Sujet
Actu Économie
Gauche. Le parti pris de la démocratie
Sida. Un tournant dans l'epidemie
Ilot Leïla. Le choc des photos
Télévision. Trois chaînes pour 2005
N° 153
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Ecrivez-nous ! Faites-nous part de vos commentaires, critiques ou encouragements.

E-mail : (courrier@telquel.info). Fax (022 94 68 45). Lettres (13, rue Fnideq, Casa-Anfa).


Chacun sa source

En réaction à la chronique de Zakaria Boualem, que je salue au passage, je voudrais juste préciser que les origines du mot Tberguig sont différentes dans ma version des faits. En fait, durant le Protectorat, les Mokadems de l'époque, entièrement dévoués à la cause nationale, étaient "obligés" par l'administration de remplir le fameux Bulletin de renseignement quotidien (BRQ, prononcez bé-èr-cu) pour rapporter tout ce qui se passait dans les différents quartiers de la Médina et donner les nom de quelques nationalistes juste pour endormir la vigilance des français (c’était leur manière de participer à la lutte)… ça n'a pas vraiment changé depuis....
Le "As tu rempli le BRQ aujourd'hui, cher collègue ?" se transforma rapidement en un "Wach Berkekti lyoum ?"... et voilà qu'un nouveau sport national est né.

Mehdi Bouziane



Amazighement votre

Intéressant, votre article (TelQuel n° 151) sur la revendication amazighe et ses ramifications internationales... C’est chose rare que l’on rapporte une telle actualité dans la presse marocaine... Bravo pour ce clin d'œil et merci de nous éclairer sur ce sujet important et de nous faire découvrir davantage l'histoire et la culture amazighes occultées par l'idéologie régnante et dominante au Maroc... Le défi amazigh est en vérité l’idéal de tous ceux qui aiment le démocratie, le pluralisme, la tolérance et la laïcité.

Zouhair Azazak



Le danger d'occulter l'histoire

"Un peuple qui ne connaît pas son histoire est condamné à la répéter". Le premier coupable est sans nul doute le système éducatif que l’on a trop sacrifié sur l’autel des considérations politico-politiciennes, oubliant que c'est avec notre patrimoine et notre âme collective que certains s'amusent à jouer les apprentis sorciers... Par ailleurs, la trop forte tendance à importer des modèles éducatifs de "pays frères" en tentant un copié-collé sans aucune justification rationnelle, si ce n'est l'idéologie vicieuse de l'arabisation forcée, semble être un des éléments qui a contribué à déconnecter les Marocains de leur histoire. Ainsi pour nous, la référence est "l'autre" et tout ce qui vient de nous devient folklorique, voire pathétique. Il est très difficile dans ces conditions d'aspirer à un engouement pour l'histoire de son pays. Pire encore, cela crée un refus identitaire très marqué pour tout ce qui est marocain. On voit donc que la mauvaise connaissance de notre histoire peut constituer un frein inéluctable pour notre développement, nous mettant dans une spirale sans fin, laquelle nous condamnerait à répéter nos erreurs et à mettre en valeur la redondance de notre histoire...

Anas Bakrim



Obsession antiarabe

Je trouve que vous avez une obsession : combattre tout ce qui est arabe. J'aime bien votre journal, mais sur ce point, on dirait que pour vous, la cause de tous nos malheurs est l'arabe. Si nous étions francophones à 100 % comme la plupart de vos journalistes, le Maroc serait démocratique, laïque... bref tout irait bien. Notre culture arabo-berbère est un mélange qui s'est fait à travers des siècles d'histoire. C'est une richesse pour nous, le danger est le rejet d'une des composantes de notre culture (berbère ou arabe). Même la défense de la cause amazighe, que je soutiens, est biaisée par votre obsession anti-arabe. C'est ainsi que, à chaque fois que qu'on parle de cette cause, c'est une occasion de tirer sur l'arabe et la religion. La laïcité n'est l'exclusivité d'aucune langue ou ethnie. Pourquoi cette revendication est-elle utilisée pour la cause berbère ? D'autant qu'au Maroc, les Berbères, à ma connaissance ne sont ni moins musulmans ni plus laïques que les autres.

Adil Boudani

 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2004 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés