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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Abdellatif El Azizi et Karim Boukhari

La traque du clan Basri

Driss Basri au Panthéon,
à Paris, janvier 2005 (AFP)
Après Slimani et Laâfoura, c'est au tour de sa femme Fatiha et de sa fille Wydad d'être réclamées par la justice. Hicham, lui, est clairement en fuite. Driss, pendant ce temps, tonne dans les médias. Comment tout cela finira-t-il ?


Le sort de Abdelmoughit Slimani et Abdelaziz Laâfoura sera bientôt scellé. L’instruction de leurs dossiers respectifs étant désormais bouclée, les procès sont attendus dans les jours qui viennent, probablement début février. Un dernier détail reste à régler avant le grand déballage public : le voyage express que
le juge Jamal Serhane, qui a instruit toute l’affaire, devra effectuer en France. "Le juge se déplace en France pour complément d’enquête", nous affirme cette source proche du dossier. Impossible de confirmer, pour le moment, si le complément d’enquête en question passera par la famille Basri, en partie rassemblée à Paris.
Driss Basri, pour le moment, observe ce petit ballet à partir de la capitale française où il semble s’être fixé. Autour de lui, sa femme Fatiha, qui l’a rejoint quelques semaines après le dernier ramadan. Mais aussi sa fille aînée, Wydad, qui séjourne à Paris, avec sa petite famille, depuis une dizaine de jours. Les deux femmes sont directement concernées par le feuilleton juridique en cours, pas forcément en relation avec le tandem Laâfora – Slimani. "Je ne permettrai pas que l'on touche un seul cheveu des membres de ma famille", répète Driss Basri. L’ancien numéro deux du royaume sait qu’il y a le feu. Il n’a pas oublié, par exemple, cette anecdote qui a eu lieu en 1999, peu après sa destitution et que l’un de ses proches nous résume ainsi : "Ce jour-là, la DST a procédé à l’enlèvement de Bono, le chauffeur personnel de la petite famille, en plein jour, alors qu’il conduisait Hamza, le fils de Wydad Basri (et petit-fils de Driss)". Bono enlevé, le petit Hamza s’est retrouvé abandonné en plein Souissi à Rabat, et il fallut l’intervention providentielle d’une passante qui l’a reconnu, avant de le rendre à sa famille, déjà affolée. Cette anecdote a eu lieu, pour rappel, au moment où Basri observait un silence médiatique religieux, ses relations avec la Cour semblant alors au beau fixe… On n’en est plus là, aujourd’hui. Le fils aîné du clan, Hicham, multiplie les allers et retours entre la Suisse et les états-Unis, pays vers lequel il semble "délocaliser" les affaires de la famille. Même la France est devenue trop "chaude" pour lui. Et pour cause, un mandat d’amener a été émis contre lui il y a près de deux semaines, depuis Rabat. "De toute façon, confie encore Hicham à ses proches, je ne remettrai plus jamais les pieds au Maroc". L’un des plus jeunes milliardaires de l’histoire du Maroc est désormais fiché aux postes frontières de la police et de la gendarmerie, comme un vulgaire criminel. L’arrestation-surprise, il y a quelques jours, de Abderrahim Qanir, qui était plus que son bras droit, éloigne encore plus Hicham d’une perspective de retour, tant les affaires montées par les deux hommes sont aussi nombreuses que louches. Hicham a tout à craindre d’un Qanir derrière les barreaux, ou d’un Laâfora et Slimani devant le tribunal. Et il n’est pas le seul puisque, d’après des sources concordantes, même l’avocat et ami de la famille, Ali Bendara, probablement cité par l’un des inculpés, a dû se plier par deux fois aux injonctions du juge d’instruction pour être écouté à son tour.
Comme dans les scénarios de mauvais goût sur la mafia sicilienne, la mama est incontournable. En l’occurrence, Fatiha Slimani. Délaissant l’atmosphère lourde de Rabat, l’épouse Basri, qui a de la suite dans les idées, avait fait ériger un palais à Benslimane, transformé au fil du temps en lieu de rendez-vous pour affairistes et opportunistes en tout genre. "Elle pouvait imposer ou annuler des nominations, des agréments, mais il faut lui reconnaître le mérite d’avoir su développer le patrimoine de la famille", dit d’elle ce proche. Même si elle n’a finalement pas été entendue par les enquêteurs, les questions qui lui étaient destinées tournaient autour des points suivants : les carrières de sable de Kénitra, les agréments de transport urbain de Meknès, la ferme de Benslimane, une société de fourniture de matériel de bureau sise à Témara et, surtout, une licence de pêche en haute-mer. à la décharge de la dame, et de son mari d’ailleurs, beaucoup de ces biens étaient des "donations" directes de Hassan II. Et Fatiha, plus que Driss, a conservé de solides amitiés au Palais, notamment dans le milieu des femmes. On lui prête même l’intention de solliciter, à partir de la capitale française, certaines interventions qui pourraient lui épargner d’être directement citée dans les procès qui démarrent…
Et Driss Basri, dans tout cela ? En public, la vie de l’ancien ministre de l’Intérieur ressemble à un gigantesque show médiatique. La surexposition cathodique de Basri, qui semble sans limite, n’a pas que des avantages. Lors d’un récent briefing avec une brochette de journalistes triés sur le volet, au très chic restaurant "La Rotonde" à Paris, Basri aurait été invité – par la police française – à se faire plus discret. Moralité : l’amitié avec de très hauts dignitaires français, dont Jacques Chirac en personne, ne résiste pas à la realpolitik. Et la bienveillance de la France a ses limites même si, aujourd’hui encore, les enfants de Wydad Basri, comme nous le confirme ce proche, continuent d’appeler le président français "tonton Chirac".
Pourtant, et au moment où la traque dirigée contre certains membres de sa famille et de son clan semble le viser, Basri semble curieusement au-dessus de la mêlée. Du moins, techniquement. "Ses anciens protecteurs peuvent l’accabler, il y a peu de chances qu’ils prouvent quoi que ce soit le concernant", nous assure une source proche du dossier. Basri n’est ainsi cité, officiellement, que dans la plainte qui, en juillet 2003, avait tout déclenché. Une plainte signée Lahcen Didi, avocat de Jean Victor Lovat, homme d’affaire suisse et ancien protégé d’un système qui a fini par se retourner contre lui. Lovat y cite Basri comme l’un des actionnaires de l’ombre de l’hôtel Tivoli à Agadir. Le problème, c’est que Lovat a fui et le Maroc et la Suisse… pour disparaître en Argentine. Reste le cas de l’entrepreneur irakien Mohamed Wahib, qui accuse le système Basri plus que l’homme. Et dont la plainte, superbe coïncidence, a vu le jour en septembre 2003, quelques semaines à peine après celle de Lovat. De source judiciaire, les deux affaires ressemblent "à de véritables paniers de crabes où plaignants et accusés semblent avoir mangé au même râtelier, piqué dans la même caisse et utilisé les mêmes abus de pouvoir".
Sans attendre l’ouverture des procès, le juge d’instruction Jamal Serhane a déjà dressé une liste de députés qui devront faire le déplacement jusqu’à la Cour d’appel de Casablanca, où se dérouleront les débats, pour venir s’expliquer à la barre. Si le feu vert lui est accordé, la liste de Serhane pourrait nous valoir des surprises. Un autre feu vert (ou rouge, cela dépend) attend Serhane : celui qui concerne les membres de la famille Basri, voire Basri lui-même. Tout ce beau monde sera-t-il amené, un jour, à défiler devant les juges de la Cour d’appel ? Les Basri seront-ils interrogés sur leur patrimoine, ses origines, les couvertures et les coups de pouce venus d’encore plus haut ? C’est sans doute en raison des innombrables incertitudes, et des feu-verts en suspens, que l’affaire a été menée, malgré les quelques fuites ici et là, dans la plus grande confidentialité. Le ministre de la Justice Mohamed Bouzoubaâ monte lui-même au créneau, au coup par coup, pour démentir, préciser, ou rassurer, au risque même de se tromper.
Il est loin, ce juillet 2003 où une dépêche laconique résumait que "Driss Basri se rendait pour raisons de santé en France, ses frais d’hospitalisation étant pris en charge par le Palais royal". Le procès qui va s'ouvrir sera le sien, même s’il ne touche que quelques uns parmi ses anciens protégés. L’ancien vizir suivra les débats de près, s’aidant des conseils de quelques avocats, comme le fidèle Mohamed Tber ou le célèbre Jacques Vergés, réputé avoir gardé la cote, à Paris comme à Rabat. Sans oublier le fidèle parmi les fidèles, son "ami" Anas Dinia qui le suit comme son ombre, depuis les années 60, et qui l’accompagne aujourd’hui dans son exil parisien.



Hicham et sa mère
Fatiha Slimani (DR)

Fatiha Slimani. La dame de fer

Si Rachida-Fatiha Slimani, épouse Basri, alias Al-Hajja, n’a pas été entendue par la police, la citation à comparaître lui a bel et bien été envoyée. La convocation, adressé à la villa de la route des Zaêrs, est restée sans réponse. La presse avait fait état d’un interrogatoire de Fatiha Basri par la brigade mobile de la police judicaire à Casablanca, à la suite d’accusations formulées par Abderrahim Qanir. Chose que dément catégoriquement l’avocat de ce dernier, Mohamed Jenkal, qui précise que "les déclarations de Qanir sont consignées sur le PV
d’audition et, à aucun moment, ce dernier n’a cité la femme de Basri ou Basri lui-même". Ce qui est sûr, c’est que Qanir n’a jamais été dans les bonnes grâces de la dame de fer…
Mais que reproche-t-on donc à la femme de l’ex-vizir ? Considérée à juste titre comme "la gérante du patrimoine financier, immobilier et foncier" de l’ancien ministre marocain de l’Intérieur, la cousine de Abdelmoughit Slimani, et nièce du célèbre Mohamed Haddaoui (ancien bras droit d’Oufkir, et père de Rafik et Rachid Haddaoui), gérait d’une main de fer l’empire Basri. Au menu, quelques fermes dont le fameux ranch de Bouznika, des agréments de transport à la pelle dont la fameuse société de transport Tangis Bus, une société de fournitures de bureau sise à Témara qui avait l’exclusivité des marchés du ministère de l’Intérieur, quelques carrières de sable, notamment dans le Gharb, et un patrimoine immobilier qui donne le vertige. Femme de caractère, c’est elle qui dirigeait, depuis sa villa de Benslimane dont elle avait fait son QG, les affaires du clan Basri.

Hicham Basri. Le golden boy en carton pâte

Mohamed Hicham Basri ne pourra plus mettre les pieds au Maroc sans être arrêté. Depuis le lundi 10 janvier 2005, le mandat d’amener contre le fils de l’ex-ministre de l’Intérieur a été adressé à tous les postes frontières du pays. Pour l’instant, la justice ne fait qu’appliquer la procédure déclenchée contre "toute personne appelée à la barre à deux reprises et qui ne se présente pas sans motif valable". Mais il est clair que la confrontation entre les principaux accusés dans l’affaire Laâfora et Slimani, sans compter le récent déballage de Qanir, risque fort de transformer le témoin en accusé principal et coûter ainsi définitivement à Hicham Basri sa liberté. Il a été dénoncé par son meilleur ami Abderrahim Qanir et associé dans plusieurs affaires montées ensemble, dont la fameuse SCTP, Société consolidaire des travaux publics. Déjà enfoncé sur plusieurs dossiers par son propre tuteur Abdelaziz Laâfora et par le "tonton" Slimani, il a quitté Paris où il garde toujours sa résidence officielle pour se réfugier en Suisse, pays avec lequel le Maroc ne dispose pas d’accord d’extradition. De Lausanne à New york, il n’y a qu’un pas que le jeune et timide homme d’affaire est en train de franchir allègrement. Des sources proches confirment que le "chouchou de si Driss" se dépêche d’effectuer un transfert en douceur des affaires et de la fortune colossale de la famille vers les états-Unis, où il compte s’installer, de peur que la malédiction des mandats d’arrêts internationaux ne le poursuive jusqu’en Suisse. Le fils Basri serait appelé à répondre notamment d’évasion fiscale et de transfert illégal de capitaux portant sur une somme de 176 millions de dirhams qui auraient quitté le Maroc vers la France et la Suisse via l’Espagne.



Soukaïna, la plus discrète
du clan Basri, a reçu un
cadeau royal à l'occasion
de son mariage (DR)

Tawfiq, Wydad... Témoins malgré eux

De tous les enfants de Basri, Tawfiq est celui qui lui ressemble le plus. Le cadet de Hicham est un homme mûr, plutôt posé, et très travailleur. Un intellectuel aussi. Sa formation universitaire (il a fait Sciences-Po Paris) plaide pour lui. Ses proches n’hésitent pas à rappeler que c’est en lui que le défunt Hassan II voyait "le Driss Basri de demain". Cet ancien compagnon du prince Moulay Rachid, avec qui
il a effectué une partie de sa scolarité, est le seul Casablancais de la famille. Célibataire comme le reste de ses frères, il voyage souvent en France, sans problème, et passe pour le conseiller de son père. La seule voix qui ose contredire Si Driss. Loin des affaires de son frère aîné (et de ses parents), c’est sur lui que repose en partie l’avenir de la famille Basri au Maroc.
Khalid, le plus jeune garçon de Basri, est aussi le moins connu. C’est Hassan II en personne qui l’aurait prénommé. Impulsif, bagarreur, il passe le plus clair de son temps entre le Maroc et l’Angleterre. Le jour même de sa destitution, Driss Basri a appelé Khalid pour lui intimer l’ordre de rester "consigné" à la maison, de peur que le fils ne réagisse mal à la première remarque désobligeante sur le compte de son père. Comme Tawfiq, rien n’indique qu’il ait été mêlé d’une façon ou d’une autre aux affaires de la famille.
Wydad s’est longtemps prévalue d’avoir pratiquement grandi avec la princesse lalla Hasna. Basri a commis l’imprudence de la désigner à la tête des "Marbreries du Sud", une société dédiée à l’équipement en marbre de la mosquée Hassan II (et de demeures de quelques notabilités). Une promotion qui risque de lui coûter cher. La société a fait faillite, ses employés multiplient aujourd’hui les sit-in, et Wydad a déjà été entendue (comme témoin) sur les dérives comptables qui ont conduit "sa" société à la faillite.
Soukaïna, la benjamine de la famille, mène une vie tranquille à Rabat. Le cadeau royal, qu’elle avait reçu de Mohammed VI, a parfois été brandi par son père pour justifier que le courant passait toujours entre lui et le Palais, même après sa destitution. Peut-être en raison de sa jeunesse, Soukaïna n’a jamais été mêlée aux affaires de la famille.
Reste le cas de M’hamed et de Haj Bouchaib, les deux frères de Si Driss. Le premier est un ancien parlementaire qui ne semble pas avoir été directement mêlé aux affaires de son frère. Le deuxième est un homme d’affaires dont le fils, un certain Youssef, qui opérait au marchés de gros, a commencé par être entendu par la police (et relâché) au tout début de la traque du clan Basri.



Abderrahim Qanir (DR)

Qanir. Homme de main, homme de paille

"De M. Mohamed Hicham Basri, président de holding Marocain d’investissement touristique à M. Abderrahim Qanir, administrateur délégué de la Société consolidaire des travaux publics". Les titres sont pompeux, la réalité beaucoup plus simple. Une correspondance régulière liait les deux hommes, dont les accointances diverses ont conduit le second derrière les barreaux et le premier à prendre la
fuite. Homme de paille ou véritable associé ? L'ami intime de Hicham Basri a longtemps joué les faire-valoir d’un gosse de riche ébloui par l’impunité ambiante et les réussites dues à son seul patronyme. Tout le contraire de Qanir. Plutôt beau garçon, rusé et ambitieux, cet ingénieur en hydraulique a su faire goûter au timide Hicham les joies des soirées bien arrosées et écumées par toute la jet set du pays. Pour rafler les plus gros marchés de la place, les deux compères montèrent plusieurs affaires dont la plus importante est la Société consolidaire, spécialisée dans les travaux publics. Qanir jouait les essuie-glaces. Il a profité du passage de Abdelmoughit Slimani à la tête de la Communauté urbaine de Casablanca (CUC) pour se faire adjuger, au nom de Hicham, tous les marchés de la CUC : abattoirs, marché de la volaille et marché du blé. Si Qanir, Slimani et Laafora sont déjà à l’ombre, le procès qui va démarrer risque d’entraîner l’audition, voire l’inculpation d’un bon nombre d’agents d’autorité, de députés et d’hommes politiques. D’ores et déjà, le juge d’instruction s’est enquis auprès du procureur général pour appeler à la barre plusieurs députés qui se sont succédé à Casablanca. D’anciens gouverneurs devront également venir s’expliquer sur les irrégularités commises durant leur mandat, à Casablanca mais aussi à Agadir. Sans oublier des hommes d’affaires comme Mounir Belmaâchi, qui gère la société de télécommunications Ave Phone, Nafalah Lazrak, un certain Benali, simple pompiste au départ reconverti en exploitant de carrières de sable ("Il a su baiser les mains et les pieds au bon moment", dixit l’un de ses proches) ou encore les frères Yousfi, Boujemaâ et Ali, propriétaires du terrain de golf de Ben Slimane, celui là meme où Basri aimait jouer aux riches.



Hammouda El Kaïd
(AIC Press)

El Kaïd, Abderrazak. Deux hommes dans la tourmente

De tous les proches (ou supposés tels) de Basri, le cas Hammouda El Kaïd est le plus embarrassant. Cet ancien gouverneur a été mis à l’écart, au profit de Laâfora, en 1996, au moment de la campagne d’assainissement orchestrée par Basri. Ce qui a fortement remis en cause son statut de "proche de Si Driss". Il n’était peut-être pas si proche que cela. Pourtant, peu après, pour le "remercier", ou pour le
piéger, Driss Basri n’hésitera pas à lui demander : "Mon fils Hicham vient d’achever le projet de Bouznika Bay, aide-le à ta façon en t’achetant une villa à Bouznika". El Kaïd se serait exécuté pour acquérir l’une des premières réalisations du projet… Aujourd’hui loin des affaires, l’ancien gouverneur compte sur d’anciens amis et obligés, dont certains sont aujourd’hui aux postes de décision, pour ne pas être mêlé au procès des hommes de Basri. Y parviendra-t-il jusqu’au bout ?
Dans le milieu politique, le cas Mohammed Abderrazak reste le plus spectaculaire. Pour beaucoup, les déboires actuels du numéro 2 de l’UMT (Union marocaine du travail, premier syndicat du pays) sont liés à la chute de Basri. Difficile à prouver, mais le fait est que Abderrazak a beaucoup fait pour Basri, dans les années 60, avant que celui-ci ne parvienne au sommet pour lui renvoyer l’ascenseur. Abderrazak, lâché par les siens et cité dans les gros scandales financiers de l’UMT, devrait logiquement être traduit en justice, sous peu… Mais le syndicaliste n’est que l’arbre qui cache la forêt, où d’autres hommes politiques et divers affairistes, sont tapis. Pour le moment.

 
 
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