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Par Khalid Tritki
Agrégats. Les pronostics de Lahlimi
Le haut commissariat au plan a publié une note sur ses prévisions pour 2005 et 2006. Selon cette note, le PIB devrait connaître une croissance de 2,6% en 2005 et de 3,2% en 2006. Cette croissance sera surtout luvre des secteurs de lindustrie et des services. La valeur ajoutée réelle des activités non agricoles devrait se maintenir en termes de croissance aux niveaux de 3,3% en 2005 et de 3,4% en 2006. Lagriculture fera moins avec une valeur ajoutée de 1% pour 2005 et de 2% en |
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2006. Cette hypothèse est construite sur des campagnes moyennes pour les deux années.
Le taux de chômage sinscrirait en légère hausse, passant de 11,7% estimé pour lannée 2004 à 12% en 2006. En revanche, à un rythme similaire que celui de 2004, la croissance des activités non agricoles marchandes se traduirait par une baisse du taux de chômage urbain, qui passerait de 19% en 2004 à 18,8% en 2005 et 18,5% en 2006. Mais la note ne prend pas en compte la nouvelle stratégie que le gouvernement mettra en place à partir du deuxième trimestre 2005. Côté finances, sans les recettes des privatisations, le déficit sétablirait en 2005 à 5,8% et 5,1% en 2006, contre 4,7% en 2004. Là encore, limpact de la campagne de départs volontaires mis en place par ladministration, napparaît pas. Si ce programme réussit, le déficit budgétaire sen ressentira. Il faut juste espérer que dici là, létat naugmentera pas son train de vie. |
Banque Mondiale. LAssistance Strategy finalisée
La Banque Mondiale et le gouvernement ont finalisé un nouveau protocole de financement pour la période 2005-2009 appelé Country Assistance Strategy (CAS). Les prêts sélèvent à 1,2 milliard de dollars sur quatre ans, soit près de 10,2 milliards de DH au total. Cette enveloppe servira, entre autres, au renforcement des grands projets structurants. Le protocole pose certaines conditions. La Banque Mondiale a demandé au Maroc daccélérer le rythme des réformes. Cela touche la fiscalité, le système de compensation et surtout la masse salariale dans ladministration. Les réformes pourront induire un taux de croissance du produit intérieur brut de 5 ou 6%. Surtout si létat arrive à sauver les pensions de retraite de ses établissements (comme lOCP) sans pénaliser le contribuable. |
Télécoms. La libéralisation reprend
Jeudi dernier, et comme prévu, lAgence Nationale de Réglementation des télécommunications (ANRT) a lancé lappel à concurrence pour la licence fixe. Trois configurations sont retenues : la boucle locale, le national et linternational. Les candidats intéressés par linternational doivent soumissionner pour au moins un des lots nationaux. Le système dévaluation des candidatures par lANRT favorise les soumissionnaires pour plus dun segment. A noter que le magazine Economie & Entreprises a organisé pour le compte de lANRT, un séminaire à Casablanca sur la libéralisation du fixe. La présence de la CDG à cette rencontre est un signe que ce gestionnaire de portefeuille vise les télécoms. Dans tous les cas, nous serons fixés dans trois mois. |
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Les off
La commission des investissements prépare plusieurs projets de plus de 200 millions de dirhams chacun. Certains dépassent ce seuil et de loin. La quasi-majorité des dossiers sont dorigine marocaine. Ce sont des groupes nationaux qui présentent ces projets. Les secteurs visés sont essentiellement lindustrie hors textile, et le tourisme.
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Le sauvetage des pensions de retraite de lOCP nécessite pas moins de 32 milliards de dirhams. Et cest le gouvernement qui doit passer à la caisse dans les plus brefs délais. Il a jusquà 2006 pour trouver la parade ou la vache à lait. Ce qui pose un sérieux problème aux finances de létat. Lendettement, notamment externe, nest pas exclu. |
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Justice. Le CIH traîne toujours
L'audience de laffaire CIH, qui devait se tenir mardi 22 février à la Cour dappel de Casablanca, a été reportée au 26 avril prochain. Les absences des prévenus en sont la cause. Sur les 18 personnes appelées à la barre, seules quelques unes se sont présentées. Le procès du CIH est pourtant dune importance capitale. Cest le premier scandale à avoir éclaté au Maroc. Les mis en cause dans ce dossier sont des figures de proue de lépoque Hassan II. Et lissue de laffaire rétablira ou détruira la crédibilité du nouveau règne. Surtout que la banque en a souffert (et le contribuable avec). Cela fait maintenant quatre ans qu'elle est sous perfusion. La banque souffre actuellement dune insuffisance des provisions qui doivent éponger 1,7 milliard de dirhams de pertes nettes. |
Départ volontaire. Les banques aussi
Le gouvernement a signé une convention avec le Groupement Professionnel des Banques du Maroc (GPBM). Lobjectif est de transformer les départs volontaires des fonctionnaires en investissement. Le mécanisme de financement repose sur le principe du financement additionnel. En plus de la cagnotte versée par létat, les partants peuvent obtenir des crédits afin de lancer des affaires. Les crédits seront accordés sur une période de 7 ans, avec un taux dintérêt qui varie entre 6,25 et 6,75%, selon les banques. Le montant du crédit peut atteindre léquivalent des indemnités octroyées par ladministration. Cette initiative permet dinciter à postuler au départ volontaire et à encourager lauto-emploi. |
Lesieur / Cristal. Cap sur la Tunisie
Lesieur Cristal, filiale de lONA, investit le marché tunisien. Le spécialiste de lhuile de table a pris une participation de 34% dans la Raffinerie africaine. Laccord de partenariat a été signé le 8 février 2005 entre Ahmed Rahhou, Pdg de Lesieur Cristal et Tarek Yassine Hamila, PDG de Raffinerie Africaine. Rahhou navait pas le choix. La société évolue dans un domaine fortement concurrentiel. Le marché local noffre pas de grandes opportunités de croissance. Une internationalisation boostera la position de la société marocaine et augmentera ses gains, et donc ses dividendes. Dautres filiales de lONA visent le même objectif, Attijariwafa notamment. Cette dernière a également des visions sur le secteur financier tunisien. |
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Faisons comme le Japon
Chaque année, lambassade du Japon organise un voyage de presse pour les journalistes marocains. Le pays du soleil levant nous invite ainsi à le découvrir. Rien ne l'y oblige. Cest une puissance mondiale qui na pas besoin de nous. Il peut déployer ses investissements là où il veut et tout le monde lui déroulera le tapis rouge. Il nous invite donc à le comprendre, à le connaître par nous mêmes au lieu den entendre-parler dans la presse internationale et les films hollywoodiens. Nous, en revanche, nous navons |
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| pas besoin de nous faire connaître. Cest ce que laisse entendre labsence dune initiative comme celle prise par les Japonais. On na jamais pensé à inviter un journaliste japonais, chinois ou australien
Ils viendront par eux mêmes à loccasion dun colloque ou d'un congrès international. Ou se rabattront sur le Maroc en cas de catastrophe. Attendons donc un séisme ou une boucherie comme celle du 16 mai. à part cela, nous navons rien à dire au monde, ni accord de libre-échange, ni opportunité dinvestissement
Sont-ce les contraintes budgétaires qui nous interdisent de faire mieux ? Pas sûr. Cest notre égocentrisme qui nous en empêche. Qui ne connaît pas le Maroc, cette petite tête qui déborde au nord-ouest du continent africain ? Eh ben moi. Jai vraiment limpression de ne plus connaître mon pays. |
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