de cette étude est de 3 millions de dirhams, financés par des chambres de commerce, le ministère de lIndustrie, lagence du Sud et, entre autres, lONP. Les conclusions de létude serviront à créer une zone franche à Dakhla. Pourquoi là ? Parce que Dakhla est la ville la plus proche de ce quon appelle dans le jargon marin le "stock C". Cest une zone maritime riche en pélagique (sardines, maquereaux
). Fermée à la pêche depuis 1998, elle a été réouverte à lexploitation de la zone par tranches de tonnages. La première, de 200.000 tonnes, a été attribuée à des Russes. Lex-ministre de la Pêche a attribué des licences de pêche à des Marocains pour lexploitation de 200.000 autres tonnes. Il sagissait dune compensation sur la perte de lactivité de congélation du poulpe. Les 400.000 tonnes restantes feront lobjet de projets intégrés (pêche et investissement à terre). Si la capacité du stock C est entièrement libérée (800.000 tonnes), le port de Dakhla constituera un marché important pour le pélagique. Mais ce nest pas suffisant pour la création dune bourse du pélagique qui aurait un poids sur la détermination des prix au niveau régional, voire international. La création dune zone franche le permet. Son but est dattirer le volume de pêche réalisé en Mauritanie (de 400.000 à 600.000 tonnes). Le cas échéant, la région de Dakhla disposerait, en plus du port, dune zone aménagée pour accueillir des investissements à terre, surtout lindustrie de conserve. Le projet est, selon un opérateur du Sud, ingénieux, encore faut-il que les politiciens ne sen mêlent pas. |
Agriculture Les premiers chiffres de la campagne 2004-2005
La campagne agricole commence sous de bons auspices. Les premiers chiffres sur la pluviométrie estiment les réserves en eau des barrages à 7 milliards de m3, soit un taux de remplissage de 54%. Cest le Haouz qui affiche le taux le plus élevé (72%), suivi du Gharb (69%) et du Tadla (61%). Côté culture, la superficie totale travaillée en céréales dautomne sélève à 1,4 millions dhectares, soit le même niveau que lannée dernière. En revanche, la betterave sucrière affiche une hausse de 40% par rapport à la campagne précédente avec 53.900 hectares sur une superficie prévisionnelle de 70.000 hectares. Côté production, les prévisions tablent sur une baisse des produits oléicoles à 500.000 tonnes, soit 50% de moins que lannée précédente. Cette matière engendrerait 50.000 tonnes dhuile de table et 90.000 tonnes dolives de table industrielles. |
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Ramadan. et productivité
Le ramadan touche à sa fin. Léconomie reprendra "son cours normal". Cest en tout cas ce que pensent beaucoup de gens. Plus encore, selon un journaliste, très bien informé dhabitude, le roi Hassan II avait commandé une étude sur limpact du ramadan sur la productivité. Selon la même source, les résultats de lenquête étaient négatifs, mais le défunt roi a préféré garder le secret, raison politique et religieuse obligent. Le ramadan est-il réellement la cause directe de la baisse de productivité ? Jen doute. Il est clair que les |
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| signes ostentatoires de la productivité disparaissent, comme les colloques, les séminaires de formation, les conférences et déjeuners daffaires
Mais le rythme de travail réel reste le même. Les usines sont ouvertes, le pointage y est toujours pratiqué, le taux de production horaire aussi. Bref, Ramadan est un prétexte pour valider un comportement structurel de léconomie nationale. Celle-ci avance à pas de tortue. Le taux de croissance, hors agriculture, ne dépasse guère 3%. Ramené au taux de lévolution démographique, la croissance est pratiquement nulle. Et le ramadan na rien à voir là-dedans. Le Maroc fait du surplace pendant et hors ramadan. Et si on valide la théorie de la baisse de productivité lors du mois de jeûne, le Maroc se découvrira une particularité : ramadan dure 365 jours et non pas 30. À quand l'Aïd ? |
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Transport. Mdina Bus roule à Casa
Remplaçant lantique RATC (Régie autonome de transport de Casablanca) Mdina Bus est entrée en service depuis lundi 1er novembre. Avec un tour de table constitué de quatre opérateurs, El Bahja Bus, Haddou Bus, Finance.com et la RATP française, la nouvelle société prend un pari difficile, mais pas impossible à tenir. Elle a pour mission de redresser une régie sous perfusion depuis des années. La prudence est donc de mise. Le concessionnaire le sait. Il entame son périple par lintroduction de 320 bus pour alimenter le parc. Il sagit de véhicules doccasion, amortis dans les rues de Paris. Avant fin 2004, le parc de Mdina Bus sera de 450 bus pour 60 lignes exploitées. Le business plan prévoit la mise en service de 600 bus à l'horizon décembre 2005 pour atteindre 1200 bus en 2009. Les lignes en exploitation exploseront également. De 42 lignes actuellement, elles passeront à 75 en 2009. Pendant la phase de lancement, le prix des tickets ne connaîtra pas de changement (2,5 DH). Une augmentation de 20 centimes est prévue à partir de lannée prochaine. |
Social. Laenser esquive
Le ministre de lAgriculture et de la Pêche Mohand Laenser a reçu mercredi dernier les représentants du Syndicat national des officiers et marins de la pêche hauturière. Lentrevue sest déroulée dans de bonnes conditions. Pour le syndicat, il fallait convaincre le ministre de la nécessité de mettre en place un fonds de prévoyance sociale et de mettre fin au transfert des quotas dun navire à un autre. Le ministre a promis détudier les deux propositions. Sauf que pour le fonds de prévoyance sociale, le délai est serré. La loi des finances est déjà au Parlement et il ne sera pas facile à Laenser de forcer la main à Oualalou, son collègue aux Finances. Cest la raison pour laquelle le syndicat maintient son sit-in mardi prochain (la fameuse "nuit du 27 ramadan") devant le siège du ministère de la Pêche à Rabat. Qui sait, cela pourrait aider le ministre. À moins que son ton rassurant ne soit une esquive. Nous verrons. |
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Les off
Télécoms. Le régulateur en conseil lundi
LAgence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) tient son conseil dadministration lundi 8 novembre. Selon une source autorisée, le conseil traitera de la libéralisation de la (ou des) licence(s) à venir. "En principe, la configuration de lappel doffres et le calendrier de la libéralisation seront fixés lundi", précise la même source. Rappelons quun conseil dadministration sest tenu en début dété, mais ses résolutions nont pas été retenues et le lancement de la licence, prévu pour septembre, a été retardé. Lintroduction en bourse de Maroc Telecom y est sans doute pour beaucoup.
Agro-alimentaire. Jettou boude le chocolat
Lors de la tenue du conseil national du patronat, jeudi 28 octobre, lassociation des biscuiteries, chocolateries et confiseries a interpellé le Premier ministre au sujet de limposition du sucre. Driss Jettou, qui était lhôte du conseil, na pas mâché ses mots. Devant un parterre de plus de 60 personnes, il a répondu de manière virulente. Il a fait savoir au président de lassociation, Hakim El Marrakchi, quil na pas apprécié que ce dernier attaque le gouvernement en justice. La Primature aurait préféré que laffaire soit réglée à lamiable. |
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Leffet Maroc Telecom
Lundi a été une journée despoir à la Bourse de Casablanca. La place a rompu avec la tendance baissière qui dure depuis presque deux semaines. Le Masi a pris 1,62 %, sétablissant à 3.998,22 points. Mais la fête a été courte. Deux jours après, la place a sombré encore une fois. La Masi a cédé 0,64 %. Lévolution de lindice boursier ne trompe plus. La Bourse de Casablanca vit un désengagement en préparation à lintroduction de Maroc Telecom. La plupart des grandes valeurs sont vendues par les institutionnels, pour sassurer le maximum de liquidités, en prévision de larrivée de "lopérateur historique", considéré davance comme un placement prometteur sûr (au moins) durant les 5 prochaines années. Ce type de mouvement est constaté à chaque nouvelle privatisation qui passe par la bourse. Vu le nouvel entrant, on comprend que lampleur du mouvement boursier soit sans précédent. |
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