Sujet
Actu Économie
Politique. Le Maroc, alibi de l'opposition espagnole
Reportage. Les déportés de la médina
Santé. Hépatite C, une bombe à retardement
Production. Les jeunes musiciens se débattent
N° 162
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Karim Boukhari

Médias. L’IER, censeur ?

(AFP)
Les critiques se font de plus en plus acerbes concernant le comportement de l’IER avec les médias. Le dernier incident en date, survenu lors des auditions de Figuig, concerne le témoignage d’Abdelhaq Benabdellah, arrêté en 1984. À la diffusion télé, une séquence clé où il présentait des excuses à des militants USFP, dont Mohamed Abbassi a été coupée. "Je les ai dénoncés sous le poids de la torture, pour protéger mes vrais complices", confie-t-il. L’intéressé y voit une "censure" du duo El Ouadie-Jbabdi de l’IER. Qui s’occupait du montage ? "Faux. Toutes les auditions régionales se déroulent sur quatre heures. Les télés ayant leurs contraintes d’audimat, ne nous
accordent que 20 minutes, explique Driss El Yazami. Nous choisissons les moments qui nous semblent les plus forts et les plus significatifs historiquement". Et si un témoin se sent lésé ? "Cela peut arriver. On le comprend. Mais on agit selon notre conscience". Cet incident vient rappeler d’autres agissements de l’IER à l’égard des médias. Premier du genre, le différé de sept minutes décidé à l’insu de tous, le soir des premières auditions. "Nous avons nous-mêmes été pris de court par la TVM", déclare un responsable de l’instance. Deuxième exemple, la visite de l’ancien lieu de détention, Derb Moulay Chérif, en compagnie de deux journalistes (2M et le Matin), triés sur le volet. "C’était une première. Il fallait d’abord explorer les lieux. Et puis, les gens y habitent toujours. Ç’aurait été malvenu d’y aller avec une délégation de journalistes", se défend, comme il peut, cet autre responsable. L’IER prouvera-t-il sa bonne foi, jusqu’au bout ?


Cabale. Basri victime des services

Cette fois, c’est sûr : Rabat ne veut pas que du bien à Driss Basri. Lancés depuis un an à la recherche de "Marocains de France" pour déclencher des plaintes contre l’ancien numéro deux du régime, seul moyen de lui faire quitter le territoire français, les autorités qui gèrent le dossier semblent avoir trouvé preneur. Une association, dont certains membres seraient très proches des services marocains, a ainsi surgi pour s’attaquer à Basri, demandant son jugement ou, à tout le moins, son départ de France. Les vrais adversaires de Basri sont prêts à l’attaquer si (et seulement si) l’ancien vizir s’amusait à fouler l’enceinte d’une faculté ou si quelqu’un prouve que Basri l’a brutalisé en personne dans un passé remontant à moins de dix ans. Pour le reste…


Procès. Hilali toujours en prison

Nouveau rebondissement dans le procès du colonel Hilali qui approche de sa fin. Le juge a accordé, en milieu de semaine, la liberté provisoire à tous ceux qui ont été impliqués dans cette affaire. Tous, sauf Hilali. Selon des témoins, ce dernier a été fortement secoué en apprenant le refus de sa libération..Les analystes qui suivent ce dossiers ne mâchent pas leurs mots : le Palais a eu un arrangement avec l’ex conservateur, mais veut lui donner une leçon. Hilali reste en prison, et aux dernières nouvelles, il s’est fait hospitaliser suite au "choc" du verdict. Mais un nouveau rebondissement restait encore possible en fin de semaine, ou dans les prochains jour...


Parlementaires. Une autre augmentation ?

Les parlementaires marocains sont trop gâtés. Après les augmentations de salaires qui ont suscité un tollé général, la présidence négocie pour eux des arriérés de retraite de l’ordre de 1000 DH par mois. Le passif à récupérer remonte pour Abdelouahed Radi lui-même jusqu’en 1963. Comme quoi, on n’est jamais mieux servi que par soi-même. Quant aux autres élus actuels, chacun va récupérer un pactole proportionnel aux années passées sous la coupole. En réaction, le même collectif de militants qui avait fait circuler une pétition contre l’augmentation des salaires de parlementaires s’apprête à dénoncer "cette gabegie qui profite à des élus au rendement très faible".


Procès slimani & co. A vos marques… Prêts ? Partez !

C'est le 16 février que le procès Slimani-Laâfoura démarrera dans une salle plus grande du tribunal de première instance squattée par la chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca. Les accusés seront poursuivis pour "détournement et dissipation de deniers publics, corruption, concussion, faux dans les écritures publiques, bancaires et commerciales usage de faux, trafic d’influence, destruction de documents administratifs et d'écritures bancaires, abus de confiance et complicité". A Abdelmoughit Slimani et Abdelaziz Laâfoura, s’ajoutent 18 inculpés parmi lesquels Abderrahim Qanir, Lahcen Haïrouf, Amine Demnati et Boujemaâ Youssefi.


Laroui se livre. "Hassan II et moi"

Abdellah Laroui, le plus secret (et, de l’avis de beaucoup, le plus grand) des intellectuels marocains s’apprête à faire ce qu’il n’avait jamais fait : parler de lui. La parution de son dernier ouvrage en français, Le Maroc de Hassan II, un témoignage, est imminente. Sur fond d’analyse, l’historien y parle longuement de sa relation avec le roi défunt (pour le compte duquel il a accepté de multiples "missions"). La parution du livre n’était pas à l’ordre du jour, mais Laroui l’a, semble-t-il, accélérée, s’étant avisé que son manuscrit circulait dans plusieurs rédactions, et qu’il risquait d’en voir publiés des extraits, sans son autorisation. Ce qui lui poserait un grand problème, puisqu’il est en train de réécrire le manuscrit – dont il n’assume apparemment plus la première version. C’est ce qu’on appelle prendre les devants. Et c'est de bonne guerre.


Trafic de Hasch. La solution de Benhima

Le Maroc reste "de loin, le premier fournisseur de cannabis d’Europe". L’affirmation est tirée du rapport 2004 d’Europol (l’équivalent européen d’Interpol) sur le crime organisé – et elle n’apporte rien de vraiment nouveau. Ce qui l’est, c’est la réaction de Driss Benhima au micro de RFI. Selon le directeur de l’agence du Nord, le seul moyen efficace de contrer le trafic (dont le revenu est 30 à 60 fois supérieur à celui des cultivateurs) est de mettre en place une politique de substitution (d’autres cultures à celle du cannabis). Rien de nouveau non plus ? Si ! L’idée de Benhima est de s’inspirer de l’exemple thaïlandais qui a, paraît-il, donné d’excellents résultats : accompagner la période de reconversion, qui pourrait durer 10 à 15 ans, en versant des salaires aux cultivateurs. Aucune estimation budgétaire n’est encore faite, mais ce serait, de toutes façons, colossal. D’où la suggestion de Benhima : si l’Union européenne veut être conséquente, elle qui ne cesse d’exhorter le Maroc à lutter contre le trafic, elle devrait mettre la main à la poche. Excellente idée, vraiment. On attend le chiffre…


Marrakech. Un prince parmi nous

Le prince saoudien Al Waleed Ben Talal ne fait pas dans la dentelle. L’hôtel qu’il compte ériger à quelques pas de la Ménara, à Marrakech, devra être identique sinon mieux que la Mamounia. Une réponse à peine voilée au refus opposé par l’équipe Youssoufi à l’offre d’achat de la Mamounia formulée par le milliardaire saoudien sous la législature des socialistes. Le prince, qui a acquis en décembre 2004 le fameux hôtel de luxe "le Savoy" à proximité de la station de ski chic de Méribel, semble se spécialiser dans la grande hôtellerie de luxe. Le Savoy qui disposait de 47 chambres, bénéficie d'un emplacement de premier choix, au coeur de Méribel, situé à proximité du départ des remontées mécaniques. Alors, avec ou sans Mamounia…


Pêche. Raison d’État à Dakhla

Les bateaux pris en flagrant délit de pêche dans une zone interdite au large de Dakhla, il y a un peu plus d’une semaine, continuent de débarquer à Agadir sans être inquiétés. Malgré les consignes du ministre des Pêches, les capitaines n’ont pas été inquiétés. Par ailleurs, le syndicat des officiers et marins de la pêche hauturière a adressé un courrier au général Bennani, commandant de la zone sud. L’objectif est d’attirer son attention sur le risque de trafic d’armes ou de marchandises illégales par les bateaux qui se permettent d’échanger leur marchandise dans les eaux mauritaniennes. La raison d’État, quoi.


Décoration. Abdellah Ibrahim, enfin !

Abdellah Ibrahim a finalement pu porter sa décoration royale. En janvier dernier, le roi Mohammed VI décidait en effet de décerner le ouissam alaouite aux derniers survivants parmi les signataires du manifeste de l’indépendance. De 66 qu’ils étaient en 1944, 8 seulement ont survécu jusqu’à ce 61ème anniversaire. Et deux d’entre eux ont manqué la cérémonie de décorations pour des raisons de santé. Un mois plus tard, soit en ce début de février, c’est la cérémonie qui s’est déplacée jusqu’au domicile de Abdellah Ibrahim pour lui remettre sa "médaille royale". Cela ne rendra certainement pas sa jeunesse au plus ancien des Premiers ministres marocains encore en vie, mais au moins le sortira-t-il des oubliettes…


Législatives 2OO2. Les coulisses

Enfin, un regard critique sur ces législatives 2002. Menée par la politologue, Mounia Bennani Chraïbi et d’autres sociologues, cette étude de terrain (Scènes et coulisses de l’élection au Maroc, Législatives 2002 ; Ed. Itremam-Karthala) nous entraîne dans l’envers du décor de ce scrutin. En suivant des campagnes électorales de bout en bout (à Hay Hassani et Derb Soltane), Mounia Bennani-Chraïbi nous apprend énormément sur le Maroc électoral. La manière qu’a chaque candidat de commercialiser son image, la typologie des votants, comment ils identifient les partis, les raisons du taux élevé d’abstentionnistes, rien n’est laissé au hasard. Des données, jusque là réservées aux services du ministère de l’Intérieur, font pour la première fois irruption dans l’espace public. Heureusement qu’il y a encore des chercheurs.


2M. Ce que les chiffres taisent

64 millions de dirhams pour un résultat net en augmentation de 146 % comparé à l’année dernière. Ce sont les chiffres annoncés par la SOREAD-2M. Mais ils méritent cependant un petit bémol. Les recettes publicitaires de la chaîne, à l’origine, entre autres, de ce résultat spectaculaire, répondent à une tendance générale, puisque la TVM via sa régie publicitaire SAP, a bénéficié à son tour d'une hausse de son chiffre d’affaires de 50%.
Autre élément, la cadence de production des émissions, passée de 4 h /jour en 2003 à 3 heures et demie en 2004, a ménagé quelque peu la bourse de la chaîne. Le reste pourrait provenir des recettes drainées par Studio 2M. Seulement, ce chiffre, la chaîne le tait scrupuleusement.


Parution. Abdelkrim raconté aux enfants

Dorénavant, les enfants marocains pourront enfin lire l’histoire d’Abdelkrim Khattabi, alias Le héros du Rif (Ed. Yomad), longtemps interdit d’accès même aux adultes. L’auteur de ce conte, Zakya Daoud, a déjà à son actif un livre exhaustif sur le résistant rifain. Dans cette version "juniors", elle situe le lieu (Ajdir), la tribu (les Beni Ouriaghel), la période (colonisation espagnole), la bataille (Anoual), le parcours de l’homme (journaliste), les exploits du résistant (chef de guérilla), les malheurs de Lyautey (son départ précipité), le dernier baroud d’honneur d’Abdelkrim et de ses hommes puis les années de l’exil. Simple et didactique de bout en bout.


Errachidia. Souvenez-vous du groupe de l’Aid el Kebir 81

C'est un groupe (sérieux) qui a organisé un sit-in lors des auditions publiques d’Errachidia pour avoir été "écarté" par l’IER. Son histoire : nous sommes en 1981 et Hassan II annonce que le rituel du sacrifice du mouton sera annulé cette année en raison de la sécheresse. Comme le veut la tradition, c’est lui (le roi) qui égorge deux moutons au nom du peuple marocain. A Errachidia, des individus lui emboîtent le pas en égorgeant … deux chiens et en les étalant sur la voie publique en signe de mécontentement. Une répression sauvage s’abat sur eux pour lèse majesté. Fin de l’histoire. A Errachidia où ils ont d’abord été interdits d’accès à la salle, ils ont assisté aux auditions en brandissant une banderole réclamant leurs droits au témoignage.


Lmrabet. à qui fait-il peur ?

Ali fait doublement l’actualité cette semaine. Il y a d’abord ce collectif de Sahraouis "autorisé" à manifester devant le Parlement contre "les récentes déclarations du journaliste concernant les Marocains séquestrés à Tindouf". Puis il y a ce communiqué du procureur du roi à Rabat qui affirme qu’aucune demande ne lui est parvenue de la part de Ali Lmrabet. Pour une fois, Ali est d’accord avec son fameux procureur. "Il a raison puisqu’un flic m’a interdit l’accès du bureau de M. le procureur pour déposer mon dossier", affirme Lmrabet.
Quant à la manifestation des Sahraouis, cela fait sourire le trublion marocain. Tout en réaffirmant ce qu’il a écrit sur les colonnes d’El Mundo, Lmrabet se demande, pourquoi ces associations n’ont pas bougé pour fustiger les déclarations d’un Ali Salem Tamek ou d’un Dadach il y a quelques semaines seulement. Devinez !


3 questions à Mohamed Bellouchi (Ingénieur d’Etat en météorologie)

Ce froid glacial qui dure, est-il lié à une conjoncture particulière ? Était-il prévisible ?
Ce n’est pas un froid exceptionnel, mais anormal. D’abord, il a duré de manière ininterrompue plus de 40 jours alors que, historiquement, les vagues de froid sont entrecoupées et plus limitées dans le temps. Ensuite, cette vague a autant touché le littoral que l'intérieur. D’habitude, c’est l’un ou l’autre. Trait particulier, cette fois-ci, l’air est polaire, sec et froid. En plus, il y a perdu toute son humidité en Europe.

Le fait qu’il neige exceptionnellement dans des villes, côtières en plus, comment
l’expliquez-vous ?
Par deux choses. D’abord, la masse d’air, en traversant le corridor de la Méditerranée, n’a pas eu le temps de devenir humide. Donc, il ne pouvait pas pleuvoir. En plus, la température était très basse. À Fès, par exemple, il a eu un -14°C à 10h du matin.

Est-ce un indicateur du refroidissement de la planète ?
Il faut beaucoup plus de recul pour faire de telles analyses. Nous en sommes à comprendre le phénomène en soi. Par contre, il faut savoir que le Maroc a connu des vagues de froid similaires par le passé, mais circonscrites localement (1935 et 1985 dans l’oriental, 1954 dans le Nord, 1981 sur l’Atlantique). Une réelle culture météo nous manque terriblement. Elle nous éviterait d’être pris de court ou surpris.



Billet : Signe royal (par Driss ksikes)

Il n’y a plus de doute là dessus, le roi Mohammed VI compte énormément sur les droits de l’homme pour asseoir sa légitimité et gagner en crédibilité. Plusieurs en doutaient, malgré le coup de pouce donné à l’IER. Les cas de tortures qui se perpétuent à Témara, durant son propre règne, justifiaient le scepticisme ambiant. Mais depuis sa déclaration-surprise à El Pais, reconnaissant l’existence de vingt cas de tortures post-16 mai, les doutes s’estompent. Cela montre que le CCDH, voulant être plus royaliste que le roi, minimise une réalité qui crève les yeux. Cela démontre que, terrorisme ou pas, Mohammed VI ne veut plus que son régime soit réduit à un faiseur de sales besognes de l’après 11 septembre. Cela révèle surtout que l’image de l’État criminel cultivée par Hassan II, son fils veut définitivement s’en démarquer. Cela prouve, enfin, que les cris des ONG internationales (FIDH, Amnesty, HRW) ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd. Mais si cette volonté de mise à plat est réelle et ne répond pas à un besoin de communication, autant pousser la logique plus loin. Qu’est-ce qui empêche aujourd’hui Laânigri de mettre fin publiquement à l’exception Témara ? Pourquoi s’entêter à traîner un tel boulet, alors que, si l’on en croit le roi, cela n’est plus à l’ordre du jour ? Pourquoi ne pas créer un "IER bis" qui fasse la lumière sur les exactions du présent ? Et pourquoi continuer à accorder aux tortionnaires qui ont sévi par le passé, les privilèges matériels et moraux qu’ils ont toujours eus ? Mais puisque le roi veut montrer patte blanche, il ne vous reste plus, messieurs les défenseurs des droits de l’homme, qu’à profiter de cette généreuse prédisposition.



Billet : Bienvenue confrère (par Karim Boukhari)

Le premier numéro de Police magazine est dans les kiosques. Il coûte relativement cher (15 DH) mais achetez-le, le "news mag" n’est pas plus mauvais que la moyenne des journaux marocains. Il est même sympathique avec son charme rétro, son flot d’humeurs et l’indispensable dose de moralité qui lui sert de ligne éditoriale. Notre confrère Hamidou Laânigri, directeur de la publication, a trouvé le meilleur titre possible pour ses éditoriaux : procès verbal ! À lire sans modération, même s’il ne vous apprend rien du tout et que le style reste parfaitement scolaire. Tout le reste est du même tonneau, solide et appliqué. Police mag casse la mauvaise image de la police marocaine et multiplie les clins d’œil. Les mots fléchés, habituelle distraction des gradés de la hiérarchie policière, sont là. La caricature du gentil-méchant flic aussi. Et comme dans tout (bon) titre de la presse marocaine, les coquilles, volontaires ou pas, ne manquent pas. Les doubles, triples ou quadruples sens, non plus. On peut même trouver, parmi les gratuités publicitaires, une insertion "citoyenne" de l’ALCS avec un visuel sur "l’utilisation du préservatif". Eh oui, une capote chez les flics. Police mag, déjà candidat à la désinvolture avec son penchant pour l’auto-critique téléphonée, et son débat surréaliste sur "faut-il légaliser les drogues douces", pratique ce que les grands esprits de la presse marocaine, très "influents" mais sans lectorat, appellent le sensationnalisme avec des accroches en gros et gras sur des sujets qui intéressent les lecteurs (exemple du pédophile de Taroudant). Comme quoi, personne n’a inventé la poudre dans ce pays. Dernière chose : si vous êtes journaliste, ou flic, ou les deux, et que vous souhaitez intégrer la brigade de Police magazine, n’hésitez pas : "discrétion assurée", dixit un encart dans le mag. Formidable !



Vite !

Le drame de la famille du disparu Ouassouli (déclaré vivant par l’IER, sans autre précision) bascule dans l’absurde. Au lieu d’être informée sur le sort de leur fils, la famille a été harcelée de questions et d'interrogatoires musclés par les autorités. "Une (nouvelle) torture", déclare la famille dans un nouveau communiqué. Mais qu’attend-on pour soulager la famille Ouassouli ?

------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Le Marocain Youssef Belhaj, arrêté mardi 1° février à Bruxelles serait "le porte-parole d’Al Qaïda en Europe". Décrit ainsi par les services espagnols qui avaient lancé un mandat contre lui depuis le 11 mars, ce jeune de 28 ans est en phase d’instruction, rapporte le quotidien La libre Belgique pour "son implication présumée dans les attentats de Madrid".

------------------------------------------------------------------------------------------------------------

L'alliance nationale a rallié de nouveaux partis à sa cause. Le regroupement PND, PRD et le ICD ont comme nouveaux frères le mouvement démocrate et social et le parti de la Choura et de l’Istiqlal. La choura qui après avoir pactisé avec le très contesté imam Abdelbari Zemzmi, fait volte-face en rejoignant le camp des centristes. Etonnant (et peu rentable) retournement !

------------------------------------------------------------------------------------------------------------

La confédération des associations amazighs vient de saisir le premier ministre Driss Jettou pour revendiquer la célébration du nouvel an (fêté il y a quelques semaines) amazigh comme une "fête nationale". La requête, longtemps en gestation, ne sera peut-être pas suivie, mais elle a le mérite de relancer le débat sur la question amazigh.

------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Bonne nouvelle. Majid Cherfi, ancien chanteur des mythiques Zebda, sera bientôt en tournée au Maroc. A l’initiative des instituts français, quatre dates sont ainsi prévues pour mai 2005. Rappelons son premier album solo, l'année dernière : "Cité des étoiles".

 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2004 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés