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Par Khalid Tritki
Jeunes Promoteurs. La résistance s'organise
Les jeunes promoteurs sortent de leur mutisme. Mercredi 8 décembre, lUnion des PME a organisé une rencontre avec la presse pour informer sur les dernières évolutions du dossier. Rappelons au passage que les jeunes promoteurs qui ont bénéficié de crédits auprès de létat sont dans lexpectative. Les déboires financiers où ils vivent laissent planer le risque dune contrainte par corps. Justement, la surprise de la rencontre du mercredi réside dans la présence du promoteur qui a été arrêté |
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| à Beni Mellal pendant le mois de ramadan dernier. "Quelques jours après la fin du ramadan, des gendarmes mont informé que jétais libre, je nai pas compris ce qui sétait passé", raconte-t-il. Notons que des sources proches du Trésor, avaient soutenu que larrestation du propoteur est intervenue suite à la certitude du Trésor que ce dernier disposait de biens et de revenus pour rembourser largent de létat. Il sest avéré que cet argument était farfelu. Dailleurs, sa relaxation prouve que ladministration sest rendue compte de son erreur, mettant ainsi en relief le double langage de létat. Sur le plan politique, le déclenchement de la procédure de la contrainte par corps a une facture que le gouvernement actuel (surtout les ministres usfpeistes) ne peut assumer. Ensuite, létat sest probablement rendu compte que la mouture du projet jeune promoteur portait en lui les germes dune crise non déclarée. Au final, les jeunes promoteurs affichent leur bonne volonté pour négocier un rééchelonnement, mais veulent que létat fasse un effort sur les intérêts de retard. |
Financement. Au Trésor de jouer
L'Agence française de développement a rempli sa part du contrat. Selon des sources diplomatiques, lagence a débloqué les 10 millions deuros qu'elle avait promis à létat pour lalimentation du fonds de restructuration des entreprises. Cest à présent à létat de faire le nécessaire. Soulignons que le ministère des Finances sest engagé à verser 100 millions de dirhams pour couvrir la part de létat. La stratégie consiste à aider les entreprises qui ont des difficultés de trésorerie à baliser le terrain d'une mise à niveau globale. Au sein de la fédération de la PME, qui a fortement milité pour la mise en place du fonds, la crainte que le Trésor prenne du retard est vivace. Le dossier de la mise à niveau a cumulé des erreurs depuis la signature de laccord dassociation avec lUE en 1996. |
Concession. La CDG dans Lydec
La Caisse de dépôt et de gestion et la RMA Watanya se sont adjugé 41% du capital de Lydec, la société de distribution deau et délectricité et dassainissement à Casablanca. Ce deal, bien que présenté comme une preuve de confiance dans les fondamentaux de lopérateur, représente la concrétisation de la stratégie de récupération par létat. Ce que beaucoup de gens ignore, cest que pour chaque concession, létat prend soin dexiger le transfert du capital du gestionnaire délégué vers des sociétés marocaines ou encore via une introduction en bourse. Le choix de Lydec témoigne que loption de la bourse nest pas porteuse pour lopérateur. Signe de méfiance de la place casablancaise, ou manque dattrait pour les porteurs ? |
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Les off
Les fabricants de chocolat et de sucreries reviennent à de meilleurs sentiments. Leur litige avec le gouvernement sur la compensation du sucre sera réglé à lamiable. Mais à une condition : il faut quils paient ce que létat leur réclame et qu'ils retirent la plainte quils ont déposée auprès de la justice. Driss Jettou avait reproché à la branche d'avoir choisi la voie judiciaire lors du dernier conseil du patronat.
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Warning : de sources étrangères, les flux des capitaux sont négatifs pour le Maroc. Le pays en reçoit moins quil n'en voit s'échapper. Les avoirs des Marocains à létranger ont atteint un montant record, plus de 30 milliards de dollars, presque le PIB. La situation est critique puisquelle ébranle la confiance des étrangers dans le pays. Personne ninvestit dans un pays que les siens fuient, à tort ou à raison. |
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Assurance. Naissance dun géant
La RMA Watanya est commercialement prête. Saâd Bendidi, PDG de la nouvelle entité résultant de la fusion de la RMA et de la Watanya, annonce de nouveaux produits à partir de janvier prochain sous la nouvelle bannière. La fusion est donc consommée juridiquement et fiscalement. Elle a coûté plus de 150 millions de dirhams en impôts. Quant à son avenir, Saâdi Bendidi reste discret. Les projections de chiffres daffaires et des réserves sont gardées secrètes. Lessentiel est que la fusion a donné lieu au numéro un national avec 2,5 milliards de chiffre daffaires et des réserves de 12 milliards de dirhams. La nouvelle compagnie représente 23% de parts de marché. Sa nouvelle stratégie est axée sur le client. |
Conjoncture. 3,8% de croissance
La note dinformation du haut commissariat au Plan, souligne la réalisation dune croissance de 3,8% en glissement annuel contre 4,8% une année auparavant. Si cette tendance se confirme à la fin de lannée, 2004 sera clôturée sur une note positive. Cette croissance a été soutenue par la valeur ajoutée des secteurs non agricoles. Lénergie surtout affiche une hausse de 17,9% contre une baisse de 5,3% le même trimestre de lannée précédente. De son côté, lindustrie enregistre des variations contrastées selon les branches dactivité. Ainsi, la note souligne la baisse de rythme du textile et celui de la chimie/parachimie. Lindustrie métallurgique, mécanique et électrique, a enregistré une progression modeste de 0,7%. Cest presque une stagnation par rapport à lannée dernière. |
Rapport. Attention au travail appauvrissant !
La Banque mondiale présentera la semaine prochaine son nouveau rapport sur le développement. Le Maroc ny fait pas bonne figure, surtout concernant le volet de l'emploi. Lanalyse de la Banque mondiale sattaque surtout à lidentification du travail qualifiant. C'est-à-dire un travail rémunéré presque au double du Smig. Et sur ce chapitre, le Maroc est dernier de la classe, car sa politique de promotion repose sur la vente dune main duvre bon marché et donc sur la quête du travail appauvrissant. Ce qui veut dire quil crée des emplois qui ne servent pas à sortir la population de la pauvreté. Et quand la pression des masses se fait sentir, létat comptabilise même les postes saisonniers pour faire bonne figure. |
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La politique du silence
Le dossier de lAssurance maldie obligatoire (AMO) révèle une autre facette de la CGEM. Plusieurs patrons de fédérations gardent le silence sur le sujet. En aparté, ils rejettent la réforme en bloc. Et attention, il ne sagit pas de petites entités en mal de représentation. Cette position est surtout celle des mastodontes de la confédération. Cela narrange pas les intérêts futurs du patronat. Pourquoi cette attitude ? Il nest pas nécessaire de revenir sur lalignement de la CGEM sur la ligne gouvernementale, le temps nous la |
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| prouvé. Mais ce qui est désolant, cest que la confédération rate loccasion de négocier de grands dossiers dans une position de force. Un patronat fort aurait, au moins sur le plan symbolique, mis le dossier de lIGR face à celui de lAMO. Et cela aurait été de bonne guerre, puisque le gouvernement Youssoufi avait mis en place la loi sur lAMO pour marquer lhistoire. Ni lui ni ses ministres navaient une idée exacte sur la configuration technique du dossier. La CGEM a raté le coche en laissant filer presque deux ans sans réagir et cest maintenant quelle se rend compte de la dérive. Elle a oublié un principe fondamental du capitalisme : dans les affaires, il ny a pas de charité. Cest donnant-donnant. |
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