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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Plus loin qu’il ne fallait

J'ai toujours respecté Benchemsi… jusqu'à son dernier éditorial. Même si je ne suis pas d'accord avec beaucoup des idées défendues par TelQuel, je respecte votre militantisme pour quelques idées claires et bien définies. J'admire le respect apparent que vous avez (aviez) pour vos "adversaires", le PJD par exemple.
Mais cet éditorial est en nette rupture avec la ligne habituelle. Encourager l'utilisation de la télévision publique (financée par les contribuables) pour dénigrer un parti politique ou les idées d'un parti politique quasi-majoritairement élu par ces mêmes contribuables est un moyen d'une bassesse condamnable. Je ne défends nullement le PJD, mais de quel droit Samira Sitaïl ou n'importe quelle télévision publique peut-elle favoriser un parti au détriment d'un autre ? Si le PJD est un parti fasciste comme Benchemsi veut nous le laisser croire, c'est vers la justice qu'on devrait se tourner. S'il n'enfreint aucune loi, Benchemsi a encore le droit d'en dire tout le mal qu'il pense puisqu'il dirige un média privé, mais pas Sitaïl. Elle a en main un média public qui ne peut se permettre de favoriser tel ou tel acteur politique.
En comparant le PJD au FN, vous tombez dans le piège des anti-débats qui préfèrent classer leurs adversaires dans des cases, fermant ainsi la voie vers un réel débat qui ne peut être que bénéfique pour vous et vos lecteurs.
Cela dit, les deux télévisions publiques marocaines sont évidemment très loin d'être impartiales. Benchemsi le sait et Sitaïl n’a pas besoin de ses encouragements pour ignorer encore plus les défavorisés du paysage audio-visuel marocain…

(Anonyme)



Bravo Maria

L'article de Maria Daïfsur le jumelage Ouarzazate-Hollywood (TelQuel 159) est d´une pertinence et d’une perspicacité remarquables.
Je veux simplement vous préciser que le mot allemand "Lustig" (du nom du cinéaste américain ami du Maroc) se traduit en français par "Drôle"... Et franchement, ça tombe bien !

Redouane Raki (Düsseldorf)



Offensé

J’ai été particulièrement offensé par votre article intitulé "le drame de l’esclavage en Mauritanie" (Telquel n°159).
L'esclavage en Mauritanie fait partie de cette histoire à jamais révolue et entièrement dépassée. Aujourd'hui personne ne peut m'apporter la preuve du contraire. Il n'y a aucun esclave qui sert son maître sur toute l'étendue du territoire national. Il n'en demeure pas moins que la pratique avait existé et a évidement laissé des séquelles. Une caste est née de ceux dont les ancêtres ont un jour été esclaves et il faudra du temps pour qu'on oublie un ancêtre et ce qu'il a été, mais cette caste sait très bien qu'elle ne subit aucune forme d'oppression et que ses membres sont des citoyens à part entière. Ils vont à l'école, occupent des postes de responsabilité au sein du gouvernement (Premier ministre actuel et plusieurs membres de son cabinet..). Votre article ne peut que porter préjudice a une nation qui s'est engagée depuis près de deux décennies sur la voie de la démocratie et de la liberté d'opinion… et cela en dépit des positions que certains peuvent avoir à son égard. En tout cas et quoi qu'il advienne, je continuerai à lire et à faire lire votre courageuse revue.

Sidi Ould Nemine, écrivain et journaliste mauritanien à Médi1

Cher Monsieur,
Tout ce qui a été rapporté dans cet article a été constaté par plusieurs journalistes, sur le terrain. On peut en avoir une lecture différente, mais il est vain de le nier.

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