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Par Khalid Tritki
Maroc Telecom. Avis aux futurs actionnaires
Le pacte dactionnaires est rendu public par la note dinformation de lautorité du marché. Les dividendes également.
Si vous voulez tout savoir sur une entreprise publique, priez pour quelle soit introduite en Bourse. Cest ce que nous enseigne le cas de Maroc Telecom. Mercredi 17 novembre, lopérateur historique publie la note dinformation préliminaire validée par le Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM). Et quest-ce quon y découvre ? Le fameux pacte des actionnaires établi avec Vivendi lors de la cession de 35 % du capital de Maroc Telecom, jusque-là "classé secret dÉtat". On y apprend bien des choses. Le pacte des actionnaires précise que les parties ont prévu une clause de "stand Still" de Vivendi. Tant que 30 % au moins du capital de Maroc Telecom et des droits de vote nauront pas été mis en Bourse dici février 2006, Vivendi sinterdit dacheter des actions directement ou par des intermédiaires. Autrement dit, Vivendi ne peut se positionner en tant quacheteur au moment de lintroduction en Bourse prévue la semaine prochaine. La note nous apprend, en outre, les conditions de loption dachat de Vivendi sur 16 % du capital de Maroc Telecom. Le gouvernement pouvait exercer cette option à partir du 31 mars 2004. Il ne la pas fait. Pendant une période de 18 mois, le prix de cession de Maroc Telecom doit être déterminé pour que le gouvernement puisse exercer loption de vente à Vivendi au plus tard le 30 septembre 2005. À cet effet, Vivendi a signé une convention de nantissement. Les 35 % que Vivendi détient dans le capital de Maroc Telecom sont la garantie que la société française paiera pour les 16 % du capital. Cette garantie court jusquau 30 septembre 2005.
Côté chiffres, la note dinformation nous éclaire sur les relations entre Maroc Telecom et ses actionnaires dune part et ses filiales dautre part. Ainsi, lopérateur historique a versé, en 2002, 141 millions de dirhams et 88 millions de dirhams en 2003 à Vivendi en contrepartie de lexpertise que ce dernier apporte à lopérateur. En revanche, Maroc Telecom a facturé à sa filiale Mauritel, pour les mêmes raisons, 21 millions de dirhams en 2002 et 23,7 millions de dirhams en 2003. Pour les dividendes, Maroc Telecom affiche un score attrayant. Lopérateur a versé à ses actionnaires 2,5 milliards de dirhams en 2002 et 2,7 milliards en 2003. Des chiffres alléchants ! |
AMO. La dernière ligne droite
Prévu pour 2005, le projet de lassurance maladie obligatoire prend de plus en plus forme. Mardi 16 novembre, la Primature a tenu une réunion avec les syndicats. À lordre du jour : la présentation des scénarios ficelés par le gouvernement. En gros, le projet propose la couverture des salariés du privé qui nont pas de dassurance maladie, la prise en charge de 20 pathologies lourdes (cancer, sida, diabète, maladie cardiovasculaire, hémodialyse
). Lantériorité de la maladie est prise en compte contre un taux de cotisation entre 3 et 5 %. Le taux de remboursement est déplafonné et ne peut pas être au-dessous de 70 %. Pour ceux qui sont déjà couverts, le projet leur donne le choix de rester sous leur régime pendant 5 ans ou de passer à lAMO et de contracter une assurance complémentaire. Pour les fonctionnaires, le projet propose, pour les mêmes soins, un taux de cotisation de 4 % réparti entre le salarié et lemployeur. |
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Promesse et volontarisme
Quand Driss Jettou parle de volontarisme, il est difficile de le contredire. Sa seule contrainte est de se conformer à son programme établi au moment de son investiture en octobre 2002. En revanche, quand le reste du gouvernement, surtout les ministres usfpéistes et istiqlaliens, parlent de volontarisme, il faut entendre démagogie. Contrairement au Premier ministre, ils ont fait campagne et promesses. Dans leurs programmes électoraux de 1997 et 2002, les deux partis soutenaient dur comme fer |
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| quils avaient le génie de créer 200.000 emplois par an. Lengagement na pas été respecté. Les quatre premières années du gouvernement Youssoufi étaient soit disant considérées comme une période de grâce. Les nouveaux ministres, ayant une culture dopposition, devaient sacclimater avec la gestion réelle des affaires. Pendant cette période, à chaque embûche, nous avons eu droit à des arguments renvoyant à la lourdeur du passif des gouvernements passés. Mais cétait seulement pour le premier mandat. Or, pour le second, les mêmes promesses ont été remâchées et les réalisations, surtout en terme de création demplois, ne sont pas au rendez-vous. Le volontarisme, lui, nest quun mot qui, prononcé par un politicien, perd son sens philosophique profond pour nêtre quune façade présentée à des âmes naïves. Libre à vous de le croire. |
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ALE. Entrée en vigueur retardée
Bonne ou mauvaise nouvelle : lentrée en vigueur des accord de libre-échange conclus avec les États-Unis et la Turquie est retardée jusquau deuxième semestre de 2005. Prévue initialement pour janvier 2005, lentrée en vigueur de ces deux accords allait ouvrir une grande porte aux textiliens. Et cest justement chez eux que la grogne est perceptible. De la Turquie, ils tablaient sur limportation de matières premières à bas prix. Ce qui devait profiter à leur marché en Europe. Ce retard est dû à la lourdeur des mécanismes de ratification, en commençant par le gouvernement, jusquà la validation par le Parlement. Le processus est long et suit un ordre de priorité. Les textiliens nont quà prendre leur mal en patience. Peut-être que lÉtat a signé des accords quil ne juge pas prioritaires et dont il a fait un grand tapage ! |
Établissements. 60 milliards de dettes
Les entreprises et établissements publics (EEP) affichent une dette cumulée de financement de 60,7 milliards de dirhams. Le montant donne le tournis. Normal, lorsquon sait que le secteur des EEP demeure le plus gros investisseur du Maroc. Les EEP ont investi pas moins de 23,3 milliards de dirhams en 2003. Sur les 677 EPP, seuls une dizaine font lessentiel (ONE, RAM, CDG
). Les bénéfices consolidés arrivent à 9 milliards de dirhams et limpôt sur les sociétés atteint 3,5 milliards de dirhams. Ce qui fait du EEP lun des plus gros contributeur de lÉtat. Quant aux pertes, elles ont totalisé 3,7 milliards de dirhams. À noter enfin, que le rapport 2003 sur les établissements publics souligne une amélioration globale des EEP. Pour cause, les plans de restructuration se multiplient et les transformations en société anonyme obligent ses sociétés à adopter un autre mode de gouvernance. |
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Les off
Textile. Un gros employeur menace de partir
Un grand industriel anglais, employant plus de 10.000 personnes, pense sérieusement à quitter le Maroc. Il réclame à lÉtat plus de 35 millions de dirhams au titre du remboursement de la TVA. Ce problème touche plusieurs sociétés et dans certains secteurs, la facture est beaucoup plus lourde. Ce nest pas encourageant pour les investissements étrangers, ni pour linvestissement tout court.-
Pêche. La Primature fait pression
Avant la fin du mois de ramadan, Driss Jettou a tenu une réunion avec son ministre de lAgriculture et de la Pêche. Lobjet de la rencontre a porté sur la situation de crise que vit le secteur. Après la présentation technique du dossier, Driss Jettou a pressé son interlocuteur à trouver une solution dans les 10 jours qui suivent. Selon les échos de cette rencontre, la Primature napprécie pas les arrêts de travail. Reste à savoir pour qui, armateurs ou pêcheurs ? Peut-être pour les deux.-
Banques. Fin des chèques en bois
Le groupement professionnel des banques du Maroc multiplie les réunions pour trouver une solution aux chèques sans provisions. La tendance va vers la sécurisation de ce mode de paiement. Dans la foulée, le groupement se penche sur le paiement électronique. Les banques ne veulent plus attendre la loi. Ils jouent leur propre joker.- |
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Bourse. Les jours fériés tuent la cote
La Bourse de Casablanca a fait du sur-place durant la semaine du 12 au 18 novembre. Deux jours fériés ont renforcé le climat dattente que vit le marché. Lindice Masi a clôturé mercredi à 4008,2 points au même niveau que la veille. Une légère baisse est à signaler cependant en comparaison avec la niveau de clôture du vendredi (4018,09 points). Si lintroduction en Bourse de Maroc Telecom est lancée le lundi 22 novembre, la physionomie de la place casablancaise va complètement changer. Tous les analystes sattendent à un rush sur la valeur de lopérateur historique. Il reste à ce dernier à obtenir le visa final. Le programme des banques daffaires qui pilotent cette opération table sur laccord du CDVM pour le vendredi 19 novembre. |
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