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Pages coordonnées par Karim Boukhari
Recensement. Nous sommes 30 millions (seulement)
| Ahmed Lahlimi, le haut commissaire au Plan, a attendu près de deux semaines, avant de rendre sa copie au Roi. La tournée du souverain en Amérique latine et son prolongement inattendu en république dominicaine, expliquent ce léger retard. Mais la copie de Lahlimi est bonne. "Globalement, nous commente le haut-commissaire, les résultats correspondent aux projections des démographes". La population marocaine est passée à 29.950.000 personnes (26 millions en 1994 et 20 millions en 1982), dont 55,1 % concentrées dans les villes. Les étrangers sont au nombre de 51.000. Casablanca vient en tête des villes, avec 2.950.000 habitants, pratiquement le dixième de la |
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| population totale. Le taux de croissance démographique est de 1,4 % (2,1 % en 1994), ce qui représente un progrès notable, mais insuffisant, quand on le compare au 1,2 % enregistré par exemple en Tunisie. La principale avancée de ce recensement reste le taux de couverture (par les enquêteurs) des foyers marocains, 97,8 % contre 93 % en 1994. Mais toutes les données nont pas encore été exploitées. Pour connaître les indicateurs socio-économiques du royaume (taux de scolarisation, accès aux soins, revenus
etc), il faudra probablement attendre la rentrée 2005. Lahlimi a en effet mis sur pied une commission scientifique de 17 personnes pour éplucher et recouper les différentes données. Autre détail, et cest Lahlimi qui le dit, "le recensement ne prend pas en compte les quelques 3 millions de personnes qui constituent la diaspora marocaine à létranger". |
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Militaires. Harchi à la zone sud
Selon des sources dignes de foi, le royaume pourrait connaître une vague de nominations, début 2005. Des propositions auraient été faites au roi dans ce sens. Ahmed Harchi, actuel patron de la DGED (service de renseignements extérieurs) aurait été proposé comme commandant de la zone sud, un poste pratiquement vacant depuis le départ, durant lété 2004, de Abdelaziz Bennani, nommé inspecteur général des FAR. Harchi pourrait être remplacé, à la tête de la DGED, par le général Bouchaib Arroub, qui dirige actuellement le 3ème bureau militaire. Autre départ (à la retraite) possible, celui du général Housni Benslimane, qui pourrait être remplacé par le général Mimoun Mansouri à la tête de la gendarmerie royale. |
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Budget. Le Maroc sarme discrètement
Depuis presque quatre ans, l'armée dispose d'un montant d'investissement de 2 milliards de dirhams pour l'année budgétaire et un engagement ferme de 2,5 milliards de dirhams pour l'année d'après. En gros, cela représente des contrats d'armement de 4,5 milliards de dirhams
Le cumul sur les quatre dernières années est de plus de 9 milliards de dirhams. Explication : le royaume s'arme discrètement. Et hormis les cortèges de camions remorqueurs qui défilent entre le port de Casablanca et les casernes, l'opération se déroule dans le secret total. Pour un pays aux moyens très limités, l'armée a la part belle. évidemment. |
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Monarchie. Létrange vision du Cheikh Yassine
La dernière réunion hebdomadaire dAl Adl Wal Ihsane, dimanche à Salé, a été pleine de surprises. Les débats ont été intégralement retranscrits, en temps réel, sur le site internet de la jamaâ. Abdeslam Yassine a présidé les débats, invitant les siens à sexprimer "dans la langue que tous les Marocains comprennent et parlent : la darija, et non pas larabe classique". Les débats ont été consacrés aux "visions" (au sens propre) des militants de la jamaâ, dont la plus étrange était signée par une femme qui a expliqué comment, dans son rêve, elle a reconnu "la tête de Cheikh Yassine, les yeux de Nadia, le tout dans le corps de Hassan II". Une source qui a suivi les débats nous a fait ce commentaire : "Pour la jamaâ, cette vision signifie lapproche dune changement de régime au Maroc"
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Imam-Rabbins. Le sommet naura pas lieu au Maroc
Demi-victoire pour les islamistes. Le premier Congrès Mondial des Imams et Rabbins pour la Paix qui devait se tenir à Ifrane a été finalement déplacé à Bruxelles, du 3 au 6 janvier 2005. Mais la Fondation Hommes de Parole, qui organise lévénement, a quand même réussi à arracher le patronage du Roi Mohammed VI. Le roi Albert II de Belgique sera le deuxième parrain spirituel de lévénement. Rappelons que sur la centaine de personnalités qui seront réunies à cette occasion, on devrait retrouver les Marocains Ahmed Taoufiq, Rachid Benzine, Rachid Benmokhtar, Mohamed Amine Smaïli et Mohamed Yessef, le secrétaire général du Conseil supérieur des Ouléma du Maroc. |
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Libérez Mohammed !
A lheure où nous mettions sous presse, dans la nuit du 23 au 24 décembre, notre collaborateur Mohamed Bouhcini était toujours incarcéré à la prison de Ouazzane. Vendredi 25, le juge dinstruction devait statuer sur sa liberté provisoire. Même si le procureur avait requis son inculpation pour trafic de stupéfiants, Mohamed nest toujours officiellement inculpé de rien. Et pour cause : aucun début de preuve tangible nétaye la dénonciation dont il a fait lobjet, et à cause de laquelle il est aujourdhui derrière les barreaux.
Ce qui est vraiment reproché à Mohamed, cest davoir servi de guide à notre envoyée spéciale Chadwane Bensalmia, lors du long périple dans le Rif quelle a raconté la semaine dernière dans TelQuel, sous le titre "au cur du trafic de drogue". Cela a dérangé, apparemment, beaucoup de gens. Des gens peu recommandables, qui ont suffisamment dinfluence pour faire jeter quelquun en prison. Pour lheure, nous faisons confiance à la justice pour quelle rétablisse Mohamed dans son droit. En espérant très fort que nous naurons pas à le regretter et à riposter, par tous les moyens qui simposeront. |
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Guantanamo. Tabarak blanc comme neige
Le procès des Marocains de Guantanamo a connu un premier rebondissement, en début semaine. En effet, la Cour dappel de Rabat a décidé de relaxer, faute de preuves, trois des accusés dont Abdellah Tabarak, jusque-là accusé dêtre le garde du corps dOussama Ben Laden. Les trois hommes, désormais remis en liberté provisoire, pourraient contre-attaquer en portant plainte, à leur tour, contre ladministration américaine pour "détention arbitraire, tortures et humiliations" subis lors de leur passage par le fameux centre de Guantanamo, explique-t-on dans leur entourage. Affaire à suivre. |
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Gouvernement. Les islamistes prêts pour 2007
La diplomatie américaine prend le phénomène islamiste de plus en plus au sérieux. Lambassadeur à Rabat, Thomas Riley, sétait récemment entretenu personnellement avec le secrétaire général du PJD, Saâd-Eddine Othmani. Lobjet de cette entrevue, les motifs du rejet (par le PJD) du Forum de lavenir. Les chancelleries européennes à Rabat observent la même attitude, suivant de très près les mouvements du parti fondé par Abdelkrim Khatib. Selon certaines sources, les Européens (et les Américains) seraient convaincus de larrivée, même partielle, des islamistes au gouvernement, à lhorizon des prochaines élections prévues en 2007. |
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Fonctionnaires. Boussaid lincompris
Le ministre de la Modernisation des secteurs publics bute sur deux taureaux. Après avoir mis en place le plan de départ volontaire, pour dégraisser l'administration publique, de 66.000 agents, Mohamed Boussaid tente de mobiliser ses confrères. Mais, si le message passe avec la majorité de l'équipe gouvernementale, les départements de l'éducation nationale et de la Santé semblent indifférents. Habib El Malki et Mohamed Cheikh Biadillah se plaignent de l'insuffisance de l'encadrement dans leurs ministères. Et ils nont pas compris que Boussaid ne vise que les administratifs et non pas l'encadrement du terrain
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Rabat. La loi de la matraque
"L'union des cadres supérieurs chômeurs" a organisé, la semaine dernière, une marche de protestation sur le siège de la Primature à Rabat. La marche, qui a été entamée devant le Parlement, a été interrompue par une intervention musclée des forces de lordre, non loin de la gare de Rabat-ville. Plusieurs blessés ont été enregistrés
dont le reporter dAssahifa, notre confrère Lahcen Aouad. "Je connais mon agresseur, il ma menacé à maintes reprises avant de passer à lacte, me rouant de coups lui et de nombreux policiers au moment où je mapprêtais à prendre en photo un diplômé-chômeur qui menaçait de se suicider". Les manifestants déroulaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire, entre autres : "Le travail ou la mort". La télévision Al-Jazeera était présente sur les lieux. |
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IER. Les bourreaux aussi sorganisent
Les séances découte organisées par lIER ont été accompagnées par un flot de polémiques dont deux retiennent particulièrement lattention. La première concerne le célèbre Yousfi Kaddour, ancien maître des lieux à Derb Moulay Chérif, qui aurait réuni danciens policiers (et tortionnaires potentiels) pour anticiper sur les suites du processus. Yousfi et les autres craignent dêtre, demain, poursuivis en justice. Et ils lauraient fait savoir, exigeant certaines garanties de protection en haut lieu. On ignore si leur voeu a été exaucé
La deuxième polémique, alimentée par Fouad Abdelmoumni et dautres militants des droits de lhomme, concerne le dernier rapport de la FIDH, jugé "étrangement vidé de toute substance et ne faisant pas lunanimité au sein même de lONG". |
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Partis politiques. Jettou joue au lobbyiste
Depuis que le Roi la dit, et redit, à travers ses discours, limportance accordée aux partis politiques est devenue laffaire de tous. Le Premier ministre Driss Jettou a rebondi à sa manière. Il a reçu chez lui, par petits groupes, plusieurs représentants de la société civile. Jettou a profité de ces rencontres qualifiées dinformelles pour inviter ses interlocuteurs, indirectement, à relancer le débat, sur la place publique, sur le rôle et laction des partis politiques. Jettou compte ainsi sur les relais de la société civile pour dynamiser le rôle des partis
les inciter à accepter au plus près la nouvelle loi (sur les partis) qui ne fait pas forcément lunanimité chez la classe politique. |
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Renseignement. Le péril jaune
L'invasion, par vagues successives, de limmigration chinoise ne fait pas laffaire de tout le monde. Ainsi en est-il des services de renseignements marocains qui verraient dun mauvais oeil larrivée des immigrés chinois au Maroc. Nos renseignements, nous confie cette source, craignent linfiltration de la mafia chinoise dans notre pays. Des rapports de la DST soupçonnent certaines affaires commerciales de masquer des activités criminelles liées à la finance internationale, au trafic d'armes, de stupéfiants
etc. Paranoïa passagère, ou danger authentique ? Le fait est que les Marocains ont pour consigne de calmer le jeu avec nos nouveaux amis chinois. Pour cause de commerce bien sûr, mais aussi de politique, le Maroc appréciant entre autres la "neutralité objective" que semble observer Pékin sur la question du Sahara. |
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Religion. Les évangélistes débarquent
Environ 800 évangélistes de léglise baptiste américaine auraient discrètement sillonné les villes et villages du royaume, depuis 1985, pour enseigner les vertus du christianisme aux jeunes Marocains. Ces émissaires dun genre nouveau auraient déjà écoulé plusieurs ouvrages à la gloire du Christ, destinés prioritairement aux jeunes. Le livre référentiel semble être "La connaissance qui mène à la vie éternelle". Les services marocains, nous assure-t-on, soupçonneraient un Américain de Casablanca dêtre derrière cette surprenante, et discrète, opération de séduction. |
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ONU. Des Marocains accusés de viol au Congo
Plusieurs casques bleus de lONU, en mission au Congo, sont menacés dexpulsion par les autorités locales. Deux Marocains, dont un lieutenant, sont parmi le lot de ces casques bleus accusés du viol dune fillette dans une localité congolaise. Un rapport confidentiel des Nations-Unies accuse en outre des soldats marocains, tunisiens, pakistanais et népalais de tenter d'entraver le travail d'enquête mené sur place par des civils de l'ONU sur les cas de violences sexuelles. Rappelons aussi que le contingent marocain, qui fait partie de la mission dobservation des Nations Unies au Congo (MONUC), est fort denviron 200 soldats, présents sur les lieux depuis 2001. |
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Scandale. Le scoop et la prison
Deux affaires fleurissent actuellement dans les colonnes de la presse marocaine : celle des malversations imputées à certains cadres de la hiérarchie policière à Témara, et celle de lexpropriation dune famille française privée de ses terres à Témara, Rabat et Kénitra. Les deux affaires, en instance de jugement, ont un point commun : celui davoir été révélées, dès la fin 2001, par un journaliste, Abderrahmane Badraoui. Ce dernier, qui éditait à lépoque lhebdomadaire "Al-Moulahid Assiyassi", a été incarcéré pour des motifs obscurs et mis en prison à Salé, où il purge actuellement une peine de quatre ans de réclusion. Les enquêtes relatives aux deux sujets en question nont jamais vu le jour puisque le numéro a été saisi, et la publication de Badraoui nexiste plus depuis janvier 2002. |
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3 questions à Abderrazak Afilal (Secrétaire général de l'UGTM)
Comment vivez-vous laffaire Laâfora & Co., pour laquelle vous avez été plusieurs fois convoqué par la justice ?
Je nai trempé dans aucune magouille. Tout ce que je peux dire, cest que jai été convoqué par le juge dinstruction en tant que témoin. Je me suis déplacé d'abord pour répondre aux questions du juge, puis pour une confrontation directe avec Abdelaziz Laâfora. Ces gens ont falsifié et agi en toute impunité, ils doivent absolument être jugés.
Cela fait près de 50 ans que vous dirigez lUGTM (syndicat proche de lIstiqlal). Vous |
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êtes président à vie ?
Mais non. Si ça ne tenait quà moi, je serais déjà parti. Jai dailleurs demandé, lors du dernier congrès de lIstiqlal, à passer la main. Mais le parti a refusé. Moi, je nai pas renoncé. Au prochain congrès de lIstiqlal, probablement au courant de lété 2005, je vais une nouvelle fois demander de partir, et cette fois je suis décidé
Mais avant cela, lUGTM, à travers ses fédérations et représentations sectorielles, devra valider ma demande de démission en mars prochain.
On ne vous connaît pas vraiment de numéro 2. Qui voyez-vous demain à la tête du syndicat ?
Je nen sais rien. Il y a une dizaine de cadres compétents pouvant diriger lUGTM, qui ressemble désormais à un syndicat de cadres. Mon successeur devra être un homme jeune, mais mûr. Je nai pas de favori, cest le congrès du parti qui décidera. |
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Billet : Conseils maléfiques (par Driss ksikes)
Il marrive très rarement dêtre excédé par loutrecuidance de la vieille garde de ce pays. Je la trouve souvent pitoyable. Mais cette semaine, concours de circonstance, deux vieux routiers de la politique hassanienne mont paru plus ringards que jamais. Premier sur la liste, lex-vizir devenu show man, Driss Basri. Exilé, oublié, il multiplie les sorties, ressassant ce leitmotiv : je suis trop hassanien pour quon me fasse du mal et si on sapproche des miens, je serai prêt à mallier avec le diable. Ce sont les gesticulations dun monstre déchu. Jai une proposition : faisons comme sil nexistait plus. Et sil repasse à la télé, disons-lui ceci en face, "cause toujours, tu nous intéresses". Rien ne pourrait faire plus de mal à cet ex-bras droit de Hassan II, architecte dun système barbare et corrompu, que lindifférence. Cest André Gide qui le disait : "tout sauf lindifférence". La deuxième relique hassanienne sappelle Mahjoubi Aherdane. Il a peur que les auditions publiques éclaboussent quelques-uns de ses frères darmes, Mahmoud Archane en tête. Au passage, il tente de redorer son blason, de réinvestir sa berbérité et surtout sa proximité avec Oufkir. à un moment où le passé récent est déterré, avec une passion troublante, ce vieux roublard de la politique, siégeant indûment au CCDH, devient un intrus qui a mal vieilli en politique. Tous les coups bas qui lui ont été assénés par les siens nont pas suffi pour le détrôner. Rien ne serait plus efficace à légard de ce mystificateur que lironie. Cessons de le prendre au sérieux. En jouant au sage trublion, il cherche à nous épater. Rendons-lui la pareille, montrons lui combien sa longévité est risible. Cest Coluche qui le disait : "lhorreur est humaine". Il faudrait aider Aherdane à se rendre compte de la sienne. |
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Billet : Policiers et journalistes (par Karim Boukhari)
Lisez bien cette information : la revue de la police a engagé une agence de communication à Casablanca pour soccuper du recrutement de journalistes (le poste de rédacteur en chef reste libre, avis aux intéressés !) et de commerciaux. Les journalistes seront rémunérés selon leurs diplômes respectifs, et devront recevoir des titres comme inspecteur de police ou commissaire, voire plus. La revue, qui existe déjà, sera relookée, le nouvel habillage étant attendu en début 2005. à la même période, la police, via la même agence, compte lancer une grande campagne de communication pour relifter sérieusement son image auprès du grand public. Les supports de communication retenus sont la télévision, laffichage public
et la presse écrite. Détail important : les insertions publicitaires seront payantes. Voilà, cela ressemble à un gag, mais ce nen est pas un. Cette information est authentique. Elle est peut-être rigolote mais, comment dire, elle reste très, très intéressante. à tous les égards. Imaginons un peu de quoi demain sera fait. Des journalistes deviendront flics. Les autres, les comme nous, compteront parmi leurs confrères des commissaires, et même un Hamidou Laânigri puisque le titre de directeur de la publication devrait logiquement lui revenir. Un Laânigri qui deviendrait patron de presse et pourrait à ce titre postuler, pourquoi pas, à lOJD, au SNPM et même à laide versée annuellement par létat à la presse marocaine. Imaginons à quoi pourrait ressembler, demain, un éditorial de Hamidou Laânigri (par ailleurs affublé du titre de "bon communicateur" sur son CV personnel), une enquête réalisée par un journaliste-commissaire, ou un reportage dû à un journaliste-officier de police principal. Un conseil : à vos kiosques, à partir de janvier prochain, si tout va bien ! |
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Vite !
Meziane Belfqih, conseiller (très écouté) du roi, planche depuis un moment sur un mouvement prévu chez les gouverneurs. Le conseiller royal a été sollicité peu avant la dernière tournée royale en Amérique latine. La liste des partants, des mutés et des nouveau-venus parmi les gouverneurs, devrait être officialisée dans quelques semaines.
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Pierre Robert, condamné à vie dans le cadre des procès de laprès 16 mai, et qui purge sa peine à la prison civile de Kénitra, vit désormais dans lisolement. Le Français, nous explique une source judiciaire, se serait plaint de ses rapports avec dautres détenus islamistes, et aurait obtenu lisolement, peu avant le dernier ramadan, au même titre que Hassan Khaddaoui, celui que lon présente généralement comme son ancien bras droit.
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Rabat découvre un nouvel ambassadeur, celui du gouvernement provisoire en Irak. Il sagit (et cest une petite surprise) de Nouri Chawiss, ancien responsable des relations extérieures du parti Kurde de Massaoud Barazani. Ingénieur de formation, Chawiss, en poste à Rabat depuis plusieurs semaines déjà, ne maîtrise pas la langue arabe.
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Le dernier congrès de la Chabiba du PJD a consacré Abdelaziz Rebbah, réélu au poste de secrétaire général. Sans être une surprise, la réélection de Rebbah, qui était notamment en concurrence directe avec Abdeslam Haikar, confirme que la direction du parti tient à garder un contrôle direct sur sa chabiba. Rebbah était en effet le candidat favori des principaux dirigeants du PJD.
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Le président Jacques Chirac qui était en vacances au Maroc depuis une semaine a dû écourter son séjour à cause de la libération des deux journalistes français qui étaient détenus en Irak. Le président français qui résidait à Taroudant, dans le fameux établissement hôtelier "La Gazelle dOr", a décidé de rentrer dans la soirée de mardi 21 décembre à Paris pour accueillir les deux journalistes. |
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