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N° 153
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Karim Boukhari

Pétrole. Menace d’explosion sur Sidi Kacem

(AFP)
L'audit de sécurité commandé par le ministère de l’Energie sur la Samir est catégorique. La raffinerie de Sidi Kacem est un danger pour la ville. Située au centre de Sidi Kacem (elle colle littéralement à la gare ferroviaire), tout incident à la raffinerie peut faire des dégâts considérables, surtout en vies humaines. Le gouvernement va bientôt entamer des discussions avec le Saoudien Corral pour trouver une solution. Selon des sources proches du dossier, le raffineur a deux options. La première serait de mettre à niveau le site, ce qui coûterait plusieurs centaines de millions de dirhams à l’actionnaire de la raffinerie. La deuxième solution est de fermer tout simplement la
raffinerie. Cette option parait la plus "facile", surtout qu’une partie du personnel (1200 personnes), pourrait être replacée dans les nouvelles installations à Mohammédia. Or, cette solution condamnerait l’économie de la ville. Pour leur majorité, les industries de Sidi Kacem sont liées à la raffinerie. La tension sociale sur la région est imminente. Du côté du gouvernement, des sources autorisées estiment que la fermeture dans la conjoncture actuelle est politiquement exclue. La Samir entrera donc dans un autre bras de fer. Et ce, avant même la signature de la convention d’investissement avec l’Etat pour la réalisation du projet d’extension de Mohammédia. D’ailleurs, sur le chapitre sécurité, l’état a exigé que le raffineur assure son investissement. Aucune compagnie au Maroc n’a la capacité de le faire. Une compagnie de réassurance étrangère le fera, mais à quel coût ?


Procès Hilali. Les témoins boudent

Le procès du colonel Mustapha Hilali (détournements au Palais d’Agadir), qui a démarré en octobre 2004, a repris cette semaine. L’audience de jeudi, la troisième de la série, a été marquée par la présence du bâtonnier Nassiri, qui s’est constitué partie civile pour défendre les intérêts de l’Etat marocain, du ministère des Finances et de la privatisation et du secrétariat particulier du roi. L’audience a été une nouvelle fois marquée par l’absence de Mounir Majidi, mais aussi celle du colonel Kerroumi, cité comme témoin par Hilali, et de Paul Saes, cité par Fennaoui, autre homme d’affaires derrière les barreaux. Les trois absents ont reçu de nouvelles convocations fermes du tribunal d’Agadir, qui a décidé de reporter l’affaire au 13 janvier.


Télévision. TPS, le retour ?

Le système de cryptage du bouquet satellite français a finalement partiellement cédé. Depuis quelques jours, certains décodeurs spécifiques (Goldvision et Starnet essentiellement) re-captent les chaînes du fameux bouquet. Le système a, selon des sources à TPS, été piraté en Algérie. Entre temps, des cartes d’abonnement légal d’une année pour la configuration basique ont été timidement introduites sur le marché. Elles coûtent 3.000 dirhams.
Quant à une éventuelle commercialisation du bouquet TPS dans les pays du Maghreb, "elle est impossible, du moins à court terme. Nous n’en n’avons pas le droit", a affirmé le directeur général adjoint de TPS sur Médi 1.


Maroc / Algérie. Pas de sommet à l’horizon

Non, la réception de courtoisie accordée par Abdelaziz Bouteflika à son ami, Abdelouahed Radi, n’augure rien d’exceptionnel. "Il a été correct, m’a demandé de transmettre ses amitiés au souverain, mais rien de plus", confie le dirigeant socialiste. Le déplacement de Radi a, par contre, permis de relancer le parlement maghrébin, en stand by depuis une année, à cause de la crise interne du FLN (Benflis / Bouteflika) et des tensions entre Rabat et Alger. Aujourd’hui, même si Nouakchott et Tripoli ne s’entendent pas trop bien, la prochaine réunion aura lieu à Tunis en janvier. Quant à nos relations bilatérales avec l’Algérie, elles reprennent la semaine prochaine au ministère des Affaires étrangères à Rabat, avec les réunions techniques de routine. Rien de plus !


H’rig. 60 Marocains passent en Algérie

L'incident, s’il se précise, est une première. Soixante Marocains auraient quitté le Maroc, pour "se réfugier" en Algérie, tout près de la frontière orientale. Le mouvement des habitants des zones frontalières des deux côtés (de nombreux Algériens entrent au Maroc irrégulièrement aussi) n’est un secret pour personne. Seulement voilà, cette fois, la soixantaine de Marocains n’ont pas été refoulés par les militaires algériens. Si on se fie à l’information parue, ces derniers s’en seraient même bien occupés. Chez les officiels marocains, on minimise l’incident, prétextant le caractère courant de la pratique. Un officiel de la diplomatie marocaine se serait déplacé sur place pour trouver une issue à ce nouveau problème. A suivre.


Transport. Ghellab s’attaque aux agréments

Karim Ghellab, ministre de l’Equipement et du transport prépare un projet de loi dont le principe de base est de remplacer les agréments par des autorisations au profit des sociétés de transport de voyageurs. Ceci concerne les futures attributions. Le projet cherche à obliger les propriétaires actuels d’agréments de transport de voyageurs à s’associer à des exploitants dans le cadre de sociétés par actions. L’objectif est de remplacer les rentes par des dividendes perçus en fonction de la rentabilité de l’entreprise. Il reste à savoir si les fameux gros bonnets du Makhzen accepteront cette réforme. Ghellab sait qu’il devra faire face à un feu nourri, surtout que les propriétaires d’agréments comptent parmi eux des ex-ministres, des conseillers du roi et des gradés de l’armée. Bon courage, Si Karim.


Rencontre. Nos historiens sortent de l’ombre

Bonne nouvelle. Le public de Rabat et de Salé pourra apprécier, du 11 au 13 mars 2005, des rencontres publiques (conférences, tables rondes, cafés littéraires …) où des vérités sur notre histoire (via celle de la Méditerranée) seront étalées en toute transparence. Après le numéro consacré à l'Histoire du Maroc par Telquel (n°152), la rencontre initiée par l’université Al Akhawayn dans la même direction et le colloque tenu par des Amazighes à Agadir du 1er au 3 décembre sur les manuels d’histoire, place donc aux historiens de métier, les plus émérites, pour jeter la lumière sur notre passé. Initiée par l’Association marocaine de la promotion de l’histoire, soutenue par l’ambassade de France et le ministère de l’Education nationale, la manifestation Tarikh Lil jami’ (histoire pour tous), ébauchée depuis une année, s’inspire des Rendez vous de l’histoire lancés par Jack Lang à Blois. Les spécialistes, du Maroc et de France (Kenbib, Sebti, Cheddadi, El Moudden, Rivet, Valensia …) iront dans les complexes culturels, les facultés (bien sûr), les lycées (une première) et même dans des cafés (à déterminer) pour plaider la cause de l’histoire. La vraie et non celle tronquée que l’on enseigne. Aboutira-t-on à un toilettage de nos manuels ?


Imams. Un don royal contre la misère

Ahmed Toufiq continue sereinement sa réforme du champ religieux. Après avoir mis le doigt sur la misère des imams (certains touchaient 130 Dh par mois), le roi Mohammed VI a décidé de débourser un don de 150 millions de dirhams pour améliorer leur situation. Dorénavant, le salaire mensuel minimal sera de presque 1.000 Dh. C’est le seuil déjà atteint par des imams qui officient dans des mosquées gérées par des donateurs privés. Ces derniers toucheront un peu plus que leurs pairs promus. Mais il faut croire, nous assure le directeur des Affaires islamiques, Ahmed El Ayadi, que "ceci n’est qu'un premier pas. D’autres suivront". Tant mieux pour la bourse des imams et pour la quiétude des mosquées.


Visas. Une plainte, enfin !

"L'attitude discriminatoire et les propos tenus par l’agent chargé des entretiens ont porté un préjudice moral et matériel à mon client qui a toujours été respecté et traité de manière appropriée". En interpellant ainsi l’ambassadeur du Canada, Me Sanaâ Fassi Fihri, du barreau de Rabat, n’a pas exclu le recours à la justice pour statuer sur l’attitude jugée peu amène du service des visas du consulat du Canada à Rabat. Le cas de cet homme d’affaires marocain malmené par les services consulaires, contraint de justifier un certain nombre de mesures et de papiers à la limite de l'absurde pour se voir finalement refuser le visa, n’étant pas isolé, pourrait inciter d’autres citoyens (victimes des consulats d’autres pays) à traduire leurs doléances devant la justice.


Femmes battues. La bourde de Baddou

Incontestablement, la dernière campagne lancée par le secrétariat d’état auprès du ministre du Développement social, de la famille et de la solidarité, chapeauté par Yasmina Baddou, est partie d’une bonne volonté. Incontestablement aussi, le slogan de la campagne est tout simplement une énorme bourde. Vous l’aurez certainement remarqué, sur les affiches géantes comme dans les spots télé, voilà ce que dit le slogan en question : "La violence à l’égard des femmes est la responsabilité de tous". Un slogan tellement mal formulé qu’il en devient dangereusement ambigu, puisque pouvant être ainsi compris : il est de notre responsabilité à tous de violenter les femmes ! Une bourde qui, lors de la soirée de lancement de la campagne la semaine dernière, a été relevée par plusieurs militantes féministes… sans être corrigée.


Solidarité. Contre le mur israélien

Vendredi 10 décembre, trois associations marocaines (l’Association de soutien au peuple palestinien, l’AMDH, Collectif démocratie et modernité) relaient la campagne internationale Stopthewall, et organisent une soirée de sensibilisation aux injustices engendrées par le mur de séparation érigé en toute illégalité par Israël. Pour rappeler que cette bantoustanisation des territoires occupés prive les Palestiniens de 58% de la Cisjordanie, les organisateurs projetteront deux documentaires signés Omar Nizal et invitent Khalid Haroub, journaliste à Al Jazeera pour en parler. Ce sera à 20h30 au complexe Touria Sekkat à Casa. Soyez nombreux.


Dawliz. 32 employés à la porte

Les employés du complexe cinématographique Dawliz Corniche, à Casablanca, continuent leur sit-in entamé en septembre dernier devant leur ancien lieu de travail. Après décision de fermeture du complexe, 32 personnes avaient alors été licenciées : "Nous avons d’abord demandé des indemnités décentes. La direction du Dawliz nous a proposé la somme dérisoire de 3.000 dirhams par année travaillée, ce que nous refusons encore. Tant que nous sommes encore en phase de négociation, nous continuerons de revendiquer notre droit au travail, sachant que le complexe va rouvrir après rénovation", explique l’un des employés du complexe appartenant à l’ancien directeur du Centre cinématographique marocain, Souhaïl Ben Barka.


Cinéma. Laraichi lance TV Marrakech

La RTM fera fort lors de la 4ème édition du Festival international du film de Marrakech, qui se déroulera du 6 au 12 décembre prochains. En effet, la première chaîne, dont le directeur Faïçal Laraichi est également vice-président du festival, lancera ponctuellement et durant la période du festival une chaîne de télévision hertzienne consacrée entièrement au FIFM et qui sera captée uniquement dans la ville de Marrakech. Au programme, retransmissions des conférences de presse, interviews des artistes, émissions spécial festival… Par ailleurs, c’est encore la première chaîne qui diffusera en direct les cérémonies d’ouverture et de clôture du festival.


Espagne. 40 ans pour un passeur

Un tribunal espagnol a condamné, cette semaine, un "passeur" marocain à 40 ans de prison ferme. Une première qui semble correspondre à une inflexion politique dans le dossier de l’émigration clandestine. Le passeur était accusé d’avoir laissé mourir 37 émigrés dans le naufrage d'une embarcation qu'il co-dirigeait, en octobre 2003, au large de Rota (sud espagnol). Il a respectivement été condamné à 37 ans pour "homicide par imprudence grave" et 3 ans de prison pour "atteinte aux droits de citoyens étrangers", en plus d’un dédommagement de 90.000 euros pour les familles des victimes. Conformément aux recommandations de la Commission européenne, les passeurs seront désormais traités comme des criminels à part entière.


Statistiques. Marocains au cœur fragile…

Hypertendus, gare à la crise cardiaque ! Un Marocain hypertendu a trois fois plus de risques d’être terrassé par un accident cardio-vasculaire que le commun des mortels. Une proportion supérieure à la moyenne de nos voisins Algériens et Tunisiens. Le nombre de décès par AVC (accident vasculo-cérébral) qui dépasse les 100.000 personnes par an reste élevé par rapport à la moyenne générale. C’est ce qui ressort d’une étude confidentielle, élaborée à la suite d’un travail de terrain effectué au Maroc, en Algérie et en Tunisie, sous la supervision des laboratoires MSD par un groupe de cardiologues.


3 questions à Fatim-Zohra Benaddi (Ancienne présidente de la chaîne de télévision MA3)

Ma 3 existe-t-elle toujours ?
Non, la chaîne a disparu depuis juillet 2004, mais la société éditrice, B’n’B prod, existe toujours. Je n’ai d’ailleurs pas renoncé à l’idée de ranimer Ma3, cela reste légalement possible et je cherche d’éventuels partenaires. Le tout est de ne pas reproduire les erreurs du passé.

Qu’est-ce qui n’a pas marché dans votre partenariat avec le cheikh Saleh Kamal et le bouquet ART ?
Rien n’a marché. Le cheikh n’a tenu aucun de ses engagements. Il m’a fourni
l’équivalent de 6 mois de programmes, au lieu de 2 ans, essentiellement des produits recyclés, "khalijis", inadaptés pour ma cible (les Maghrébins d’Europe). L’argent n’arrivait jamais à temps, il ne correspondait pas aux montants convenus, etc.

Le cheikh dit qu’il s’est retiré parce que vous n’avez pas ramené d’annonceurs, ni de sponsors au bout d’un an…

Mais c’est biaisé. Le cheikh m’a réduite à néant, m’a mise dans l’impossibilité de ramener quoi que ce soit. J’ai tout perdu dans cette histoire, même mes biens personnels. J’ai compris sur le tard que c’était une stratégie de sa part, appliquée à ses autres affaires, notamment avec Prima Electronics, d’investir le marché marocain sans investir réellement de l’argent. Je le poursuis en justice en France et je le dénoncerai à toutes les conférences de presse qu’il tiendra au nom de son groupe



Billet : L’image du Maroc (par Driss ksikes)

Qui s’occupe de façonner l’image du Maroc à l’étranger ? Le roi Mohammed VI, lorsqu’il est en tournée ? Ce serait trop demander à un monarque qui tient à gouverner en interne. Alors qui s’en occupe en permanence ? Nos ambassadeurs ? Faut pas y compter. Ils sont généralement hors du coup et n’ont pas le punch nécessaire. Alors qui, le ministère du Tourisme ? Ses slogans restent sans effet, quand ils ne sont pas ridicules. Le Maroc pays de tolérance, notre racisme culturellement ancré a fini par le décrédibiliser. Le plus beau pays du monde, nos poudrières urbaines l’ont fait voler en éclat. Alors qu’est ce qui permet de redorer notre blason ? Depuis l’arrivée de Mohammed VI, le retour des exilés, Serfaty en tête, a redonné au Maroc l’allure d’un état en réconciliation avec ses opposants. Le pays de Tazmamart, déjà enterré à l’instar du Goulag dans l'ex-URSS. L'image de la monarchie qui a chassé son émir du Rif est également en passe d’être réhabilitée grâce au travail de replâtrage que mène l’IER. Mais Le Maroc pays des terroristes, exportateur de chair à canon, pendant occidental de l’Arabie saoudite, celui-là a vraiment la peau dure. Le Makhzen n’est pas irréprochable. Il tarde à mettre en place une structure qui gère plus rationnellement sa diaspora, afghanisée, radicalisée ou bien acculturée. En plus, la droite européenne (espagnole, hollandaise, allemande…) commence à le pointer du doigt, l’accusant de laxisme. Le Makhzen plaide innocent. Tant mieux. Mais même si l’attaque n’est pas justifiée, l’image devient persistante. Il ne suffit donc plus de démentir, messieurs. On ne corrige pas une image qui nous plombe autant en restant passifs. Encore moins en condamnant des suspects à la pelle. Il faut s’impliquer, agir, écouter, dialoguer et libérer les énergies. Pour espérer, un jour, remonter la pente.



Billet : Militants d’esprit (par Karim Boukhari)

La Palestine intéresse tous les Marocains, sauf les ministres et la majorité des chefs de partis. Les premiers ont été, pour la plupart, embarqués dans les affaires du roi pour sa tournée sud-américaine. Les deuxièmes aiment trop les grasses matinales dominicales (la dernière marche pour la Palestine a eu lieu un dimanche matin) et évitent de se retrouver "noyés" dans la toile islamiste qui englue, désormais, toutes les manifestations véritables de la rue marocaine. C’est tout de même affligeant. Si la marche de dimanche dernier s’est transformée en démonstration de force des islamistes, c’est qu’elle a été une (nouvelle) preuve de la nullité de tous les autres. Le constat a été si terrible qu’un dirigeant socialiste, un des rares téméraires à avoir quitté le confort douillet d’un petit dimanche familial, a lancé à ses amis, mi-amusé, mi-désespéré : "Si ça continue ainsi, on ferait mieux d’envisager d’autres formes de militantisme, au lieu de descendre dans la rue !". On en est donc là, à abandonner définitivement la rue par peur d’être ridicule. A fuir les bains de foule par crainte de se prendre une tomate ou une orange (c’est la saison !) dans la figure.
Sans la rue, il restera le militantisme des salons et chambres d’hôtel. Coïncé entre quatre murs et deux yeux. Le militantisme intérieur, quoi. Du genre à avoir inspiré à Bziz cette superbe boutade : "Deux dirigeants d’un parti politique se retrouvent en tête-à-tête dans le hall d’un palace. Le premier empoigne le deuxième par la poche de sa veste et le menace : tu ne quitteras pas cette pièce avant d’avoir lâché le parti… Lâche le parti, je te dis, lâche !". Allez, le mieux est de rire de cette imagerie du portefeuille, version Bziz, pas si loin de la réalité.



Vite !

La visite de Mohamed Abdelaziz en Espagne aura-t-elle été un échec diplomatique ? Oui et non. Le représentant de la RASD a bien été reçu par Zapatero, mais au siège du PSOE (et non au gouvernement, comme Abdelaziz et ses partisans en avaient émis le souhait). La délégation des indépendantistes a également été reçue par le nouveau patron du Partido Popular, Mariano Rajoy.

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Alors qu’on s’attend à de nouvelles nominations d’ambassadeurs, le ministère des Affaires étrangères s’apprête à ouvrir une ambassade en Australie. Jusqu’à présent, les Marocains qui désiraient s’installer dans ce pays s’adressaient à l’ambassade australienne en France. La décision de créer une ambassade en Australie serait la réponse marocaine à la dernière motion adoptée par le sénat australien, demandant au gouvernement de ce pays de "reconnaître la RASD".

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Le PJD, sur les conseils d’un large cercle d’amis et de sympathisants, étudie depuis quelque temps la possibilité de créer un journal en langue française. Un hebdomadaire. L’idée de cibler un lectorat francophone, née au lendemain du 16 mai 2003, a depuis fait son bonhomme de chemin. Pas de projet à proprement parler mais des essais sont lancés ici et là, exemple de la chronique en français de Lahcen Daoudi dans les colonnes d’Attajdid.

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Le procès de Abdelali Hadi, le tueur pédophile en série de Taroudant, vient de s’achever après des audiences étalées sur près de trois mois. Abdelali Hadi a été condamné à la peine capitale. Le condamné, qui a tout avoué, n’aura finalement pas bénéficié d’une expertise psychiatrique, ses propos ayant été identifiés comme ceux d’un "homme sain d’esprit, responsable de ses actes".

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Mohamed Zizi, père de notre confrère Yassine Zizi, s’est éteint le mardi 30 novembre après une longue maladie. Lui-même journaliste, depuis l’âge précoce de 16 ans, il a écrit dans Asharq Al Awsat, a fait de la radio et publié une pièce de théâtre. Vous le savez dorénavant, le fils chroniqueur a de qui tenir. Que Zizi père repose en paix.

 
 
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