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N° 154
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Youssef Aït Akdim

Egypte. On fait passer la pilule israélienne

Ahmed Abul Gheit
et Silvan Shalom à Jérusalem (AFP)
Les signes de réchauffement des relations israélo-égyptiennes se multiplient depuis une semaine. Le porte-parole de l'ambassade d'Israël en égypte a été interviewé à deux reprises en quelques jours par deux chaînes de télévision publiques égyptiennes, pour la première fois depuis plusieurs années. Et selon l'agence égyptienne Mena, le retour de l’ambassadeur d’égypte à Tel-Aviv est pour bientôt. Pour rappel, les relations diplomatiques entre les deux pays étaient gelées depuis le déclenchement de l’Intifada en septembre 2000. Ce regain d’activité de la diplomatie intervient alors que l'égypte, les états-Unis et Israël s’apprêtent à signer le 14 décembre au
Caire un protocole d'accord pour l'établissement d'une zone de libre-échange, un accord que l'égypte refusait de signer depuis 1995. Devant l’opposition interne et arabe à la normalisation, Hosni Moubarak tente de se replacer en intermédiaire entre l’OLP et l’état hébreu. C’est ainsi que l'égypte a affirmé mardi être parvenue à un "accord de principe" entre Israéliens et Palestiniens pour un règlement global du conflit au Proche-Orient et la réunion d'une conférence internationale. Une réponse au front commun que Bachar al-Assad et Mahmoud Abbas ont tenté de ressusciter, à l’occasion de la visite du leader palestinien à Damas. Un retour au clash entre partisans de la normalisation et refuzniks?


France. Al Manar indésirable

Al-Manar, la chaîne du Hezbollah libanais, est sous le coup d’une procédure de sanction par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) français. Ayant déjà imposé à la chaîne des conditions restrictives le 19 novembre, le CSA a saisi le Conseil d'état pour faire cesser définitivement sa diffusion en France. Le Conseil d’état avait dans un premier temps refusé de se prononcer, ne jouissant d'aucune autorité sur Arabsat. Aujourd’hui, il s’apprête à refuser à Al Manar le droit d’émettre en France, via Eutelsat, l’accusant notamment d’ "incitation à la haine et à la violence" et lui reprochant l'utilisation abusive de la formule "crimes contre l'humanité" pour qualifier les incursions de Tsahal. Plusieurs associations anti-racistes et des députés de droite comme de gauche s’étaient indignés du ton antisémite des programmes de la chaîne. Derrière cette suspension, un cas d’école se profile.


Etats-unis. Rumsfeld for ever

Le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld a confirmé lundi qu'il restait à son poste pour le second mandat de George W. Bush à la Maison Blanche. Rumsfeld, 72 ans, n'a pas donné de date pour un retour au pays des quelque 135.000 soldats américains stationnés en Irak. Lors d’une visite sur une base militaire au Koweït, mercredi, il a du essuyer les critiques des soldats américains en Irak, inquiets pour leur sécurité. Des soldats mécontents ont dénoncé les problèmes d'équipement et la longueur des missions, s'attirant cette sèche réponse du patron du Pentagone: "Vous partez en guerre avec l'armée que vous avez. Pas avec l'armée que vous voudriez ou souhaiteriez avoir". Malgré leur opposition au sujet de la réforme des services de renseignement, Donald Rumsfeld et George W. Bush continuent de faire front commun. Après les scandales de Guantanamo et d'Abou Ghraïb, four more years. Ça promet.


Ukraine. Accord sur fond de polémique médicale

les protagonistes de l’élection présidentielle en Ukraine ont pu se mettre d’accord, mercredi, sur une réforme constitutionnelle, désamorçant la crise politique avant le scrutin du 26 décembre. Le vote au Parlement sur la réforme de la Constitution de 1996 renforce considérablement les pouvoirs du Parlement et du Premier ministre au détriment de ceux du président. Mais si, grâce à ce compromis, l'issue de l’élection n’est plus incertaine, le doute persiste autour de l'affection qui a défiguré Viktor Iouchtchenko, le candidat de l'opposition. Son médecin viennois, interrogé par Times, pour savoir si le but avait été de l’empoisonner, a tout simplement répondu : "Oui, bien sûr".


Egypte. Nawal nargue le raïs

La féministe et militante de gauche égyptienne Nawal Saâdaoui a annoncé mercredi qu'elle allait présenter sa candidature à la prochaine élection présidentielle, à l'automne 2005. "Je me présente pour faire bouger 70 millions d'égyptiens et d'égyptiennes, qui se comportent actuellement en spectateurs sans voix et sans pouvoir", a-t-elle déclaré. "Je vais me présenter à l'élection présidentielle, non pour gagner, mais pour faire bouger le peuple égyptien en faveur d'une réforme de la Constitution et pour m'opposer à la corruption et au colonialisme américain". Mme Saâdoui, 73 ans, interpellait l'actuel président Hosni Moubarak, 76 ans, qui devrait briguer un cinquième mandat.


ONU. Kofi Annan tient bon

Kofi Annan,
Secrétaire général de l'ONU (AFP)
Le Secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a reçu le soutien sans équivoque de l'Assemblée générale de l'Onu dans le bras de fer qui l’oppose à la droite américaine. Les attaques contre M. Annan se sont précisées après la révélation du scandale lié à l'ancien programme "Pétrole contre nourriture" de l'Onu en Irak. Son fils, Kojo, avait été payé jusqu'en février 2004 par une compagnie suisse ayant participé au programme, qu'il avait pourtant quittée en 1998. Plusieurs élus républicains du Congrès ont appelé à sa démission. Même le président George W. Bush s'est refusé à lui exprimer sa confiance. Il a tenu à souligner qu'"une gestion transparente était nécessaire
afin que les contribuables américains puissent soutenir sans crainte les Nations unies". Washington est le premier contributeur au budget de l'Onu, avec 22% du total. Peu importe, Kofi Annan a exclu l’éventualité de démissionner.



Lu pour vous : L’armée française crucifiée (Le Courrier d'Abidjan - 2/12/2004)

Le temps des aveux est arrivé pour la ministre française de la Défense. Après avoir longtemps nié les assassinats, elle admet que ses soldats positionnés à l’Hôtel Ivoire le mardi 9 novembre 2004 "ont été amenés à tirer". Les responsables de l’Opération Licorne ont jusque là justifié la présence d’une centaine de leurs chars à l’Hôtel Ivoire par la nécessité de protéger les ressortissants français. Cette explication est fausse. Les opérations d’évacuation des ressortissants français étaient déjà terminées quand les chars sont venus s’installer. Dès le lundi 8 novembre, le chef de corps des militaires français, le colonel D’Estremau, a loué des chambres où l’on a retrouvé les certificats de tir des fameux snipers qui ont tiré sur la foule à partir de la tour ... Les soldats des forces spéciales, qui étaient à l’Ivoire et ont tiré sur les manifestants, s’y sont installés avant que les manifestants ne viennent. Dès qu’ils sont arrivés à l’hôtel, ils ont été habités par une obsession: arriver sur le toit de la tour, par tous les moyens. La tour est à trois cents mètres de la résidence présidentielle. Des snipers bien équipés peuvent réussir à faire du "bon travail" à partir de cette position. Il est urgent que l’armée française s’explique sur les zones d’ombres terriblement troublantes et les pièces à conviction qui ne cessent de s’accumuler contre ses responsables, les désignant comme des criminels contre l’humanité.



Vite !

"Je pense que nous avons des insurgés qui viennent de Syrie", a dit le président irakien, M. Al-Yaouar, interrogé sur la chaîne de télévision CNN. Alors que l’ambassadeur syrien aux états-Unis a qualifié l’accusation de "sinistre campagne pour créer une atmosphère hostile à la Syrie", le porte-parole de la Maison Blanche a mis en garde l'Iran et la Syrie contre toute ingérence dans le processus électoral en cours en Irak.

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Le dernier obstacle à la légalisation du mariage homosexuel au Canada a été levé après le feu vert de la Cour suprême qui l’a jugé conforme à la Charte canadienne des droits et des libertés. "Le texte sera présenté dès que possible après les congés des fêtes", a annoncé jeudi à la presse le Premier ministre M. Martin, qui veut faire du Canada le troisième pays à légaliser le mariage gay, après les Pays-Bas et la Belgique.

 
 
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