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Par Khalid Tritki
Textile. La dernière chance du secteur
Le secteur du textile sort sa dernière carte. Si le gouvernement ne réagit pas, des milliers d'emplois seront perdus. L 'Amith, l'Association représentant le secteur, a proposé des mesures de soutien. Le financement y figure en bonne place. Le secteur propose ainsi de mettre en place un fonds de capital-risque pour recapitaliser les entreprises de textile. Les banques se refusant à cet exercice, l'Amith propose donc une alternative. Et elle n'est pas la seule. Le secteur ne manque pas de souligner |
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| qu'il serait souhaitable de ne plus confier l'instruction des dossiers de mise à niveau aux banques. Une commission auprès du Premier ministre pourrait prendre en charge ce dossier. Dans la foulée, le secteur plaide pour la mise en place d'un fonds pour alimenter les fonds de roulement des entreprises. L'objectif est de permettre de soutenir la reconversion vers le produit fini. La fiscalité n'est pas en reste. L'Amith suggère une exonération totale de l'IGR et des charges sociales pour tout recrutement de commerciaux, techniciens et créatifs dans le cadre d'un consortium. La proposition est intelligente car elle n'est pas ouverte directement aux entreprises et encouragera les regroupements. La CNSS n'échappe pas au cahier de charges. L'Amith offre le remboursement des arriérés sur le capital et demande une exonération de 50% des cotisations. Selon Karim Tazi, président de l'Amith, la Primature s'est opposée à cette requête, mais tout en gardant une porte ouverte: si l'Amith élargit l'assiette des cotisants, la baisse des charges pourrait être envisagée. |
Médicaments. Sothema en Bourse
La société Sothema, opérant dans le secteur pharmaceutique, entre en bourse. Le groue CFG, en charge de cette introduction, a présenté les fondamentaux de la société. Le laboratoire pharmaceutique compte y céder 15% de son capital. La souscription est prévue pour le 7 février. La société a un portefeuille de 230 produits et 32 commettants internationaux. Elle a quatre sites de production et une filiale au Sénégal. Elle revendique 10% du marché en 2003 et plus de 90% de son chiffre daffaires est réalisé sous licence. Le chiffre d'affaires est estimé en 2004 à 502 millions de dirhams. à fin 2003, Sothema a réalisé un résultat net de 46 millions de dirhams. 2004 sera moins bonne. Cela n'empêche la société d'afficher une assise financière saine. |
Finances. Adieu, BNDE !
La CDG a enfin présenté son plan de redéploiement de la Banque nationale de développement économique (BNDE). Selon Mustapha Bakkouri, directeur général de la caisse, la BNDE sera juridiquement reconvertie en banque d'affaires, placée dans le giron de la Caisse. Pour des raisons d'image, elle portera un autre nom. Et pour des contraintes de rentabilité, elle ne tournera qu'avec 30 personnes. En des termes plus crus, la BNDE disparaîtra, à l'issue de la liquidation la plus chère de l'histoire du Maroc. Elle coûtera 2 milliards de dirhams, dont 70% assurés par l'état et 30% par la CDG. Le Crédit Agricole qui a acheté le réseau BMAO récupère, par une autre transaction, le siège de la future ex-BNDE, sis en face de la gare ferroviaire de Rabat-ville. |
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Les off
Le ministre du Commerce et de l'Industrie, Salaheddine Mezouar, a fait dune pierre trois coups en réunissant, en un seul conseil d'administration, les sucreries raffineries du Tadla (SUTA), les Sucreries Raffineries de Cannes (SURAC), le Groupe des Sucreries de Betterave du Gharb, Loukkos (Sunabel) et la Sucrerie Raffinerie de l'Oriental (Sucrafor) . Au menu, un plan de réduction des coûts pour 2005. Un plan de dégraissage fera sûrement partie du lot.
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Le Crédit Agricole invite les autres banques du secteur à faire équipe avec lui pour le financement des exploitations concédées de la Sodéa et de la Sogéta. Notons que la banque verte dispose d'une longueur d'avance sur les autres. C'est elle qui gère le fonds de subvention et toute demande devrait passer par elle. Sa démarche vise plutôt à capter une partie de la clientèle qui pourrait lui échapper. |
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Huile. L'ONA suspecte ?
Des rumeurs du marché laissent entendre que la concurrence aurait poussé Lesieur, filiale de l'ONA, à la limite de la loi. Le lancement des sachets d'huile serait, dit-on ça et là, non conforme à la réglementation. Ahmed Rahou, PDG de Lesieur Cristal, explique que le lancement des petits sachets répond à un besoin du marché. Il n'est nullement une réaction à la concurrence. De même, il précise que la société a présenté une demande en 2003 au ministère de l'Agriculture pour l'autoriser à fabriquer un nouvel emballage. La loi impose des conditions de conditionnement assez draconiennes, il fallait donc l'aval des autorités. Chose faite. Et après installation du matériel nécessaire, le produit a fait son entrée sur le marché à partir d'octobre 2004. |
Dragage. Drapor vise l'international
La société filiale de de l'Odep, spécialisée dans le dragage, affiche son déploiement à l'étranger. La société est déjà présente à Dakar et à Nouakchott. D'autres affaires sont en cours de négociations au Sénégal et au Togo. Mais au delà de cette stratégie, la sortie médiatique de la société vise à exhiber sa santé financière, pour attirer les investisseurs potentiels. La société sera mise en vente en 2005. Le souhait des cadres de Drapor est que le capital reste marocain (du moins majoritairement). Cette option présente cependant un désavantage pour le déploiement à l'étranger, surtout dans le cas d'une croissance externe. Un opérateur étranger apporterait une assise financière ainsi qu'une nouvelle notoriété. Dans le cas d'un opérateur national, cela serait un placement financier. Sans plus. |
Méditel/IAM. Encore un conflit
Maroc Telecom veut bloquer la nouvelle trouvaille commerciale de Meditelecom. Ce dernier avait lancé une promotion permettant aux consommateurs de gagner de l'argent sur les appels entrants. Le gain est transformé en bonus gratuit sur la carte prépayée de Méditel. L'opérateur historique, en manque d'arguments, a avancé que la promotion de Méditelecom poussera les employés à utiliser abusivement le téléphone de la société pour appeler les leurs. Ceci dans le but de gagner des points. Maroc Telecom avance aussi un autre argument, qui n'a rien à voir avec l'actuelle promotion. Il s'agit d'un conflit sur la tarification. L'opérateur estime que son concurrent a de l'argent à gaspiller et sa demande de garder des tarifs élevés n'est plus justifiée. |
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Tradition est économie
La société marocaine est à majorité traditionnelle. De par son mode de vie, nature de son alimentation, de ses dépenses
La preuve, les pics de la consommation (hors rentrée scolaire) sont enregistrés à la veille des fêtes religieuses ou pendant le mois de Ramadan. Un patron averti mettra cette situation à profit. Cette idée n'est pas étrangère au lancement des crédits pour l'achat du mouton, comme l'attestent les affiches placardées dans les rue de Casablanca. Elle n'est pas non plus loin du développement, dans des |
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| circuits informels (eh oui, l'informel est plus rapide à la détente), d'une petite industrie tournée vers les accessoires de mariage. Même le caftan vit une adaptation intelligente sous les coups de ciseaux des stylistes. Toutes ces initiatives restent cependant des exceptions. Vu le potentiel du marché, les usines marocaines n'arrivent pas encore à accoucher de produits réellement populaires. Exemple : l'industrie de la conserve peine à offrir des tagines en boîte. à part Lahrira, dont l'expérience demeure toujours timide, aucun plat marocain n'est encore mis en boîte. De même, comme "la voiture clé en main", l'industriel marocain devrait offrir "le mouton prêt à servir". C'est absurde, direz-vous. L'idée en soi peut ne rien rapporter, seul son esprit compte. Observez la société et vous saurez quoi faire. |
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