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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Laetitia Grotti

Spécial Tsunami

Tsunami. Solidarité mondiale, aide record

Recueillement des chefs
d'états à l'ONU (AFP)
Le geste aura finalement suivi la parole. Les pays donateurs se sont en effet mobilisés à une vitesse record pour débloquer 717 millions de dollars sur les 977 demandés par l’ONU pour couvrir l’aide d’urgence des 6 prochains mois. Au total, les promesses d’aides publiques et privées avoisinent les 10 milliards de dollars pour les pays d’Asie et d’Afrique touchés par le tsunami, le 26 décembre dernier. Devant cet afflux d'aide, les pays donateurs et les ONG ont été réunis mardi 11 janvier à Genève par l'ONU pour coordonner ces dons et surtout concrétiser les promesses faites par les gouvernements. "Nous avons besoin très rapidement de plus d'argent liquide, de plus
d'engagements concrets pour nous aider à poursuivre pendant les six prochains mois l'effort massif qui est en cours", a assuré le coordinateur des opérations d'urgence de l'ONU, Jan Egeland. Profitant de cette solidarité sans précédent, "qui nous fait voir l’humanité sous un autre jour", les Nations unies ont par ailleurs interpellé la conscience de chacun, en rappelant qu’aujourd’hui, 26 millions de personnes sont victimes des "crises oubliées" du reste du monde. "Nous devrions tous nous accorder sur un principe simple. Il est aussi terrible d'être blessé au Congo qu'au Kosovo. Il est aussi dramatique d'être déplacées pour les populations du nord de l'Ouganda que pour celle du nord de l'Irak. Et, il n'est pas moins effroyable de mourir de faim au Soudan que sur les côtes des pays frappés par les tsunamis". À méditer.


Israël. Un gouvernement de désengagement

Tandis que le 9 janvier, les Palestiniens élisaient Mahmoud Abbas à la tête de leur état embryonnaire, le lendemain, Ariel Sharon - dans la tourmente politique depuis le vote de son plan de retrait unilatéral de la bande de Gaza - faisait approuver par la Knesset un nouveau gouvernement de coalition. à une infime majorité. Seuls 58 députés ont en effet apporté leur confiance au "gouvernement de désengagement". Composée de membres du Likoud, du Parti travailliste et soutenue de l'intérieur par les 5 députés orthodoxes du Parti du judaïsme unifié de la Torah, cette coalition est censée mener à bien le retrait israélien de Gaza d'ici à la fin 2005. Reste que des élections anticipées ne sont pas à exclure. Mercredi, les rebelles du Likoud ont menacé de renverser le gouvernement si Sharon ne convoquait pas un référendum national sur son projet. Une option jusqu’à présent rejetée par le Premier ministre. israélien.



Vite !

Le studio est à Jérusalem-Est, l'émetteur à Ramallah, en Cisjordanie. La moitié de l'équipe est israélienne, l'autre palestinienne, certains des programmes sont en hébreu, d'autres en arabe. Depuis décembre 2004, All For Peace, seule radio israélo-palestinienne du Proche-Orient, n'a qu'une unique mission sur la bande F.M : combler le fossé, prôner la coexistence pacifique et tout simplement permettre aux Israéliens et aux Palestiniens de faire connaissance. à saluer.

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Placé en état d’arrestation et assigné à résidence le 5 janvier dernier, sur ordre du juge chilien Juan Guzman Tapia, le général Augusto Pinochet, a été libéré sous caution, 5 jours plus tard. Une caution fixée par le même Tapia à 3.500 dollars et ce, après un recours déposé par ses avocats. Histoire sans fin ?


Irak. élections : le scénario du pire?

Alors qu’en Irak, les attentats ne cessent de se multiplier, Iyad Allaoui annonçait, mardi, que plus de 11% des 19,5 milliards de dollars du budget 2005 seraient consacrés à la défense. Tout en admettant que la situation sécuritaire restait "mauvaise", le Premier ministre irakien a précisé que les élections, prévues dans 15 jours, seraient maintenues. Pourtant, nombreuses sont les voix et les plumes qui, à l’instar de celle de l’éditorialiste du New York Times craignent que ces élections n’engendrent "une guerre civile". Et partant, appellent au report du scrutin. "Les prochaines élections - longtemps présentées comme le prélude à un nouvel Irak démocratique - ressemblent de plus en plus au pire scénario", celui d'"une guerre civile entre les Sunnites et les Chiites qui engendrerait l'instabilité dans tout le Moyen-Orient" et dont les "terroristes tireraient avantage ", écrit le NYT.


France. F. Aubenas, portée disparue

17 jours après la libération des journalistes français G. Malbrunot et C. Chesnot, une autre journaliste française et son interprète irakien devaient disparaître à leur tour en Irak. Depuis mercredi 5 janvier, date où ils furent aperçus pour la dernière fois quittant leur hôtel de Bagdad, Florence Aubenas du quotidien Libération et Hussein Hanoun Al Saadi n’ont plus donné de nouvelles. Depuis, l'ambassadeur de France à Bagdad, qui avait à peine remercié le Comité des oulémas pour son aide dans la libération de Chesnot et de Malbrunot, sollicitait à nouveau leur intervention. Plusieurs écrivains mondialement connus, dont 3 prix Nobel, ont lancé des appels en sa faveur. Une vingtaine de journalistes arabes se sont également constitués en comité de libération.


ONU. Un rapport attendu

Au cœur du scandale onusien qui vise l’entourage de Kofi Annan, le programme "Pétrole contre nourriture". Alors qu’un audit avait été demandé il y a quelques mois à une commission indépendante, son président, Paul Volker publiait dimanche, - un avant goût de son rapport attendu fin janvier ? - les 58 audits effectués par le service d'enquêtes internes (OIOS) de l'ONU sur le programme irakien de 1999 à 2004. Or, ils montrent que des "irrégularités" avaient déjà été relevées. Aux côtés d’éléments plutôt surprenants – 500.000 dollars dépensés en "articles d’hiver" par le coordonnateur en Irak – il y a des découvertes plus significatives. Comme la surfacturation de prestations, qui a pu aller jusqu’à 1.38 million de dollars pour la Lloyd's Register (de Londres). Reste qu’aucune preuve de corruption ne figure dans les audits.


Terrorisme. Djamel Beghal déballe tout

(AFP)
Mis au jour en septembre 2001, le projet d'attentat suicide contre l'ambassade américaine à Paris n'était-il qu'un "scénario" élaboré de toutes pièces et sous la torture par les autorités des émirats arabes unis ? C’est la question que se posent tous ceux qui ont assisté, lundi, au récit très convaincant de Djamel Beghal, soupçonné d’être le chef d’une cellule islamiste radicale et jugé, avec 5 complices, depuis le 3 janvier par le tribunal correctionnel de Paris. Le principal suspect a en effet décrit par le menu les sévices qu'il aurait subis aux émirats. Mais aussi les pressions exercées contre lui, en France, pour lui faire avouer son appartenance au réseau terroriste d'Al-Qaïda.
Conduit devant le juge d'instruction, Jean-Louis Bruguière, ce dernier lui aurait ainsi présenté le marché : "Il m'a dit que ma famille était en danger en Afghanistan, mais qu'elle avait été repérée. Les Américains, nos amis, pouvaient les extirper si je maintenais les déclarations faites aux Emirats. Sinon, tout irait mal pour les miens".



Lu pour vous : Peu de pouvoir (Samedi 8 janvier 2005 dans Haaretz)

Quel que soit celui qui sera élu à la tête de l’Autorité palestinienne dimanche, il aura de lourdes responsabilités mais aucun pouvoir réel pour les assumer. "Les candidats, dit Fayçal Hourani, attribuent à l’élection plus d’importance qu’elle n’en a. Quel que soit le vainqueur, on sait bien qu’il n’aura aucune autorité réelle. Le fardeau qu’il devra porter est très lourd mais la situation, sous occupation israélienne, ne lui donne pas les outils nécessaires pour y arriver." (…) Il pense que les partisans du candidat favori, Mahmoud Abbas (Abu Mazen), attendent peu de lui. "Ils le voient comme un homme pratique qui peut apporter des améliorations à leur difficile vie quotidienne. Actuellement ils limitent leurs attentes à des problèmes concrets tels que la possibilité d’étudier ou de se déplacer". (…) Il pense qu’Israël réservera à Abbas le même traitement qu’à Arafat. (…) mais que la campagne a élevé le débat public au dessus des problèmes étriqués tels que "une roquette Qassam, ici ou là" pour en arriver à ce que veulent les Palestiniens, ce qu’Israël projette de faire, ce que veut l’Amérique et ce qu’elle est capable de faire, et quelles sont les chances qu’il y ait un état palestinien. Hourani apprécie qu’Abbas utilise un langage clair et direct dans sa campagne. C’est quelque chose dont les Palestiniens avaient besoin "Des messages belliqueux ont obéré le fait que l’ensemble de l’opinion palestinienne est favorable à une solution pacifique. Abu Mazen reformule à la fois le langage et les dirigeants et il veillera à ne pas donner à Israël d’excuses pour justifier sa politique agressive."

Amira Hass

 
 
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