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Pages coordonnées par Laetitia Grotti
France. Otages libérés, la polémique enfle
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Christian Chesnot
et Georges Malbrunot (AFP)
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| Mardi, la fin du calvaire. Après 124 jours de détention, Christian Chesnot et Georges Malbrunot sont enfin libres. Jusquau bout, tous ceux qui attendaient leur libération ont douté de la nouvelle annoncée par lArmée islamique en Irak et donnée, avec un minimum deffets, par Al Jazeera. Quatre mois de tension et dangoisse après la mort dans des conditions atroces de plusieurs otages, une bataille majeure et des combats interminables à Fallouja
Il y avait de quoi craindre pour la vie des deux journalistes-otages. Tout le monde a gardé à lesprit la sinistre farce de la "libération des otages" conduite par le député Didier Julia et qui navait abouti quà une cruelle |
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| déception. Dailleurs, à peine débarqué sur le tarmac de laéroport militaire de Villacoublay, Georges Malbrunot relançait la polémique, en dénonçant de manière virulente le rôle joué par le parlementaire UMP. "Je suis scandalisé par le comportement de la personne que vous citez, (
), ça ne mérite que le mépris, a-t-il déclaré avant de fustiger les mythomanes". Michel Barnier, ministre des Affaires étrangères a quant à lui demandé à Didier Julia de sexpliquer sur cette "opération personnelle", qui a a failli "couper le dialogue avec les ravisseurs". Des ravisseurs qui ont "respecté" leurs otages. Selon le témoignage de G. Malbrunot, "ils ne nous ont pas battus, il ny a pas eu de simulation dexécution". |
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Chili. Pinochet au pied du mur
La semaine dernière, le juge Juan Guzman Tapia inculpait le général Augusto Pinochet de 9 disparitions et dun homicide, dans le cadre de laffaire Condor. Ses avocats avaient alors interjeté appel. Mais il semble que les magistrats chiliens ne soient plus très convaincus de la "démence modérée" de Pinochet. Lundi, la Cour dappel de Santiago a ratifié à lunanimité de ses membres le mandat darrêt lancé contre lex-dictateur chilien. Pourtant, deux jours auparavant. A. Pinochet entrait à lhôpital suite à un accident cérébro-vasculaire. Son état sétait cependant rapidement amélioré, instillant le doute dune nouvelle "manuvre" de Pinochet pour échapper à la justice. Un des avocats des plaignants se fait clair, "il présente toutes les conditions pour supporter une procédure pénale" avant dajouter, "et nous sommes sûrs quil pourra également supporter sa condamnation". |
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Russie. Main basse sur le pétrole
| Vladimir Poutine ne sarrête jamais. Après sa tentative dingérence dans les affaires ukrainiennes, il vient de faire main basse sur le pétrole russe. Le démantèlement de Ioukos sest joué, le 19 décembre dernier, pour 9.37 milliards de dollars. Une obscure société russe, inconnue des milieux financiers et pétroliers, BaïkalFinansGroup, semparait ainsi du joyau de lempire industriel de loligarque Mikhaïl Khodorkovski, emprisonné depuis 20 mois après être tombé en disgrâce politique. Très vite, le soupçon dune manuvre du Kremlin s'amplifie. Un soupçon confirmé trois jours plus tard, lorsque la compagnie pétrolière publique Rosneft annonce qu'elle est |
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| devenue propriétaire de la principale filiale de Ioukos, en achetant les parts du mystérieux groupe qui avait emporté les enchères. Dans la foulée, le géant public Gazprom confirmait ses projets de fusion avec Rosnef, bouclant la boucle dune intégration, à terme, de ces actifs énergétiques semi-publics contrôlés par le Kremlin. |
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Vite !
Mardi, le prix Reporters Sans Frontières Fondation de France 2004, attribué lan dernier à Ali Lmrabet, a été remis au journaliste algérien Hafnaoui Ghoul, détenu pendant six mois pour "diffamation". Le même jour, tous les défenseurs de la liberté dexpression étaient endeuillés après lannonce de lassassinat du doyen des journalistes gambiens, Deida Hydara. |
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