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Par Khalid Tritki
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Sheikh Salah Kamel, patron
de Dallah Al Baraka (AFP)
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Médias. Dallah Al Baraka contre MA3
Cheikh Saleh Abdellah Kamel, président du groupe Dallah Al Barraka, sait désormais de quel bois se chauffent les femmes marocaines. Mardi 30 novembre, dans la soirée, le cheikh, a organisé une conférence de presse à Marrakech. Alors quil sattendait à une sortie paisible et surtout maîtrisée, le patron du conglomérat financier saoudien a fait lobjet dattaques frontales. La visite surprise de Fatim-Zohra Benaddi, linitiatrice de la chaîne satellitaire MA3, et de Majid Benchekroune, patron |
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| de Prima Electronics, a transformé la conférence en un procès en bonne et due forme. De quoi sagit-il exactement ? Pour le cheihk, le projet de MA3 a bénéficié du soutien du groupe, mais lincapacité de la gestionnaire à drainer de la publicité, a conduit à larrêt de la chaîne satellitaire. Faux, rétorque Fatim-Zohra Benaddi. Le contrat initial entre les deux parties prévoiyait le versement le versement de 10 millions de dirhams à la chaîne et son approvisionnement en produits médiatiques à partir des stocks d'ART. Fatim-Zohra devait apporter le capital de démarrage. Le groupe la faite traîner pendant plus de 10 mois pour lui donner son premier chèque et six mois de production audiovisuelle non adaptée à la cible de la chaîne. La dame a dû payer de sa propre poche pour tenir presque deux ans. Juillet 2004, Dallah Al Baraka lui coupé lherbe sous le pied : elle met fin à la transmission par satellite. Benaddi sort de ces gonds et les attaque en justice en Italie. Le tribunal lui donne la meilleure leçon de sa vie : le Saoudien est domicilié aux îles Caïman, cest presque une entreprise fantôme. |
Promotion. LONA en tournée
Le président directeur général de lONA, Bassim Jaï Hokeimi, poursuit son périple à travers lEurope. Après la France et lEspagne, le patron du holding fera une escale à Londres mardi 7 décembre. Il présentera à la City les perspectives de développement du pays. Des sources proches du groupe assurent que cette tournée a pour but de rassurer les investisseurs potentiels. Depuis lémergence de lidée des champions nationaux, et surtout depuis les deux opérations de fusion de la Wafa avec BCM et labsorption de Crédor, les étrangers sinterrogent au sujet des intentions du holding national. Sa boulimie fait peur. Surtout quil a repris à son compte lachat de Crédor après avoir ficelé le dossier avec son ex-partenaire Cetelem. |
Corruption. Une BD business
La Banque mondiale prépare une bande dessinée en partenariat avec la fédération de la PME. Il sagit de lédition de scénarios en image pour combattre la corruption et définir le comportement des affaires vis-à-vis de la justice et de ladministration. La Banque mondiale nest pas à sa première expérience de ce genre. Mais cest la première fois quil la propose au Maroc. Le slogan de cette opération est quil est "difficile dêtre un entrepreneur et davantage plus dur de réussir dans un environnement qui nest pas favorable à lentreprise". La bande dessinée devrait illustrer des cas pratiques sous forme dhistoire animée par des personnages des milieux daffaires. Les scénarios porteront sur lobtention de marchés de manière illégale ou en situation de concurrence déloyale. Et sur ces chapitres, ce ne sont pas les exemples qui manquent. |
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Les off
Le ministre des Affaires générale du gouvernement, Talbi Alami, active le conseil de la concurrence. La période de transition prévue par la loi se terminera fin décembre. Et le conseil doit assurer sa mission. Une grande journée dinformation sera lancée en 2005. Objectif : inciter les citoyens à écrire au conseil sil y a une situation d'entente ou de concurrence déloyale sur les prix.
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La Société de financement international (SFI),qui opère sous légide de la Banque mondiale, propose de soutenir le risque PME. Les banques marocaines seront, sous peu, soumises aux règles de Bâle II. Limpact sur les PME sera négatif. La SFI propose un partage de risque pour garder les vannes du financement ouvertes, surtout pour les petits. La balle est dans le camp des banques nationales. |
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Méditelecom. Non à la bourse
Le pacte des actionnaires de Méditelecom table sur une introduction en bourse en 2005 ou 2006. Des actionnaires, nationaux surtout, avaient clairement négocié cette option pour intégrer le capital de lopérateur du mobile. Or, bien que lassise financière de Meditelecom sest, selon des sources à la CDG, améliorée, lopérateur estime quune introduction en bourse en 2005 serait du suicide. Entre temps, la CDG devra afficher ses intentions. Elle a une participation dans le capital de Maroc Connect, qui sil obtient une licence du fixe, sera un concurrent de Meditelecom. "Là, la situation cause problème. La logique voudrait que la CDG se retire du capital de lopérateur car son engagement avec Maroc Connect est à long terme", pronostique un fin connaisseur de la caisse. |
Tourisme. Recettes en hausse
Sur les six premiers mois de 2004, les recettes touristiques ont progressé de 7,9%. Elles ont atteint 28,7 milliards de dirhams, contre 26,6 milliards à fin octobre 2003. Ce résultat est attribué à la progression des virements bancaires en provenance de létranger (+15,6%) ainsi quaux recettes en devises. Ces dernières ont enregistré une hausse de 4,4%. De leur côté, les recettes des Marocains résidant à létranger sont passées en un an de 29,4 à 31,2 milliards de dirhams. Les MRE maintiennent la tendance enregistrée depuis lannée 2000. Idem pour la nature du tranfert : les virements postaux sont toujours en tête avec 21,4% des transferts et léchange de billets de banques représente 4 ,4%. |
Emploi. Des chômeurs en moins
La note statistique du haut commissariat au plan annonce une baisse du chômage. Au troisième trimestre 2004, la population en chômage est passée de 1,3 million de personnes à 1,19 million, soit une baisse de 8%. Le marché du travail a enregistré une amélioration résultant de laugmentation de près de 5,9% de la population active âgée de 15 ans et plus. Sur la période de juillet septembre léconomie a créé 521.000 postes dont 265.000 dans la campagne. Plus dun tiers des emplois sont non rémunérés (apprentis et aides familiales). Lamélioration du marché de travail dans le milieu urbain a concerné aussi bien lemploi salarié que lauto emploi. Ce dernier a été favorisé par linformel. Dans la campagne, presque 30% des emplois créés relèvent de lagriculture. |
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Impliquons-nous !
La loi sur la concurrence tape à nos portes. Le dispositif est moderne et ne peut être que performant. Pour cela il faut la conjugaison de deux facteurs qui ne concernent pas la loi. Cela touche à la volonté du gouvernement de lappliquer, mais aussi à celle de la population de la rendre effective. Si le gouvernement affiche actuellement sa ferme intention d'activer le conseil de la concurrence, il faut que nous, citoyens, fassions notre part du contrat. Le mécanisme prévu par la loi, ne donne pas la possibilité au conseil de se |
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| saisir lui-même. Il faut que les consommateurs attirent son attention sur des cas de fraudes. Cest dire que si nous nexerçons pas ce droit qui nous est reconnu par la force de la loi, tout le dispositif que nous avons mis du temps à mettre en place risque de rester lettre morte. Et attention, ce droit est ouvert à tout le monde, pas uniquement aux hommes daffaires. Vous pouvez lexercer à tout moment sur tout ce qui touche à la consommation. Ainsi, si vous estimez quil y a entente sur les prix entre des concurrents, faites le savoir. Si létiquetage dun produit nest pas assez explicite ou incomplet, signalez le au conseil. La compétence ou lincompétence de ce dernier ne peut être mise en évidence que si nous jouons le jeu. Faisons le, si ce nest que pour tester la volonté du gouvernement à nous protéger. |
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