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Pages coordonnées par Abdeslam Kadiri
Proche-orient. Ils iront à Charm-el-Cheikh
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Mahmoud Abbas
et Ariel Sharon (AFP)
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Le réchauffement a lair davoir bien lieu. Mahmoud Abbas et Ariel Sharon sont en effet tombés daccord pour se rencontrer sous légide du président égyptien Hosni Moubarrak mardi 8 février à Charm-el-Cheikh, en Égypte. Si ce sommet a lieu, il sagira de la première rencontre entre un premier ministre israélien et un président de lAutorité palestinienne depuis cinq ans et le sommet de camp David, aux États-Unis (à lépoque entre Ehud Barak et Yasser Arafat).
George W. Bush y est aussi allé de son petit couplet. Le président américain fait de la démocratisation du "grand Moyen-Orient" la priorité de son agenda international. Dans son |
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discours sur létat de lUnion, mercredi dernier, George W. Bush a déclaré : "Le but de deux États démocratiques, Israël et la Palestine, vivant côte à côte en paix est à portée de main et lAmérique les aidera à atteindre cet objectif". Par ailleurs, le président américain a annoncé une aide de 350 millions de dollars aux Palestiniens. Le roi Abdallah II de Jordanie participera à ce sommet. En revanche, linterrogation plane sur la présence de Condoleeza Rice, la secrétaire dÉtat américaine.
Lironie de lhistoire, cest quIsraël exclut des négociations politiques sur la "feuille de route", à ce sommet de Charm-El-Cheikh, alors que les Palestiniens veulent annoncer un cessez-le feu officiel. Que pourront alors bien se dire Abbas et Sharon à lheure où le retrait de Gaza, le statut de Jérusalem et des colonies restent parmi les questions les plus cruciales ? |
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Vatican. Le pape agonisant ?
Depuis mardi, cest leffervescence autour du pape. Les communiqués les plus contradictoires circulent. Silvio Berlusconi croit que le pape sortira de la clinique "dans deux ou trois jours", alors que lentourage papal nenvisage un rétablissement complet que dans sept jours, même si ses analyses sont "satisfaisantes". À lorigine de cette bataille de communiqués, la grippe qui a atteint le pape la semaine dernière et qui sest brusquement aggravée.
À 84 ans et atteint par la maladie de Parkinson, le pape a été hospitalisé mardi dernier à la polyclinique Gemelli à Rome, près de lUniversité catholique du Sacré- coeur. Le porte-parole du Vatican, Joaquin Navarro-Valls expliquait que : "La grippe qui atteint le Saint-Père depuis trois jours sest compliquée avec une laryngo-trachéite et des crises de spasme du larynx". Lentourage du pape, "par précaution", a préféré le transférer à lhôpital. |
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Vite !
Après les Américains, cest au tour des Anglais de se mettre à larabe. Le Foreign Office de Grande Bretagne a lancé un nouveau site Web en langue arabe : www.fco.gov.uk/arabic. Jusque là, seules les ambassades au Yémen, à Oman et au Koweït, utilisaient des sites en arabe. Aujourdhui, lusage en est généralisé, avec des thèmes comme lUnion européenne, la paix au Proche-Orient, lIrak.
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Le nombre de chômeurs en Allemagne a atteint un record depuis la guerre. Il sest établi à 5,037 millions de demandeurs demploi, un chiffre "épouvantable", selon Wolfgang Clément, le ministre de lÉconomie et de lemploi. Cette détérioration sexplique par larrêt de plusieurs chantiers de construction et par la réforme de lassurance-chômage, qui a fait passer 220 000 personnes bénéficiant de laide sociale, sur les listes de lAgence pour lemploi. |
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Algérie. Bouteflika président du FLN
Abdelaziz Bouteflika cumule désormais les fonctions de chef de lÉtat et de président de front de libération nationale (FLN), lex-parti unique hérité de la guerre dindépendance. A. Bouteflika a fait savoir dans un message écrit quil acceptait loffre "honorifique" des participants du 8èmecongrès.
Réunis du 31 janvier au 2 février à Alger, les congressistes avaient manifesté la souhait, lundi, "lors dun plébiscite à la majorité absolue" de voir M. Bouteflika prendre la présidence du parti. Ce poste nouvellement créé devrait permettre au chef de lÉtat déviter la réédition dun scénario "à la Benflis".
Ali Benflis na pas participé à ce congrès pas plus que les ténors du FLN, Abdelhamid Mehri, Mouloud Hamrouche ou Karim Younès. La voie est désormais libre pour un FLN aux bottes du chef de lEtat. Revoilà, "Le FLN comme au bon vieux temps", a ironisé El Watan. |
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Torture. Vers une IER à la syrienne ?
Surprise. Dans une Syrie au système politique opaque, des militants de droits de lhomme et danciens prisonniers politiques ont annoncé mardi à Damas le lancement dune campagne contre la torture dans les prisons syriennes. Le texte, signé par les avocats Anouar Bounni, Abdelrahim Gammaza, Tarek Houkane, ainsi que par six anciens détenus politiques dont Imad Shiha qui a passé 29 ans en prison (1975-2004) dénonce "les actes de torture physique, la détention en cellule, linterdiction des visites, le manque dhygiène, la privation de livres". Il appelle à mettre en place "un mécanisme de contrôle composé de juges et de personnalités de la société civile, afin de mettre fin à toutes ces violations". Les signataires demandent à toutes les victimes de la torture "d' engager des procès contre tous ceux qui ont commis ces actes criminels". Une IER à la syrienne ? |
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Népal. Coup de force royal
Le roi Gyanendra a nommé un gouvernement à sa main, mercredi 2 février, au lendemain dun coup de force qui lui a permis de limoger le précédent cabinet et de décréter létat durgence au Népal. Le monarque a légitimé son choix de la manière forte en se réclamant, sur les chaînes radiodiffusées dÉtat, "des droits impartis à la couronne par la Constitution". Le roi Gyanendra sest arrogé les pouvoirs exécutifs et la "direction" du nouveau gouvernement, saccordant trois ans pour "rétablir lordre et la démocratie". Le roi reproche au précédent cabinet davoir échoué à organiser des élections législatives et à contrecarrer la rébellion maoïste. Cette rébellion vise à remplacer la monarchie constitutionnelle par un régime communiste. La guerre civile a causé plus de 11 000 morts et la rébellion contrôle la majeure partie des campagnes. La fédération des journalistes népalais a condamné ce "coup dÉtat contre la démocratie". |
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France. Sus au cannabis !
Six mois après la publication du plan quinquennal de lutte contre les drogues, le ministre de la Santé français Philippe Douste-Blazy a présenté mercredi la première campagne de sensibilisation sur les effets de la consommation de cannabis. Une initiative qui répond à deux objectifs selon le ministre : "faire prendre conscience des risques sanitaires liés à la consommation de cannabis et répondre à la demande de prise en charge des jeunes et de leur entourage". En France, selon lObservatoire Français des Drogues et de la Toxicomanie (OFDT), la moitié des jeunes de 17 ans ont déjà fumé du cannabis. Le nombre des consommateurs réguliers est évalué à 850 00, dont 450 000 usagers quotidiens, soit un des plus forts taux dEurope.
Intitulée "le cannabis est une réalité", la campagne est donc axée sur la dimension sanitaire. Son volet information sappuiera sur six films de 25 secondes diffusés à la télévision et huit spots pour la radio , notamment des témoignages authentiques sur le risque de perte de mémoire, de repli sur soi, de perte de motivation, de dépendance et isolement
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Lu pour vous : Derrière les grands mots, la realpolitik (Courrier International, 3 février 2005)
Par Philippe Thureau-Dangin
On sen voudrait de ternir le bel unanimisme qui a suivi les élections en Irak, avec force commentaires sur le caractère "démocratique" du scrutin. Car rien ne ressemble moins à un pays démocratique que lIrak, où il ny a ni souveraineté, ni indépendance des pouvoirs, ni Etat de droit. On avance pour la participation le chiffre de 60% des inscrits. De fait, les Kurdes ont voté en masse, les Arabes chiites aussi, ainsi que les Irakiens de létranger. Quant aux sunnites, environ 20% de la population, ils se sont abstenus. Comme le soulignent la plupart des journaux arabes, ce ne fut pas une élection politique et pluraliste, mais un acte daffirmation ethnique ou religieux. Les Kurdes ont voté pour la liste concoctée par les deux leaders kurdes, pourtant rivaux. Et une grande majorité de chiites ont voté pour la liste fabriquée par lentourage de layatollah Ali-Al Sistani, où se côtoient allégrement fondamentalistes et libéraux.
Les autorités se sont donné dix jours pour proclamer les résultats. Un délai sans doute nécessaire pour négocier derrière le rideau la composition du Parlement, et surtout le partage du pouvoir. Cette semaine auront lieu dâpres négociations entre le Premier ministre actuel, Ilyad Allaoui et les vainqueurs du scrutin , à savoir les chiites rassemblés AUTOUR DE Sistani (...) Derrière la façade, on voit donc la realpolitik à loeuvre à Bagdad, mais aussi ailleurs. On verra bientôt comment tous les Occidentaux, réalisme oblige, se retrouveront pour saluer cette drôle de démocratie irakienne. |
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