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Pages coordonnées par Karim Boukhari
Basri. Le système semballe
| Sommes-nous au bout au bout du feuilleton Basri ? Pas si sûr. Selon des sources dignes de foi, Me Jacques Vergès, le célèbre avocat parisien, sest rendu cette semaine au Maroc, précisément à Casablanca, dans le but de défendre les intérêts de son client, le néo-parisien Driss Basri. Aucune source officielle na confirmé cette information parce que, nous explique-t-on, "Vergès na entrepris aucune démarche officielle et donc- sa présence au Maroc peut nous échapper (sic)". Le passage de Vergès sest fait au moment où le roi, et pratiquement toute léquipe gouvernementale, se trouvaient, en milieu de semaine, à Ouarzazate. En parallèle à la visite de |
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| Vergès, qui devait logiquement être porteur dun message de son client, lépouse Basri, jusque-là épargnée par le feuilleton judiciaire des hommes de Basri, a été à son tour entendue respectivement par les policiers de la BNPJ et le juge dinstruction. Mme Basri a été entendue en qualité de témoin. La séance, qui a eu lieu en début de semaine, devrait être suivie par dautres
Pratiquement dans le même temps, la police a finalement procédé à larrestation de lun des principaux piliers du système Basri : Abderrahim Qanir, désormais incarcéré à Oukacha. Linterpellation de Qanir, qui est un ancien parlementaire, est une surprise tant lintéressé semblait jouir dune certaine immunité. Non pas à cause de son ancien statut de parlementaire, mais pour, nous explique-t-on, les affaires en commun quil gère encore avec le fils de lun des ministres les plus puissants de léquipe Jettou. Affaire à suivre. |
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Pêche. La marine royale sévit
Samedi 8 janvier 2004, 12 bateaux de pêche ont été arraisonnés par la marine royale à Dakhla. Il s'agit de la flotte qui pêchait dans une zone interdite à 5 miles des côtes. Les bateaux pris en flagrant délit appartiennent à des barons du sud, notamment à Maa el Aïnine, président des chambres de pêche, et à Derhem. Les autres bateauxsont la propriété des sociétés comme Lucky Fisheries et Royal Fisheries, dont les licences d'exploitation appartiennent à des gradés de l'armée. La loi précise que dans ce cas, les armateurs doivent payer une pénalité. Cette recette est versée à une caisse gérée par le commandement des forces armées de la zone sud. Ce qui mettra en confrontation les généraux de la pêche et ceux qui encaissent pour le compte de l'état. |
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Inédit. Laânigri devant les juges
Hamidou Laânigri, le directeur de la Sûreté nationale, risque de passer, le 24 janvier, devant le tribunal administratif de Rabat. Il doit en tout cas répondre à la convocation de ce même tribunal pour une affaire de saisie, perpétrée en 2002, contre le journal arabophone Wijhatou nadar (point de vue). "A lépoque, se souvient le directeur de la publication Abdellatif Housni, javais porté plainte contre le Premier ministre, le ministre de lIntérieur et le directeur de la Sûreté nationale". Seul Laânigri (à lépoque à la tête de la DST) semble avoir été épinglé par le tribunal administratif de Rabat. Wijhatou nadar avait été saisi pour un numéro consacré à la transition démocratique, avec une large contribution du prince Moulay Hicham. |
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Témoignage : "J'ai revu mon tortionnaire"
Les premières auditions publiques de lIER continuent de susciter des remous. Objet de la polémique qui enfle, la présence de tortionnaires dans la salle. à lorigine, il y a ce témoignage troublant de Fatna el Bouih, ex-prisonnière politique qui a vu, le deuxième jour, son tortionnaire parmi lassistance. Certains en ont déduit que lIER était en contact avec des bourreaux pour les auditionner à leur tour en off. "Faux, rétorque ce membre influent de linstance, il nen a jamais été question". Et que faisait ce tortionnaire dans la salle ? Mystère. Dautant quun autre tortionnaire, venu lui pour se réconcilier, a rencontré son ex-victime, accidentellement, mais loin de la salle où les auditions ont eu lieu. |
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Marrakech. La torture tue encore
La cour pénale de Marrakech devra statuer, le 18 janvier, sur une autre affaire de décès sous la torture. Il sagit du cas de Mohamed Aït Sirahal, un MRE qui avait lhabitude de passer ses vacances estivales au Maroc. En juillet 2002, il est arrêté à Marrakech (suite à une banale altercation avec le client dun café) et conduit au poste de police où il subit, sous les yeux de sa propre femme, des séances de torture. Monsieur Aït Sirahal est décédé à lhôpital Ibn Tofaïl, dans les heures qui ont suivi
Sa petite famille, qui réside en France, a intenté depuis un procès, déjà reporté à 14 reprises. "Le pire, nous explique cette source à Human Rights Watch, cest qu'aucun des policiers qui ont participé aux séances de torture na été suspendu de ses fonctions
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Rif. Unis pour la vérité
Les militants des droits de lhomme dAl Hoceima ne se contenteront pas de la visite que leur rendra, bientôt, lIER pour de nouvelles séances découte sur les exactions du passé. Ils passent à loffensive en organisant, à la fin du mois, une large table ronde "pour dévoiler tous les abus" perpétrés dans la région du Rif, au lendemain de lindépendance. "Nous ne sommes pas contre lIER, explique lun des organisateurs, mais nous linvitons à écouter nos doléances avant les séances découte
". à signaler, et cest assez rare, que la table ronde porte la signature dun large pan de la classe politique, fédéré à loccasion, allant de lIstiqlal à lUSFP, en passant par le PPS, Annahj, le PSD etc. |
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Mohamed est libre !
Mohamed Bouhcini est libre, depuis le jeudi 13 janvier à 18h. Cela faisait exactement 31 jours que notre collaborateur était en détention provisoire dabord au commissariat, puis à la prison de Ouezzane. Félicitations à Mohamed et à sa famille et merci à ses avocats, Maîtres Mohamed Ghoudane et Lahbib Hajji. Merci également à Me Abderrahim Jamaï, qui a accepté de représenter notre collaborateur, ainsi quà lONG Reporters sans frontières et aux médias marocains et internationaux qui nous ont soutenus.
Laffaire nest tout de même pas close. Si Mohamed est sorti, cest quune détention provisoire ne peut légalement pas |
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| excéder un mois, sauf à être expressément prorogée sur initiative du juge dinstruction ou à la demande du procureur. La demande na pas été faite, et linitiative na pas été prise. Linstruction du dossier de Mohamed (quun prisonnier avait dénoncé avant de se rétracter comme étant un de ses fournisseurs de haschisch) est toujours en cours. Vu le manque flagrant de preuves contre notre collaborateur, on devrait logiquement aboutir à labsence de poursuites. Même si ce nétait pas le cas, Mohamed comparaîtrait en état de liberté. Saluons ce pas. La bonne foi des magistrats de Ouezzane (même tardive), est de très bon augure. La suite (et espérons-le, la fin), bientôt. |
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France. Benzekri à lAssemblée nationale
Le Maroc commence à engranger les bénéfices politiques des auditions publiques des victimes des années de plomb, orchestrées par lIER. Driss Benzekri sera ainsi à Paris, le 20 janvier, et sexprimera à lAssemblée nationale, à linvitation du parti socialiste français
dans le cadre plus vaste, il est vrai, dun débat intitulé "Lincontournable démocratisation du Maghreb". Organisée par le site Internet lobservateur.ma et lhebdomadaire La Vérité (le premier est entré dans le capital du second il y a peu), cette rencontre verra aussi la participation des anciens ministres socialistes Hubert Védrine et Elisabeth Guigou. Jolie plateforme promotionnelle pour le royaume
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Célébration. Asseggass Ifoulkin 2955 !
Les Imazighen ont fêté le 13 janvier dernier le nouvel an berbère. Nous sommes donc en 2955 (sur le calendrier agraire) et Inayir (fête du nouvel an) a été célébré comme tous les ans par les communautés berbères au Maroc, comme dans toute lAfrique du Nord (et pas que par les militants, contrairement à ce que lon peut croire) et le reste de la diaspora notamment en France : "dans le Souss, le Haut et le Moyen-Atlas ainsi que dans le Rif, Inayir est vécu comme un renouveau. Il marque la fin du froid et le début dune période plus douce. Aussi, cest la fête partout", explique cette militante berbère. Bonne fête. |
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Première. Azoulay sur Al Hourra
André Azoulay a répondu présent à linvitation de la chaîne américaine Al Horra. Sollicité par la journaliste marocaine, Malika Malak, pour son émission hebdomadaire Lautre dimension, il répondra le jeudi 20 janvier à 22h, à ses questions et à celles de Driss Ksikes, au sujet de la rencontre de Bruxelles entre imams et rabbins, des coulisses du conflit israélo-palestinien, de lhistoire de lexode des juifs marocains après 1967, et de ses fonctions de conseiller auprès de deux rois successifs. Ceci est la première fois, sous Mohammed VI, quAzoulay prend part à un débat politique télévisé. Opportun pour un conseiller que lon dit en mauvaise posture. |
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Communes. De largent pour des élus
Le décret est tombé le 10 janvier. Les nouvelles indemnités de mission et de représentation des élus des collectivités locales sont substantielles. En vertu de ce décret, les présidents des 61 conseils préfectoraux auront droit chacun à une indemnité mensuelle nette de 6.000 DH. Quant à ladjoint du président, il aura droit à 3.500 dhs. Le rapporteur et le secrétaire toucheront chacun un salaire de 1700 DH. Cerise sur le gâteau, Mustapha Sahel, pour gâter ses élus, a donné à ce décret un caractère rétroactif
pour information, ce nouveau texte prévoit aussi la création de deux nouveaux postes, celui de chef de cabinet et de chargé de mission auprès du conseil préfectoral ou communal. |
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Polémique. Le PJD veut la peau de Sitaïl
Le PJD veut la peau de Samira Sitaïl, la directrice des informations de 2M. "Elle a une dent contre nous, nous explique ce dirigeant du parti, elle reçoit des instructions pour nous descendre sur l'antenne, avec sa clique habituelle". La raison de la colère est bien simple : un flash dinformation, largement diffusé en milieu de semaine, est revenu, avec trois invités, sur le dérapage dAttajdid consécutif au tsunami asiatique. Attajdid et le PJD en ont pris pour leur grade. Au point que la direction du parti a demandé un "droit dantenne". 2M aurait répondu oui, mais pour accorder aux amis de Othmani 1,5 minute dantenne. Le PJD a refusé, estimant les 90 secondes accordées insuffisantes pour se défendre. Un communiqué dénonçant la deuxième chaîne, et sa responsable de linformation, pourrait voir le jour. Certains, à lintérieur du PJD, vont jusquà programmer
un sit-in en bonne et due forme devant le siège de la télévision casablancaise. |
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Palais. Rebondissement royal
Le procès du colonel Hilali, conservateur du palais d'Agadir, se poursuit. L'audience de jeudi 13 janvier s'est déroulée sans Mounir Majidi, secrétaire particulier du roi. Les avocats de Hilali accusent clairement le Parquet général de ne pas avoir notifié le secrétaire royal. En outre, Mohamed Fennaoui, l'un des accusés qui a accablé Hilali, soutient avoir toujours des relations d'affaires avec le Palais (bien qu'il soit en prison). Son avocat, Mostapha Ramid, a brandi, comme preuve, une lettre du roi remerciant Fennaoui pour avoir présenté ses vux à l'occasion de la dernière fête du trône. Notons en fin, l'absence d'un des témoins déterminant à la décharge de Hilali. Le colonel Keroumi, peut attester, selon les avocats de la défense, que les relations d'affaires avec des sociétés se faisaient sans bon de commande ni facture. |
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Circulation. A vos ceintures !
Automobilistes, prenez garde : la ceinture de sécurité est désormais obligatoire en ville. Le texte, qui sera publié au bulletin officiel incessamment sous peu, oblige les conducteurs, sous peine damende, à boucler leur ceinture de sécurité dans lespace urbain. Une décision qui intervient suite à ladoption au dernier conseil des ministres du décret sur la police de la circulation et du "roulage". Il sagit là dune mesure qui sintégre dans le cadre du plan durgence, déjà initié depuis 2003 par le département des Transports. Lobjectif final étant de stopper lhémorragie de vies humaines consécutive aux accidents de la circulation, pour laquelle notre pays bat à chaque fois de tristes records. |
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Justice. Coupable d'avoir été volée !
Le système juridico-policier marocain a une grosse marge de progression devant lui. Un exemple pour illustrer lincroyable retard en la matière : les (més)aventures de madame F. En mai 2004, elle se fait subtiliser son sac à main, qui contenait entre autres son chéquier, et court déposer plainte. Non seulement elle ne revoit plus le sac mais on vient larrêter un jour "pour chèque sans provision". Finalement relâchée, la dame sapprêtait, en début de semaine, à effectuer un voyage en France pour raisons de santé. Elle était à loccasion accompagnée de sa petite famille au complet. Cette fois, elle est débarquée de lavion et de nouveau arrêtée "pour chèque sans provision". "Cétait la nuit, on ma emmené au poste de police comme une criminelle et on ma dit que seul le procureur du roi pourrait signer ma libération". Et comme cétait la nuit, et que le procureur était introuvable
"Aujourdhui je suis libre mais jai compris une chose : quand on se fait voler son sac, il vaut mieux ne pas le déclarer". Incroyable mais vrai. |
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Tolérance. La leçon belge
Voilà une histoire qui met du baume au cur. Elle sest passée à Bruxelles et concerne Rik Rimmery, patron de société flamand et son employée, Naima Amzil, dorigine marocaine. Lhomme, depuis plusieurs mois, recevait des lettres le menaçant de mort sil ne mettait pas à la porte louvrière "voilée" et laccusant de "collaborer avec les musulmans". Rimmery ne cédant pas au chantage refusa même la proposition de son employée qui lui proposa denlever son foulard pendant les heures de travail ou de démissionner. Actuellement sous haute protection, les deux ont été reçus mercredi dernier par le roi de Belgique Albert II, impressionné par le courage de Rik Rimmery. |
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Presse. Lmrabet interdit décrire ?
Ali Lmrabet nest pas au bout de ses peines. Le journaliste, qui essaie de remonter un journal au Maroc, sest vu refuser le titre Après-demain. "Ce titre est déjà déposé par quelquun dautre", lui a-t-on répondu. Lmrabet en propose alors un autre, Demain libéré. Là, on lui demande une pile de documents pour le renvoyer, au bout du compte, chez le substitut du procureur. "Seul lui peut régler votre affaire". Ce nest pas fini. "Le substitut, explique le journaliste, ma demandé de lui prouver que je suis journaliste et a exigé de nouveaux documents. Je suis revenu le voir le lendemain comme prévu et, là, cest un policier, qui me dit : le substitut refuse de vous voir, ce nest pas la peine dessayer"
Y a-t-il besoin de rajouter un commentaire ? |
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Mohammédia. Pas de repos pour les morts
Le cimetière chrétien de Mohammédia a été à deux reprises visité par des individus qui se sont attaqués aux croix ornant les tombes. Aucune inscription, ou revendication, nétait visible sur les tombes. Le constat a établi des signes de vandalisme que daucuns attribuent aux SDF qui trouvent dans ce cimetière un gîte bien commode, puisquil se trouve au cur de la ville, sur lavenue Hassan II. Ces actes bêtes et gratuits, dont lorigine reste indéterminée, ont profondément ému lassociation des Français de Mohammedia qui a demandé l'ouverture dune enquête. Laquelle traîne pour le moment
Rappelons que les tombes et les allées du cimetière venaient dêtre restaurées, courant 2004. |
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Cinéma. Souhaïl, le Chevalier
Le roi Mohammed VI a inauguré mercredi dernier des studios flambants neufs à Ouarzazate, financés par les producteurs italien et marocain, Dino De Laurentiis et Saïd Alj. Un projet monstre qui a coûté la coquette somme de 70 millions de dirhams. Les deux promoteurs ont ainsi été décorés par le roi comme la été dailleurs, un revenant, Souhaïl Ben Barka. Ainsi, lancien directeur du Centre cinématographique marocain arbore dorénavant un ouissam Al Arch de lordre de chevalier. Chose étonnante, lhomme est actuellement en procès contre ses anciens employés quil a licenciés du Dawliz à Casablanca et à en croire les professionnels du cinéma : "Il a fait plus de mal que de bien au cinéma marocain"
dont avoir profité de son ancien poste au CCM pour se faire une sacrée fortune
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3 questions à Ahmed Abbadi (Directeur des Affaires islamiques)
On vous reproche dêtre cadre du ministère des Affaires islamiques avec un passé de fondamentaliste au PJD. Quen dites-vous ?
Je nai jamais été membre du PJD. Javais des affinités. Jétais au bureau exécutif du Mouvement de réforme et de renouveau que jai quitté en 1996. Après un passage à la Sorbonne et aux universités américaines, je ne me reconnaissais plus dans le travail de cette mouvance. Mais je ne me défile pas de mon passé. Il ma énormément apporté.
Vous faites partie du comité issu du congrès des imams et rabbins. Ne craignez-vous |
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pas que ce dialogue des religions soit instrumentalisé par les sionistes ?
La rencontre de Bruxelles a permis de faire fondre la glace et de mener un dialogue académique. La déclaration finale a tenu à se démarquer de toute tendance politique pour éviter, justement, que le religieux ne serve à mobiliser les foules.
Vous avez préparé le projet de loi sur les lieux de culte. Cen est fini des mosquées souterraines ?
Le texte nous aidera à dépasser une phase anarchique et à gérer ces lieux selon les besoins des Marocains. Si on parle de métrage pour les officines, pourquoi pas pour les mosquées ? Le texte permettra surtout une gestion des lieux plus claire, nette et légale et bien sûr une restriction de leur usage au culte stricto sensu. |
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Billet : La dérive dAttajdid (par Driss ksikes)
Il a fallu une catastrophe aussi immense que le tsunami pour quAttajdid nous aide à comprendre ce quest un journal intégriste. Démonstration en quatre règles. Primo, un intégriste se comporte avec le Coran comme si cétait un trousseau magique. Il y a eu des vagues de 10 mètres à mille lieues de nos côtes il y a deux semaines. Interprétation, Dieu est cycliquement en colère et peu importe le lieu et lépoque, si la terre tremble et que la mer déborde, cest forcément lapocalypse. Deuxio, un intégriste pioche dans le Coran comme si cétait une boîte à slogans pour mieux jouer au moralisateur et au devin. Interprétation, si lAsie du Sud-Est est une destination prisée par les touristes, sexuels entre autres, et que la colère de Dieu sest abattue sur elle, soyez-en prévenus, maudits pécheurs du Maroc, vous serez les suivants sur la liste. Tertio, un intégriste estime que lidentité dun musulman est chevillée à son corps et quil est préférable pour son salut de le draper ou de le cacher. Il a donc suffi quune actualité dévaste les plages, lieu où les corps prennent le plus de plaisir et de liberté, pour quil ressorte son antienne. Message, on vous lavait dit, il ny a pas mieux que le voile, la non mixité et la séparation des plages pour se mettre à labri de cette inévitable colère de Dieu. Doù la quatrième règle, un intégriste se nourrit de lignorance populaire pour cultiver un imaginaire religieux standard. Illustration, si les gens se disent quil y a forcément une revanche de Dieu derrière cette catastrophe, il suffit de lécrire et de marteler dessus pour que ces gens ne jurent plus que par notre sagesse. Moralité, Attajdid ne sest jamais autant mis à nu. Et le résultat est sérieusement catastrophique. |
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Humeur : Une histoire de cadeaux (par Karim Boukhari)
En décrétant fièrement que "lAMO (assurance maladie obligatoire) est un cadeau de Mohammed VI aux Marocains", le ministre Biadillah nous ramène des siècles en arrière. Cette phrase digne dun Abbes El Fassi au sommet de son art recèle en elle tout ce que le Maroc doit dépasser sil veut réellement être en phase avec son siècle. LAMO, pour corriger, nest pas un cadeau pour tous les Marocains puisquelle met sur la touche des millions de non-salariés. Déjà. Mais là nest pas le plus important. Dire que lAMO est un cadeau du roi est aussi une manière de sous-entendre que cest le roi qui bloquait la situation par le passé. Ce qui ne cadre ni avec la réalité, ni avec la volonté de bien faire quon prête volontiers à Biadillah.
Que voulait donc dire monsieur le ministre? Que cest le roi qui va débourser les frais de recouvrement médical pour les heureux élus ? A priori, le pauvre Biadillah, qui na pas oublié doù il (re)vient, a juste voulu faire dans le béni-oui-ouisme ambiant. On peut lapplaudir et lui permettre daller prendre sa douche. Mais on regrettera profondément que cette AMO ne soit pas un cadeau de lui, monsieur le ministre de la Santé (il sert à quoi, sinon ?). On aurait tant aimé que ce soit le cadeau dun parti, nimporte lequel, ou encore dun programme politique, lun de ceux dont on nous mitraille à chaque campagne électorale. En dautres termes, le cadeau de la démocratie
Ça sera donc pour une autre fois, un autre siècle, avec dautres Biadillah et dautres Abbes El Fassi, des ministres enfin normaux, avec des réflexes dignes du 21ème siècle, issus délections honnêtes, de partis bien différenciés, avec de vrais programmes politiques, une véritable marge de manuvre... blabla. |
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Vite !
La visite du roi Juan Carlos au Maroc, en début de semaine prochaine, est placée, en Espagne, sous le signe de la réconciliation entre les deux pays. Juan Carlos, qui sera accompagné dun staff représentant lexécutif espagnol, devra se rendre à Marrakech, Rabat et dans les deux villes-symboles de Tanger et Tétouan. Mohammed VI pourrait le rejoindre lors de cette dernière étape, si lon en croit des sources espagnoles.
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Nous nous y attendions, et nous navons pas été déçus. Le quotidien islamiste Attajdid na pas pu sempêcher de réagir à notre dossier "Et si on relisait le Coran ?" (TelQuel n° 158). Sous la plume dun certain Hassan Serrat, le quotidien a écrit, au sujet de TelQuel : "Béni soit celui qui connaît ses limites et qui sy arrête" Et celui qui ne sy arrête pas, il est maudit ? Si ce nest pas une menace
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Les troubles sociaux ont repris dans les villes de Goulimim et Assa liés, essentiellement, à des sit-in (et grèves de la faim) de protestation des sections locales de lassociation des diplômés chômeurs. Ces troubles ont atteint leur paroxysme, daprès des sources locales, le 6 janvier où une intervention musclée des forces de lordre na pas contribué à apaiser le climat.
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En menaçant de faire grève de la faim, Ahmed Snoussi (Bziz) dit "vouloir se défendre". Contre quoi ? "Les interdictions de mes spectacles, consignées par écrit à Taourirt, Safi, Benslimane". Et la télé, y est-il vraiment interdit ? "On ne fait pas appel à moi depuis 1986". En tant quhumoriste, ou pour prendre part à des débats politiques ? "Il ny a pas de contradiction entre les deux", affirme-t-il. Lessentiel est quon se rappelle quil existe.
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Grâce à un concours Internet organisé par top-maroc.net, on connaît les 20 sites les plus plébiscités par les internautes marocains. Les 5 premiers (dans lordre) sont www.menara.ma, www.yabiladi.com, www.casafree.com, www.bladi.net et www.emarrakech.info. Selon les organisateurs du concours, "la plupart de ces sites sont des efforts personnels". à saluer.
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Le réalisateur Mustapha Derqaoui (Casablanca by night et Casablanca by day) qui a été victime, le 29 décembre dernier, dun accident cérébral (qui a provoqué une hémiplégie) a été admis lundi dernier dans un centre de rééducation fonctionnelle. Nous lui souhaitons un bon rétablissement. |
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