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Palestine. Après Arafat, le déluge ?
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Société. La maison des femmes battues
Mémoire. Chanter Hassan II
N° 151
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Merci pour la parenthèse…

Merci d’avoir ouvert une parenthèse (TelQuel n°148) sur une époque dont j’ignorais l’existence et qui montre un Maroc plus tolérant qu’il ne l’est aujourd’hui. Comme on dit souvent : "Le passé console et l’avenir désole".

P. Thorin



Pas vu à la télé !

Que dire de la programmation télévisuelle de nos deux chaînes pendant le ramadan et surtout des sitcoms bidons servies aux téléspectateurs, si ce n’est qu’elles ne sont bonnes qu’à une seule chose : couper l'appétit et accentuer un sentiment de révolte et de dégoût vis-à-vis des deux chaînes et des responsables du paysage audiovisuel national. La médiocrité de ces sitcoms témoigne du mépris et de la légèreté avec lesquels la télé marocaine traite ses "sujets". Pour la première fois, on peut zapper en pleine sitcom pour voir autre chose sous d'autres cieux sans qu'aucun membre de la famille ne proteste. Ce sont les deniers publics et l'argent du contribuable qui sont dilapidés. Quand les citoyens en auront conscience, peut-être nos deux chaînes traiteront-elles les téléspectateurs avec plus de respect et de considération.

Abderrahmane Haddourha



Sacré mois lunaire !

Nous vivons 11 mois dans l’année pendant lesquels personne ne s’immisce dans la vie d’autrui pour lui demander s’il fait ses prières où même s’il croit en Dieu, choses considérées comme plus importantes que la simple corvée instinctuelle et basique de se nourrir (ou de s’en abstenir). Onze mois pendant lesquels on se côtoie et on se croise chez l’épicier, dans nos bureaux, sur les terrasses des cafés, dans le hammam, bref dans notre vie de tous les jours, et dans un climat de "tolérance" admise. Alors pourquoi, pendant ce mois lunaire qu’est le ramadan, uniquement, des personnes enfilent-elles la robe d’avocat de l’islam et décident d’empiéter sur la liberté des autres ? Ce n’est rien moins que de l’hypocrisie et de l’intolérance sous toutes leurs formes.

Mustapha Benhida



Où sont passés les Irakiens ?

Je lis les journaux, j’écoute les télévisions, l’Irak fait la Une partout. On nous parle de bombardements, d’accrochages, de nettoyage, de découvertes de caches, de soldats américains tués, de combattants irakiens tombés, d’otages occidentaux enlevés, on nous montre des images de villes dévastées, de maisons effondrées, de pierres et de gravats… La guerre. Mais depuis des semaines, on dirait qu’il n’y a plus un seul Irakien en Irak. Pas un mot sur les populations civiles, comment elles survivent, si elles ont fui ou sont toujours là, des femmes, des enfants, des hommes aussi, qui meurent… Y a-t-il de l’eau, des hôpitaux, des secours, des tentes ? Les conditions de la survie en quelque sorte, s’il y en a une. Les télévisions européennes sont promptes à nous informer des cellules de soutien psychologique mises en place chaque fois qu’un incident ou une catastrophe survient sur le territoire européen. La catastrophe que vivent les populations de Bagdad, de Falloujah, bientôt de Mossoul, ne mérite-t-elle donc pas qu’un seul mot soit dit, qu’une seule image soit montrée, qu’un brin d’intérêt - je ne parle même pas de compassion - soit manifesté ? L’embrigadement des journalistes est-il donc si avancé qu’aucun n’ose plus parler d’Irakien sans ajouter milicien, islamiste ou terroriste ? Ou bien le massacre est-il si avancé qu’on ne puisse déjà plus parler de population civile ?

Lucile Daumas

 
 
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