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Pages coordonnées par Karim Boukhari
Police. Révolution en catimini au sein de la DGST
| Vivant dans la clandestinité depuis sa création, la DGST (ex-DST), dirigée par Ahmed Harari semble, à son tour, vouloir jouer la carte de la transparence. Du moins, en apparence. Depuis quelques semaines, en effet, les bureaux des services, à Casablanca, tenus anonymes jusquici, se transforment en commissariats. Le projet concernerait un minimum de trois sites sur la ville. Le premier, une villa délabrée située dans le quartier de l'Oasis que les initiés reconnaissaient à limmense antenne parabolique qui en ornait la terrasse, a dores et déjà troqué sa façade anonyme contre celle d'un commissariat. Le second, logé dans un immeuble d' Aïn Borja, a été totalement |
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rénové dans lattente dy installer la même enseigne. Finalement, le troisième bureau appelé à connaître le même sort, qui se trouve dans une petite ruelle du quartier dAnfa (non loin de la clinique Val DAnfa) est une petite villa toute aussi anodine. En contre partie, les services de la DGST seront présents dans chaque commissariat en tant que division de la direction du ministère de lIntérieur au même titre que la police judiciaire. "Un statut clair mais une fonction différente" qui lui permettrait par là même davoir un poste budgétaire indépendant de celui- de la PJ. Par ailleurs, seule sera maintenu dans lanonymat la direction régionale de la DGST à Casablanca, boulevard Moulay Youssef.
Révolution. Le mot est probablement fort, mais le changement pointe en tous cas. |
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Crise. LIRCAM contre El Malki
Coup de tonnerre à lInstitut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM). Le 21 février, 7 dirigeants ont démissionné, parce que "malgré les beaux discours, lÉtat ne fait rien pour la langue Amazighe" notamment en matière déducation. Quelques jours plus tôt, Ahmed Boukous, recteur de lIRCAM, avait adressé au roi un rapport très détaillé, avec copie des 10 lettres quil avait envoyées au ministre de lÉducation nationale sans réponse. Selon des sources internes, Habib El Malki se serait fait "tirer les oreilles" au Palais et aurait reçu lordre de débloquer la situation au plus vite. Si les choses se tassent à nouveau, les 17 membres restants du conseil (si on exclut les 7 nommés par le roi) menacent de démissionner à leur tour. Bras de fer en perspective. |
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Pêche. Un procès sans accusé
Le capitaine chinois du bateau de pêche marocain qui a transbordé sa marchandise en Mauritanie, a mis les voiles. Dénoncé par ses marins, le capitaine avait navigué jusquaux côtes mauritaniennes pour passer sa cargaison à un collègue puis a fait cap vers le nord. Il pouvait transporter des armes ou faire de la contre bande sans que personne ne larrête. Il a été présenté à la justice le 9 février et a libéré sous caution (50.000 DH). Mercredi 23 février, il devait assister à son audience devant le tribunal de première instance. Il ny était pas. Entre temps, le chinois a pu se procurer un certificat dentée au port en bonne et due forme et mettre les voiles vers létranger. Incroyable
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Diplomatie. Le Maroc se rapproche dIsraël
Le journal israélien Yediot Aharonot rapporte dans son édition du 22 février, en se basant sur les affirmations du ministre des A.E Sylvan Shalom, que louverture des relations diplomatiques entre lÉtat hébreu et 7 nouveaux pays arabes, dont le Maroc, est imminente. Tel-Aviv a en effet lancé dautres canaux pour baliser le terrain de la diplomatie. Le sport y figure en bonne place. Exemple : la création, au sein du ministère du Tourisme israélien dun département "chargé de promouvoir le tourisme sportif, par le biais dinvitations tous azimuts en direction des sportifs du monde entier" et dont lune des réalisations a été la récente invitation, en Israël, de la championne de tennis marocaine Bahia Mouhtassine. |
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Rapatriement. Retour à Guantanamo
Il semble bien que le quatrième pouvoir ait eu gain de cause dans laffaire des détenus de Guantanamo. Devant la pression des médias américains (dernier en date le New Yorker du 14 février 2005) qui se sont longuement étalés sur la remise de suspects pour cause de tortures à des gouvernements étrangers comme le Maroc, l'Arabie saoudite, l'Égypte, la Jordanie et la Syrie , les services américains ont repris leurs détenus. Si lon en croit des sources journalistiques américaines, des avions affrétés par les Américains auraient procédé, dans la plus grande discrétion, au rapatriement de groupes dislamistes de diverses nationalités qui étaient en "sous-traitance" dans le réseau des pays amis de lAmérique
Les fonctionnaires de Témara seront-ils au chômage pour autant ? |
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Retraite. Les fonctionnaires se tâtent
6500 cest le nombre de fonctionnaires à avoir déposé une demande de départ volontaire, à cette date. Une première réalisation, certes timide (lÉtat vise le départ de 35.000 fonctionnaires), mais la Primature a son idée derrière la tête pour faire encore plus d"ex-fonctionnaires". Le Premier ministre, Driss Jettou, sapprêterait en effet à signer un accord avec le groupement des banques du Maroc. Accord en vertu duquel ces dernières s'engageraient à financer les projets des démissionnaires, à hauteur d'une contribution maximale de l'ordre 50%. Autre appât proposé par le gouvernement de Jettou, une assistance totale pour la réalisation de leurs études de faisabilité et de marché ainsi qu'un accompagnement technique pour le démarrage de leurs entreprises. Rien de tel pour convaincre ! |
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Terrorisme. Charkaoui ballotté entre le Canada et le Maroc
Le cas de Adil Charkaoui, ce Canadien dorigine marocaine soupçonné davoir des liens avec Al-Qaeda, est enveloppé dun épais mystère. Extradera, extradera pas ? Contredisant les propos du ministre de la Justice Mohamed Bouzoubaâ, les autorités canadiennes ont affirmé, en milieu de semaine, qu'aucun mandat d'arrêt international n'a été lancé à l'endroit d'Adil Charkaoui et que le Maroc na jamais demandé son extradition. Dans une interview accordée à Rabat, Bouzoubaa pour sa part affirmait que "les autorités marocaines avaient lancé un mandat international contre M. Charkaoui le 6 septembre 2004" et disait "ignorer que Charkaoui se trouvait au Canada". Interrogé par le journal La Presse, un responsable canadien est allé jusquà affirmer que "la DGST a confirmé le lancement du mandat Interpol en septembre dernier", et a dit vouloir interroger M. Charkaoui après son retour au Maroc. |
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Maroc-Côte dIvoire. Gbagbo fait marche arrière
Oui, Laurent Gbagbo a bel et bien demandé la médiation du roi du Maroc pour dénouer la crise ivoirienne. Cest le quotidien ivoirien "24 heures" qui met fin aux rumeurs et contre rumeurs en précisant que, "en dépit des dénégations du Front populaire ivoirien et de la présidence de la République, Abou Drahamane Sangaré était bien porteur dun long message de Gbagbo au roi Mohammed VI". Sous le titre "Mission de Sangaré au Maroc : Le vrai message de Gbagbo à Mohammed VI", le journal rappelle que Sangaré sétait rendu au Maroc, le 16 février porteur dun long message de Gbagbo au roi Mohammed VI pour demander au souverain Marocain de jouer les médiateurs entre les Ivoiriens et le président français Jacques Chirac. Selon le quotidien, Gbagbo "est aujourdhui obligé de raser les murs pour aller demander pardon". |
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Social. Une caravane vers les mines dImini
Le procès des six mineurs dImini (région de Ouarzazate), condamnés à de lourdes peines de prison suite aux revendications syndicales dont ils étaient les meneurs, gagne en ampleur. À côté dun large soutien international et des pétitions en circulation, une caravane menée, entre autres par lAMDH, prendra le départ, le 5 mars, de Rabat pour "descendre" vers Ourzazate et les mines dImini. Une manifestation est également prévue devant le caïdat dAmerzgane, non loin dImini. À signaler que Mohamed Khouya, le plus célèbre des condamnés, est en grève de la faim de puis le 29 décembre 2004. |
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Clandestins. Drame africain à Belyounech
Plus dun millier de migrants africains sont soumis à un encerclement opéré par les autorités marocaines, depuis le 7 février, dans la forêt de Belyounech aux environs de Tétouan. Linformation, diffusée par lAFVIC (association des familles des victimes de limmigration clandestine), va plus loin, qualifiant de véritable "embargo" le barrage imposé par les Marocains, rendant impossible lacheminement de toute aide en nourriture provenant des ONG. Lassociation des travailleurs marocains de France, AMTF, lance à ce sujet un appel au roi Mohammed VI pour améliorer le sort des clandestins pris au piège. |
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Partis. Le temps des amendements
La loi sur les partis sera à lordre du jour du conseil du gouvernement au plus tard dans trois semaines. Objectif, son adoption durant la session de printemps du Parlement. La parole est de Driss Jettou. La première mouture du projet a dores et déjà fait le tour des partis. Résultat, alors que quelques uns se sont contentés de brefs communiqués, dautres se sont lâchés sur les amendements. Il est notamment question de lalliance socialiste (PPS, PSD et Al Ahd), de la GSU et du duo USFP/ Istiqlal qui ont signé un mémorandum commun. Les trois pôles précités ont unanimement pointé du doigt lhégémonie du ministère de lIntérieur, demandant que le ministère de la Justice soit désormais compétent à sa place, notamment pour les affaires de dissolution des partis et pour le contrôle de leurs comptes. En réalité, le branle-bas de combat touchait à deux dispositions de loi. Une première qui soumet toute alliance entre partis à une autorisation, a été perçue comme une intrusion et une restriction de leur liberté daction. La seconde clause prévoit que les mouvements financiers des partis (rentrées et dépenses) doivent être effectuées par chèques; lamendement proposait son application pour les transactions portant sur des montants importants. |
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Affaire Aït Sirahal. Sit-in à Paris
Mme Aït Sirahal, épouse de Mohamed Aït Sirahal, décédé de suites de tortures dans un commissariat à Marrakech le 25 juillet 2002, a entamé cette semaine ce qui deviendra "un sit-in hebdomadaire de trois heures, tous les vendredis, devant lambassade du Maroc à Paris". Lépouse Aït Sirahal entend ainsi protester contre limpunité des bourreaux de son mari, et les retards accumulés par le procès quelle a lancé au Maroc (15 reports déjà, prochaine audience le 1er mars). La famille Aït Sirahal était en vacances au Maroc au moment du drame. Lépouse de la victime consacre lessentiel de ses économies (elle est concierge dimmeuble à Paris) aux déplacements vers le Maroc, dans le cadre de cette malheureuse affaire. |
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Sahara. Ali Salem Tamek est de retour
Après un séjour de deux mois et dix jours en Europe, le militant sahraoui Ali Salem Tamek est rentré en milieu de semaine au Maroc. Il a atterri à laéroport de Casablanca en provenance de Barcelone. "Je nai pas été inquiété à laéroport, tout sest passé normalement", affirme Tamek. Il aura également tenu sa promesse de nentreprendre aucune activité politique à létranger. Ses différents examens médicaux confirment cependant que son état de santé s'est dégradé. En Belgique, le jeune opposant a eu une rencontre avec les responsables dAmnesty International et projette dorganiser, dans un futur proche, une rencontre sur la situation et lavenir du sahara. |
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Aviation. Une caserne à Anfa
L'armée chercherait-elle à renforcer ses bases à Casablanca ? Cest du moins ce que laisse supposer la mue de laéroport de Casa-Anfa. Ce dernier est en effet désormais doublé dune caserne militaire en bonne et due forme. Entamés depuis trois mois, les travaux de transformation nont pas fait beaucoup de curieux. Quatre miradors construits progressivement. La muraille relevée de quelques deux mètres. Des patrouilles de police militaires stationnées en permanence devant son entrée. Des manuvres nocturnes davions militaires et des camions citernes des FAR. Que cache tout ce remue-ménage ? |
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Média. Ayouch lance sa télé
Las dattendre la libéralisation du paysage audiovisuel marocain, Nourredine Ayouch lance sa télévision de proximité
en interne. Les programmes produits seront diffusés dans les 600 centres que compte la Fondation Zakoura à travers tout le Maroc. Ces capsules de 5 minutes traiteront en darija denvironnement, de civisme, de nutrition, et- petite originalité- donneront des conseils de beauté aux 200.000 bénéficiaires de la Fondation. Soit un audimat sans doute supérieur à celui d"Arts et Lettres" de Omar Salim sur 2M ! |
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Santé. Cur de femmes marche à Fès
Toutes les raisons sont bonnes pour marcher. Forte du succès dune première marche à Marrakech à laquelle plus de 5000 femmes avaient pris part lannée dernière, lAssociation "Cur de femmes" pour la lutte contre le cancer du sein chez la femme reconduit lexpérience à Fès le dimanche 6 mars prochain. Selon les estimations du professeur Rajaâ Aghzadi, présidente de lassociation, le nombre de nouveaux cas de cancer du sein au Maroc atteindrait les 10.000 par an. Un chiffre record. Le sein reste, avec les bronches chez lhomme, la localisation cancéreuse la plus répandue au Maroc. |
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Barthez. Le Maroc calme le jeu
L'affaire du gardien de lolympique de Marseille qui a craché sur larbitre international Abdellah El Achiri est en train de tourner en eau de boudin. Alors que la commission de discipline de la Fédération Royale Marocaine de Football devait statuer sur laffaire en milieu de semaine, les téléphones et pressions diverses ont obligé les membres de la commission à se débarrasser de ce dossier brûlant en le transmettant au bureau fédéral de la fédération. Pourtant, Fabien Barthez qui est accusé d'avoir insulté et craché sur l'arbitre du match amical qui opposait lOM au WAC de Casablanca, le 12 février dernier, sest fait descendre en flammes par la presse sportive de lhexagone qui estime ce comportement indigne dun joueur international. Après son retour en France, Barthez avait dailleurs fait l'objet d'une "sanction interne". |
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3 questions à Brahim Hajjam (S.G de lANSFMDSM (Association des Familles des Martyrs et Disparus au Sahara))
Vous prenez part à la marche "pour la libération des séquestrés de Tindouf", le 6 mars à Rabat ?
Bien sûr. Même si on na pas été associés à lévénement. Il y a les séquestrés mais aussi les prisonniers marocains, qui sont encore au nombre de 408. Nous viendrons en tant que familles des martyrs et disparus du Sahara, pour ces soldats qui sont les plus vieux prisonniers de guerre au monde, et pour les droits spoliés des prisonniers libérés dont beaucoup vivent une situation indigne de leurs sacrifices.
À quand une marche spécifique pour les 408 prisonniers de guerre ? |
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Mais on a déjà organisé trois sit-in successifs, devant les Sièges du Parlement, du CCDH et des Nations-Unies à Rabat ! Sans oublier les correspondances aux diverses instances de décision, au Maroc comme à létranger. On na pas été suffisamment médiatisés ici, cest tout.
Comment expliquez-vous le "réveil" de la société civile marocaine, concernant ce dossier ?
Comme une bonne chose qui arrive avec un retard de près de trois décennies. Nous estimons que si nos soldats sont toujours prisonniers, cest dabord la responsabilité de lÉtat marocain, des partis politiques et de la société civile. On nen serait pas là, aujourdhui, si tous ces gens avaient fait leur devoir. |
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Billet : Le legs de Hariri (par Driss ksikes)
Je connais plusieurs libanais qui pleurent encore Rafic Hariri. Je parle là dun deuil profond, discret, intime. Rien à voir avec les effusions spectaculaires, aux allures de drame oedipien, vécues à la mort de Hassan II. Ce nest pas tant laccoutumance à la monarchie que je remets en cause, ni même la répulsion contenue à légard de Hassan II, sublimée le temps dun enterrement. Tout cela, jen laisse le soin aux psychologues et à lIER, tant quon y est. Par contre, les leçons que nous lègue Hariri, à notre insu, me semblent dune urgence extrême. Appréciez le geste, cet homme dÉtat que plusieurs prenaient, à tort, pour un milliardaire écervelé, octroyait 38.000 bourses détudes sur ses fonds personnels. Prenez un Marocain au capital comparable. En voyez-vous un capable dentretenir une telle entreprise de mécénat des années durant ? Avant que vous songiez à un nom (et je doute fort que vous le trouviez), faites la distinction entre bourses dédiées à la recherche, au savoir et dons servant à entretenir des familles par solidarité. Ce nest pas du tout la même catégorie dhumanisme ni même de civisme. Hariri faisait un geste digne des bourgeois éclairés, qui ne sont pas égalitaristes par idéologie mais n'érigent pas non plus laide à la survie en idéologie de lEtat. Lengagement sacerdotal de cet homme pour un Liban reconstruit, digne, qui recouvrerait son intelligence créative, en a fait tout simplement un visionnaire. Imaginez un homme dEtat marocain, capable de résoudre une équation aussi complexe et de maintenir le cap, religieusement, pour que le savoir prime dans la société. Personnellement, je nen connais pas. Si jamais vous le repérez, faites moi signe. En attendant, méditons ensemble le legs de Hariri. Il est tout de même exceptionnel. Peut être finira-t-il par nous inspirer ? |
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Billet : L'exception politique (par Karim Boukhari)
Quelle est la définition exacte dun parti politique ? Au Maroc, on nest pas très sûr de la réponse. Imaginez quun Akhennouch, par exemple, le richissime homme daffaires soussi, est apparenté à la haraka. Cela paraît incroyable. À part des liens dintérêt (élections, députation), qu'est-ce qui peut lier sérieusement un Akhennouch à un Aherdane, voire à dautres chefs de "famille" comme Ikken ou même Archane ? Imaginez-vous, un seul instant, un Akhennouch recevant les instructions dun Aherdane pour appliquer le "programme politique du parti" ? Et puis, quel programme ? Imaginez-vous le même Akhennouch assistant aux meetings populaires et débattant sérieusement avec les "militants" ? Et quels militants ? Savez-vous que madame la maire dEssaouira, la fille de Miloud Chaâbi, est une élue PPS ? De laveu même de lun de ses frères, elle navait jamais assisté à un meeting du parti (dont elle connaissait à peine le nom) avant de devenir maire sous sa bannière. Savez-vous que son père, le vénérable Miloud Chaâbi, est passé PPS après le 16 mai 2003, alors quil sapprêtait à signer au PJD ? Mais comment a-t-il fait pour se transformer, en un clin dil, dislamiste en progressiste ? Pouvons-nous penser, un seul instant, que monsieur Chaâbi écoutera les recommandations de lex-parti communiste marocain ? Oui, tous ces gens, auxquels on pourra ajouter les ministres Ghallab, Douiri, Boussaïd et tant dautres, sont bien sympathiques. Mais nous sommes dans un pays où la vie politique, partisane, a été pourrie depuis lindépendance jusquà nos jours. Le RNI, par exemple, a surgi de nulle part (des SAP mis ensemble), sans doctrine véritable, pour gouverner, diriger les villes, et accoucher dune flopée de petits partis avec des soi-disant programmes, des élus
etc. Où vont tous ces messieurs et que (qui) représentent-ils ? Bien heureux est celui qui connaît les réponses. |
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Vite !
Ils nont pas vu le roi, ils verront la reine. Lannulation à la dernière minute de la visite que devait effectuer le couple royal Espagnol à Tétouan a été mal digérée par la population et les notables de la ville à la colombe. Linformation ayant été communiquée par les canaux diplomatique, la reine Sofia a décidé deffectuer une visite privée à Tétouan dans les semaines à venir.
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Mardi premier mars à 18h30, la fac de médecine de Casa abritera un singulier face à face : Saâdeddine Othmani contre Rachid Benzine. Thème : "Quelles lectures du Coran au XXIème siècle ?". Cest à linvitation du collectif modernité et démocratie que le secrétaire général du PJD croisera le fer avec lauteur iconoclaste des Nouveaux penseurs de lislam. Une occasion de vérifier si lislamiste officiel n°1 est aussi "modéré" quil le prétend.
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Dans un sondage lancé par le site africatime.com (site d'information consacré à l'Afrique), 75% des quelques 500 personnes interrogées "ne pensent pas " que les auditions publiques sur les années de plomb soient "un tournant décisif dans la transition démocratique au Maroc" parce que les "crimes sont restés impunis". Seuls 6,21% pensent que les auditions sont bénéfiques pour la démocratie au Maroc "parce que la vérité a éclaté au grand jour" rejoints par 15,2% pour lesquels "lautorité publique a montré sa volonté de tourner la page".
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Après les universités populaires, Mohamed El Gahs lance "le réseau national des cafés littéraires". Des accords que le secrétaire dÉtat a signé avec des cafés privés dans différentes villes du royaume pour y organiser des rencontres avec écrivains, penseurs et poètes, le tout est naturellement ouvert au public. Le coup denvoi officiel sera donné le samedi 26 février. À la bonne heure !
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Le suivi parlementaire, dans les affaires liées à léducation et à la formation, vient de faire lobjet dune publication du ministère de lÉducation nationale et de lenseignement supérieur. Propositions, débats et réalisations y sont soigneusement compilés. Une initiative (qui en appelle dautres) à encourager.
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Notre confrère Abdelmajid Hachadi d' "Al-Ahdath Al-Maghribiya" a été entendu par la BNPJ sur ordre du procureur du roi à Casablanca. Le journaliste doit cela à une enquête publiée, en septembre 2004, sur laffaire Laâfora et Slimani. Il a été sommé de révéler ses sources, ce quil a refusé avant de repartir sans savoir ce quon lui reprochait. |
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