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Pages coordonnées par Youssef Aït Akdim
Iran. Nouvelle cible des menaces US
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De g à d, Akbar Hachémi Rafsanjani
et George W. Bush (AFP)
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| Alors que les GIs sempêtrent dans le bourbier irakien, les états-Unis semblent décidés à mener une campagne militaire contre lIran. Daprès Seymour Hersh, lauréat du prix Pulitzer, des commandos américains effectuent des missions de reconnaissance secrètes en Iran depuis l'été dernier pour y localiser des cibles nucléaires et chimiques potentielles. Dans la dernière livraison du New Yorker, le journaliste fait dire à un ancien haut responsable des renseignements américains que "bientôt, nous assisterons à la campagne d'Iran". Le Pentagone a démenti catégoriquement. Cependant, dans un entretien lundi à NBC, M. Bush a affirmé: "J'espère que nous pourrons résoudre |
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| ce problème d'une manière diplomatique, mais je n'écarterai jamais aucune option". L'Iran, qui n'a pas de relations diplomatiques avec les états-Unis, a réagi vigoureusement par la voix de son porte-parole des Affaires étrangères Hamid-Reza Assefi, pour qui ces déclarations ont "pour objectif de saper les discussions constructives entre l'Iran et l'Union européenne sur le nucléaire en affirmant qu'elles ne marchent pas". "La menace de nos ennemis étrangers ne nous fait pas peur, ils savent bien que l'Iran, pays historique d'islam, avec son antique civilisation, n'est pas un lieu bien choisi pour les aventures", a déclaré l'ancien président Akbar Hachémi Rafsandjani. La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni négocient depuis la mi-décembre avec l'Iran pour obtenir un accord à long terme dans lequel Téhéran renoncerait définitivement à toute ambition nucléaire militaire. Dans l'attente d'un tel accord, les Européens ont obtenu de l'Iran une suspension des activités d'enrichissement d'uranium qui peuvent avoir une finalité militaire. |
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Égypte. Les anti-Moubarak persistent
Le mouvement populaire égyptien pour le changement remet ça. Il s'est réuni mardi pour réclamer l'amendement de la Constitution et la réduction des pouvoirs du chef de l'état. Le mouvement qui sest formé pour protester contre le renouvellement du mandat de Hosni Moubarak et une éventuelle passation du pouvoir à son fils Gamal Moubarak, souhaite peser de tout son poids sur les élections législatives et présidentielles, prévues à l'automne 2005. M. Moubarak, au pouvoir depuis 23 ans, laisse planer le doute sur sa candidature, relançant la guerre entre jeune et vieille garde au sein du PND (le parti au pouvoir). La vieille garde voudrait s'appuyer sur le chef de l'état pour brider les jeunes. Gamal Moubarak, 42 ans, qui anime la jeune garde, pourrait prétendre à la succession de son père en 2011, à l'issue d'un ultime mandat. Il s'est lancé dans une profonde réforme du PND, dont il veut faire le pivot d'une "démocratie pluraliste" |
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Vite !
Brigitte Bardot a demandé aux musulmans de France de faire don aux victimes du Tsunami du prix du mouton de l'Aïd el Kébir, plutôt que de l'égorger. Dans une lettre à Dalil Boubakeur, président du CFCM, l'ancienne actrice, aujourdhui défenseur des droits des animaux, lui "demande de lancer un appel à la communauté musulmane de France pour [faire] un don équivalent à leur valeur marchande aux musulmans touchés par ce terrible séisme".
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Des ONG russes ont dénoncé la lourde peine de prison infligée à une Tchétchène accusée de "tentative dattentat" à lissue dun procès "fabriqué de toutes pièces". Zara Mourtazalieva a été reconnue coupable de tentative dattentat dans un centre commercial de Moscou. Ses défenseurs soutiennent que les 200 grammes de plastic trouvés dans son sac y ont été placés par les enquêteurs, dans le commissariat. |
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États-Unis. Rice liste les méchants
Condoleezza Rice remplace Colin Powell à la tête de la diplomatie US. Lors de son audition devant le Sénat, Mme Rice a annoncé son intention de renouer les liens avec les alliés des états-Unis, expliquant que "notre interaction avec le reste du monde doit être une conversation, non un monologue". La secrétaire détat a également longuement expliqué qu'une des "grandes tâches" de la diplomatie américaine serait "de répandre la démocratie et la liberté à travers le monde", et elle a dénoncé "six postes avancés de la tyrannie", Cuba, la Birmanie, la Corée du Nord, l'Iran, le Belarus et le Zimbabwe, promettant que "l'Amérique se tient au côté des peuples opprimés sur chaque continent". Critiquée par les élus démocrates sur l'Irak, elle a reconnu que parmi les décisions prises, certaines avaient été "mauvaises, certainement", sans jamais remettre en cause le bien-fondé de la guerre. |
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Inde/Pakistan. Les vieux démons refont surface
Des tirs d'obus depuis le Pakistan en Inde, pour la première fois depuis le cessez-le-feu, ont suscité l'inquiétude de New Delhi, mais les militaires des deux puissances nucléaires tentent de faire baisser la tension alors qu'un dialogue de paix est en cours depuis un an. Une quinzaine d'obus de mortier ont été tirés par dessus la frontière et ont atterri dans le secteur de Poonch (Cachemire indien) blessant une personne, selon la police indienne, qui a qualifié lincident de "violation du cessez-le-feu", ce qu'a réfuté Islamabad. L'Inde et le Pakistan, qui se sont affrontés trois fois depuis 1947 dont deux fois au Cachemire, avaient été au bord d'une nouvelle guerre en 2002. Après des mois de tension, ils se sont finalement rapprochés, jusqu'à entamer de laborieux pourparlers en janvier 2004. |
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Espagne. Sur le préservatif, léglise se tâte
Après avoir semé le trouble par des déclarations sur "la place du préservatif dans la prévention intégrale et globale du Sida", le secrétaire général la Conférence épiscopale espagnole, Juan Antonio Martinez Camino, a annoncé mercredi soir qu'il n'est "pas possible de conseiller l'usage du préservatif" et a nié avoir changé de doctrine sur cette question.
Pour rappel, le Vatican interdit le recours aux préservatifs comme moyen de prévention contre cette épidémie et recommande l'abstinence. Les premières déclarations de M. Martinez Camino ont soulevé lespoir dun changement de doctrine important, en Espagne. "C'est la première fois qu'un représentant de l'église espagnole se manifeste aussi clairement en faveur de l'usage du préservatif", sest réjouit El Pais. La polémique intervient alors que léglise d'Espagne dénonce ce qu'elle affirme être les intentions des socialistes en matière d'autorisation de l'euthanasie et en vue de libéraliser l'avortement. |
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Irak. Correspondants sous la couette
De plus en plus de reporters occidentaux à Bagdad rapportent de leurs hôtels plutôt que des rues et villes dIrak. Daprès Robert Fisk (The Independent), ils sont souvent réduits à louer des correspondants irakiens qui acceptent de prendre les risques à leur place. Si les enlèvements de journalistes sont devenus monnaie courante, rien ne justifie le silence des reporters eux-mêmes sur leurs conditions de travail. La situation profite aux troupes de la coalition, puisque leurs déclarations ne sont pas vérifiables sur le terrain. Faut-il alors se résigner au "journalisme de chambre dhôtel"? Certains reporters, dont Robert Fisk, espèrent quand même pouvoir encore préférer la qualité de leurs papiers à leur sécurité physique. |
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Lu pour vous : Should we stay or should we go ? (NY Times, mercredi 19 janvier 2005)
Avec les élections irakiennes prévues dans deux semaines, de nombreux américains ont déjà un il sur la sortie. (
) Il est probable que quel que soit le degré de stabilité en Irak, la pression pour un retrait rapide augmente après les élections. (
) La réponse appartient au peuple irakien. Les forces américaines se retireraient dans trois cas de figures: soit nous atteignons nos objectifs ; soit le gouvernement irakien nous demande de partir; ou nous laissons lIrak dans le chaos (...). Pourquoi ne pas laisser les Irakiens décider eux-mêmes? Demandons leur dans un référendum, six semaines après les élections, sils pensent que les soldats étrangers devraient se retirer immédiatement. Disons leur que le référendum se tiendra tous les neuf mois.(
) Il y a quelques avantages à ce plan. Il affirme lengagement américain pour lautodétermination, et retire linitiative aux insurgés.(
) Un référendum en Irak montrerait que la participation démocratique, non la violence, est la meilleure chance de lIrak pour une entière indépendance politique. De plus, un referendum aiderait à prévenir une guerre civile. Si la majorité des Irakiens vote pour que nous restions, les états-Unis se trouveraient investis dun mandat en Irak. (
) Les résultats dun referendum ne sont peut-être pas évidents. (
) Plutôt que de renforcer les insurgés, un referendum pourrait les affaiblir considérablement. (
) Si les Irakiens votent pour notre retrait, le chaos irakien cessera-t-il? Non, mais notre retrait signalerait une volonté de sengager avec lIrak comme un allié plutôt que comme un occupant. |
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