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N° 152
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Driss Bennani

"Un flic ne peut pas faire de politique"

Antécédents
Réda Taoujni, Président
de l’association "Sahara marocain"
    1967. Naissance à Casablanca
    1988. Pilote auto professionnel en Hollande
    1994. Création de l’association "Najah Souss" et d’une entreprise d’informatique
    1999. Création de l’association "Sahara Marocain"
    2002. Édite Sahara hebdo et Assahraâ Al Ousbouîa
    2003. S’exile en Espagne n2004. Prépare un voyage collectif de Marocains à Tindouf

Smyet bak ?

Al Bachir Taoujni.

Smyet mok ?
Naima Bennis.

Nimirou d’la carte ?
Demandez à Super Laânigri, il doit le connaître par cœur.

Vous aussi, j’imagine…
J 258 409.

Vous vous dites victime de persécutions. Mais qui chercherait noise à une association qui s’appelle "Sahara marocain" ?
Des gens qui, comme du temps de Driss Basri, refusent qu’il y ait une tierce partie entre les sécuritaires et le Palais. Du temps de la création de l’association , nous avions l’appui de My Ahmed Alaoui et du Palais, alors que le ministère de l’Intérieur nous refusait jusqu’à l’appellation "Sahara marocain". Une sorte de double État. Khalid Jamaï m’avait alors dit que j’allais finir soit en prison, soit en exil. 10 ans après, me voilà installé en Espagne, loin de mon pays pour défendre nos idéaux d'une solution démocratique interne au conflit du Sahara.

Pourquoi faites-vous une fixation sur Laânigri alors ? Vous ne semblez pas savoir qui vous en veut, au juste…
À Genève, un agent de la DST de la zone Sud s’était fait passer pour un militant sahraoui pour assister aux travaux de la commission de l’ONU des droits de l’homme et le Polisario l’a démasqué. C’était ridicule, je l’ai dit haut et fort et forcément, ça n’a pas plu. Tout a commencé comme ça. Ajoutez à cela nos positions critiques sur la gestion de l’affaire du Sahara et beaucoup de petits accrochages ici et là, et vous comprendrez.

Zapatero reçoit Abdelaziz, 1000 personnes marchent pour le Polisario à Madrid… Qu’est-ce que vous faites en Espagne, vous ?
On tourne à 50 % de nos capacités. On ne sait pas d’où viendront les prochains coups. La marche dont vous parlez, on allait y participer à condition qu’il n'y ait pas de drapeaux marocains ni de la RASD. Nous entretenons d’excellentes relations avec les responsables du Polisario mais une association d’une centaine de personnes ne peut pas tout faire. Il en faudrait une quarantaine crédibles et indépendantes. Un flic ne peut pas faire de politique.

Vous venez d’ouvrir des bureaux à Bruxelles, Paris, Madrid et New York, min ayna laka hada ?
Des émirs du Golfe, amis du Maroc, nous aident. Ce sont des amis personnels à moi et aux membres de l’association. Ils ont déjà couvert nos dettes au Maroc et continuent de nous aider. J’ai même des relations d’affaires avec certains d’entre eux.

De qui vous parlez ? Comment les avez-vous connus ?
Il y a longtemps, le Sheikh Zayed nous avait financé une course de dromadaires à Agadir. Nous avions invité le Qatar, le Koweit, l’Arabie saoudite, etc. Nous avons défendu les prisonniers koweitiens en Irak. Après, c’est devenu un réseau.

Vous avez une double nationalité, laquelle ?
Arabe.

Connais pas ce pays !
C’est une nationalité qui m’a été offerte depuis 3 ans, je ne veux pas dévoiler cela.

Bahreïn ?
Un pays à côté.

À quoi vous jouez, c’est une couverture cette nationalité ?
Pourquoi est-ce que j’en aurais besoin ? Je n’ai pas de problèmes avec le roi.

Comment le savez-vous ?
ça voudrait dire que j’ai des problèmes avec l’État. Dans ce cas de figure, les coups auraient été autrement plus sévères.

Comme une liquidation dans un garage ?
(Rires) Non, pas à ce point. Avec nous, ce sont des coups minables.
L’assassinat de Mandari a été exécuté par des pros, mais commandité par des amateurs.

 
 
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