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Pages coordonnées par Karim Boukhari
Révélations. La Salafia Jihadia et le Mollah Omar
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Ahmed Harrari,
patron de la DGST (AFP)
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| Présidée par Ahmed Harrari, patron de la DGST (Direction Générale de la Surveillance du Territoire), et comprenant notamment Abdelhak Khiam, chef de la Brigade Nationale de la Police Judiciaire (BNPJ), la délégation marocaine à la conférence internationale contre le terrorisme (lire en page 14) a présenté à ses hôtes saoudiens lexpérience du royaume dans sa traque des terroristes "made in Morocco". Et cette présentation était truffée de chiffres inédits ! Ravis de la loquacité (inhabituelle) de nos responsables sécuritaires, les journalistes marocains présents à Riyad ont ainsi découvert que les terroristes appartenant au courant de la Salafia Jihadia avaient organisé |
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| 300 cambriolages et autres braquages, mais aussi quils avaient prévu dattaquer 13 agences bancaires, ainsi que des bâtiments de la police, de la gendarmerie et de larmée. Dans le collimateur des terroristes se trouvaient également 21 personnalités officielles, dirigeants de partis politiques, juges et membres des corps diplomatiques étrangers accrédités au Maroc. En aparté, les membres de la délégation ont aussi livré aux journalistes une foule de détails inédits. On a ainsi appris que quelque temps avant le 16 mai 2003, le Mollah Omar avait donné sa bénédiction aux kamikazes de Sidi Moumen, via le site Internet des Talibans, et que les hauts cadres du GICM (Groupe Islamique Combattant Marocain) étaient financés et entraînés directement par Al Qaïda. Un certain Nafie, notamment, présenté comme un haut cadre du GICM, aurait été, à un moment, en coÉtact direct avec Oussama Ben Laden. Edifiant ! |
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Auditions. Version AMDH
Ce samedi 12 février, lAMDH inaugure son cycle dauditions, avec comme double consigne, "pas de limites à la liberté dexpression des témoins" et "une rallonge de la période couverte par lIER (de 1956 à 1999) à aujourdhui". Les activités, presque calquées sur celles de lIER, comprennent aussi des auditions régionales et dautres thématiques, plus politisées, consacrées aux femmes, le 8 mars, aux avocats et aux exilés à Paris. Le tout sachève en mai par un procès symbolique des présumés tortionnaires (lire p. 25. En parallèle, lAMDH a exprimé, conjointement avec le FVJ et lOMDH, son inquiétude quant "au manque de transparence de lIER, au sort non télucidé des disparus et à la volonté réelle de passer à létat de droit". Dont acte. |
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Polisario. Soutien espagnol
Le soutien des ONG espagnoles au Polisario sorganise. La semaine dernière, la ville de Valence abritait une réunion de plus de 495 associations espagnoles de soutien à la lutte du peuple sahraoui (CA Sahara) qui se sont dotés dune "personnalité juridique". Le collectif a également adopté un programme daction commun et entend exiger (du fait de sa nouvelle organisation) du gouvernement et des partis politiques "dassumer la responsabilité historique de lEspagne au Sahara". Selon un communiqué, "le collectif pèsera de tout son poids contre le gouvernement Zapatero sil persiste sur sa position actuelle", jugée alignée sur les thèses marocaines. À suivre. |
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Parlement. Les oeuvres sociales à lindex
Les limiers de linspection Générale des Finances ont entrepris une visite guidée de lAssociation des uvres sociales des fonctionnaires de la Chambre des représentants. Au menu de cette visite spéciale, la première dans le genre, la gestion financière douteuse du budget de lassociation. Tout avait commencé durant lété 2004, date à laquelle Abdelouahed Radi avait envoyé une lettre à lex- président de l'association Abdeljalil Zerhoun,i lui demandant des comptes sur la comptabilité de ces trois dernières années. L'audit a révélé que l'association ne tenait aucun document comptable retraçant ses dépenses. A côté, des crédits distribués de manière anarchique, dépenses de voyages injustifiées
etc. |
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Assises. Une HACA pour la presse
Le ministère de la Communication ambitionne de rassembler, en fin de ce mois de février, lensemble des professionnels de la presse écrite pour des assises nationales. Le but ? Traiter les questions qui fâchent : la subvention de la presse indépendante, et plus suspect encore, la création dun conseil national de la presse. A quoi servirait cette instance ? "À soccuper de délivrer les cartes de presse, à juger les dépassements déontologiques de la profession et à veiller à ce quil ny ait pas dintrus dans le domaine", explique ce responsable. Quoique préparée de concert avec le syndicat et le patronat de la presse, la rencontre sannonce houleuse. Et un vrai professionnel ne peut que sen méfier. |
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Partis. La grève de la faim du Badil
Le secrétariat national du Badil Hadari, un parti qui prône un islamisme dit de gauche, observe une grève de la faim à partir du 16 février
pour obtenir le récépissé attestant de son existence officielle. Si laffaire nest pas règlée dici là, la grève de Moatassim et de ses amis ressemblerait à une première mondiale. "Nous nen pouvons plus, nous sommes partagés entre la révolte et le désespoir", explique-t-on dans lentourage du premier secrétaire Mostafa Moâtassim. Laffaire, en tous les cas, est entre les mains dun tandem dont les violons ne sont pas toujours accordés : Fouad Ali El Himma Yassine Mansouri |
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Pêche. Maâ El Aïnine sort ses griffes
Maâ El-Aînine, le puissant président de la fédération de la pêche maritime, a tenu, cette semaine, une conférence de presse pour sexpliquer sur les dérapages incriminés à ses propres bateaux de pêche. "Cest la faute DE mon capitaine", a grosso modo expliqué le notable sahraoui pour justifier que lun de ses bateaux ait été surpris en zone interdite près de Dakhla, et quun autre bateau soit accusé (et dénoncé par son propre personnel) de transbordement à son retour dune expédition en Mauritanie. Le patron indigné aurait utilisé lemblème de la fédération pour organiser ladite conférence. Quen pense le ministère de tutelle, et les autres membres de la fédération ? |
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Impôts. À la caisse les policiers !
La campagne menée en douceur par NoureDdine Bensouda, actuel directeur général des Impôts, pour débusquer les policiers et autres gendarmes qui ne payaient pas jusquà présent la vignette automobile a commencé à donner ses fruits. Déclenchée il y a quelques mois de cela, la campagne chapeautée par les inspecteurs du fisc a relevé que rien que sur Casablanca, près dun millier de fonctionnaires des services de lordre ne sétaient jamais acquitté des droits de vignette. On estime les pertes subies par la trésorerie générale à quelques milliards de centimes par an. |
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Prévision. LIER prolonge son mandat
L'IER aura-t-elle le temps de traiter tous les dossiers dans les deux mois qui lui restent ? Pour répondre à cette question sur RTM, Driss Benzekri a eu un sourire révélateur avant de lancer : "On espère tout faire dans les temps". Dans les coulisses de linstance, par contre, les avis sont plus tranchés. Pour ce membre, "les textes de lIER prévoient une possibilité de prolongationde trois mois du mandat de l'instance. Aujourdhui, cest une nécessité". Et pour cause, lors de leur dernier déplacement à Azilal par exemple, les membres de lIER se sont retrouvés avec 3000 nouveaux dossiers sur la table. Les auditions publiques doivent encore se poursuivre dans 6 villes, alors que les auditions thématiques nont même pas encore commencé. Puis il y a tout le travail denquête qui doit encore être fait sur le sort des disparus et sur les lieux secrets de détention. Énorme chantier, même avec trois mois de plus. |
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Polémique. Si Abbes comme dhab
C'est bien connu, Abbes El Fassi, éternel ministre dÉtat sans portefeuille na pas son égal pour critiquer laction du gouvernement auquel il appartient. Ses dernières critiques en date, visant laPprimature de Driss Jettou et toute laction gouvernementale, ont été répercutées par "Al-Ahdath Al-Maghribiya". Rien que du très normal. Mais voilà qu' "Al-Alam", lorgane de lIstiqlal réagit violemment aux critiques du confrère, les trouvant déplacées et visant, comme les initiés lauront compris, lUSFP et laile de Mohamed Elyazghi, supposé très proche dAl-Ahdath. Au fait, si El Fassi avait lui-même oublié (un peu) de louer les discours royaux, sil avait fait pensé à indemniser les victimes dAl-Najat, peut-être bien que laction gouvernementale serait moins nulle quil le prétend ! |
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Associatif. Marche rose à Tindouf
Alinitiative dune vingtaine de femmes de la société civile, vient de naître Watanouna. Un collectif féminin, dont lune des premières actions sera dorganiser le 6 mars prochain, à Rabat, une marche pour "la libération des Marocains et des Marocaines séquestrés de Tindouf". Par ailleurs, le même collectif, et pour la défense de la même cause, lancera le 8 mars suivant (Journée Internationale de la Femme) un appel à signatures, qui sera lu et diffusé en cinq langues dont lamazigh, visant ainsi à sensibiliser "les instances internationales, les associations des droits de lhomme, et toutes les femmes du monde
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Fès. Les raisons de la matraque
La malédiction de la matraque poursuit les étudiants de l'Université Sidi Mohammed Benabdellah de Fès. Étudiants tabassés, dautres embarqués dans des fourgonnettes, certains ont été même poursuivis jusqu'à leur domicile .Les policiers nont pas fait de quartier en investissant, en début de semaine, lenceinte de la faculté de Droit. Lintervention qui a eu lieu sur lordre du recteur était censée empêcher les étudiants de bloquer le cours normal des examens. La veille, près de 5000 étudiants avaient manifesté contre la tenue des examens et appelé au boycott des cours. Pour les étudiants, il sagissait de protester contre des amendements de la réforme universitaire, dont les examens ressemblent de plus en plus à des opérations de dégraissage. |
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Lmrabet. On détourne bien lattention !
Suite à la polémique née à cause du au reportage dAli Lmrabet à Tindouf, lassociation Sahara marocain a créé une liste de solidarité sur Internet avec le journaliste marocain. Dans la nuit du 08 au 09 février, cette adresse, rapporte lASM, "a subi une attaque massive de virus en tous genres". Particularité des 400 mails/virus envoyés, ils proviennent tous de serveurs marocains. Évidemment ! La chose est, certes, grossière mais elle sert à détourner lattention du refus des autorités de permettre à Ali Lmrabet déditer normalement un nouveau titre au Maroc
et à préparer lopinion publique à une explication sur le refus de lui délivrer un récépissé pour son journal. |
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Étude. Etre illettré à Casablanca
Les jumelages des villes peuvent servir à quelque chose. La preuve, celui de Casablanca avec Chicago a permis de financer une étude sociologique inédite en vue dalphabétiser des jeunes Casablancais. Menée par le sociologue Jamal Khalil, lenquête a été menée auprès de 2507 jeunes de 15 à 24 ans, chassés du primaire. Distinguant les quartiers, les niveaux de vie, les moyens de subsistance et les raisons du renvoi de lécole, cette analyse permet, chiffres à lappui du comité de jumelage, de cibler trois formules de réinsertion : formation professionnelle, micro-crédits et alphabétisation proprement dite. En attendant, le comité commanditaire se bat pour concrétiser, lui-même, ce projet. Un gros chantier est ouvert. |
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Khmissa. Les Pharaons parmi nous
La cinquième édition de Khmissa, qui aura lieu le 5 mars à Marrakech, sera marquée par la présence égyptienne. Le groupe Lilas (Citadine, Médina) sest en effet allié, à cette occasion, au prestigieux journal égyptien Al-Ahram, premier tirage dans le monde arabe. Doù la présence dinvités égyptiens comme Farouk Fichaoui, Leïla Ouloui. Doù lidée aussi délargir, bientôt, les khmissas au reste du monde arabe, pour élire les meilleures femmes de lannée. À signaler, pour le fun, quune khmissa spéciale sera décernée à une authentique grande dame de la chanson marocaine : Hajja Hamdaouia. |
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Télévision. Siham Assif séduit M6
L'actrice marocaine Siham Assif ("Les yeux secs" de Narjiss Nejjar) qui, à la ville, poussait régulièrement la chansonnette "entre amis", a décidé de passer à létape supérieure. Cest ainsi que, surprise, depuis quelques semaines, elle fait partie des concurrents de "À la recherche de la nouvelle star", lune des émissions phares de la chaîne française M6. Sa dernière prestation télévisuelle, jeudi, nest pas passé inaperçue. Et à en croire le jury de lémission, notre Siham nationale, qui multiplie les allers-retours entre Casablanca et Paris, a de la voix. Siham, une prochaine Sofia, moins jeune mais plus aguerrie ? |
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Derb Moulay Cherif. La deuxième vie ?
La proposition vient de lIER dans le cadre de son programme de préservation de la mémoire. Son contenu ? Transformer le tristement célèbre commissariat de Derb Moulay Cherif en conservatoire de musique qui porterait le nom de Boujmiaâ, membre du mythique groupe Nass El Ghiwane qui habitait le quartier du même nom que le commissariat. Omar Sayed, chef du groupe voit cela dun bon il même sil préfère, dit-il, "que le commissariat porte le nom du groupe, El Ghiwane, plutôt que celui dun de ses membres". Avec le seul Boujemiaâ, ou tout le groupe, lidée, dans tous les cas, est deffacer définitivement le triste souvenir du commissariat de Derb Moulay Chérif. |
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3 questions à Mohammed Sassi (Secrétaire général de Fidélité à la Démocratie)
Vous avez déclaré que la réforme constitutionnelle était un passage obligé vers la démocratie. Pourquoi ?
Nous ne pouvons prétendre à la démocratie que dans le cadre dune monarchie parlementaire. Avec l'actuelle Constitution, le Maroc nen est pas une. Il faut donc changer la Constitution pour que la monarchie se cantonne à un rôle darbitrage, et laisse les manettes exécutives réelles à des instances issues des urnes, Premier ministre en tête.
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Tous vos partenaires du Rassemblement de la Gauche Démocratique (RGD) ne partagent pas votre avis
Si, ils le partagent. Dans la charte fondatrice du RGD, la réforme constitutionnelle est clairement posée comme une priorité. Avec nos camarades dAnnahj Addimocrati, le différend est uniquement dordre terminologique. Ils ne parlent ni de monarchie parlementaire ni de république. Mais nous sommes tous daccord sur le fait que le gouvernement doit émaner de la volonté populaire.
La réforme constitutionnelle est-elle vraiment une idée fédératrice, pour un mouvement politique qui prétend fédérer les masses ?
Oui car il ne faut plus que les responsables politiques puissent se cacher derrière Sidna. Si la Constitution change, plus personne néchappera à ses responsabilités. Cest une idée claire, qui devrait "parler" aux gens. |
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Billet : Zaki, le pro (par Driss ksikes)
Rares sont les moments où lon sent que lhommage devient un devoir. Au lendemain du 5-1 infligé par le Maroc aux Kenyans, on na que ça en tête : dire à nos lions bravo les gars. Mais si ces joueurs-là, en particulier, ont su réaliser lexploit, sils ont su retrouver la joie de jouer ensemble, si le dispositif sur le terrain était si parfait, si les mécanismes étaient si bien huilés, cest bien parce quil y a un grand pro derrière, Baddou Zaki. Faut-il sen féliciter doublement, parce quil est marocain ? Je laisserai ce loisir aux plus chauvins. Faut-il saluer, au passage, Hosni Benslimane, qui a su mettre à lécart tous les trouble fête et lui assurer un climat sain ? Je ne ferai pas cet affront à un Zaki qui a toujours su mériter ses exploits et na jamais hésité à claquer la porte dès quon lui marchait sur les pieds. Saluons, plutôt, ses multiples talents. De chasseur de têtes (ou de pieds dor). De bon sélectionneur sachant placer ses hommes là où il faut. Et de stratège, ayant mille et un tours dans son sac dentraîneur. Gardien, déjà, Zaki savait inspirer confiance aux autres, avoir de la vision, déstabiliser son vis-à-vis et prendre de la hauteur à chaque fois quil le fallait. Ses qualités ne sont pas uniquement footballistiques mais humaines. Il est en même temps humble, discipliné, distant et à lécoute. Ce savant mélange donne un pro, qui ne croit quau labeur, à la remise en cause de soi, à la rigueur de lanalyse et aux bienfaits de lanticipation. Alors qu'il était gardien, Majorque a érigé une statue en son honneur. Coach, le Maroc saura-t-il lapprécier comme il se doit ? En disant, au moins merci, quand il le faut. Quant à la statue, il ne faudra pas attendra que le PJD soit au gouvernement pour décider de la faire réaliser. |
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Billet : La bonne affaire (par Karim Boukhari)
Et si lIER réussissait là où même la monarchie semble buter : mettre tout son monde daccord ? La question peut sembler bête, voire incongrue. Elle mérite pourtant réflexion. Linstance dirigée par Driss Benzekri compte lancer, à la fin de son mandat, entre autres propositions une "recommandation spéciale sur le 16 mai". Derrière cet intitulé a priori sans relief se cache un énorme enjeu politique : rallier les islamistes, derniers résistants au processus en cours. Du PJD à Al-Adl Wal Ihsane, en passant par les "islamistes de la rue", tout ce beau monde disait : "Et les violations des droits de lhomme après le 16 mai ?". Le peuple islamiste, sans doute à raison, se sentait exclu dun procès des années de plomb qui ne réhabilite que la gauche. Et ce peuple, quon le veuille ou non, existe avec ses partis, ses associations, ses journaux et ses divers canaux de communication. Il pèse suffisamment, dans le Maroc daujourdhui, pour que son exclusion confine automatiquement à lerreur politique. Dans une logique dÉtat, ce nest pas très intelligent. LIER la compris. Sa future recommandation sur le 16 mai nen devient que plus astucieuse. Lheure du 16 mai sonnerade toutes les façons et, comme pour les années Hassan II, le mieux, le moins risqué, est de prendre les devants, de baliser le terrain en élargissant les consensus, et davancer en tenant la main de ses contradicteurs. Sur un plan plus général, et malgré toutes ses limites, le retour sur les années de plomb a fait, en une année à peine, ce que la démocratie Hassanienne ou les conquêtes almohades nont jamais réussi : soigner limage du pays et lui donner de la crédibilité. À lONU, aux États-Unis, en Europe, chez les créanciers de la banque mondiale, et même dans les médias les plus hermétiques au label Maroc, on en sait quelque chose. Rien de mieux pour éponger les dettes et relativiser les dérapages en cours. Une très bonne affaire. |
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Vite !
C'est finalement le palais royal qui a pris en charge lenfant de Ahmed Marzouki (ancien de Tazmamart), menacé de surdité bilatérale après un accident et une mauvaise prise en charge dans un hôpital de Rabat. Un beau geste qui compense les frustrations accumulées par Marzouki, las de taper à toutes les portes
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L'homme daffaires irakien Mohamed Wajih, qui a porté plainte contre Driss Basri pour les déboires financiers et judiciaires quil a subis, a officiellement saisi linstance IER pour demander réparation. Sa requête aurait été poliment repoussée, si lon en croit des sources officieuses. Wajih, pour rappel, a été le deuxième à "tirer" sur le clan Basri après le Suisse Lovat.
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Pour la première fois, la gauche italienne se prononce contre le référendum au Sahara, qualifié de "piège" par Mme Pasqualino Napolitano responsable des relations extérieures du parti italien des Démocrates de gauche (opposition italienne). La solution, selon Napolitano, "consiste à dégager un accord dans le cadre des négociations directes menées sous l'égide des Nations unies".
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l'Institut dEtudes Politiques de Paris (IEP, dit Sciences-Po) veut ouvrir une filiale au Maroc, au profit des étudiants du pourtour méditerranéen. Lidée circulait déjà en 2002, mais avait capoté, notamment à cause de problèmes de coordination avec lambassade de France. A la demande du conseil dadministration de lIEP, la réflexion est aujourdhui relancée.
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Le 15 février prochain, le marché de Guéliz, construit pendant le protectorat et lun des lieux les plus symboliques de Marrakech, ne sera plus. Malgré les pétitions et les protestations contre les spéculations immobilières qui défigurent la ville, le marché ferme ses portes, la bâtisse sera démolie. A la place, poussera un immeuble flambant neuf
Les Marrakchis sont tristes. |
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