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N° 164
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Karim Boukhari

Prisons. La torture sanctionnée

Mohamed Bouzoubaâ (AFP)
Les matons et le directeur de la prison d’Outita II sont dans le collimateur de la justice. Six gardiens et le directeur du bagne situé entre Sidi Kacem et Meknès ont ainsi été interrogés au sujet de tortures subies par des détenus islamistes. Le procureur général du roi près la Cour d'appel de Meknès a remis au ministre de la Justice les conclusions concernant le dossier de ces détenus. Il s’agit de Hassan Hattab, Driss El Azizi, Abdelhay Bich, Zoubaïr Mountassir, Khalid Souhfi, Souleïmane Meziane, Mustapha Aïat et Touhami Zine, torturés, entre le 10 et le 29 décembre 2004, par les gardiens. La torture aurait été pratiquée "pour inciter les détenus islamistes à suspendre leur
grève de la faim". La réaction de la justice marocaine a été déclenchée suite à la visite d’une commission du CCDH, début janvier, à l’issue de laquelle un rapport détaillé a été remis à Mohamed Bouzoubaâ. Sur instruction royale, Bouzoubaâ, a ordonné l'ouverture d'une enquête au sujet de ces cas de tortures relevés par l'association Annassir, elle-même alertée par les familles des victimes. Une commission composée de quatre hauts responsables du ministère de la Justice s’était ainsi rendue à Outita II pour confectionner un rapport qui fut remis à Bouzoubaâ, pour la suite que l’on connaît. Pour l’anecdote, signalons que dans la foulée de ces soubresauts, l’administration pénitentiaire, sans doute pour calmer le jeu avec le reste des détenus, a choisi d’installer…une quarantaine de téléviseurs, trois nouveaux médecins, ainsi qu’une qualité de nourriture nettement améliorée.


Intox. Assassiner Moulay Hicham ?

Le prince Moulay Hicham aurait été victime d’une tentative d’assassinat. C’est Simon Malley, directeur du mensuel français Le Nouvel Afrique Asie qui l’écrit, "tuyauté" par "un diplomate spécialisé dans le renseignement, proche d’un souverain en exercice dans une monarchie arabe". Une réunion de "spécialistes" aurait même été organisée sur le sujet, "quelque part aux États-Unis ou en Europe". Moulay Hicham, en tous cas, a lu "l’info" dans la presse. Joint par téléphone aux États-Unis, où il réside, il nous a fait ce commentaire : "ça m’inquiète, bien sûr, mais je reste serein. C’est aux autorités marocaines compétentes, pas à moi, d'enquêter sur ce genre de choses. En tout cas, ça ne changera rien à ma vie de tous les jours, ni à mes convictions".


Diplomatie. Mohammed VI à Alger

S'achemine-t-on vers un véritable dégel des relations maroco-algériennes ? Possible. Le roi participe au sommet arabe prévu à Alger les 22 et 23 mars. La décision fait suite à une invitation du président Bouteflika, transmise par Abdelkader Bensaleh, président du Conseil de la nation algérienne. Mohammed VI a envoyé son conseiller Rochdi Chraïbi à Alger, porteur d’un message pour Bouteflika. On ignore le contenu de ce message. Chraïbi a été reçu à l’occasion par Belkhaddem, le ministre des Affaires étrangères. Y a-t-il de quoi conclure, comme le fait une partie de la presse algérienne, à la "normalisation entre les deux pays voisins" ?


Yassine. Toujours assigné à résidence ?

"Abdeslam Yassine est toujours assigné à résidence". La déclaration du porte-parole d’Al Adl Wal Isane, Fathalah Arsalane, en a surpris plus d’un. "Cela n’est pas tout à fait vrai, remarque Mohamed Darif. Les gens viennent le voir. Il y a, certes, toujours des policiers devant la porte qui demandent aux visiteurs leur identité. Mais l’homme est libre de ses mouvements". Contacté, Arsalane précise sa pensée. "Je le dis et le répète, à chaque fois, pour que les gens cessent de croire que le cheikh est complètement libre. Le fait que des agents soient postés devant sa résidence 24h sur 24, de manière ostentatoire, n’a rien de normal". Le statut de l’association non plus, d’ailleurs. Jusqu’à quand ?


Laâyoune. Le sit-in devenu "rébellion héroïque"

c'est l’histoire d’un banal mouvement de protestation qui, sur les pages des sites Web du Polisario, devient "une rébellion héroïque face au colonisateur marocain". Cela se passe à Laâyoune. Après une semaine de pluie, les habitants du campement Shila veulent faire entendre leur voix. Leurs maisons ont été envahies par les eaux, ils ne disposent pas d’eau, pas d’électricité … bref, topo classique dans n’importe quel bidonville. Les forces de l’ordre arrivent, la télé régionale. Les mécontents s'expriment calmement. Selon un observateur, "la machine de propagande de la RASD est en manque de matière après l’ouverture dans le domaine des droits de l’homme et des années noires". C’est ce qu’on appelle les bienfaits collatéraux de l’IER.


Télévision. L’audimat, enfin !

A l’initiative d’un comité formé du Groupement des annonceurs du Maroc, des 2 chaînes de télé nationales et de leurs régies publicitaires respectives, un appel d’offres va être lancé très bientôt, pour implanter un véritable système de mesure d’audimat au Maroc. Eprouvé ailleurs, le système consiste à connecter des boîtiers électroniques aux postes de télé d’un panel représentatif de particuliers, pour suivre leurs habitudes de zapping à la seconde près. Cela coûte très cher, de 20 à 25 millions de dirhams. La somme devrait être réglée par prélèvement (guère plus de 1 à 2%, pour que ce soit indolore) sur les factures d’achat de temps d’antenne par les annonceurs.


Torture. La DGST épinglée

"Délocaliser la torture". Sous ce titre révélateur, le très sérieux magazine américain, The New Yorker, raconte (numéro du 7 au 14 février) comment les services de lutte anti-terroriste de la CIA en sont venus à livrer des condamnés encombrants à des confrères moins scrupuleux. Les services marocains, aux côtés de leurs homologues syriens, jordaniens et les Moukhabarat égyptiens, sont cités comme des partenaires privilégiés. "La procédure de remise de suspects à un pays tiers, explique un ancien conseiller au ministère de la justice, Martin Lederman, n’est applicable que si vous savez pertinemment que le risque de torture est nul". Or, la CIA a eu recours aux services des Marocains, par exemple, explique Michael Sheuer (expert en terrorisme), parce qu’elle était "frustrée de ne pas pouvoir faire subir aux suspects un traitement qui leur ferait avouer les noms de leurs complices et de leurs réseaux". La DGST, elle, est contre la frustration.


Affaires. Magouille à la prison de Salé

Les fournisseurs des centres de formations de Zaki (la prison de Salé) attendent toujours le règlement des factures portant sur l’équipement de la prison. La fondation Mohammed V avait en effet programmé l’équipement de la prison en centre de formation. Elle a délégué cette opération à l’Office de la Formation Professionnelle qui devait lancer le marché. De sources proches du dossier soutiennent que ce retard de règlement n’est pas bureaucratique. Le secrétariat d’État en charge de la formation professionnelle aurait bloqué les règlements suite à des irrégularités dans la passation des marchés. Il disposerait de preuves attestant que les prix des équipements sont supérieurs à ceux pratiqués sur le marché. Affaire à suivre.


Souss. Akhennouch contre les autres

La bataille du Souss est enclenchée. Machahid, le journal local gadiri, a publié le 9 et 10 février deux articles tirant à boulets rouges sur Aziz Akhennouch, président de la région, et Tarik Kabbaj, maire d’Agadir. Le journal reproche au premier sa "gestion chaotique" de la région et au second ses connexions avec le système Basri. Malgré la réaction, cette semaine, d’un quotidien casablancais, qui a pris le parti d’Akhennouch pour tirer sur un fauteur de troubles nommé Brahim Zerkdi (ex-candidat malheureux à la mairie d’Agadir et réputé financier du journal "Machahid"), des sources fiables révèlent l’existence, actuellement, d'une médiation entre les deux parties pour calmer le jeu.


Sahara. Cruelles années de plomb

La première séance des auditions parallèles de l’AMDH a été marquée par l’absence de la télévision marocaine. Ce qui a poussé l’AMDH à saisir la HACA (Haute Autorité en Communication Audiovisuelle) pour demander réparation. L’association dirigée par Abdelhamid Amine reproche aux deux chaînes nationales leur non-couverture de l’événement et, auparavant, "le ton péjoratif utilisé par (et sur) la télévision pour qualifier l’initiative de l’AMDH". Ce samedi-là, de toutes les façons, l’essentiel était ailleurs. Dans une salle archi-comble, devant les caméras de télévisions étrangères (dont Al-Jazira), les témoins se sont relayés pour expliquer et mettre des noms (au sens propre) sur leurs souffrances. Le passage le plus marquant a été celui de Mme Idjimmi El Ghalia, 43 ans, originaire de Laâyoune, enlevée en 1987 peu avant la venue d’une commission de l’ONU à Laâyoune, torturée et séquestrée quatre années durant, notamment dans les PC des CMI et à la caserne Al-Bir près de Laâyoune et "réapparue" seulement en 1991... Extraits : "Ma mère a été enlevée en 1984 (elle avait 60 ans à l’époque) et moi en 1987, on était toutes les deux victimes de rumeurs selon lesquelles notre maison accueillait des sympathisants du Polisario. Ce qu’on a subi comme humiliations est pire qu’Abou Gharib en Irak. Les coups de matraques, la pisse (urine), le soufre, étaient le menu quotidien préparé par les tortionnaires". Mme Idjimmi, d’après l’AMDH, est aujourd’hui presque chauve à cause des produits chimiques déversés sur sa tête durant ces années terribles. Elle porte sur son avant-bras, une cicatrice causée par un chien qui finissait le travail des bourreaux. La victime a évoqué le cas de ces "femmes enceintes, allongées par terre, sur le dos, piétinées sauvagement par les tortionnaires". Elle a cité le nom de Abdelhafid Benhachem, ancien patron de la DGSN, qui "supervisait les interrogatoires et prétendait être le bras droit de Driss Basri". Elle a également cité les noms de Allabouch, ancien directeur-adjoint de la DST, Ibrahim Bensami et Hariz Belarbi, le chef des services de sécurité qui disait : "Cessez ces arrestations, tous les citoyens sont membres du Polisario"…


Parti de l’Action. Le chef désavoué

La Cour suprême revient sur une affaire qui a trop traîné. Le feuilleton débute au congrès extraordinaire du parti de l’Action, le 17 octobre 1999. Le SG de l’époque, Mohamed Drissi, agressé par le trésorier, finit dans le coma. Il parvient, quoique absent du congrès, à co-signer un procès verbal qui le reconduit à la tête du parti. La majorité, menée par Mohamed Chakir (reconnu calife à la place du calife) obtient en 2002 un jugement reniant à Drissi son statut. Aujourd’hui, Chakir ayant signé un accord à l’amiable avec Drissi pour le réhabiliter, son adjoint Lahoussine Amir relance la bataille judiciaire. Son argument : la signature du rapporteur du fameux congrès, Abdeslam Ajliane, était falsifiée. Sera-ce suffisant pour désavouer Drissi définitivement ?


Presse. Lahlimi imite Laânigri

Le plus singulier de nos confrères, le général Hamidou Laânigri, directeur de la publication Police Magazine, a dû faire des jaloux depuis son "passage à l’acte". Pour ne pas être en reste, Ahmed Lahlimi, le Haut commissaire au Plan, vient de lancer à son tour le numéro 1 des Cahiers du plan, daté février-mars et vendu au prix de 10 DH. D’après Mr Lahlimi, le directeur de la revue, "cette publication vise à élargir la diffusion de l’information et des productions du Plan en les mettant à la disposition d’un large public". Bien reçu. À quand la Gazette des matons et la Tribune des chaouchs ?


Voyeurisme. Le gang du hammam

Du porno au hammam. Une bande de malfrats d’un genre nouveau a été appréhendée il y a deux semaines par la police judiciaire de Tanger. Motif : trafic de vidéos et de photos pornographiques. Les malfrats étaient des originaux : ils allaient au hammam (bain maure) et s’amusaient à prendre en photo, grâce à de simples téléphones portables, des femmes dans le plus simple appareil et dans des postures lascives, avant de les envoyer à un complice qui se chargeait d’en faire un montage original. Le résultat était commercialisé au niveau international par le biais d’un réseau spécialisé. Un détail : des femmes faisaient partie de la bande. Indispensable pour espérer s’introduire au hammam pour femmes.


Moudawana an I. Premier bilan

Contrairement à ce que croit férocement la rue marocaine, le mariage se porte bien et le code de la famille revu et corrigé n'y a rien changé, parole de Mohamed Bouzoubaâ, ministre de la justice. Le ministre, dans une déclaration à la première chaîne, a également donné le premier bilan de la moudawana an I. Une régression notable des divorces et un recul de 10% des mariages polygames (maintenant entourés de conditions sévères), les réduisant ainsi à 186 cas en 2004. Plus révolutionnaire et malgré la réticence des adouls dès qu'il s'agit de tutelle, 18% des mariages contractés l'ont été sans présence du tuteur de la prétendante au mariage, considérée majeure par le nouveau code.


3 questions à Nabil Benabdellah (Ministre de la communication)

Pensez-vous sérieusement à créer, à l’issue des assises de la presse, début mars, une instance qui contrôlerait les écrits des journaux ?

Il n’en est pas question. Il s’agit plutôt de créer un conseil constitué de professionnels de la presse, dont la première mission serait de décerner la carte de presse. C’est aux journalistes de reconnaître leurs pairs, pas à l’État. Parallèlement à cela, ce conseil pourra, sur la base d’un code bien déterminé, émettre des avis sur des questions d’éthique et de déontologie.

Des avis purement indicatifs ?
Tout à fait. En aucun cas, le conseil ne pourra être habilité, juridiquement, à saisir un journal ou à l’interdire. Nous n’avons jamais pensé à ça. Seule la justice a un pouvoir de sanction.

La Conseil Supérieur de l’Audiovisuel aussi… Ce ne sera pas comparable ?
La question du pouvoir disciplinaire se discute. Si le conseil a le pouvoir de délivrer la carte de presse, il aura aussi le pouvoir, d’un point de vue purement juridique, de la retirer. Rien n’est tranché là-dessus non plus, tout est encore en discussion. Mais qu’on arrête de nous prêter je ne sais quelles intentions malveillantes ! Tout ce que nous voulons, c’est instaurer un consensus entre les professionnels et les autorités publiques, de manière à ce que la profession puisse – enfin – s’autoréguler.



Billet : Débat made in IER (par Driss ksikes)

L'IER change de cap. Après avoir libéré la parole des témoins, elle affranchit la réflexion politique à la télé. Dans la première séance de débat public, diffusée mercredi 16 février sur 2M, des questions, hier indicibles, ont été abordées. Il y a été dit que le processus lancé par l’IER risque d’être une parenthèse qui se referme faute de garde-fous, que la transition actuelle, si c’en est une, n’est pas encore démocratique, que le roi devrait lâcher du lest pour que le peuple ne soit pas trop frustré, etc. Mais au-delà des mots, il y avait le message. Décortiquons le dispositif proposé. Seuls les universitaires étaient conviés pour parler de perspectives politiques. Pour une fois, le plateau ne promettait ni duel acharné, ni taquineries déplacées. Seule la raison intellectuelle était au rendez vous. Tant mieux. Mais un militant associatif ou un politique sans langue de bois aurait pu créer la pointe de discorde nécessaire à un débat télévisé réussi. Certes, l’IER a promis, et Mohamed Tozy, l’a plusieurs fois réitéré, "ce débat, on l’a voulu calme et sage". Encore une fois, tant mieux. Mais la nuance est mince entre un débat rationnel et un débat ennuyeux, et la tentation du zapping intrvient vite. Certes, l’IER a voulu se démarquer de ces débats télévisés, où chacun cherche à marquer un point, à assommer son interlocuteur, à lui arracher un aveu. Mais à trop vouloir calmer le jeu, elle risque de tuer la partie. Enfin, ce débat made in IER donnait l’impression de tout mettre à plat, comme si on allait repartir à zéro. Mais le rythme observé laissait croire que rien n’urgeait, qu’à la frénésie de fin de règne sous Hassan II, et l’impatience de début de règne sous Mohammed VI, devrait succéder un tempo zen, où l’on se dit tout (ou presque), mais sans illusions. Faut-il vraiment s’y faire ?



Billet : Plus fort que le sexe… (par Karim Boukhari)

En Pologne, les internautes ont réalisé une espèce de miracle : déloger les sites pornographiques du leadership national ! Une première en Pologne, peut-être aussi dans le monde. Nos amis polonais, contrairement aux internautes du globe entier, se sont découvert une passion virtuelle plus forte que le sexe. Ils vont sur un site dédié aux archives de l’ancienne police politique du pays pour décortiquer la liste des centaines de milliers de collaborateurs sous l’ancien régime communiste. Et c’est la ruée totale. Le phénomène atteint, d’après un article repris par "Le courrier international", des proportions de folie… Cette anecdote a quelque chose d’universel. N’importe qui peut se retrouver à la place de l’internaute de Lodz ou de Cracovie et ressentir le besoin impérieux de dévorer les pages du site à la recherche du nom d’un voisin, d'une copine, d'un gentil instituteur, d'une brillante figure politique, ayant collaboré à un moment ou à un autre avec la police de son pays. Curiosité, voyeurisme, excitation (ben oui) à l’idée de lyncher son prochain, hystérie, dérapage, exorcisme, énorme coup de pub politique, thérapie collective… etc. On peut appeler cela comme on veut, les définitions restent toutes valables. Et chacun aura raison d’encenser ou de dénoncer le phénomène. Mais le déchaînement qui suit une longue période de peur et de frustrations est codé dans les gênes de tout être humain. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le cas de l’hystérie polonaise nous intéresse d’abord parce que le Maroc a entrepris, à raison, d’ouvrir les pages du passé. Comme la Pologne, le Chili, l’Espagne et tant d’autres, il risque des (mini) turbulences. C’est le prix, le tribut à payer pour pouvoir avancer. Il faudra nous y préparer en songeant que, demain, la mer sera plus calme…et les sites pornographiques retrouveront le leadership en Pologne comme ailleurs.



Vite !

Branle-bas de combat à la caserne militaire de Aïn Harrouda, placée sous le commandement du général Mourad Belahcen, après la disparition de quelques roquettes RPG7. L’enquête a été déclenchée il y a deux semaines de cela à la suite d’un contrôle de routine de l’armement stocké dans cette caserne. Alors, où sont passées les roquettes ?

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Plus d’un milliard de dh seront débloqués pour équiper les établissements scolaires du royaume en équipements multimédia. Le programme qui démarrera la semaine prochaine est financé, sur trois ans, par une aide internationale. Un comité de pilotage de l’opération présidé par le Premier ministre et composé de Habib El Malki, Fathallah Oualalou, Rachid Talbi Alami et Mohamed Benchaâboun, DG de l’ANRT, a été mis en place à cet effet.

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Pour son voyage au Liban (obsèques de Hariri), le Premier ministre a disposé d’un jet de l’armée. Cette dernière dispose ainsi d’appareils haut de gamme servant au transport des civils. Bien que ces appareils aient une moyenne d'âge de 20 ans, ils sont bien entretenus et assurent un grand confort et une sécurité maximale. Bessaha Si Jettou.

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Driss Jettou prendra lui-même en main le dossier de la professionnalisation du football national. C’est une bonne nouvelle pour les fans du ballon rond. Un projet de ligue professionnelle circule depuis des années à Rabat, mais personne ne semble s’en soucier. Jettou s’est proposé. Reste à savoir s’il disposera de l’entière collaboration du général Benslimane.

 
 
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