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N° 165
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Al Hoceima. Un an après

Edito. Quand l’espoir fleurit sur les décombres

Par Ahmed R. Benchemsi

Comment des militants associatifs du Rif, des dirigeants du patronat, des itinérants de la solidarité et un organe de presse ont uni leurs efforts, pour redonner espoir aux sinistrés d’Al Hoceima.


Appelons-la Hadda. Elle a 12 ans et vit au douar Okrichen, sur une montagne perdue à 35 kilomètres au sud-ouest d’Al Hoceima. Hadda a déjà eu des accès de fièvre. Elle y a survécu à chaque fois, parce qu’on lui a administré un antibiotique à temps. Mais si la fièvre la reprend et que pour son malheur, il y a orage ce jour-là, Hadda pourrait mourir. Pour une raison
stupide : sur un petit tronçon de 30 mètres, la piste reliant son douar à la commune rurale de Beni Abdellah, qui abrite le dispensaire le plus proche, est impraticable. A chaque fois qu’il pleut, le passage est bloqué, et les 600 habitants d’Okrichen se retrouvent coupés de la civilisation. Bétonner ces maudits 30 mètres est pour eux une question de survie.
Aziz lui, a 45 ans. C’est un industriel casablancais prospère, doté d’une solide fibre citoyenne, conscient de l’infortune de millions parmi ses compatriotes. Aider, il ne demande pas mieux. Mais l’idée de faire la charité lui insupporte. Il préférerait financer un projet de développement bien ficelé, argumenté, budgétisé. Savoir que son argent comblera un besoin réel, et peut-être mieux : qu’il permettra d’enclencher une dynamique sociale irréversible, qui substituera la culture de l’effort à celle de l’assistanat.
Aziz et Hadda ne se connaissent pas. Grâce à une petite ONG locale, relayée par un gros réseau associatif, lui-même soutenu par la confédération patronale, ils se rencontreront peut-être un jour. Dresser un tel pont est toute l’ambition de cette édition spéciale de
TelQuel, qui profite de la première commémoration du séisme meurtrier d’Al Hoceima pour présenter 50 projets de développement clés en mains, conçus par des petites associations de cette province. Mais le tremblement de terre n’est pas simplement un prétexte. 600 morts, ça marque une population. Ça lui donne une pulsion de vie extraordinaire, un appétit de progrès qui impressionne.
Dès qu’il a été informé de l’idée de réunir 50 projets de développement et de les soumettre à la générosité des donateurs, Fouad Bouteyeb, coordinateur général du réseau associatif Al Amal (né sur les décombres d’Al Hoceima 24 heures après le séisme, il regroupe aujourd’hui 56 ONG de la province) a mobilisé ses troupes. Un mois durant, son local n’a pas désempli. Des militants associatifs sont descendus des montagnes les plus reculées, des douars les plus enclavés. Tous avaient une idée originale à proposer. Celui-là veut donner les moyens de sillonner la province à une troupe musicale, pour rendre le sourire aux orphelins du séisme. Cet autre cherche à instaurer un système de prêts bibliothécaires dans un douar, pour ne pas priver de lecture les petites filles retirées de l’école. Ce troisième veut boiser un terrain vague puis le clôturer, pour que les fiers Rifains consentent à y laisser respirer leurs femmes et leurs filles, en dehors de la maison… Le projet de créer des salles d’informatique est récurrent. Demandez à n’importe quel jeune marginalisé ce qu’il souhaite le plus. à Al Hoceima ou à Tinghir, il vous répondra la même chose : apprendre à surfer sur Internet. C’est quand on manque de tout que le besoin d’ouverture sur le monde est le plus impérieux.
Mais toutes ces idées, il a d’abord fallu les rédiger, planifier et budgétiser avec précision. Pour cela, le réseau Al Amal a fait appel à deux militants connus pour leur expérience en matière de gestion de projets associatifs : Abdellah Zaâzaâ, président du Réseau des Association de Quartier de Casablanca (RESAQ) et Mourad Gourouhi, membre dirigeant de l’Association Marocaine pour la Solidarité et le Développement (AMSED). Les deux hommes, qui sillonnent le "Maroc associatif" depuis plus de 10 ans, ont immédiatement embarqué une poignée de camarades avant de prendre la route pour Al Hoceima. Séance après séance, heure après heure, ils ont appris à des dizaines de responsables d’ONG locales à identifier des besoins, cibler des partenaires, délimiter des zones d’intervention, dresser un planning d’exécution et enfin, goupiller un montage financier. La plupart de leurs "élèves" n’imaginaient pas, par exemple, que le temps qu’ils passent à gérer un projet puisse avoir une valeur, ou que l’argent qu’ils dépensent en transport et autres communications doive être comptabilisé. C’est dire à quel point le don de soi est une valeur de base, dans le monde associatif. A un stade
de la formation, tous les responsables de projet ont dû passer par une épreuve de "plaidoyer" : convaincre un petit jury parmi leurs pairs du bien fondé de leur projet, et de sa faisabilité. Tous, y compris ceux qui n’ont aucun niveau scolaire, sont aujourd’hui rompus aux subtilités de la gestion participative.
Sollicitée pour être partenaire de cette opération, la CGEM n’a pas hésité une seconde. Sous l’impulsion enthousiaste de son président Hassan Chami, la confédération patronale a pris en charge l’impression de cette édition spéciale de TelQuel – cela fera autant d’argent en plus pour les ONG. Quant à son secrétaire général Khalid Abaroudi, il n’a ménagé ni son temps ni sa peine pour collecter les dons pour Al Hoceima, en tandem avec l’équipe commerciale de TelQuel. Grâce à la générosité des annonceurs présents dans ce supplément, plus d’un demi million de dirhams sera versé au collectif Al Amal, pour coordonner et superviser la réalisation des 50 projets.
Il leur reste, maintenant, à trouver preneur. C’est le but de la seconde phase de l’opération, qui s’est ouverte à partir du moment où cette édition spéciale a été mise en kiosque. Dans les semaines qui viennent, une rencontre doit être organisée pour transformer l’essai. D’Okrichen et de sa piste défoncée, Aziz verra les photos, et étudiera le dossier. Avant qu’il ne finance le bétonnage de la piste, les responsables associatifs venus du Rif devront le convaincre de la bonne tenue du projet. Ils le convaincront sans doute, comme ils ont déjà convaincu le réseau Al Amal, la CGEM, et TelQuel.
Et la prochaine fois que la petite Hadda aura de la fièvre en temps d’orage, elle prendra ses antibiotiques quand même. Sans se douter des montagnes qu’il aura fallu soulever pour qu’elle puisse, ce soir là, s’endormir paisiblement.


L’écologie contre la délinquance

Al Marsa, c’est un peu le Sidi Moumen d’Al Hoceima, en plus petit. 9000 habitants dont une majorité de jeunes, beaucoup de délinquance, de toxicomanie, et l’intégrisme en augmentation. Pour y remédier, une approche écologique ! Il s’agit de réhabiliter un espace vert de 4 hectares : réaménager une source d’eau délabrée, puis utiliser l’eau pour irriguer les arbres du terrain (et, de ce fait, freiner son glissement, bien entamé) et enfin, y installer un espace de jeux pour les enfants. Le lien avec les jeunes désespérés d’Al Marsa ? Ce sont eux qui feront tout ça, ce qui leur aérera l’esprit. La commune d’Al Hoceima, les Eaux et forêts, et la délégation de l’Éducation fourniront le gros du financement. Un projet digne d’éloges, à soutenir d’urgence.

Association Tanoute pour le développement (Al Hoceima ville)

Contacts
Hakim Messoudi 066 50 95 93
Ahmed Chikhi 071 10 71 22

Combien
Coût global du projet : 465.500 DH
Autofinancement : 305.500 DH
Financement demandé
• Equipement et expertise : 60.000 DH
• Aménagement de la source : 15.000 DH
• Magasin et matériel : 60.000 DH
• Matériel pour l’espace de jeu : 25.000 DH

Total : 160.000 DH


Sport, jeu et jardinage

L'état de l’école Massirat Fath reflète la pauvreté du quartier de Bario Haddo. Mais pas le volontarisme de l’association de parents d’élèves, qui fourmille de projets pour offrir aux enfants l’environnement éducatif le plus stimulant. Il s’agit cette fois de les initier au jardinage en créant des petits espaces verts, de leur aménager des espaces de jeux avec toboggans et autres balançoires, et de leur acheter du matériel sportif en vue d’organiser des tournois inter-écoles. Bref, de faire de Massirat Fath un endroit où, en plus d’étudier, il fera bon vivre. Ce ne sera pas un luxe, quand on sait les dangers (toxicomanie, délinquance, etc.) qui guettent les enfants hors des murs de l’école. Les parents fourniront les plantes, et installeront eux-mêmes les nouveaux équipements. A saluer – et à soutenir.

Association des parents d’élèves de l’école Massirat Fath (Aït Youssef Ou Ali)

Contacts
Abdelhak El Idrissi 062 06 15 23
Abdelkhalek Sathioui 064 45 87 82

Combien
Coût global du projet : 115.080 DH
Autofinancement : 18.500 DH
Financement demandé
• Aménagement : 51.580 DH
• Equipement : 37.000 DH
• Suivi et gestion : 8.000 DH

Total : 96.580 DH


Des livres pour les enfants des pêcheurs

Les plupart des chefs de famille des quartiers Sidi Abid et Hay el Marsa, à Al Hoceima, sont des marins pêcheurs. Et la plupart des jeunes, des chômeurs, et/ou délinquants attirés par l’intégrisme. D’autres projets, lancés par la même association, visent à les prendre en charge. Celui-ci aura, en plus, le mérite de les cultiver. Il s’agit de créer une bibliothèque multifonctionnelle, avec livres scolaires, romans et ouvrages de culture générale, ordinateurs et Internet, et foyer pour bavarder et prendre un café. Il en coûterait 800.000 DH pour ce rêve, et la majeure partie du financement est déjà disponible, fournie par la commune urbaine, la délégation de l’enseignement et une ONG espagnole. Il ne manque que 19% du projet pour qu’il soit lancé. En attente d’un généreux donateur qui enclencherait la machine, et la spirale vertueuse…

Association Tanoute pour le développement (Al Hoceima ville)

Contacts
Hakim Messoudi 066 50 95 93
Tijani el Madani 068 94 04 72

Combien
Coût global du projet : 806.000 DH
Autofinancement : 653.000 DH
Financement demandé
• Formation : 5.000 DH
• Équipement informatique,
livres : 140.000 DH
• Gestion : 8.000 DH

Total : 153.000 DH


Basket et mini-foot sur la montagne

Jouer au foot sur un terrain vague à flanc de montagne, c’est peut-être poétique, mais cela n’assure pas un encadrement sportif véritable aux enfants des 6 douars de la commune rurale de Trogout. Pour cela, il faut un terrain polyvalent (mini-foot et basket ball, des filets, un magasin pour entreposer le matériel, des moniteurs de sport, etc.) Luxe ? Que non ! On ne dira jamais assez à quel point un encadrement sportif (sérieux) peut sauver des enfants de la marginalité et de la délinquance. Surtout quand cela ne coûte, au final, pas si cher que cela : un peu plus de 200.000 DH, dont 23.000 DH (en ballons, tenues et encadrement) sont offerts par l’association et les parents d’élèves. Il en faut tout de même 185.000 autres pour terrasser, aménager et équiper le terrain.

Association agricole de développement et solidarité (Trogout)

Contacts
Rachid Assaghir 061 58 06 36
Habib Tahbani 066 61 89 17

Combien
Coût global du projet : 208.000 DH
Autofinancement : 23.000 DH
Financement demandé
• Terrassement : 50.000 DH
• Clôture et chaînage : 55.000 DH
• Équipement : 80.000 DH

Total : 185.000 DH


La guerre aux déchets toxiques

La pêche, l’industrie marine, le commerce et le tourisme… tout cela fait vivre les gens d’Al Hoceima et leur fournit des emplois. Mais cela génère aussi des déchets, souvent toxiques. Sans parler des décharges non contrôlées dites "points noirs", qui ne cessent de rogner sur les champs et autres espaces verts. Les membres de l’association ont donc conçu un vaste projet visant à former des agriculteurs aux nouvelles techniques de traitement des déchets organiques, mais aussi à rechercher des endroits appropriés pour traiter les déchets toxiques. Un fonds canadien et une ONG espagnole ont promis leur aide technique et financière pour aider à mettre en place le projet. Reste à trouver le complément…

Association Al Moustaqbal pour la gestion des déchets solides (Al Hoceima-ville, Beni Bouayach, Imzouren, Aït Youssef ou Ali)

Contacts
Monir Achahbar 070 15 68 56
Abdelilah Essakaki 065 61 62 05

Combien
Coût global du projet : 271.549 DH
Autofinancement : 126.049 DH
Financement demandé
• Formation et sensibilisation : 90.000 DH
• Mise en place : 31.500 DH
• Coordination : 24.000 DH

Total : 145.500 DH


Réservoirs d’eau pour les agriculteurs

Partout, les agriculteurs ont besoin d’eau. L’existence d’une nappe phréatique permet de forer des puits. Mais quand il n’y en pas, comme c’est le cas sur tout l’est de la province d’Al Hoceima ? On stocke alors l’eau dans des réservoirs. A Rouadi, il y a un vieux réservoir. Mais il est vétuste et mal entretenu. Humains et bétail, qui en boivent, développent donc des maladies. Le projet consiste à rénover l’ancien réservoir et à en construire un nouveau, pour séparer l’eau pour l’irrigation de celle pour l’alimentation. L’association offre les coûts de gestion (estimés à 21.600 DH – dont beaucoup de déplacements, pour cause d’enclavement des douars) et les villageois offrent leurs bras (il en coûterait 25.440 DH, s’il fallait payer). Reste la main d’œuvre spécialisée et le gros du budget : les matériaux de construction pour les 2 réservoirs.

Association Rouadi pour l’environnement et le développement (Rouadi)

Contacts
Abdelaziz Talih 062 53 13 52
Jamal Ben Hatal 070 13 26 81

Combien
Coût global du projet : 175.620 DH
Autofinancement : 47.040 DH
Financement demandé
• Matériaux de construction : 97.500 DH
• Main d’œuvre spécialisée : 31.080 DH

Total : 128.580 DH


Informatique et jeux-concours

Quand les écoles n’ont pas les moyens, les parents d’élèves prennent le relais. Ceux de l’école Al Badissi, à Al Hoceima ville, ont déjà plusieurs actions à leur actif, dont l’équipement de la bibliothèque de l’école. Ils projettent aujourd’hui d’acquérir 10 ordinateurs et des connexions Internet. Mais ils ne s’arrêteront pas là. Pour rentabiliser l’investissement, les 240 élèves de l’établissement suivront des formations serrées, par groupes de soixante, pendant 3 mois. Objectifs : en faire des pros du " surf " sur le net. Rien de mieux pour les motiver que d’organiser, à la fin de chacun des 4 cycles de formation, un concours pour récompenser l’auteur de la meilleure recherche Internet – avec petite fête, distribution de prix, etc. Le lycée offre la formation, les parents les tables et les chaises. Reste l’équipement informatique.

Association des parents d’élèves du lycée El Badissi (Al Hoceima ville)

Contacts
Ahmed Bijbije 067 62 67 60
Ahmed Aârab 068 16 13 15

Combien
Coût global du projet : : 120.500 DH
Autofinancement : 25.000 DH
Financement demandé
• Aménagement : 2.000 DH
• Équipement informatique : 77.500 DH
• Concours et fêtes : 16.000 DH

Total : 95.500 DH


Des livres et des ordinateurs

Trogout, vous connaissez ? C’est pourtant plus qu’un village oublié à 20 Km d’Al Hoceima, une sorte de "chef lieu" des douars environnants. On y compte 3 écoles pour 1600 élèves, plus un collège abritant 210 lycéens (c’est dire la déperdition). Ce collège manque évidemment de tout, à commencer par les tables et les chaises. Mais ça, les parents d’élèves peuvent se débrouiller pour y remédier. Ils ne peuvent rien, en revanche, contre l’absence de livres. Et, aussi pauvres soient-ils, ils savent qu'en 2005, si les enfants ne sont pas familiarisés avec l’outil informatique, ils n’iront pas bien loin. D’où ce projet d’équiper le collège de Trogout d’une bibliothèque et d’une salle informatique. Les militants associatifs offrent l’encadrement, et l’école la salle et l’aménagement. Il leur manque le matériel.

Association agricole de développement et solidarité (Trogout)

Contacts
Rachid Assaghir 061 58 06 36
Habib Tahbani 066 61 89 17

Combien
Coût global du projet : 122.770 DH
Autofinancement : 21.000 DH
Financement demandé
• Aménagement : 8.000 DH
• Matériel informatique : 61.550 DH
• Livres : 20.000 DH
• Frais de gestion : 12.220 DH

Total : 101.770 DH


Nettoyer les plages, sensibiliser les gens

Izdi, Timchedine, Isri, Sfiha, Tala Youssef, Souani, Cala Iris, Cala Bonita… ça ne vous dit rien ? Ce sont pourtant 8 des plus belles plages de la région d’Al Hoceima. Mais elles sont quasi-abandonnées par les autorités locales faute de moyens. D’où dégradation, déchets, etc. Dans la région, l’association Bennaaman fait un peu ce que fait l’association Afak à Casablanca : des campagnes de sensibilisation, des opérations de nettoyage, etc. La différence, c’est évidemment les moyens. Que les gens soient pauvres ou riches, il faut pour attirer leur attention des tables rondes, affiches, flyers, T-shirts et casquettes, mégaphones, etc. l’association et les partenaires du projet ont réuni 30.000 DH. Mais pour toucher 30.000 personnes, il en faut encore près de 5 fois plus…

Association Benaaman pour l’environnement et le patrimoine (Al Hoceima ville, Beni Boufrah, Aït Youssef Ou Ali, Izemmouren)

Contacts
Mohamed Mouha 065 28 41 11
Khalid Belkaidi 061 51 93 93

Combien
Coût global du projet : 163.800 DH
Autofinancement : 30.000 DH
Financement demandé
• Tables rondes : 40.000 DH
• Matériel de communication : 50.000 DH
• Opérations de nettoyage : 20.000 DH
• Équipement et suivi : 23.800 DH

Total : 133.800 DH


L'autonomisation par la couture

L'association Massirat Annour, qui a à son actif plusieurs campagnes locales d’alphabétisation, projette d’ouvrir un "club féminin" dans la commune rurale de Tamassint, puis de l’équiper en machines à coudre et de mettre sur pied des formations soutenues, pendant 1 an, au profit des femmes de 8 douars proches. Objectif : vendre la production de ces femmes, dès l’année prochaine, dans les souks de la région. La commune de Tamassint ne pourra se permettre qu’une participation (18.000 DH) au loyer annuel du local, déjà disponible. L’association, elle, ne perd pas de vue ses objectifs initiaux, puisqu’elle prévoit, en soutien aux leçons de couture, des cours d’alphabétisation et des visites de médecins (c’est offert, et cela fait gagner 71.300 DH). Il en faudra près de 100.000 de plus pour équiper le centre.

Association Massirat Annour pour le Développement et l’Alphabétisation (Tamassint)

Contacts
Nadia Naboulsi 065 63 45 49
Farha Darbouchy 066 67 18 41

Combien
Coût global du projet : 190.300 DH
Autofinancement : 89.300 DH
Financement demandé
• Équipement : 36.500 DH
• Formation spécialisée : 48.000 DH
• Gestion : 16.500 DH

Total : 101.000 DH


Une maison pour les jeunes

Le "nouveau" quartier d’Al Hoceima n’a de nouveau que le nom. Vétuste, mal équipé, marginal, ses jeunes sont souvent attirés dans l’engrenage fatal échec scolaire/délinquance/intégrisme. Les "maisons de jeunes" ont toujours constitué une réponse appropriée. Mais pour 55.000 habitants d’Al Hoceima, il y en a… une seule ! Il s’agit donc d’en ouvrir une autre, de l’équiper, d’y fournir des cours de soutien scolaire, et d’y ouvrir 3 clubs permanents : musique, sport et théâtre. Plus divers séminaires et tables rondes sur des thèmes pour lesquels les associations sentent une forte demande : droits de l’homme, citoyenneté, etc. Les délégations locales de l’Éducation nationale et de la jeunesse, ainsi que la commune d’Al Hoceima, sont de la partie. Elles apportent 45% du projet. Les 55% manquants sont attendus…

Association du nouveau quartier (Al Hoceima ville)

Contacts
Mohamed Aâchir 068 68 65 07
Mhamed El Idrissi 068 34 56 82

Combien
Coût global du projet : : 175.540 DH
Autofinancement : 79.360 DH
Financement demandé
• Aménagement et équipement : 60.980 DH
• Encadrement : 29.000 DH
• Gestion et suivi : 6.200 DH

Total : 96.180 DH


Organiser un tournoi de foot

Quand les jeunes manquent de tout, que font-ils ? Ils jouent au foot ! A Trougout, cela se passe sur des terrains vagues à flanc de montagne, dans un superbe décor naturel. Les moyens des quelques 1000 joueurs de la commune, eux, n’ont rien de superbe. 16 équipes de douars (8 d’enfants et 8 d’adultes), et une même tenue qui circule d’équipe en équipe. Bref, on se débrouille comme on peut. Le rêve de Trogout, c’est d’organiser un vrai tournoi. Il y en a eu un l’année dernière, mais tellement bancal que pour cette année, on a ressenti le besoin de budgétiser le projet et d’appeler aux dons. L’école de formation des arbitres d’Al Hoceima offre les services de ses diplômés et leur transport. Il ne reste pas grand chose à payer : des tenues pour les autres équipes, les prix du tournoi, la logistique : à peine 20.900 DH. Le prix du rêve…

Association agricole de développement et solidarité (Trogout)

Contacts
Rachid Assaghir 061 58 06 36
Habib Tahbani 066 61 89 17

Combien
Coût global du projet : 26.400 DH
Autofinancement : 5.500 DH
Financement demandé
• Aménagement du terrain : 3.000 DH
• Tenues et prix : 11.400 DH
• Gestion et animation : 6.500 DH

Total : 20.900 DH


Un club pour les femmes rurales

Il y a plus de 300 femmes et jeunes filles, au douar Lemâllemine, commune de Targuist. L’écrasante majorité d’entre elles sont, rien d’étonnant à cela, analphabètes, sous-employées, et le plus souvent recluses dans leurs foyers. L’idée de créer un "club" qui leur serait réservé n’est pas unique dans la région, depuis que des ONG espagnoles ont lancé le concept, il y a quelques dizaines d’années. Quand les femmes se retrouvent entre elles, elles sont plus enjouées, plus disposées à apprendre, voire à produire. Un cercle vertueux, donc. Les villageois ont fait ce qu’ils ont pu : offrir le terrain (estimé à 20.000 DH). L’association, elle, prend en charge l’animation et les études techniques (contre valeur : 17.000 DH). Reste à financer le plus gros : la construction et l’équipement du local (notamment en matériel de couture).

Association Nahda Maalmin Targuist (Targuist)

Contacts
Omar Ezzarrad 070 61 99 42
Habib Azeriah 071 90 21 57

Combien
Coût global du projet : 244.060 DH
Autofinancement : 37.000 DH
Financement demandé
• Construction et aménagement : 173.760 DH
• Équipement : 26.900 DH
• Formation : 6.400 DH

Total : 207.060 DH


Bétonner 30 mètres de piste

Qui connaît le douar Okrichen et ses 600 habitants, nichés en pleine montagne à 35 km d’Al Hoceima ? Pour que les enfants aillent à l’école ou que les malades consultent le médecin, ils doivent emprunter une piste d’un kilomètre et demi, qui rejoint la route goudronnée menant à la commune de Beni Abdellah. Rien d’anormal jusque là… Sauf que quand il pleut, le douar se retrouve coupé de la civilisation, parce qu’un tronçon de la piste, guère plus long que 30 mètres, devient impraticable. C’est bête, non ? Mais imaginez une fièvre qui empire, une plaie qui se gangrène... D’où le projet de bétonner ce fameux tronçon incertain. Les villageois sont prêts à terrasser eux-mêmes, pour économiser 4.500 DH. Ils ont même rassemblé leurs maigres économies lesquelles, jointes à un don de la commune de Beni Abdellah, culminent à 23.100 DH. Pour le reste…

Association Taliwin pour le développement et la culture (Beni Abdellah)

Contacts
Abdelmonaim Allach 067 49 95 35
Ali Achahbar 069 72 21 43

Combien
Coût global du projet : 93.500 DH
Autofinancement : 27.600 DH
Financement demandé
• Matériel et travaux : 48.000 DH
• Suivi technique : 17.900 DH

Total : 65.900 DH


Des ordinateurs pour 800 élèves

Au sein du quartier (pauvre) Barrio Haddou, l’école Massirat Fath fait ce qu’elle peut. C'est-à-dire pas suffisamment au goût des parents des 800 élèves. Regroupés en association, ils voudrait que leurs enfants, comme ceux des écoles "riches", apprennent l’informatique, Internet, et toutes ces choses dont on ne peut plus se passer, dans les années 2000. Le projet se résume en quelques mots : 10 tables, 10 chaises, 10 ordinateurs, 1 imprimante, 1 bureau pour le prof d’informatique et le prof d’informatique lui-même. Le salaire de ce dernier, ainsi que l’aménagement et le câblage et connexions de la salle, seront à la charge des parents. Ils ne peuvent pas faire plus, et notamment pas acheter l’équipement informatique…

Association des parents d’élèves de l’école Massirat Fath (Al Hoceima ville)

Contacts
Abdelhamid Raiss 071 31 81 47
Hassan Afajjay 070 18 90 40

Combien
Coût global du projet : 111.500 DH
Autofinancement : 19.500 DH
Financement demandé
• Matériel informatique : 77.000 DH
• Tables, chaises et bureau : 15.000 DH

Total : 92.000 DH


Des fleurs et des poubelles

Bario Haddou manque de poubelles. Aussi, les habitants de ce quartier d’Al Hoceima posent leurs ordures en tas dans la rue, dans des sacs en plastique. Que les chiens ont vite fait d’éventrer, empêchant leur ramassage par des éboueurs pressés. Tout cela donne une vision assez apocalyptique du quartier, surtout qu’il est dépourvu de verdure. L’association du quartier veut d’abord imprimer et distribuer 60 plaquettes d’éducation civique, puis placer dans les rues 40 poubelles et 150 pots plantés de fleurs. Les fleurs ne dureront peut-être pas, et les pots seront peut-être volés. Mais au moins, les riverains verront qu’avec un peu de volonté, on peut y arriver tout seul, plutôt que de pleurnicher sur le fait que la municipalité ait abandonné le quartier. L’association valorise le travail de ses 30 membres à 3.000 DH, pour un mois.

Association Bario Haddou (Al Hoceima ville)

Contacts
Hilmi Bentouhami 066 47 34 20
Mohamed Rahmouni 067 49 63 32

Combien
Coût global du projet : 46.500 DH
Autofinancement : 3.000 DH
Financement demandé
• Supports de communication : 17.000 DH
• Poubelles, pots et fleurs : 26.500 DH

Total : 43.500 DH


Équiper 200 filles rurales pour l’école

La scolarisation des petites filles est identifiée, depuis longtemps, comme le levier de développement majeur en milieu rural. C’est essentiellement une question de moyens. Les parents sont pauvres, et n’ont pas les moyens d’acquérir cartables, uniformes et fournitures scolaires. Mais c’est aussi, pour une large partie, une question de mentalités. C’est pourquoi l’association Annahda (la renaissance) ne compte pas se limiter à acheter uniformes et cartables garnis pour 200 petites filles de Tifraouine – même si c’est tout ce qui coûte de l’argent. Elle compte aussi les visiter régulièrementà leurs domiciles, pour informer les pères des progrès accomplis par leurs filles et vérifier que leurs dispositions n’ont pas changé. L’association pend en charge toute la gestion du projet (valorisée à 23.700 DH sur un an).

Association Annahda pour le développement (Tifarouine)

Contacts
Abdellatif El Younssi 071 23 11 12
Samir El Kadaoui 070 82 13 51

Combien
Coût global du projet : 167.960 DH
Autofinancement : 23.700 DH
Financement demandé
• 200 cartables : 19.000 DH
• 200 sets de fournitures scolaires : 49.260 DH
• 400 uniformes scolaires (2 par fille) : 76.000 DH

Total : 144.260 DH


Broderie pour les femmes du barrage

Le quartier du barrage Abdelkrim Khattabi, dans la commune de Beni Bouayach est pauvre et marginalisé. Les 45 femmes qui y ont bénéficié de cours d’alphabétisation dispensés par les bénévoles de l’association, depuis 2004, sont devenues des figures de proue du quartier. Elles en ont recruté 15 autres. Toutes veulent dorénavant apprendre la couture et la broderie, pour avoir un métier rémunérateur. L’association a aussitôt monté un projet et compte prendre en charge ses frais de gestion, valorisés à 15.500 DH. La délégation de l’équipement fournit le local, à charge de l’aménager.
C’est évidemment le matériel (4 grandes machines à tricoter et à broder, 5 petites machines, des tables de coupe et des chaises), qui coûte le plus cher. En attendant qu’un généreux donateur se manifeste.

Association féminine pour le développement et la coopération (Beni Bouayach)

Contacts
Anissa El Khamlichi 066 73 89 15
Fatiha El Baroudi 073 32 99 43

Combien
Coût global du projet : 136.000 DH
Autofinancement : 15.500 DH
Financement demandé
• Machines à coudre, tricoter
et broder : 97.000 DH
• Tables et chaises : 18.500 DH
• Aménagement du local : 5.000 DH

Total : 120.500 DH


Récompenser les jeunes talents

Quand on a 8 ans et qu’on décroche un prix de dessin ou de sculpture, on s’en souvient toute sa vie. Quand on a 25 ans et qu’on décroche le prix du meilleur musicien de la région, on se pose aussi quelques questions sur l’orientation qu’on devrait donner à sa vie. Les concours ont toujours été des révélateurs de vocations, et des réservoirs à rêves et à souvenirs d’enfance enchantés. L’association des jeunes méditerranéens veut en réaliser un, ouvert aux enfants à partir de 8 ans et aux jeunes jusqu’à 25 ans. Cela pourrait se réaliser très rapidement, parce que c’est simple à organiser et que ça ne coûte pas cher : un peu plus de 40.000 DH, dont l’association n’a pu réunir que 7000 DH. À bon entendeur…

Association des jeunes méditerranéens pour le développement du Rif (Al Hoceima ville)

Contacts
Mohamed El Moussaoui 067 69 75 57
Yasmine Bouzoubaa 067 76 87 40

Combien
Coût global du projet : 42.750 DH
Autofinancement : 7.000 DH
Financement demandé
• Matériel et organisation
28.750 DH
• Communication : 4.000 DH
• Gestion : 3.000 DH

Total : 35.750 DH


Caravane théâtrale en Tamazight

L'association Thifasswin milite activement pour la langue amazighe. Mais la littérature n’est pas le seul vecteur de la langue. Le théâtre, surtout quand il apporte une touche ludique, est aussi très efficace pour cela. D’où ce projet de caravane théâtrale itinérante. En effet la très grande majorité des habitants des douars à visiter ne parlent que le rifain. Et qu’ils ne savent pas ce que c’est que le théâtre… Les costumes et le budget de déplacements sont fournis par l’association, ce à quoi le conseil provincial de la culture apporte une contribution (symbolique ?) de 5.000 DH. Total : 45.000DH. Reste à financer une foule de choses dont la coordination de la caravane, la sono, l’éclairage, etc. Une fois le complément de financement trouvé, la tournée pourrait durer jusqu’à un an.

Association Thifasswin pour le théâtre (Toute la province)

Contacts
Habib Aoulad el Madani 066 12 07 80
Ahmed Samar 061 70 29 99

Combien
Coût global du projet : 161.500 DH
Autofinancement : 45.000 DH
Financement demandé
• Coordination et encadrement : 80.000 DH
• Équipement et accessoires : 22.000 DH
• Gestion : 14.500 DH

Total : 116.500 DH


Des ordinateurs pour s'évader

Ajdir, à la sortie d’Al Hoceima, c’est ce petit village qui a été la capitale de l’insurrection de Abdelkrim El Khattabi contre les Espagnols. C’est aujourd’hui une commune pauvre de 5.000 habitants qui manque de tout. Et quand une commune manque de tout, quel est le besoin le plus impérieux des jeunes ? Apprendre l’informatique ! L’outil informatique est considéré à juste titre comme un levier majeur pour sortir de l’indigence intellectuelle. D’où ce projet, simple, de créer un centre informatique doté de 8 ordinateurs et d'autant de tables. L’association de la gestion des terres collectives, la commune d’Aït Youssef Ou Ali (dont dépend Ajdir) et les porteurs du projet n’ont pu assembler que 10.000 DH. Suffisamment pour montrer leur implication, mais il en faut encore 9 fois plus.

Association Ajdir pour l’environnement et le développement social (Aït Youssef Ou Ali)

Contacts
Farid Bouddaham 069 67 57 68
Jamal Zaïm 064 26 24 27

Combien
Coût global du projet : 100.000 DH
Autofinancement : 10.000 DH
Financement demandé
• Equipement informatique : 69.000 DH
• Aménagement du local : 4.000 DH
• Formation, gestion et suivi : 17.000 DH

Total : 90.000 DH


De l'eau pour un douar

Le douar Tala Youssef abrite 1400 habitants. Unique source de revenu : la maigre agriculture locale. Et le système d’irrigation du douar menace ruine : 2 réservoirs d’eau quasi-inutilisables et une saguia de 100 mètres, trop courte et qui fuit de partout. Le projet consiste à rénover les 2 réservoirs, à colmater les brèches de l’ancienne saguia et à en installer une nouvelle de 400 mètres. La population locale et l’association n’ont que leurs bras à offrir, ce qui permettra d’économiser 40.000 DH. Il en coûtera 60.000 de plus pour rénover la saguia et les réservoirs, et surtout 160.000 DH pour créer la nouvelle saguia. Mais à ce prix là, les revenus agricoles du douar sont assurés pour au moins une bonne dizaine d’années…

Association Tala Youssef pour la solidarité sociale et le développement (Izemmouren)

Contacts
Ali El Idrissi 068 16 09 38
Abderazzak Bouzakhti 071 51 57 19

Combien
Coût global du projet : 260.000 DH
Autofinancement : 40.000 DH
Financement demandé
• Rénovation des réservoirs : 30.000 DH
• Rénovation de l’ancienne saguia : 30.000 DH
• Installation de la nouvelle saguia : 160.000 DH

Total : 220.000 DH


Ouvrir un douar au savoir

Il y a une école primaire, branchée au réseau électrique au village de Tala Youssef (en fait, un ensemble d’agglomérations disséminées sur la montagne, regroupant 1200 habitants). Mais les 210 enfants qui la fréquentent n’ont quasiment pas de livres, hormis les plus indispensables des manuels. Ils n’ont pas d’ordinateur non plus. Mais ils n’en ont pas moins besoin que les enfants urbains. L’association issue du douar, très active, projette donc de créer une bibliothèque et une salle informatique au sein de l’école du village. Elle n’a rien à offrir, sinon le temps et l’effort de ses bénévoles pour assurer le suivi du projet (contre valeur de 5.000 DH). Pour le reste, à savoir les livres, tables, chaises et ordinateurs, elle dépend entièrement de la générosité d’un donateur. Pourquoi pas vous ?

Association Tala Youssef pour la solidarité sociale et le développement (Izemmouren)

Contacts
Ali El Idrissi 068 16 09 38
Abderazzak Bouzakhti 071 51 57 19

Combien
Coût global du projet : 125.000 DH
Autofinancement : 5.000 DH
Financement demandé
• équipement informatique : 70.000 DH
• Livres : 30.000 DH
• Aménagement, mobilier : 20.000 DH

Total : 120.000 DH


Casser les barrières par la couture

Le quartier Moroviejo n’est pas spécialement pauvre – ni spécialement riche, d’ailleurs. Mais la mentalité très conservatrice d’Al Hoceima transcende les classes sociales. Si on ne leur fournit pas d’endroit où elles peuvent se retrouver et déployer des activités utiles, beaucoup de femmes resteront analphabètes et cloîtrées dans leurs domiciles. C’est pourquoi l’association Anoual projette d’équiper un centre de couture et d’alphabétisation, qui devra profiter à une centaine de femmes du quartier. Le moindre des effets de ce centre sera de faire se côtoyer, d’égales à égales des maîtresses de maisons et des employées de ces mêmes maisons. L’association, en partenariat avec la délégation locale de l’éducation, a rassemblé 11.600 DH. Mais les équipements coûtent cher. Il en faut 136.000 de plus pour que ce projet puisse voir le jour.

Association Anoual des habitants du quartier Moroviejo (Al Hoceima ville)

Contacts
Farid el Mansouri 061 70 38 13
Hassan Oukhiar 073 18 03 33

Combien
Coût global du projet : 147.600 DH
Autofinancement : 11.600 DH
Financement demandé
• Location (1 an) : 18.000 DH
• Équipement : 70.000 DH
• Encadrement et suivi (1 an) : 48.000 DH

Total : 136.000 DH


Mettre à niveau des garderies

Il y a bien quelques garderies à Al Hoceima et dans les environs. Mais les éducatrices sont mal (ou pas du tout) formées, et les équipements font cruellement défaut. D’où le projet de mettre aux normes 4 garderies pilotes de la région. Une dans la ville même, et 3 autres à la campagne. Il s’agira de former les éducatrices, et d’acheter du matériel : tableaux, tables et chaises, ordinateurs, téléviseurs, lecteurs DVD et caméras vidéo, pour généraliser la démarche à toutes les garderies de la province. Les délégations locales du secrétariat d’État à la jeunesse et du ministère de l’Éducation, ainsi que les parents d’élèves et gestionnaires des garderies, sont prêts à mettre près de 390.000 DH dans le projet. Il en faudrait un peu moins de 100.000 supplémentaires.

Association provinciale de coopération éducative (Al Hoceima-ville, Beni Bouayad, Izemmouren et Targuist)

Contacts
Saïd Aâchir 070 78 72 35
Bachir Amezian El Irissi 061 93 68 91

Combien
Coût global du projet : 488.500 DH
Autofinancement : 388.650 DH
Financement demandé
• Équipement : 61.350 DH
• Formation et tables rondes : 32.000 DH
• Fonctionnement et suivi : 6.500 DH

Total : 99.850 DH


Tournée théâtrale pour enfants ruraux

L'association regroupe une quarantaine de membres, tous amoureux du théâtre, dont 17 forment une troupe. A son répertoire, déjà deux pièces en Tamazight, dont une, qui connaît un grand succès, intitulée : "de la campagne à la ville, les vies inversées". Le thème, comme on s’en doute, est la différence entre la vie urbaine et rurale. Cela fait beaucoup rire les enfants. Et cela leur donne le goût du théâtre. Le projet consiste à effectuer une tournée, dans 13 communes rurales de la province, à imprimer (à 500 exemplaires) un manuel de vulgarisation pour donner le goût du théâtre aux enfants, et à organiser des ateliers pour attirer de nouveaux adhérents. Un très joli projet, déjà financé pour plus de la moitié par l’association et ses partenaires. Un bon geste, et beaucoup de petits regards s’illumineront…

Association du Rif pour le théâtre (Toute la province)

Contacts
Laaziz Ibrahimi 068 16 13 84
Ahmed Ajouini 067 83 77 40

Combien
Coût global du projet : 200.500 DH
Autofinancement : 109.000 DH
Financement demandé
• Équipement : 33.500 DH
• Tournée : 18.500 DH
• Ateliers : 26.000 DH

Total : 78.000 DH


Une bibliothèque pour 800 enfants

Imaginez un établissement scolaire de 800 élèves… sans bibliothèque ! C’est le cas de l’école Massirat Fath, sise dans le quartier défavorisé de Barrio Haddou. L’association des parents d’élèves, qui a aussi pour projet d'équiper l'école en ordinateurs (lire en page 10), a d’abord pensé à une bibliothèque garnie de 2.000 livres. L’école n’ayant aucun moyen financier, Les parents d’élèves assureront la gestion et le suivi du projet bénévolement (il en coûterait 15.000 DH, sinon) et participeront, à hauteur de 2.000 DH, à l’aménagement de la bibliothèque (l’école dispose d’un local disponible). 15% du projet, en tout. Il faut donc les 85% restants : 83.000 DH, pour permettre à 800 enfants de lire…

Association des parents d’élèves de l’école Massirat Fath (Al Hoceima ville)

Contacts
Abdelhamid Raiss 071 31 81 47
Hassan Afajay 070 18 90 40

Combien
Coût global du projet : 100.000 DH
Autofinancement : 17.000 DH
Financement demandé
• Équipement : 64.000 DH
• Formation et encadrement : 19.000 DH

Total : 83.000 DH


Le cinéma à la portée de tous

Le phénomène des ciné-clubs battait son plein au Maroc, pendant les années 70. Il n’en reste plus grand-chose aujourd’hui, hormis une poignée de passionnés. Les membres de cette association en font partie. Leur projet consiste à acquérir du matériel de projection cinématographique, puis de faire, à travers toute la province, une tournée de projections suivies de discussions. Sur le thème du film, mais aussi sur les techniques cinématographiques et les métiers du cinéma. Des petites initiations seront même dispensées. Le conseil provincial de la culture et du sport fournit le car pour transporter le matériel (qu'il faudra d’abord acquérir). L’association et ses partenaires avancent 24% . Si le projet aboutit, les membres de l’association caressent le projet fou d’un festival…

Association ciné club Bades (Toute la province)

Contacts
Abdeslam Allaouzi 064 87 25 75
Abdelmonaim Ouahbi 067 14 05 80

Combien
Coût global du projet : 123.650 DH
Autofinancement : 29.000 DH
Financement demandé
• Équipement de projection : 61.000 DH
• Organisation de la tournée : 17.650 DH
• Formation et encadrement : 16.000 DH

Total : 94.650 DH


Prêter des livres aux filles rurales

Créer une bibliothèque au milieu d’un douar est un projet admirable. Mais l’association Beni Gmil Mestasa va plus loin. Consciente qu’une "mauvaise lecture des traditions et de la religion" a conduit nombre de villageois à retirer leurs filles de l’école, l’association, se refusant à les abandonner, a imaginé… un système de prêt de livres et de magazines, à domicile. C’est tout bête, mais personne d’autre n’y avait pensé. Environ 200 élèves des 5 secteurs scolaires de la commune Beni Gmil Mestassa devraient profiter de la bibliothèque. Quant au système de prêt, il devrait bénéficier à une centaine de filles, jeunes et moins jeunes. Le local sera fourni par l’éducation nationale (une annexe d’une école) et les frais de gestion sont offerts par l’association (contre valeur de 24.000 DH). Reste à aménager la bibliothèque et à acheter les livres.

Association Beni Gmil Mestassa pour le développement et la culture (Beni Gmil Mestassa)

Contacts
Ahmed Cherik 073 17 53 30
El Khader Ibouksiren 071 25 68 24

Combien
Coût global du projet : 143.500 DH
Autofinancement : 24.000 DH
Financement demandé
• Aménagement : 38.000 DH
• Équipement : 81.500 DH

Total : 119.500 DH


Salle polyvalente dans un douar

Pour les habitués du monde rural, le concept des "salles polyvalentes" est un must : il s’agit d’équiper un local pour qu’il puisse servir de bibliothèque, salle de théâtre et/ou de sensibilisation à diverses choses (santé, hygiène reproductive… les thèmes utiles ne manquent pas). L’expérience montre que de telles salles deviennent systématiquement le pôle central des douars où elles sont implantées. Pour le cas de Souani (2.000 habitants), une convention est déjà signée entre l’association des parents d’élèves et la délégation du ministère de la Culture, qui s’engage à équiper la future salle en matériel, livres, et manuels divers. La délégation de l’Enseignement, elle, fournit le local. Quant à la main d’œuvre, elle sera fournie par les villageois eux-mêmes, trop heureux de l’opportunité. Un peu moins de la moitié du projet est donc déjà financée. Ne restent que les frais de construction…

Association des parents d’élèves de Souani (Ait Youssef Ou Ali)

Contacts
Mohamed Boujirat 061 60 04 99
Samir Touhrach 064 48 66 47

Combien
Coût global du projet : 170.000 DH
Autofinancement : 80.000 DH
Financement demandé
• Construction : 90.000 DH

Total : 90.000 DH


Pour les enfants tristes… Musique !

Des concerts de musique pour redonner le sourire aux enfants des familles frappées par le séisme, mais aussi aux enfants des hôpitaux, des orphelinats… Quelle jolie idée ! Le groupe musical est lui-même formé d’enfants (au chant), accompagnés par des adultes (à la musique). Il est déjà constitué et a déjà donné des représentations, et même quelques cours de musique pour les plus passionnés des petits auditeurs. Mais tout cela s’est fait avec des instruments fatigués et une sono plus que vétuste. Le projet consiste donc à équiper le groupe en vrais instruments (un synthétiseur, une boîte à rythmes, 3 guitares…) et en vrai matériel de sono, plus des supports pour donner les cours. Le conseil provincial de la Culture et du sport fournit un car pour déplacer le matériel pendant les tournées et 29% du budget est pris en charge par l’association.

Association ciné club Bades (Toute la province)

Contacts
Abdeslam Allaouzi 064 87 25 75
Abdelmonaim Ouahbi 067 14 05 80

Combien
Coût global du projet : 136.800 DH
Autofinancement : 39.400 DH
Financement demandé
• Équipement musical : 38.500 DH
• Cours de musique (supports
et animation) : 26.500 DH
• Gestion et suivi (un an) : 32.400 DH

Total : 97.400 DH


Libérer les femmes des douars

Dans le Rif, les ONG locales se battent non seulement contre le sous-développement mais aussi contre cette mentalité "conservatrice" qui y maintient les populations – et notamment les femmes. Leur seule chance d’évoluer et d’apprendre est qu’elles se retrouvent entre elles, encadrées par des femmes. C’est ce que projettent de faire les membres de l’association, en créant un "centre pour l’insertion de la femme" dans la commune rurale de Tifarouine (7000 habitants). Les femmes des douars Mhajar, Aït Ttaâ et Iryanan devraient y recevoir des cours d’alphabétisation, y apprendre la couture avec des machines modernes, mais aussi y recevoir des cours de sensibilisation sur la santé, l’hygiène et l’éducation. Avec la direction provinciale de l’Equipement, l’association apporte 33.000 DH au projet, en gestion et force de travail – soit 18% de la somme nécessaire.

Association Annahda pour le développement (Tifarouine)

Contacts
Abdellatif El Younssi 071 23 11 12
Samir El Kadaoui 070 82 13 51

Combien
Coût global du projet : 179.400 DH
Autofinancement : 33.000 DH
Financement demandé
• Aménagement : 7.000 DH
• Équipement : 99.000 DH
• Gestion : 40.400 DH

Total : 146.400 DH


Premiers secours à femmes marginalisées

Environ 78% des 1500 femmes de la commune rurale de Beni Bouayach sont analphabètes. Notamment 40 d’entre elles, habitant le douar Izakiren. Connaissant la mentalité masculine dominante dans le Rif, il est heureux que leurs maris aient accepté qu’elles reçoivent des cours d’alphabétisation et de sensibilisation sur la santé et l’hygiène. C’est, en quelque sorte, le "service minimum du développement" – on pourrait aussi appeler cela une opération de premiers secours à des femmes coupées du monde. Les membres de l’association fourniront leur force de travail et le ministère de l’Equipement offrira la salle de cours (contre valeur du tout : 21.000 DH). Le gros du budget demandé ira à l’équipement et à la rémunération des enseignantes.

Association féminine pour le développement et la coopération (Beni Bouayach)

Contacts
Anissa El Khamlichi 066 73 89 15
Fatiha El Baroudi 073 32 99 43

Combien
Coût global du projet : 95.600 DH
Autofinancement : 21.000 DH
Financement demandé
• Aménagement : 7.000 DH
• Équipement : 35.600 DH
• Gestion : 32.000 DH

Total : 74.600 DH


Sensibiliser, planter des arbres

La région d’Al Hoceima regorge de richesses naturelles. À tel point que l’État y a créé un parc national : 28.000 hectares de forêts et de plaines. Ce superbe patrimoine est malheureusement en pleine régression à cause, notamment, de la déforestation et des surpâturages. Une seule solution : former les habitants au respect de l’environnement, à commencer par les enseignants, vecteurs de la conscience civique, et multiplier les sorties "vertes" pour les élèves. Objectif : planter 1200 arbres, l’intérêt de la démarche étant pédagogique, encore plus qu’écologique. Partenaires du projet : les Eaux et forets, qui fourniront semences et encadrement, la délégation du ministère de l’Éducation, qui assurera la supervision pédagogique ainsi que les communes rurales d’Imzouren et de Rouadi, qui offriront l’eau et assureront le transport des plantes.

Association des enseignants des sciences de la vie et de la terre (Parc national d’Al Hoceima)

Contacts
Hakim Messoudi 066 50 95 93
Hamid Toufik 062 76 35 13

Combien
Coût global du projet : 126.625 DH
Autofinancement : 45.000 DH
Financement demandé
• Reboisement : 6.000 DH
• Équipement : 42.625 DH
• Gestion : 33.000 DH

Total : 81.625 DH


Des ordinateurs pour un douar

Que se passe-t-il quand on installe une salle informatique dans un douar, qu’on y projette des CD-ROM éducatifs ? Les jeunes, évidemment, sont captivés par ce nouvel univers qui s’ouvre à eux. Mais rapidement… les adultes aussi se mettent à fréquenter la salle de classe. Les discussions ne tournent plus qu’autour de ces drôles de machines et de ce qu’on y apprend… bref, toute la physionomie sociale du village s’en retrouve transformée ! Il en coûterait moins de 100.000 DH pour induire un changement aussi radical (éprouvé ailleurs) au douar Issoufiane, niché sur la montagne à 34 Km d’Al Hoceima. La direction de l’Équipement tient un local à disposition, et les frais de gestion (salaire des formateurs, notamment) sont pris en charge par l’association à plus de 50%. Reste à acquérir le matériel…

Association Annahda pour le développement (Tifarouine)

Contacts
Abdellatif El Younssi 071 23 11 12
Samir El Kadaoui 070 82 13 51

Combien
Coût global du projet : 113.000 DH
Autofinancement : 19.000 DH
Financement demandé
• Aménagement : 8.000 DH
• Équipement : 76.000 DH
• Gestion : 10.000 DH

Total : 94.000 DH


Rééquiper des collèges détruits

Le tremblement de terre de 2004 avait détruit les collèges Okba et Al Khawarizmi. Dans l’ambiance post-séisme, on est allé – et c’est normal – droit à l’essentiel : une partie des bâtiments a été reconstruite en préfabriqué, suffisamment pour que les enfants reprennent les cours. Les salles informatiques avaient également été détruites, mais on n’a pas considéré qu’il urgeait de les reconstruire et rééquiper. Les enfants n’en ressentent pas moins un manque aujourd’hui. Le combler, c’est le vœu de l’association Sftoula, qui projette d’acheter 8 ordinateurs pour chacun des 2 collèges, plus tout le matériel qui va avec (imprimante, tables, chaises, consommables, etc.). 16% du projet est déjà apporté par l’association, en travail et frais de gestion.

Association Sftoula (Beni Bouayach)

Contacts
Said Akrouh 071 14 82 21
Abdellatif El Younssi 071 23 11 12

Combien
Coût global du projet :
145.200 DH
Autofinancement : 23.000 DH
Financement demandé
• Aménagement : 4.000 DH
• Équipement : 118.200 DH

Total : 122.200 DH


Caravane culturelle pour les enfants

Connaissant notre pays, il est déjà heureux qu’une partie des enfants ruraux aillent à l’école. Mais n’auraient-ils pas le droit, eux aussi, de s’initier au théâtre, aux arts plastiques et aux activités culturelles au sens large ? Beaucoup pensent que c’est un luxe inutile. Ils ont tort. L’association Choôla projette donc de monter une "caravane d’activités éducatives et culturelles parascolaires en milieu rural", et de lui faire sillonner les douars montagnards les plus reculés de 13 communes rurales, pour ensoleiller la vie de plus de 15.000 enfants oubliés du royaume. Que dire de plus, sur cet émouvant projet ? Qu’il est appuyé par l’académie régionale de l’éducation, les dÉlégations des ministères de l’éducation et de la jeunesse, et le conseil provincial de la Culture, qui fourniront locaux et appui logistique. A soutenir absolument.

Association Choôla pour l’éducation et la culture – section Al Hoceima (Toute la province)

Contacts
Mohamed Achbab 062 48 23 51
Aziz Alaoui 060 54 72 88

Combien
Coût global du projet : 192.500 DH
Autofinancement : 96.100 DH
Financement demandé
• Formation : 16.500 DH
• Équipement : 58.500 DH
• Gestion : 21.400 DH

Total : 96.400 DH


Soutenir les éleveurs d’abeilles

Au cœur du parc naturel d’Al Hoceima, 25 apiculteurs font vivre les douars de Taounil, Boughembou, Bades et Tagragra. Mais leurs élevages d’abeilles fonctionnent avec des méthodes traditionnelles inadaptées. Les apiculteurs se font sans cesse piquer, les maladies à répétition déciment les abeilles et, bien sûr, la production en pâtit. Le projet consiste donc à équiper les apiculteurs en ruches modernes et équipement adapté. La délégation des Eaux et forêts se chargera de la supervision, celle de l’Agriculture, du suivi technique et des apiculteurs eux-mêmes, de la gestion (contre-valeur de tout cela : 5.500 DH). Restera à acquérir les ruches, gants et combinaisons. La production de miel de ces 4 douars reculés devrait s’accroître d’au moins 50% dès la mise en place du nouveau matériel. Vu leur état de pauvreté, tous les villageois en ont grandement besoin.

Association Izalfan pour le développement, l’environnement et la culture (Rouadi)

Contacts
Hassan El Azzouzi 067 65 90 47
Ahmed El Azzouzi 066 20 07 90

Combien
Coût global du projet : 124.625 DH
Autofinancement : 5.500 DH
Financement demandé
• Equipement : 96.625 DH
• Formation et suivi : 22.500 DH

Total : 119.125 DH


2000 livres dans la montagne

Au douar Aït Ttaâ, il y a une école primaire. Comme on peut se l’imaginer dans un village perdu du Rif, à une quarantaine de Km d’Al Hoceima : il y a des tables, des chaises, un tableau noir, quelques dessins et collages sur le mur pour tout support pédagogique. Imaginez maintenant qu’on retape une salle attenante (mise à disposition par la direction provinciale de l’Équipement – mais elle a besoin d’être rafraîchie), et qu’on y place un ordinateur (avec possibilité de consulter des CD Rom éducatifs), une télévision, 2.000 livres ( !) et un(e) enseignant(e) motivé(e)… C’est le projet de l’association Annahda, très active dans la région reculée de Tifarouine. Active, mais démunie. Elle n’a que les compétences de ses cadres à offrir en matière de gestion. L’autofinancement représente 23% du projet. L’achat du matériel repose sur la générosité d’un éventuel mécène.

Association Annahda pour le développement (Tifarouine)

Contacts
Abdellatif El Younssi 071 23 11 12
Samir El Kadaoui 070 82 13 51

Combien
Coût global du projet : 93.000 DH
Autofinancement : 21.000 DH
Financement demandé
• Aménagement : 8.000 DH
• Équipement : 52.000 DH
• Gestion : 12.000 DH

Total : 72.000 DH


Pour que les Rifaines respirent

Comme presque toutes les ONG du Rif, l’association Sftoula se plaint des " traditions et coutumes de la région qui empêchent les femmes de fréquenter les lieux publics où elles peuvent croiser des hommes ; elles restent donc enfermées avec leurs enfants à la maison ". Pour les en faire sortir, l’association a donc eu l’idée de créer un espace vert clôturé et réservé aux femmes avec éclairage, bancs publics, petite cascade, bacs à sables, toboggans et autres balançoires pour les enfants… Les militantes féministes s’indigneront peut-être, mais des dizaines, voire des centaines de femmes qui sont, elles, loin de tout militantisme, pourront enfin respirer, entre elles, à l’écart de leurs maris. L’association offre 29.000 DH en frais de gestion du projet, et la commune de Beni Bouayach participe aux travaux à hauteur de 80.000 DH.

Association Sftoula (Beni Bouayach)

Contacts
Said Akrouh 071 14 82 21
Abdellatif El Younssi 071 23 11 12

Combien
Coût global du projet : 244.000 DH
Autofinancement : 109.000 DH
Financement demandé
• Construction et aménagement : 110.000 DH
• Équipements : 25.000 DH

Total : 135.000 DH


Citoyenneté et cours d’informatique

Apprendre l’informatique (pour "vivre avec son siècle") et s’initier à la citoyenneté ("pour contribuer au développement de notre pays"). C’est ce dont ont besoin 216 enfants de 8 à 13 ans, issus de 6 écoles primaires d’Al Hoceima. D’où ce double projet, qui aura pour cadre l’école primaire Moulay Rachid. D’abord, il faudra l’équiper en matériel informatique (6 ordinateurs, 1 imprimante, 1 scanner…). Ensuite, il faudra enseigner les nouvelles technologies aux élèves, et leur prodiguer des cours en citoyenneté et droits de l’homme. Plusieurs bénévoles sont déjà mobilisés, l’école est prête à réaménager l’emploi du temps des élèves, et la délégation provinciale de l’Éducation fournira tables et chaises, et contribuera à l’aménagement des locaux. Il faut juste qu’un généreux donateur se manifeste pour financer le matériel et payer les responsables de la gestion et du suivi…

Association Choôla pour l’éducation et la culture – section Al Hoceima. (Al Hoceima ville)

Contacts
Aziz Alaoui 060 54 72 88
Mohamed Achbab 062 48 23 51

Combien
Coût global du projet : 130.400 DH
Autofinancement : 36.500 DH
Financement demandé
• Équipement : 32.300 DH
• Gestion et suivi : 61.600 DH

Total : 93.900 DH


Un terrain de foot pour 6 douars

Comme beaucoup, les jeunes du centre rural de Sidi Bouafif, regroupant 6 douars, tapent le ballon sur des terrains vagues. L’association Aït Youssef Ou Ali (commune rurale comprenant Sidi Bouafif) voudrait que cela se fasse sur un terrain en bonne et due forme. La délégation du secrétariat d’État à la Jeunesse offre 10.000 DH en poteaux, ballons et matériel d’entraînement, et la société locale de biscuiterie Bipan offre, elle, de financer un tournoi entre les douars de la commune, à hauteur de 10.000 DH. Les frais de gestion, enfin (7.000 DH) seront assumés par l’association. Reste le gros du projet : terrassement du terrain, clôture et grillage, travaux… Un peu moins de 100.000 DH et toute une jeunesse rurale revivra par le sport. Et si une star du foot en émergeait ?

Association Aït Youssef Ou Ali pour le développement, l’environnement et la solidarité (Aït Youssef Ou Ali)

Contacts
Ahmidou Ouârouss 061 93 67 32
Mhand faraji 070 50 93 58

Combien
Coût global du projet : 127.000 DH
Autofinancement : 27.000 DH
Financement demandé
• Terrassement : 30.000 DH
• Clôture et gradins : 50.000 DH
• Main d’oeuvre : 20.000 DH

Total : 100.000 DH


Pour une culture sismique

Le séisme de 2004 a coûté 600 vies à Al Hoceima. Le bilan aurait pu être beaucoup moins élevé si les gens n’avaient pas paniqué, s’ils avaient su comment prodiguer les premiers secours aux blessés, si les écoles et établissements publics avaient eu un plan d’évacuation, etc. Il est indispensable de savoir tout cela. L’association compte donc louer des caméras, tourner un documentaire, le graver sur des centaines de CD-Rom, et entamer une tournée d’explication, démonstration de secourisme à l'appui, dans les villages les plus reculés de toute la province. Avec l’Institut espagnol, l’association met 25% du projet dans l’escarcelle. à encourager absolument !

Association Adouz pour l´Audiovisuel (Al Hoceima ville, Imzouren, Beni Bouayach, Ait Kamra, Imrabten, Tamassint, Rouadi, Ait Youssef Ou Ali)

Contacts
Abid Budjaj 061 25 20 35
Houssin El Qalai 073 15 76 51

Combien
Coût global du projet : 89.000 DH
Autofinancement : 22.000 DH
Financement demandé
• Prestations d’expertise : 12.000 DH
• Équipement vidéo et informatique : 35.000 DH
• Communication et déplacements : 20.000 DH

Total : 67.000 DH


Laissez jouer les enfants !

À Al Hoceima, il n’y a quasiment aucun espace de jeu pour les enfants, hormis celui installé récemment par une station service ( !) et dont profite "toute la province". D’où le projet d’en créer un dans l’école Sidi Bouafif. Toboggans, balançoires, structures pour grimper, s’accrocher, tomber… Plus des arbres, pour recréer une "mini-forêt", très dense (idéal pour jouer à cache-cache), sur la vaste esplanade qui sert de cour arrière à l’école. Le "droit au jeu" est crucial, et rares sont ceux qui y pensent. L’espace de jeu de l’école, qui compte 700 élèves, sera aussi ouvert à tous les enfants des douars environnants, et permettra un grande respiration pour les parents des environs. Dans la foulée, il est prévu un forum sur les droits des enfants, au bénéfice des parents et des enseignants. Une très jolie idée, dont l’association prend en charge 20% du financement.

Association des anciens élèves de l’école Sidi Bouafif (Ait Youssef Ou Ali)

Contacts
Mohamed Ouarouss 073 17 91 25
Mahmoud Ouaarouss 068 68 62 89

Combien
Coût global du projet : 94.000 DH
Autofinancement : 18.000 DH
Financement demandé
• Expertise et forum : 25.000 DH
• Jeux et aménagements : 39.000 DH
• Gestion : 12.000 DH

Total : 76.000 DH


Un foyer culturel pour 27 douars

La commune rurale d’Arbiaa-Taourirt, à 45 km au sud d’Al Hoceima, rassemble 27 douars perdus dans la montagne. Pour une seule école, qui offre à ses élèves le minimum vital : des salles de classe. Aucun foyer culturel ni espace de loisirs à des kilomètres à la ronde. Créer une bibliothèque dans l’école ne profitera pas uniquement aux élèves, mais à tous ceux qui veulent s’instruire, parmi les 13.000 habitants de la commune. Tous fantasment déjà sur les deux ordinateurs prévus dans le projet et les idées d’animation culturelle, à partir de la bibliothèque. L’association offre de payer le responsable du projet pendant un an, de transporter le matériel à sa charge, ainsi que les multiples tables rondes déjà demandées par les enseignants et les élèves. En attente de ce don qui changerait tout…

Association Arbiâa-Taourirt pour le dévelopement (Arbiâa-Taourirt)

Contacts
Ahmed Daouiri 068 41 44 09
Mohamed Oukhiar 066 73 89 70

Combien
Coût global du projet : 112.100 DH
Autofinancement : 25.000 DH
Financement demandé
• Construction et aménagement : 9.700 DH
• Équipement et matériel pédagogique : 45.500 DH
• Gestion et formation : 31.900 DH

Total : 87.100 DH


Restaurer et rallonger une saguia

Le douar Bouham, commune d’Aït Kamra, a de la chance : une rivière le traverse. En l’absence de nappe phréatique – un puits a été creusé, mais il est désespérément sec – c’est une aubaine pour irriguer les terres dont vivent les villageois. Sauf que la saguia (canal d’irrigation) qui acheminait l’eau sur les plantations de grenadiers, figuiers, et autres abricotiers est totalement délabrée, fuit de partout, et n’est de toutes façons pas assez longue pour atteindre toutes les terres. Aménager une nouvelle saguia changerait toute la donne, pour les 500 habitants de ce village. Tous ont cotisé pour assembler 10% du montant nécessaire à la réfection, et l’ont confié à l’association qui les représente. Bien entendu, ils offrent tous leurs bras pour les travaux non spécialisés. C’est débordants d’espoir qu’ils ont formalisé ce projet…

Association Bouham (Aït Kamra)

Contacts
Ahmed Ben Mohammed 067 25 46 15
Hassan El Ballouki 061 71 30 66

Combien
Coût global du projet : 115.600 DH
Autofinancement : 10.500 DH
Financement demandé
• Aménagement : 40.500 DH
• Matériaux de construction : 52.600 DH
• Gestion et suivi technique : 12.000 DH

Total : 105.100 DH


Des livres et des idées

L'école du douar Sidi Bouafif a ouvert ses portes en 1955. Depuis l’indépendance, elle connaît un long processus de délabrement. Il y a à peine 5 ans, elle n’avait même pas de toilettes. L’association des anciens élèves a décidé de la réhabiliter selon ses (maigres) moyens. Sa première idée a été d’y créer une bibliothèque. La salle est disponible, reste à l’aménager et à la garnir de livres puis d'en faire, assez vite, le pôle culturel de l’école. Le ou la bibliothécaire sélectionné(e) recevra ainsi des formations pour créer des clubs de théâtre, de dessin, etc.. pour que les enfants aient envie d’y venir en dehors des heures de cours. L’association offre tous les frais de gestion et de coordination du projet, estimés à 25.000 DH.

Association des anciens élèves de l’école Sidi Bouafif (Aït Youssef Ou Ali)

Contacts
Mohamed Ouarouss 073179125
Mahmoud Ouaarouss 068686289

Combien
Coût global du projet : 101.350 DH
Autofinancement : 25.000 DH
Financement demandé
• Aménagement et mobilier : 21.350 DH
• Livres et équipements informatiques : 41.000 DH
• Formations : 14.000 DH

Total : 76.350 DH


Centre associatif pour agriculteurs

Quand on s’appelle "association agricole pour le développement et la solidarité" et que l’agriculture est la seule activité régionale, on devient vite le point de mire de toute la population. Les séances de formation avec des ingénieurs agricoles ? C’est eux. La plantation d’arbres dans les écoles et dispensaires ? Encore eux. Le tournoi de foot pour les jeunes de la commune ? Toujours eux. Et tout cela s’est fait, entre 2001 et 2004, à partir d’un vieux garage de Trogout (11.500 habitants) équipé en tout et pour tout d’un ordinateur antédiluvien, d’un bureau et de 10 chaises. L’association espère mieux : 3 (vrais) ordinateurs, un téléphone/fax, une photocopieuse, des ouvrages de vulgarisation agricole et suffisamment de mobilier pour organiser des rencontres, des séminaires, etc. L’association met 27% du projet dans l’escarcelle. Et les villageois piaffent…

Association agricole de développement et de solidarité (Trougout)

Contacts
Habib Tahbani 066 61 89 17
Rachid Assaghir 061 58 06 36

Combien
Coût global du projet : 95.620 DH
Autofinancement : 25.800 DH
Financement demandé
• Aménagement : 5.000 DH
• Livres et équipement : 56.300 DH
• Gestion : 8.520 DH

Total : 69.820 DH


Optimiser les heures creuses

Pour 20 douars du coin, il y a un seul collège. Pendant les heures creuses, les enfants errent dans les terrains vagues ou les cafés avoisinants, parce qu’il n’y a rien d’autre à faire, à Aït Kamra. Une des (multiples) conséquences de cette situation est que les filles, souvent sujettes à harcèlement, sont massivement retirés de l’école par leurs parents. L’association veut y remédier en créant un espace informatique équipé d’ordinateurs, CD-Rom, Internet… bref, de quoi meubler utilement les heures creuses des élèves et, en passant développer luer goût du savoir. Il va sans dire, vu l’indigence culturelle de la région, qu’un tel centre n’attirerait pas que les élèves de l’école, mais tous les jeunes chômeurs de la région. Bref, une spirale vertueuse, pour l’enclenchement de laquelle l’association avance 54.400 DH – dont le terrain, d’une valeur de 30.000 DH.

Fédération de la jeunesse marocaine (Aït Kamra)

Contacts
Essaknawi El Ghalbzouri 068 63 26 12
Fouad El Ghalbzouri 064 28 46 34

Combien
Coût global du projet : 184.400 DH
Autofinancement : 54.400 DH
Financement demandé
• Construction et aménagement : 80.000 DH
• Équipement : 50.000 DH

Total : 130.000 DH


Pour que volent les abeilles

Les abeilles touchées par l’"Avaroise" perdent leurs ailes, et se baladent dans les ruches à pied. Cela ne fait pas du tout rire les 20 apiculteurs de la région de Sidi Bouafif, puisque la vente de miel, leur (unique) revenu, en pâtit grandement. Le centre technique agricole de la région dispose d’un antidote, et compte le leur distribuer. Mais cela ne servira à rien s’ils ne remplacent pas leurs ruches traditionnelles par des ruches modernes. Et ça, ça coûte cher et le ministère de l’Agriculture ne peut pas l’offrir. D’où ce projet d’équiper les apiculteurs en matériel moderne, avec combinaisons, gants, cire, enfumoirs, etc. Pour compléter la formation des bénéficiaires, le projet prévoit aussi de leur faire effectuer 2 visites sur un site pilote situé à Imrabten, à une vingtaine de Km de là. Les frais de gestion du projet sont pris en charge.

Association Aït Youssef Ou Ali pour le développement et la solidarité (Aït Youssef Ou Ali)

Contacts
Abdelhak El Idrissi 062 06 15 23
Abdelkhalek Sathioui 064 45 87 82

Combien
Coût global du projet : 111.400 DH
Autofinancement : 8.000 DH
Financement demandé
• Formation : 20.000 DH
• Équipement : 73.400 DH
• Suivi et visites aux sites pilotes : 10.000 DH

Total : 103.400 DH

 
 
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