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N° 155
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Karim Boukhari

Forum de l’avenir. Le one-man-show de Laânigri

Hamidou Laânigri (AFP)
Nul doute que la véritable vedette du Forum de l’Avenir qui s’est tenu le week-end dernier à Rabat est bien le général Hamidou Laânigri. Le patron de la DGSN a mobilisé pas moins de 6 000 policiers pour verrouiller la capitale. Lesquels policiers ont dû bosser nuit et jour aux côtés des autres membres de la gendarmerie et des forces auxiliaires, pour faire face à toute éventualité. Mieux encore, pour s’approcher du ministère des AE où se tenait le Forum, il fallait porter un badge signé par le général lui-même. Mais la cerise sur le gâteau fut offerte…avec l’organisation du dîner offert en l’honneur de Colin Powell. Pour ce dîner digne des Mille et une nuits, le général n’a pas hésité à
planquer quelques dizaines de policiers sous une estrade en bois de plusieurs mètres carrés dressée à cette occasion, histoire d’avoir l’œil sur tout mouvement suspect… Cet impressionnant déploiement sécuritaire porta, en tous les cas, ses fruits : il masqua sans mal les quelques manifestations anti-forum, notamment le sit-in qui rassembla, vendredi dernier, quelques 400 personnes devant le siège du Parlement, et rendit par ailleurs impossible toute tentative d’approcher du ministère des Affaires étrangères. La performance du patron de la Sûreté nationale fit même de l’ombre à la conférence de presse du tandem Mohamed Benaïssa – Colin Powell, qui brilla par sa cacophonie, les représentants marocain et américain répondant de manière diamétralement opposée aux questions des journalistes. Qui dit mieux ?


Voyage royal. Avis partagés

Pour les patrons qui l’ont accompagnée, la tournée royale en Amérique latine a été un fiasco pour les uns et un succès pour les autres. Pour les optimistes, "le voyage royal s’est très bien passé et promet un retour important en opportunités d'affaires". Les pessimistes, quant à eux, retiennent certains dysfonctionnements dans l’organisation de l’événement, notamment l’absence de toute communication interne. "Le programme n’était jamais communiqué et l’atmosphère était constamment tendue". Les services de sécurité du roi seraient allés jusqu’à malmener certains invités, y compris des ministres. Les mêmes témoins rajoutent que l’humeur du roi n’arrangeait pas les choses… "Pas un seul sourire pendant la tournée", confie l’un d’entre eux.


Histoire. L’IRCAM dans l’embarras ?

Le département d’histoire au sein de l’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM) dérange en haut lieu. Nous faisant part de son appréhension, ce membre de l’institut explique que les deux uniques manifestations organisées par cette structure (sur les résistances du Rif et de l’Atlas, puis sur les manuels d’histoire) n’auraient pas été très appréciées. "Faux, rétorque Ahmed Boukous, le recteur de l’IRCAM. Le regroupement de l’ensemble des départements de sciences sociales est prévu depuis la création. Il s’agit plus de favoriser le travail multidisciplinaire que de sanctionner une discipline". Voilà qui est rassurant. Mais au sein de l’IRCAM, tout le monde n’a pas la sérénité du recteur.


USFP. Dernière ligne droite avant le 7ème congrès

Les préparatifs pour le prochain congrès de l’USFP vont bon train. La commission préparatoire devant se réunir le 25 décembre 2004 aura du pain sur la planche. Primo, le référentiel socialiste. Face aux autres partis de gauche, le parti d’El Yazghi veut se re-positionner comme la matrice originelle. Deuxio, le parti refera son bilan des gouvernements Youssoufi I et II et Jettou I et II. Il n’est pas exclu que la réforme constitutionnelle revienne à l’ordre du jour, si le carriérisme ne prend pas le dessus, comme d’habitude. Enfin, l’appareil étant dorénavant maîtrisé et les dissensions consommées, l’USFP ne parlera plus d’organisation interne, mais du meilleur moyen de redynamiser la relation du parti avec la société civile. Vaste programme.


Télé. L’UMP rêve d’une chaîne berbère

Les élus de l’UMP (Union des mouvements populaires) montent au créneau. Ils revendiquent, et c’est une première, la création d’un compte spécial pour promouvoir la production audiovisuelle amazighe. "C’est de la surenchère démagogique, relève cet élu socialiste, car il n’y a nul texte qui privilégie la production berbérophone, francophone, ou arabophone". Même si la doléance des "harakis" est a priori irrecevable, les représentants officiels du monde amazigh comptent relancer un autre projet : celui de la création d’une chaîne de télévision exclusivement amazighe. Et si les grosses fortunes qui dirigent l’UMP y allaient de leur poche pour répondre au vœu, légitime, du peuple amazigh ?


Années de plomb. Prêts ? partez !

C'est officiel, les auditions publiques sur les années de plomb commencent, dans un premier temps, les 21 et 22 décembre. Une douzaine de témoins (sur les 200, attendus au total), dont l’identité a été gardée au secret jusqu’au dernier moment ("sur des conseils de psychologues", nous explique une source à l’IER), défileront devant les caméras pour s’exprimer sur des sujets aussi brûlants que les putschs de 1971 et 1972, les massacres du Rif, le procès des marxistes, le soulèvement populaire de 1981 ou le carnage des militants de Choura à la post-indépendance. Un deuxième round des auditions est prévu en janvier 2005.


Colloque/Coran. Une percée et une polémique

Mohamed Arkoun (DR)
Lorsque la Fondation du roi Abdelaziz invite de nouveaux penseurs de renom à parler d’exégèse du Coran, cela ne passe pas inaperçu. Normal, c’est une première au Maroc. "Nous avons donné la parole, à l’instar de ce qui se fait partout dans le monde, aux chercheurs qui analysent le texte via les sciences modernes", explique Sghir Janjar, le maître d’œuvre du projet. L’événement a permis de tester la formule dans une société où seuls les ouléma monopolisent l’approche des textes religieux. "Nous remarquons qu’il y a des croyants ouverts, avides d’en savoir plus, des chercheurs à qui cela ouvre de nouvelles voies, et un public qui croit que ce sont des gens qui complotent contre
la foi musulmane", note cet observateur. Parmi ceux-ci, les journalistes d’Attajdid qui craignent que l’approche touche "à la sacralité, au sens et au texte littéral du Coran". à quoi, Mohamed Arkoun rétorque, "on avance toujours la sacralité du texte pour empêcher l’émergence de tout débat". Un pas est donc franchi, n’en déplaise aux islamistes.


Pêche. Laenser fait pression

La rencontre publique sur la pêche devant réunir ministre, armateurs et syndicats, mardi 21 décembre à Casablanca, sera tronquée. Mohand Laenser, ministre de tutelle, a fait pression sur les organisateurs pour qu’ils "prient gentiment, Abderrahman El Yazidi, secrétaire général du syndicat des officiers et marins de la pêche hauturière, de ne pas siéger parmi les invités de la table ronde". Selon des sources fiables Laenser aurait, ce faisant, cédé à la pression des armateurs. Au lieu de faire face à la fronde, le ministre semble avoir opté pour la facilité au détriment du débat public (et contradictoire).


Parlement. El Gahs sur le gril

Les députés de l’Alliance socialiste ont décidé de faire passer un mauvais quart d’heure à Mohamed El Gahs, le ministre chargé de la Jeunesse. Les élus socialistes ont reproché cette semaine à El Gahs, coup sur coup, la disparition du ministère de la Jeunesse et des Sports, l’absence de politique officielle dans ce secteur, la question des stades, l’échec de Maroc 2010…etc. "Cela fait deux ans qu’une question écrite est à chaque fois réactualisée et envoyée au Premier ministre sans aucun succès, note ce député. Aujourd’hui que Jettou a envoyé ce pauvre El Gahs au casse-pipe, autant en profiter".


Fidélité. Sassi, comme prévu

Mohamed Sassi a été élu, le week-end dernier, secrétaire général de Fidélité à la démocratie. Le scrutin, qui a été supervisé par l’AMDH et l’OMDH, a également permis de dégager un Secrétariat national de 17 personnes, parmi lesquels Najib Akesbi, Mehdi Lahlou et Mohamed Hafid. Sassi, qui avait pourtant annoncé son intention de ne pas devenir le 1er S.G de Fidélité, est revenu sur sa décision, selon la formule consacrée ("suite à l’insistance des militants…etc"). Il bénéficie d’un mandat d’un an avec comme objectif prioritaire la concrétisation de la fusion annoncée entre Fidélité et la GSU en un seul et même parti, dont le nom restera à définir.


Rabat. La loi de la matraque

"L'union des cadres supérieurs chômeurs" a organisé, la semaine dernière, une marche de protestation sur le siège de la Primature à Rabat. La marche, qui a été entamée devant le Parlement, a été interrompue par une intervention musclée des forces de l’ordre, non loin de la gare de Rabat-ville. Plusieurs blessés ont été enregistrés…dont le reporter d’Assahifa, notre confrère Lahcen Aouad. "Je connais mon agresseur, il m’a menacé à maintes reprises avant de passer à l’acte, me rouant de coups lui et de nombreux policiers au moment où je m’apprêtais à prendre en photo un diplômé-chômeur qui menaçait de se suicider". Les manifestants déroulaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire, entre autres : "Le travail ou la mort". La télévision Al-Jazeera était présente sur les lieux.


Skhirat. Les familles n’ont pas oublié

L'association des familles des victimes des événements de Skhirat a tenu son assemblée générale le week-end dernier, à Rabat. Le rendez-vous a été marqué, notamment, par la présence d’un membre de l’IER, Salah El Ouadie. "Cela veut au moins dire que l’IER n’est pas insensible à nos problèmes", fait remarquer Saâd Ghannam, l’un des dirigeants de cette association qui, en deux ans d’existence, a pratiquement tapé à toutes les portes : partis politiques (USFP, PJD, UC, MP, PPS, UD..etc), cabinet et conseillers royaux (Mohamed Moâtassim), CCDH, IER, Diwan Al-Madalim. "On nous dit que notre dossier est du ressort exclusif du roi", relève-t-on au sein de l’association, qui milite pour une stèle commémorative à la mémoire des victimes et l’indemnisation de leurs familles.


France. Imams et services, même combat

Les services marocains et algériens se livrent à un drôle de jeu, par musulmans de France interposés. L’enjeu s’appelle les élections du Conseil français du culte musulman (CFCM), prévues en juin 2005. Le principal favori reste l’Algérien Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris. Boubakeur, qui serait proche des services algériens, a deux concurrents, tous les deux marocains : Mohamed Bechari et Fouad Allaoui, qui ne laisseraient pas indifférents les services du royaume. Bechari compte sur l’appui de l’Algérien Abassi Madani, actuellement au Qatar, et dont l’influence sur les musulmans français d’origine algérienne reste grande. Et si les services français se décidaient, quant à eux, à jouer les arbitres dans cette surprenante bataille maroco-algérienne ?


Insolite. Météorite à Ben Guérir

En allant à Ben Guérir, vous trouverez, dorénavant, en plus de la base militaire et des grillades du bled, un météorite. Ce fragment céleste de type LL6, mesurant de 15 à 40 centimètres et provenant de la ceinture d'astéroïdes entre Mars et Jupiter, a causé trois impacts dans la région de Sebt Brikine. Sa chute rendue publique cette semaine est intervenue le 22 novembre 2004 à 11h45. La découverte et le suivi du phénomène, on les doit à Hasnaa Chennaoui, professeur à la faculté des sciences de Aïn Chock. Quant au soutien logistique et technique permettant de localiser le météorite, il a été assuré par des institutions universitaires françaises et, tenez-vous bien, avec l’assistance du gouverneur de Kelaat Sraghna. Une première, de bout en bout.


Vol de voiture. Interpol traque la filière marocaine

A l’issue de son dernier Conseil des ministres, le 7 décembre, la Commission européenne a fait savoir que des négociations seront menées en vue de conclure un accord de coopération avec le Maroc pour le développement du système Galileo.
Officiellement, Galileo est un système européen de "navigation" reposant sur une constellation de trente satellites et des stations terrestres permettant de collecter tous genres d’informations. Officieusement, il s’agit d’un système qui va plutôt servir à la police et aux douanes des pays européens, notamment pour localiser et suivre à la trace, les engins volés en Europe et acheminés, discrètement, vers le Maroc et d’autres pays du Sud.


Scandale. Un évangéliste au Maroc

Jeudi dernier, l’association Maroc 2020 présidée par Ali Belhaj offrait une réception en l’honneur de Josh Mc Dowell. "L’un des chrétiens évangélistes les plus connus des états-Unis" disait, fièrement, la lettre d’invitation adressée aux journalistes. Personne, apparemment (et notamment pas le wali Dryef, présent à la réception), n’a vu de problème à inviter au Maroc un homme qui fait le tour du monde en prêchant "la croisade pour le Christ". C’est pourtant bel et bien scandaleux. Aussi scandaleux que serait la réception d’un prosélyte musulman ou juif d’envergure mondiale. On peut comprendre (tout en le déplorant) que le Maroc officiel soutienne l’administration Bush, idéologiquement très influencée par l’intégrisme chrétien. Mais de là à laisser inviter les stars de cet intégrisme chez nous !! Même l’avilissement a des limites…


3 questions à Mohamed Sebbar (Secrétaire général du Forum Vérité et Justice)

Vous n’êtes pas d’accord avec l’IER concernant la non divulgation des noms de responsables par les témoins. Mais vous êtes d’accord que ce n’est pas un tribunal …
L’IER doit accorder aux victimes une totale liberté de témoignage. Citer les noms de responsables fait partie de cette liberté. L’IER est certes une instance non judiciaire mais si elle se doit de ne pas citer de noms, elle ne peut imposer cette restriction aux témoins. On peut diffuser les témoins tenant à citer leurs tortionnaires en différé, pour que leur texte reste intégral et que les noms soient éliminés par un bip.

Mais peut-on citer ces noms sans leur donner de droit de réponse ?
D’abord citer un tel ou tel autre ne veut aucunement dire le juger. Au FVJ, nous avons proposé à l’IER de rendre leur rapport final public, avec des recommandations et d’en remettre une copie avec les noms des responsables au chef de l’état, auquel revient le droit de décider de la suite à y donner. Parce que s’ils ménagent ces ex-tortionnaires, ces derniers devraient au moins collaborer avec eux en retour.

N’avez-vous pas une attitude a priori anti-Benzekri ?

Non, pas du tout ; Après que Driss Benzekri ait précisé que les "mafieux" dont il avait parlé n’étaient pas les associations de droits de l’homme, tous les malentendus se sont dissipés. La preuve, on collabore de manière critique au travail de l’IER.



Billet : La liberté est irrévocable (par Driss ksikes)

L'écrasante majorité des Marocains ont l’habitude d’un roi qui adopte la peur comme mode de gouvernance. Depuis que Mohammed VI a succédé à son autocrate de père, ils ont du mal à intégrer l’idée qu’il puisse accepter une telle liberté d’expression et ne rétablisse pas la soumission comme règle. Ils imaginent mal un roi qui ne bride pas sa société. Ils n’arrivent pas à réaliser que cette liberté accordée, tolérée, l’arrange in fine. Que le Maroc de Mohammed VI a besoin aujourd’hui d’une presse libre pour appâter les investisseurs et élargir le cercle des initiés. Qu’il doit s’enorgueillir d’une société civile conquérante pour épater le concert des nations et sortir le peuple de sa léthargie. Qu’il doit offrir les plateaux télé aux victimes de Hassan II (merci l’IER), pour mettre du baume au cœur des Marocains qui n’ont pas émigré, physiquement ou par le zapping. Qu’il doit populariser le savoir (bravo El Gahs) pour que les vendeurs du modèle kamikaze fassent banqueroute. Et qu’il doit libérer les ondes (gare au CSCA), pour mieux distraire la galerie et pallier au déficit de l’école. C’est clair, la liberté d’expression devient une composante dans la gouvernance du nouveau roi. Elle devient irrévocable, n’en déplaise aux chantres du raidissement. Mais cela ne résout pas le problème. Si réellement le roi ne veut plus régner par la peur, les termes de l’allégeance devraient devenir contractuels et connus de tous. Les partis devraient gagner en autonomie et s’attaquer aux vrais chantiers (justice, séparation des pouvoirs …) sans craindre le retour de manivelle. Quant à l’élite, elle devrait descendre de sa tour d’ivoire afin de mieux relayer la dynamique créatrice qui traverse la société. Parce que pour renforcer la liberté, il ne faut surtout pas attendre le feu vert du Palais. Il faut être un fonceur lucide.



Billet : Bourreaux sans nom (par Karim Boukhari)

Je me rappellerai toujours du maître qui m’a cogné la tête contre le "tableau", le jour où il m’a surpris en pleine conversation avec une camarade de classe. écart de conduite, sanction exemplaire. J’avais 13 ans, l’âge où un sourire arraché à une fille compte plus que la bénédiction du pape ! Je vois très bien le visage du bonhomme, son front dégarni, sa moustache, son rire gras, ses réflexions sur bladna… etc. Je vois tout. Ce type a un nom, il est inscrit dans ma mémoire. J’ai pardonné, mais je ne peux pas oublier. Ce n’était même pas un salaud, un vrai (y en a-t-il vraiment, au fond ?), non, juste un type comme les autres, qui a frappé injustement, humilié, jeté en pâture plus faible que lui. Je prendrais bien un pot avec ce monsieur, on revisiterait ensemble les années hassaniennes, on parlerait du bon vieux temps, peut-être bien que je tomberais amoureux de sa fille... Mais comment l’oublier, lui ?
Cet épanchement personnel n’est pas innocent. Des centaines, des milliers de Marocains ont eu moins de chance. Ils ont payé cher, trop cher, pour leurs idées (souvent belles, soit dit au passage), parfois pour rien du tout. Des Marocains comme les autres ont martyrisé, avec une rare cruauté, d’autres Marocains trois décennies durant, avec la bénédiction d’un régime qui a voulu "ça". Même si on n’a pas fini de compter les morts, les victimes d’hier sont là, et leurs bourreaux aussi. Mais allez savoir de quoi sont faits, aujourd’hui encore, les cauchemars des uns et des autres…
(P.S : Bravo pour le Maroc d’aujourd’hui. Et bon courage aux 200 victimes d’hier, qui défileront à partir de la semaine prochaine devant les caméras de télévision, pour nous exposer leurs blessures et nous parler de leurs bourreaux sans jamais citer leur nom !)



Vite !

Le bruit court
selon lequel une rencontre serait prévue, le 26 décembre à Paris, entre Driss Basri et une délégation marocaine composée de Fouad Ali El Himma, Mustapha Sahel, et Habib El Malki, ministre de l’Education nationale et ancien proche de Basri. Le rendez-vous, s’il se confirme, aurait pour objet de "calmer le jeu" avec l’ancien ministre de l’Intérieur.

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Près de 400 plaintes pour "malversations diverses" ont été déposées, au fil des mois, contre des chioukh et moqaddems à travers le royaume, notamment dans la gestion de l’habitat insalubre. Ce dossier, qui a fini par atterrir au Parlement, a fait réagir Mustapha Sahel, le ministre de l’Intérieur, qui a promis de revoir la situation matérielle et le statut de ces agents qui dépendent de la DAG (Direction des affaires générales).

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Le PNUD (Programme des Nations-unies pour le développement) vient de nommer son premier ambassadeur marocain de bonne volonté, en la personne du comédien Rachid el Ouali. Il offrira son image pour la lutte contre la pauvreté, le sida, et autres causes nobles. Parmi les ambassadeurs itinérants du PNUD, citons l’acteur égyptien Hussein Fahmy et les stars du foot Zidane et Ronaldo.

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L'ancien agent du CAB 1, Ahmed Boukhari, s’apprête à éditer un nouveau livre dédié à l’assassinat de Ben Barka, et aux services marocains du temps des années de plomb. Le livre, qui reprend pour l’essentiel les écrits de l’ex-agent parus dans le journal "Al-Ahdat Al-Maghribiya", verra le jour en janvier 2005. Il se propose d’aller plus loin que le premier livre, "Le Secret", paru en 2002 aux éditions Lafon et consacré au même sujet.

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Selon des sources dignes de foi, l’ancienne directrice de Ma 3, Fatim-Zohra Benaddi, et le fondateur de Prima Electronics, Majid Benchekroun, étudient sérieusement la possibilité d’intenter, chacun pour son compte, des actions en justice contre le cheikh Saleh Kamal (et non pas sa société Dallah Al Baraka) au Maroc. Reste à savoir si la justice marocaine estimera les plaintes recevables, ou pas…

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"La gazelle d’or", célèbre établissement touristique de Taroudant (qui compte le président Chirac parmi ses habitués) a reçu, dernièrement, une correspondance anonyme menaçant de mettre le feu à certaines installations de l’hôtel. La menace est restée sans suite. "Il s’agit d’une mauvaise blague dont l’auteur connaît très bien les rouages de l’hôtel", nous explique cette source à Taroudant.

 
 
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