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N° 163
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Karim Boukhari

Révélations. La Salafia Jihadia et le Mollah Omar

Ahmed Harrari,
patron de la DGST (AFP)
Présidée par Ahmed Harrari, patron de la DGST (Direction Générale de la Surveillance du Territoire), et comprenant notamment Abdelhak Khiam, chef de la Brigade Nationale de la Police Judiciaire (BNPJ), la délégation marocaine à la conférence internationale contre le terrorisme (lire en page 14) a présenté à ses hôtes saoudiens l’expérience du royaume dans sa traque des terroristes "made in Morocco". Et cette présentation était truffée de chiffres inédits ! Ravis de la loquacité (inhabituelle) de nos responsables sécuritaires, les journalistes marocains présents à Riyad ont ainsi découvert que les terroristes appartenant au courant de la Salafia Jihadia avaient organisé
300 cambriolages et autres braquages, mais aussi qu’ils avaient prévu d’attaquer 13 agences bancaires, ainsi que des bâtiments de la police, de la gendarmerie et de l’armée. Dans le collimateur des terroristes se trouvaient également 21 personnalités officielles, dirigeants de partis politiques, juges et membres des corps diplomatiques étrangers accrédités au Maroc. En aparté, les membres de la délégation ont aussi livré aux journalistes une foule de détails inédits. On a ainsi appris que quelque temps avant le 16 mai 2003, le Mollah Omar avait donné sa bénédiction aux kamikazes de Sidi Moumen, via le site Internet des Talibans, et que les hauts cadres du GICM (Groupe Islamique Combattant Marocain) étaient financés et entraînés directement par Al Qaïda. Un certain Nafie, notamment, présenté comme un haut cadre du GICM, aurait été, à un moment, en coÉtact direct avec Oussama Ben Laden. Edifiant !


Auditions. Version AMDH

Ce samedi 12 février, l’AMDH inaugure son cycle d’auditions, avec comme double consigne, "pas de limites à la liberté d’expression des témoins" et "une rallonge de la période couverte par l’IER (de 1956 à 1999) à aujourd’hui". Les activités, presque calquées sur celles de l’IER, comprennent aussi des auditions régionales et d’autres thématiques, plus politisées, consacrées aux femmes, le 8 mars, aux avocats et aux exilés à Paris. Le tout s’achève en mai par un procès symbolique des présumés tortionnaires (lire p. 25. En parallèle, l’AMDH a exprimé, conjointement avec le FVJ et l’OMDH, son inquiétude quant "au manque de transparence de l’IER, au sort non télucidé des disparus et à la volonté réelle de passer à l’état de droit". Dont acte.


Polisario. Soutien espagnol

Le soutien des ONG espagnoles au Polisario s’organise. La semaine dernière, la ville de Valence abritait une réunion de plus de 495 associations espagnoles de soutien à la lutte du peuple sahraoui (CA – Sahara) qui se sont dotés d’une "personnalité juridique". Le collectif a également adopté un programme d’action commun et entend exiger (du fait de sa nouvelle organisation) du gouvernement et des partis politiques "d’assumer la responsabilité historique de l’Espagne au Sahara". Selon un communiqué, "le collectif pèsera de tout son poids contre le gouvernement Zapatero s’il persiste sur sa position actuelle", jugée alignée sur les thèses marocaines. À suivre.


Parlement. Les oeuvres sociales à l’index

Les limiers de l’inspection Générale des Finances ont entrepris une visite guidée de l’Association des œuvres sociales des fonctionnaires de la Chambre des représentants. Au menu de cette visite spéciale, la première dans le genre, la gestion financière douteuse du budget de l’association. Tout avait commencé durant l’été 2004, date à laquelle Abdelouahed Radi avait envoyé une lettre à l’ex- président de l'association Abdeljalil Zerhoun,i lui demandant des comptes sur la comptabilité de ces trois dernières années. L'audit a révélé que l'association ne tenait aucun document comptable retraçant ses dépenses. A côté, des crédits distribués de manière anarchique, dépenses de voyages injustifiées… etc.


Assises. Une HACA pour la presse

Le ministère de la Communication ambitionne de rassembler, en fin de ce mois de février, l’ensemble des professionnels de la presse écrite pour des assises nationales. Le but ? Traiter les questions qui fâchent : la subvention de la presse indépendante, et plus suspect encore, la création d’un conseil national de la presse. A quoi servirait cette instance ? "À s’occuper de délivrer les cartes de presse, à juger les dépassements déontologiques de la profession et à veiller à ce qu’il n’y ait pas d’intrus dans le domaine", explique ce responsable. Quoique préparée de concert avec le syndicat et le patronat de la presse, la rencontre s’annonce houleuse. Et un vrai professionnel ne peut que s’en méfier.


Partis. La grève de la faim du Badil

Le secrétariat national du Badil Hadari, un parti qui prône un islamisme dit de gauche, observe une grève de la faim à partir du 16 février…pour obtenir le récépissé attestant de son existence officielle. Si l’affaire n’est pas règlée d’ici là, la grève de Moatassim et de ses amis ressemblerait à une première mondiale. "Nous n’en pouvons plus, nous sommes partagés entre la révolte et le désespoir", explique-t-on dans l’entourage du premier secrétaire Mostafa Moâtassim. L’affaire, en tous les cas, est entre les mains d’un tandem dont les violons ne sont pas toujours accordés : Fouad Ali El Himma – Yassine Mansouri


Pêche. Maâ El Aïnine sort ses griffes

Maâ El-Aînine, le puissant président de la fédération de la pêche maritime, a tenu, cette semaine, une conférence de presse pour s’expliquer sur les dérapages incriminés à ses propres bateaux de pêche. "C’est la faute DE mon capitaine", a grosso modo expliqué le notable sahraoui pour justifier que l’un de ses bateaux ait été surpris en zone interdite près de Dakhla, et qu’un autre bateau soit accusé (et dénoncé par son propre personnel) de transbordement à son retour d’une expédition en Mauritanie. Le patron indigné aurait utilisé l’emblème de la fédération pour organiser ladite conférence. Qu’en pense le ministère de tutelle, et les autres membres de la fédération ?


Impôts. À la caisse les policiers !

La campagne menée en douceur par NoureDdine Bensouda, actuel directeur général des Impôts, pour débusquer les policiers et autres gendarmes qui ne payaient pas jusqu’à présent la vignette automobile a commencé à donner ses fruits. Déclenchée il y a quelques mois de cela, la campagne chapeautée par les inspecteurs du fisc a relevé que rien que sur Casablanca, près d’un millier de fonctionnaires des services de l’ordre ne s’étaient jamais acquitté des droits de vignette. On estime les pertes subies par la trésorerie générale à quelques milliards de centimes par an.


Prévision. L’IER prolonge son mandat

L'IER aura-t-elle le temps de traiter tous les dossiers dans les deux mois qui lui restent ? Pour répondre à cette question sur RTM, Driss Benzekri a eu un sourire révélateur avant de lancer : "On espère tout faire dans les temps". Dans les coulisses de l’instance, par contre, les avis sont plus tranchés. Pour ce membre, "les textes de l’IER prévoient une possibilité de prolongationde trois mois du mandat de l'instance. Aujourd’hui, c’est une nécessité". Et pour cause, lors de leur dernier déplacement à Azilal par exemple, les membres de l’IER se sont retrouvés avec 3000 nouveaux dossiers sur la table. Les auditions publiques doivent encore se poursuivre dans 6 villes, alors que les auditions thématiques n’ont même pas encore commencé. Puis il y a tout le travail d’enquête qui doit encore être fait sur le sort des disparus et sur les lieux secrets de détention. Énorme chantier, même avec trois mois de plus.


Polémique. Si Abbes comme d’hab’

C'est bien connu, Abbes El Fassi, éternel ministre d’État sans portefeuille n’a pas son égal pour critiquer l’action du gouvernement auquel il appartient. Ses dernières critiques en date, visant laPprimature de Driss Jettou et toute l’action gouvernementale, ont été répercutées par "Al-Ahdath Al-Maghribiya". Rien que du très normal. Mais voilà qu' "Al-Alam", l’organe de l’Istiqlal réagit violemment aux critiques du confrère, les trouvant déplacées et visant, comme les initiés l’auront compris, l’USFP et l’aile de Mohamed Elyazghi, supposé très proche d’Al-Ahdath. Au fait, si El Fassi avait lui-même oublié (un peu) de louer les discours royaux, s’il avait fait pensé à indemniser les victimes d’Al-Najat, peut-être bien que l’action gouvernementale serait moins nulle qu’il le prétend !


Associatif. Marche rose à Tindouf

Al’initiative d’une vingtaine de femmes de la société civile, vient de naître Watanouna. Un collectif féminin, dont l’une des premières actions sera d’organiser le 6 mars prochain, à Rabat, une marche pour "la libération des Marocains et des Marocaines séquestrés de Tindouf". Par ailleurs, le même collectif, et pour la défense de la même cause, lancera le 8 mars suivant (Journée Internationale de la Femme) un appel à signatures, qui sera lu et diffusé en cinq langues dont l’amazigh, visant ainsi à sensibiliser "les instances internationales, les associations des droits de l’homme, et toutes les femmes du monde…"


Fès. Les raisons de la matraque

La malédiction de la matraque poursuit les étudiants de l'Université Sidi Mohammed Benabdellah de Fès. Étudiants tabassés, d’autres embarqués dans des fourgonnettes, certains ont été même poursuivis jusqu'à leur domicile .Les policiers n’ont pas fait de quartier en investissant, en début de semaine, l’enceinte de la faculté de Droit. L’intervention qui a eu lieu sur l’ordre du recteur était censée empêcher les étudiants de bloquer le cours normal des examens. La veille, près de 5000 étudiants avaient manifesté contre la tenue des examens et appelé au boycott des cours. Pour les étudiants, il s’agissait de protester contre des amendements de la réforme universitaire, dont les examens ressemblent de plus en plus à des opérations de dégraissage.


Lmrabet. On détourne bien l’attention !

Suite à la polémique née à cause du au reportage d’Ali Lmrabet à Tindouf, l’association Sahara marocain a créé une liste de solidarité sur Internet avec le journaliste marocain. Dans la nuit du 08 au 09 février, cette adresse, rapporte l’ASM, "a subi une attaque massive de virus en tous genres". Particularité des 400 mails/virus envoyés, ils proviennent tous de serveurs marocains. Évidemment ! La chose est, certes, grossière mais elle sert à détourner l’attention du refus des autorités de permettre à Ali Lmrabet d’éditer normalement un nouveau titre au Maroc…et à préparer l’opinion publique à une explication sur le refus de lui délivrer un récépissé pour son journal.


Étude. Etre illettré à Casablanca

Les jumelages des villes peuvent servir à quelque chose. La preuve, celui de Casablanca avec Chicago a permis de financer une étude sociologique inédite en vue d’alphabétiser des jeunes Casablancais. Menée par le sociologue Jamal Khalil, l’enquête a été menée auprès de 2507 jeunes de 15 à 24 ans, chassés du primaire. Distinguant les quartiers, les niveaux de vie, les moyens de subsistance et les raisons du renvoi de l’école, cette analyse permet, chiffres à l’appui du comité de jumelage, de cibler trois formules de réinsertion : formation professionnelle, micro-crédits et alphabétisation proprement dite. En attendant, le comité commanditaire se bat pour concrétiser, lui-même, ce projet. Un gros chantier est ouvert.


Khmissa. Les Pharaons parmi nous

La cinquième édition de Khmissa, qui aura lieu le 5 mars à Marrakech, sera marquée par la présence égyptienne. Le groupe Lilas (Citadine, Médina) s’est en effet allié, à cette occasion, au prestigieux journal égyptien Al-Ahram, premier tirage dans le monde arabe. D’où la présence d’invités égyptiens comme Farouk Fichaoui, Leïla Ouloui. D’où l’idée aussi d’élargir, bientôt, les khmissas au reste du monde arabe, pour élire les meilleures femmes de l’année. À signaler, pour le fun, qu’une khmissa spéciale sera décernée à une authentique grande dame de la chanson marocaine : Hajja Hamdaouia.


Télévision. Siham Assif séduit M6

L'actrice marocaine Siham Assif ("Les yeux secs" de Narjiss Nejjar) qui, à la ville, poussait régulièrement la chansonnette "entre amis", a décidé de passer à l’étape supérieure. C’est ainsi que, surprise, depuis quelques semaines, elle fait partie des concurrents de "À la recherche de la nouvelle star", l’une des émissions phares de la chaîne française M6. Sa dernière prestation télévisuelle, jeudi, n’est pas passé inaperçue. Et à en croire le jury de l’émission, notre Siham nationale, qui multiplie les allers-retours entre Casablanca et Paris, a de la voix. Siham, une prochaine Sofia, moins jeune mais plus aguerrie ?


Derb Moulay Cherif. La deuxième vie ?

La proposition vient de l’IER dans le cadre de son programme de préservation de la mémoire. Son contenu ? Transformer le tristement célèbre commissariat de Derb Moulay Cherif en conservatoire de musique qui porterait le nom de Boujmiaâ, membre du mythique groupe Nass El Ghiwane qui habitait le quartier du même nom que le commissariat. Omar Sayed, chef du groupe voit cela d’un bon œil même s’il préfère, dit-il, "que le commissariat porte le nom du groupe, El Ghiwane, plutôt que celui d’un de ses membres". Avec le seul Boujemiaâ, ou tout le groupe, l’idée, dans tous les cas, est d’effacer définitivement le triste souvenir du commissariat de Derb Moulay Chérif.


3 questions à Mohammed Sassi (Secrétaire général de Fidélité à la Démocratie)

Vous avez déclaré que la réforme constitutionnelle était un passage obligé vers la démocratie. Pourquoi ?

Nous ne pouvons prétendre à la démocratie que dans le cadre d’une monarchie parlementaire. Avec l'actuelle Constitution, le Maroc n’en est pas une. Il faut donc changer la Constitution pour que la monarchie se cantonne à un rôle d’arbitrage, et laisse les manettes exécutives réelles à des instances issues des urnes, Premier ministre en tête.

Tous vos partenaires du Rassemblement de la Gauche Démocratique (RGD) ne partagent pas votre avis…
Si, ils le partagent. Dans la charte fondatrice du RGD, la réforme constitutionnelle est clairement posée comme une priorité. Avec nos camarades d’Annahj Addimocrati, le différend est uniquement d’ordre terminologique. Ils ne parlent ni de monarchie parlementaire ni de république. Mais nous sommes tous d’accord sur le fait que le gouvernement doit émaner de la volonté populaire.

La réforme constitutionnelle est-elle vraiment une idée fédératrice, pour un mouvement politique qui prétend fédérer les masses ?
Oui car il ne faut plus que les responsables politiques puissent se cacher derrière Sidna. Si la Constitution change, plus personne n’échappera à ses responsabilités. C’est une idée claire, qui devrait "parler" aux gens.



Billet : Zaki, le pro (par Driss ksikes)

Rares sont les moments où l’on sent que l’hommage devient un devoir. Au lendemain du 5-1 infligé par le Maroc aux Kenyans, on n’a que ça en tête : dire à nos lions bravo les gars. Mais si ces joueurs-là, en particulier, ont su réaliser l’exploit, s’ils ont su retrouver la joie de jouer ensemble, si le dispositif sur le terrain était si parfait, si les mécanismes étaient si bien huilés, c’est bien parce qu’il y a un grand pro derrière, Baddou Zaki. Faut-il s’en féliciter doublement, parce qu’il est marocain ? Je laisserai ce loisir aux plus chauvins. Faut-il saluer, au passage, Hosni Benslimane, qui a su mettre à l’écart tous les trouble fête et lui assurer un climat sain ? Je ne ferai pas cet affront à un Zaki qui a toujours su mériter ses exploits et n’a jamais hésité à claquer la porte dès qu’on lui marchait sur les pieds. Saluons, plutôt, ses multiples talents. De chasseur de têtes (ou de pieds d’or). De bon sélectionneur sachant placer ses hommes là où il faut. Et de stratège, ayant mille et un tours dans son sac d’entraîneur. Gardien, déjà, Zaki savait inspirer confiance aux autres, avoir de la vision, déstabiliser son vis-à-vis et prendre de la hauteur à chaque fois qu’il le fallait. Ses qualités ne sont pas uniquement footballistiques mais humaines. Il est en même temps humble, discipliné, distant et à l’écoute. Ce savant mélange donne un pro, qui ne croit qu’au labeur, à la remise en cause de soi, à la rigueur de l’analyse et aux bienfaits de l’anticipation. Alors qu'il était gardien, Majorque a érigé une statue en son honneur. Coach, le Maroc saura-t-il l’apprécier comme il se doit ? En disant, au moins merci, quand il le faut. Quant à la statue, il ne faudra pas attendra que le PJD soit au gouvernement pour décider de la faire réaliser.



Billet : La bonne affaire (par Karim Boukhari)

Et si l’IER réussissait là où même la monarchie semble buter : mettre tout son monde d’accord ? La question peut sembler bête, voire incongrue. Elle mérite pourtant réflexion. L’instance dirigée par Driss Benzekri compte lancer, à la fin de son mandat, entre autres propositions une "recommandation spéciale sur le 16 mai". Derrière cet intitulé a priori sans relief se cache un énorme enjeu politique : rallier les islamistes, derniers résistants au processus en cours. Du PJD à Al-Adl Wal Ihsane, en passant par les "islamistes de la rue", tout ce beau monde disait : "Et les violations des droits de l’homme après le 16 mai ?". Le peuple islamiste, sans doute à raison, se sentait exclu d’un procès des années de plomb qui ne réhabilite que la gauche. Et ce peuple, qu’on le veuille ou non, existe avec ses partis, ses associations, ses journaux et ses divers canaux de communication. Il pèse suffisamment, dans le Maroc d’aujourd’hui, pour que son exclusion confine automatiquement à l’erreur politique. Dans une logique d’État, ce n’est pas très intelligent. L’IER l’a compris. Sa future recommandation sur le 16 mai n’en devient que plus astucieuse. L’heure du 16 mai sonnerade toutes les façons et, comme pour les années Hassan II, le mieux, le moins risqué, est de prendre les devants, de baliser le terrain en élargissant les consensus, et d’avancer en tenant la main de ses contradicteurs. Sur un plan plus général, et malgré toutes ses limites, le retour sur les années de plomb a fait, en une année à peine, ce que la démocratie Hassanienne ou les conquêtes almohades n’ont jamais réussi : soigner l’image du pays et lui donner de la crédibilité. À l’ONU, aux États-Unis, en Europe, chez les créanciers de la banque mondiale, et même dans les médias les plus hermétiques au label Maroc, on en sait quelque chose. Rien de mieux pour éponger les dettes et relativiser les dérapages en cours. Une très bonne affaire.



Vite !

C'est finalement le palais royal qui a pris en charge l’enfant de Ahmed Marzouki (ancien de Tazmamart), menacé de surdité bilatérale après un accident et une mauvaise prise en charge dans un hôpital de Rabat. Un beau geste qui compense les frustrations accumulées par Marzouki, las de taper à toutes les portes…

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L'homme d’affaires irakien Mohamed Wajih, qui a porté plainte contre Driss Basri pour les déboires financiers et judiciaires qu’il a subis, a officiellement saisi l’instance IER pour demander réparation. Sa requête aurait été poliment repoussée, si l’on en croit des sources officieuses. Wajih, pour rappel, a été le deuxième à "tirer" sur le clan Basri après le Suisse Lovat.

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Pour la première fois, la gauche italienne se prononce contre le référendum au Sahara, qualifié de "piège" par Mme Pasqualino Napolitano responsable des relations extérieures du parti italien des Démocrates de gauche (opposition italienne). La solution, selon Napolitano, "consiste à dégager un accord dans le cadre des négociations directes menées sous l'égide des Nations unies".

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l'Institut d’Etudes Politiques de Paris (IEP, dit Sciences-Po) veut ouvrir une filiale au Maroc, au profit des étudiants du pourtour méditerranéen. L’idée circulait déjà en 2002, mais avait capoté, notamment à cause de problèmes de coordination avec l’ambassade de France. A la demande du conseil d’administration de l’IEP, la réflexion est aujourd’hui relancée.

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Le 15 février prochain, le marché de Guéliz, construit pendant le protectorat et l’un des lieux les plus symboliques de Marrakech, ne sera plus. Malgré les pétitions et les protestations contre les spéculations immobilières qui défigurent la ville, le marché ferme ses portes, la bâtisse sera démolie. A la place, poussera un immeuble flambant neuf… Les Marrakchis sont tristes.

 
 
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