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Par Khalid Tritki
Industrie. La CGEM tire sur Mackinsey
Mardi 25 janvier, une réunion sest tenue à la Confédération patronale pour informer les présidents de fédérations sur létat davancement de létude du cabinet Mackinsey sur la stratégie industrielle. Kamil Benjelloun, président du travail "groupe de communication" à la CGEM, qui en faisait la présentation, a été malmené. Initiée par la démarche de Salaheddine Mezouar, ministre du Commerce et de lindustrie, ne fait pas que des heureux. Pour les uns, il était dangereux que cette étude stratégique soit confiée à un cabinet étranger. Les nationaux |
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| pouvaient la faire, eux-mêmes, étant suffisamment rodés sur les mécanismes de laudit sectoriel. Dautres encore estiment que le pays dispose dassez de diagnostics. Létude Mackinsey na donc pas lieu dêtre, la stratégie industrielle étant une décision politique que le gouvernement doit assumer. Pire encore, le processus de mise à niveau a été mis au point mort en attendant les résultats de laudit. Ce qui revient à perdre six mois, voire plus, alors que le pays a accusé un retard flagrant sur ce dossier. Mais le plus grave est que certains secteurs ne partagent pas le diagnostic du cabinet. Ainsi, selon des professionnels de la pêche, la base de travail du cabinet ne serait pas conforme à la réalité du secteur. Si le cabinet persiste dans sa démarche, ses recommandations laisseront à désirer. |
Associations. Les professionnels en assises
Les associations professionnelles ont ouvert leurs assises jeudi 27 janvier à Casablanca. Qui dit assises, dit insuffisance dans le fonctionnement et la représentativité. LUnion Européenne avait mis en place en partenariat avec la CGEM et des associations indépendantes un programme dappui. Ses premiers résultats sont mitigés. Autant un progrès est constaté au niveau de la communication et de lorganisation, autant les associations qui ont bénéficié de ce programme demeurent encore sans service à valeur ajoutée. Peu d'associations, si ce nest aucune, n'ont mis en place des services rémunérés au profit des adhérents. Des initiatives existent, mais demeurent sans impact sur le quotidien des entreprises. Un autre programme dappui sera mis en place à cet effet. |
Benjelloun. L'adieu à Bendidi
Le patron du groupe Finance.com a offert, mardi 27 janvier, un dîner en lhonneur de Saâd Bendidi, lactuel PDG de lONA. Le geste est hautement symbolique. Tout le monde sait que Bendidi ne coupera jamais le cordon avec son mentor. Ce qui laisse croire que le dîner de Benjelloun était un signe vers le patron de lONA : "je suis beau joueur", semble-t-il vouloir dire. Mieux encore, selon les échos de la soirée, Si Othmane na pas exclu un partenariat entre son groupe et lONA pour défendre léconomie nationale. Une otopie pour tous les observateurs. Benjelloun voudrait surtout qu'on cesse de le saboter. |
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Les off
Les multinationales du secteur pharmaceutique se constituent en association. Lobjectif est davoir un contre-pouvoir au sein de lAmip (association marocaine de lindustrie pharmaceutique), lorganisme porte-parole du secteur. Selon des fins connaisseurs de la branche, les multinationales veulent prendre de la distance par rapport aux nationaux, surtout après la position de ces derniers dans le dossier de lALE.
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Le plan daction pour lemploi que prépare Driss Jettou prend forme. Dabord la Primature a confié à une équipe présidée par Talbi Alami, ministre délégué en charge des Affaires économiques, le soin de régler le problème des jeunes promoteurs. La Primature a pris conscience que ce mécanisme est porteur. Secundo, des exonérations de lIGR pour tout nouveau recrutement sont à létude. Certaines dispositions du plan seront opérationnelles cette année, alors que dautres attendront 2006. |
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Electricité. 4,7 milliards de dirhams
L'Office national de lélectricité qui a tenu son conseil dadministration la semaine dernière, annonce un programme dinvestissement de 4,7 milliards de dirhams en 2005. LOffice table sur le démarrage des travaux de construction dun parc éolien de 60 MW à Essaouira, ladjudication du marché de construction de la centrale thermoionique dAïn Béni Mathar et le lancement de lappel doffres pour la construction du parc éolien de 140 MW à Tanger. A cela sajoute la poursuite du programme délectrification rurale qui a atteint 72% de foyers en 2004 et arrivera à 81% en 2005. Notons que loffice a connu une conjoncture difficile. Les prix des matières premières, comme le pétrole et le charbon ont augmenté en 2004, alors que celui de lélectricité a baissé. |
Télécoms. L'ANRT met le turbo
L'agence nationale de la réglementation des télécommunications (ANRT) a tenu son conseil dadministration mardi 25 janvier à Rabat. Trois décrets dapplication de la loi régissant le secteur ont été approuvés par le conseil et devront passer en conseil de gouvernement en février. Le calendrier de la libéralisation est maintenu. Lappel doffres pour les licences fixes est programmé pour le 24 février. Le directeur général de lagence se dit confiant : "Nous partons gagnants", martèle-t-il. En outre, lagence se penchera sur une étude pour le développement de lincubation. Lidée vise à encourager la recherche et développement en logiciels au Maroc. Les conclusions de létude serviront à lélaboration dun projet qui sera donc présenté au prochain conseil dadministration de lagence. |
Coopératives. Lagriculture domine
L'Office du développement de la coopération (ODCO) a recensé 4827 coopératives. Lagriculture saccapare 3039 coopératives, soit près de 63% du total national. Ces dernières produisent 35% du lait pasteurisé. Le quart des productions céréalières est commercialisé par ces groupements dont une partie se spécialise dans le stockage de 50% du riz local. Ces structures exportent également une part appréciable des produits maraîchers et des agrumes. Les coopératives opèrent dans divers secteurs. 850 unités sactivent dans lhabitat et 583 dans lartisanat. Les autres coopératives visent le forestier, la pêche, les transports, le commerce au détail, la formation et léducation, le tourisme, les mines, la culture et les arts. |
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Oualalou, désespérant !
Le ministre des Finances, socialiste et éminent professeur déconomie, est tout simplement désespérant. Tout ce que le ministre a compris de la dernière rencontre avec les adhérents de la Chambre française de commerce est que le milieu des affaires sinquiète de la disparition progressive des recettes de la privatisation. Les opérateurs craignent donc une pression fiscale pour boucher les trous du budget. Au lieu de proposer une vision, une stratégie, un plan daction, le ministre sest contenté de marteler quil "y aura |
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| toujours des choses à vendre ou à concéder". "Et il le fait en toute bonne foi, en affichant une assurance digne dun prix Nobel en économie", ironise un observateur. Cest clair que létat aura toujours quelque chose à vendre. Il peut démonter la RAM en filiales est les vendre en gardant lactivité des lignes régulières sous perfusion. Il peut concéder la gestion des ports et des aéroports. Il peut même concéder la douane (un sultan alaouite lavait fait). Il peut même vendre lOCP
Oui, mais quel est le plan de développement de "lentreprise Maroc" ? Où allons-nous, quel visage aura léconomie nationale dans cinq ans, voire dix ans ? Comme vous, je nen sais absolument rien, et je ne compte pas sur Oualalou pour méclairer. Si ce nest pas de lincompétence, cest de lindifférence. C'est peut-être pire. |
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