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Par Khalid Tritki
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Mahjoub Benseddik,
patron de l'UMT (DR)
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AMO. Les syndicats gourmands
La réunion qui sest tenue lundi 22 novembre entre patronat et syndicats na rien apporté dutile. Les frères ennemis nont pas abouti à une plateforme pour la mise en place de lAssurance maladie obligatoire (AMO). Le projet présenté par le gouvernement propose la couverture des pathologies lourdes et une cotisation patronale et salariale de 2 % chacun. Sur une masse salariale globale dans le privé de 50 milliards de dirhams, la cotisation mobilisera 2 milliards de dirhams par a |
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| pour l'AMO. Pendant les six premiers mois de lannée prochaine, aucune prestation ne sera fournie. Cette période servira à la mise en place du fonds de prise en charge qui sera alimenté par les premières cotisations de lannée et à former les gestionnaires du fonds. En contrepartie le gouvernement sest engagé à améliorer les prestations médicales dans les hôpitaux. Les syndicats veulent plus. Ces derniers insistent sur laugmentation de la cotisation et celle de sa part patronale. "Nous comprenons que la solidarité nationale nous incite à nous engager dans ce projet, mais tout en restant raisonnables et pragmatiques", souligne Yahia Zniber, vice-président de la fédération de la PME. Pour ce dernier, il ne faut pas vendre de lutopie aux gens et céder aux tentations politiciennes. Le plus important est davoir un système de couverture maladie qui correspond à nos moyens et darriver progressivement et à terme à une couverture générale de la population. |
Consulting. Le cercle des patrons bénévoles
Des ex-directeurs généraux, directeurs financiers et consultants à la retraite veulent offrir leur expertise aux entreprises, administrations publiques et collectivités locales. Inspiré de lECTI, lassociation des patrons bénévoles de France, Abderrafie Menjor, ex-patron de la Samir, crée lETICM. Une convention a même été signée entre les deux associations. Lidée est simple : offrir des consultations et quand cest nécessaire faire appel à un confrère français. Le bénéficiaire de ces services contribuera à la couverture des frais du consultant expatrié. Si cest une intervention purement locale, le bénéficiaire prend en charge les frais généraux de la consultation. En gros, entre 4000 à 10.000 DH selon lampleur de la consultation. Lassociation compte actuellement 50 ex-dirigeants et compte sétoffer. Juste pour savoir : ETIC France a 5000 experts. |
Retraite. La CIMR se rebiffe
La caisse interprofessionnelle marocaine de retraite semble sortir du tunnel. La caisse affiche un résultat dexploitation excédentaire de 1,2 milliard de dirhams. Le changement est radical quand on sait que lannée dernière, la caisse a essuyé une perte dexploitation de 124,4 millions de dirhams. Le différentiel est expliqué par Khalid Cheddadi, PDG de la CIMR : la réforme nous a permis de récupérer la gestion de la part salariale des cotisations. Ces dernières étaient dans les caisses |
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| des assureurs. Pour lavenir, la CIMR table sur la généralisation. Le gouvernement sest, en effet, engagé à généraliser le régime de la retraire complémentaire. Il reste à dessiner ses contours. A retenir : laugmentation des cotisations est vitale pour la caisse. |
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Les off
Le golden parachute dont a bénéficié Abderrahmane Saâidi, ex-patron de la Samir, nous livre ses secrets. Ses indemnités de départ se chiffreraient à 7 millions de dirhams avec un bonus : 4 millions de dirhams en plus, en rachat de points auprès de la CIMR. Rappelons que Saâidi était ministre des Privatisations au moment de la vente de la Samir et en est devenu le directeur général après son départ du gouvernement.
Deux sociétés européennes, dont le Français Sagem, sont en compétition pour la réalisation du projet de la carte didentité biométrique. Le projet porte sur la mise en place des cartes à puce, qui contiennent tous les renseignements sur lidentité des personnes, jusquà leurs casiers judiciaires. Le projet est géré par le ministère de lIntérieur et sétalera sur presque 5 ans. |
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MT. Spéculation financière en vue
Tout le réseau bancaire a travaillé cette semaine pour Maroc Telecom. Chaque agence a tenté de recruter des investisseurs potentiels. Les chargés de clients proposaient loctroi de crédits pour lachat des actions de lopérateur historique. Loffre comprend un financement à hauteur des capacités de remboursement qui devra sétaler sur 12 mois. Le taux dusure est de 7 %. Pour être plus convaincants, les banquiers font miroiter lopportunité dun gain rapide. Selon une source bancaire, les candidats à la participation au capital de Maroc Telecom comptent une bonne partie de spéculateurs. Ils achètent le titre à 68 DH avec lambition de vendre quand la valeur touchera les 150 DH. En fait, tout dépendra des institutionnels. Il faut attendre la cotation en décembre pour en avoir le cur net. |
PME. Une convention sur le Net
La fédération de la PME et Maroc Connect ont signé une convention mardi 23 novembre. Objectif : connecter la PME au haut débit. Le fournisseur daccès offre des prix préférentiels, notamment 99 DH au lieu de 649 DH pour les frais dactivation et des baisses sur les forfaits. Cette promotion court jusquau 31 décembre 2004. Elle porte également sur laudit et la mise en place du système de protection contre les intrusions. Les cycles de formation sont également couverts par la convention avec des réductions allant jusquà 50 %. La Fédération, elle, sengage à recruter le maximum de clients pour le provider. Elle compte déjà plus de 250 membres et une tournée sera bientôt entamée par la fédération pour vendre ses services, notamment la messagerie et lassurance. |
Débat. Régionaliser les capitaux
Les intégrales de linvestissement qui se tiendront le 1er et 2 décembre 2004 seront régionales. La direction des investissements qui pilote ce débat insiste sur limportance de la dimension régionale dans lacte dinvestir. "Les firmes intègrent de plus en plus lenvironnement territorial dans leurs stratégies de location. Elles cherchent à identifier les avantages offerts par une région en vue de renforcer leur compétitivité au plan global", indique une étude de la direction. Plus de 400 représentants sont attendus pour animer un débat qui portera sur léchange des expériences. Surtout lexpérience de léconomie régionale développée en Espagne, en France, en Belgique et en Suisse. |
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Manque de confiance
En discutant avec un patron de la place, très en vue dailleurs, ce dernier ma glissé sur un ton inquiet quil espérait que les négociations sur lAMO naccoucheraient pas dune mauvaise surprise. Sur mon insistance, il mexplique amèrement que lexpérience du code du travail est encore fraîche dans les esprits. Lorsquune couverture sociale va augmenter les charges de lentreprise, il est légitime de grogner. Mais pour lAMO, grogner ouvertement serait sortir des rangs des patriotes. Jettou en a conscience et a proposé |
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| juste ce quil faut pour que le patronat accepte. Mais là nest pas le message que mon ami de patron veut transmettre. Sa crainte découle non pas du projet, mais de ceux qui défendent ses intérêts dans ce dossier. Il est certain que la CGEM fait ce quil faut sur ce chapitre et on peut savancer sur un engagement ferme de Jettou pour ne pas alourdir la facture de lAMO. Il nen demeure pas moins que la confiance dans la confédération a été ébranlée depuis les négociations du code du travail. Labsence dune position ferme de la CGEM face au choix de la loi des finances a totalement installé le doute. Cest grave pour une structure qui a un mandat pour représenter 90 % du chiffre daffaires de léconomie. Et Hassan Chami na pas intérêt à cultiver cette image, car il lèguera à ses successeurs une structure vide de toute substance. |
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