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Pages coordonnées par Karim Boukhari
Fausse alerte. Pas de cas de vache folle au Maroc
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Sous cette bâche, la victime
(supposé) mort de Creutzfeld Jacob
(AICPress)
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Jeudi soir, à lécriture de ces lignes, le ministre de la santé est formel, "il n y a pas de cas de vache folle au Maroc. Nous en sommes sûrs à 99%". En milieu de journée, Mohamed Cheikh Biadillah a dû pourtant interrompre sa tournée avec le roi en Afrique après lannonce du décès dun homme de 61 ans, mercredi soir à Casablanca des suites "de la maladie de Creutzfeld Jacob", indiquait une dépêche de la MAP reprenant un communiqué du ministère.
Jeudi soir toujours, Said Louahlia, chef du service de médecine légale qui venait à peine de terminer son autopsie confirme les dires du ministre, "cliniquement, biologiquement et |
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| génétiquement, il sagit dune variante humaine de la maladie de Creutzfeld Jacob, assimilée à la maladie de la vache folle mais qui na rien à voir avec celle-ci". À lorigine de cette fausse alerte donc, le décès mercredi en début de soirée, au pavillon 27 du service de réanimation médicale du CHU Ibnou Rochd, dun sexagénaire des suites dune "encéphalopatie spongiforme", a indiqué la MAP, précisant au passage, que "lindividu a effectué de fréquents séjours en Europe". Quest ce à dire ? Quel est le lien entre la maladie et les séjours fréquents en Europe ? Black out. Toujours est-il quen début daprès midi, alors que le ministre était sur le trajet du retour au Maroc, des responsables ministériels continuaient de confirmer "le cas de vache folle détecté", certains se hasardant même à essayer den donner des explications "alimentaires ou hygiéniques". Aux dernières informations, des échantillons du cerveau du patient décédé ont été prélevés pour de nouvelles analyses qui permettront de confirmer à 100 % lorigine non animale de la variante de Creutzfeld Jacob contractés. |
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Terrorisme. Israël pointe le Maroc
On ne comprendra jamais assez les relations entre le Maroc et Israël. La publication, par le journal Kol Israël, dun reportage sur le "mur" de la honte érigé à Sebta pour "que les Espagnols empêchent les Arabes de traverser la frontière alors que les Marocains ne sont pas des terroristes", a provoqué un débat en Israël où un parallèle a été établi avec le mur israélien en Palestine. Ce débat coïncide avec la publication, surprenante, par le département de la lutte contre le terrorisme dune liste de pays "contre-indiqués pour le touriste israélien", où le Maroc figure en bonne place. Etrange manière daccompagner le réchauffement diplomatique entre les deux pays, qui devrait aboutir à la réouverture des représentations diplomatiques israéliennes au Maroc. |
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Enquête. À propos des roquettes
L'enquête sur les deux roquettes "disparues" de la caserne dAïn-Harrouda sachemine vers une banale histoire de livraison. Laffaire remonte à début février, date à laquelle le général Mourad Belahcen de la Place darmes de Casablanca donna lordre de transfert pour maintenance dune partie de larmement (à destination du dépôt darmes de Benslimane) au lieutenant-colonel Boutaleb, chef de corps du bataillon du transport à Aïn-Harrouda. Cest là que la disparition des deux pièces a été constatée. Lenquête a abouti à la mise aux arrêts de plusieurs subalternes dont le chef de service armement, lofficier de sécurité défense, le chargé des munitions, qui attendent de passer devant le tribunal militaire. Affaire close ? |
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Watanouna. La marche de tous les mystères
Jusquen milieu de semaine, une certaine confusion entourait encore la marche que le collectif dassociations Watanouna organise, le 6 mars à Rabat, "pour la libération des Marocains séquestrés de Tindouf". La marche cible-t-elle les femmes seulement, les civils, ou les militaires ? Rien nest moins sûr, et ce nest pas Naïma Lemcharqi, la présidente du collectif, qui dira le contraire. "Tout ce que je peux dire cest que cela fait six mois que je pense à cela, que cest la première fois de ma vie que jorganise une marche et nous souhaitons mobiliser tout le monde". Aucune réponse, non plus, sur le soi-disant boycott des partis politiques, relayé par une certaine presse. "Je ne suis au courant de rien", sest contentée de nous répondre Naïma Lemcharqi, visiblement dépassée par les événements. |
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Détenus islamistes. Du nouveau, encore !
Du nouveau dans le dossier des détenus islamistes post 16 mai. Lundi 28 février, 92 dentre-eux ont été transférés de la prison dOutita vers dautres centres pénitentiaires à Salé, Marrakech et Casablanca. Motif officiel : rapprocher des familles et permettre aux étudiants détenus de passer leurs examens. Problème selon Abderrahim Mouhtad, de lassociation Annassir, "ces détenus se sont retrouvés incarcérés dans des conditions pires que celles quils étaient parvenus à "décrocher" à Outita". De leur côté, les Shioukh de la Salafia Jihadia ont à nouveau mené une grève de la faim de deux jours pour renouveler leurs demandes. Dans une lettre signée par Mohamed Fizazi, ils réclament la tenue de la prière du vendredi, louverture des quartiers pour permettre la rencontre entre les différents détenus islamistes (souvent issus de la même famille), la visite hebdomadaire de leurs femmes (Al Khouloua Acharîa), linstallation de récepteurs paraboliques, etc. |
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Rencontre. Imarat Al Mouminine sous la loupe
Le centre Tarik Ibnou Ziad, que dirige le porte-parole du roi, Hassan Aourid, consacre ce samedi 5 mars son université dhiver (tenue à Midelt) à la réforme du champ religieux. Derrière ce titre générique de la rencontre (co-organisée avec la revue Naouafid et la fondation Konrad Adenauer), une question clé : la place dImarat Al Mouminine. Au menu, son histoire, son rôle, une lecture analytique de larticle 19, puis un aperçu sur la position des partis de gauche et des islamistes à son propos. Dautres points annexes seront aussi à lordre du jour, mais le fait que lentourage du roi cogite, dans les coulisses, sur la réforme constitutionnelle mettra forcément Imarat Al Mouminine sous les feux de la rampe. |
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Événement. Lhistoire sinvite à Rabat
C'est parti. Après plusieurs mois de préparation, Rabat accueille finalement, du 10 au 13 mars, les Rendez-vous de lhistoire. Voulu par un groupe déminents historiens marocains et adopté par le ministre de lÉducation nationale Habib El Malki, lévénement se veut une fête où cette matière longtemps délaissée et tronquée envahirait tous les recoins de la ville. Des spécialistes, venant de 10 pays, iront dans des lycées (Lalla Aïcha, Hassan II, Moulay Youssef) pour corriger quelques erreurs accumulées. Dautres se rendront à luniversité pour relativiser lhistoire des religions et proposer des lectures multidisciplinaires. Dautres encore iront à lInstitut de journalisme évoquer le chevauchement entre média et histoire. Des cafés littéraires seront organisés pour donner carte blanche à des lycéens. On croit rêver, quoi ! |
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Diplomatie. Gbagbo se réconcilie avec le Maroc
La mini-crise entre le Maroc et la Côte-dIvoire appartient désormais au passé. Lambassadeur du royaume à Abidjan, Hassan Bennani, un moment rappelé à Rabat, sapprête à rejoindre de nouveau son poste alors que, de son côté, le président Gbagbo a dépêché une nouvelle mission diplomatique au Maroc. Cet heureux dénouement a eu lieu après lentretien téléphonique ("qui a duré un quart dheure, de 11h à 11h15, le samedi 26 février", précisent les pointilleuses autorités ivoiriennes) qua eu Laurent Gbagbo avec Mohammed VI en tournée en Afrique. Une façon, bien diplomatique, de confirmer que le président ivoirien avait bien demandé, via son envoyé spécial Sangaré Abou Drahamane, la médiation du souverain pour le règlement de la crise ivoirienne. |
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Naufrage. 37 harraga noyés au large dOran
Le drame des harraga marocains devient maghrébin. Après le naufrage au large de la Tunisie, survenu il y a quelques mois, 60 originaires de Kelaat Seraghna sont aujourdhui portés disparus au large de lAlgérie. Àlorigine du drame un zodiac parti dAl Hoceïma le 19 février, en direction dAlmeria. Suite à des investigations lancées par lassociation de familles victimes de lémigration clandestine (AFVIC), il sest avéré que lembarcation disparue a eu une panne de neuf jours dans les eaux méditerranéennes. Algérie Watch et le consulat du Maroc à Oran ont confirmé le décès par noyade et par déshydratation de 37 marocains. Et les 23 autres ? black out. |
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Micmac ministériel. Jettou contre Lahlimi
Tirs croisés entre Driss Jettou et Ahmed Lahlimi. Selon des observateurs bien informés, le Premier ministre et le Haut commissaire au Plan ne sont pas en bons termes. Le premier reproche au deuxième de publier des statistiques sans aviser le gouvernement. Dailleurs, au lendemain de la publication sur nos colonnes dun rapport du HCP sur le plan quinquennal, Jettou aurait reproché vivement à Lahlimi de lavoir ébruité sans son aval. Surtout que Jettou ne partage pas la démarche du rapport qui na pas pris en compte les changements intervenus suite à son programme daction du gouvernement. Quen pense Lahlimi ? |
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USA. Un rapport sévère pour le Maroc
Le rapport publié par le Département dÉtat américain le 28 février sur "les pratiques relatives aux droits de lhomme dans le monde pour lannée 2004" est relativement sévère pour le Maroc. Dès les premières lignes, le pouvoir absolu du roi est épinglé. "Même si le Royaume se targue davoir organisé des élections transparentes et libres en 2002, le Premier ministre nest pas issu des urnes, il a été nommé par le Roi", lit-on dans le texte. En matière de droits de lhomme, les Américains rappellent que "La lutte contre lislamisme radical a sérieusement entravé les progrès accomplis par le Maroc dans le domaine des droits de lhomme". Le document note également que "la justice na pas suivi les progrès enregistrés par le Maroc sur le terrain des droits de lhomme et reste assujettie à de nombreuses pressions et souffre de la corruption". Dans son rapport, le Département dÉtat fait état de nombreux cas de torture physique et morale, dabus sexuelS, perpétrés lors des interrogatoires. Ceci dit, il serait bon de demander à ces enquêteurs yankees de sinterroger sur le cas des détenus de Guantanamo offerts en sous-traitance par les Américains à ces mêmes services locaux (dont les Marocains) qui sont épinglés par le fameux rapport. |
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Moyen-Atlas. On achève bien les habitants
Déjà encerclé par une clôture de 6 kilomètres les coupant de leurs terres, (afin dy implanter, selon les autorités, une réserve de mouflons
) le douar de Bou Imoura, dans le Moyen-Atlas, continue de subir lagression des dirigeants locaux. Récemment, 8 hommes représentant, entre autres, les Eaux et Forêts et le caïdat local, ont forcé lentrée dun foyer et malmené la femme qui sy trouvait, seule. Cela pour intimider son mari (trésorier-adjoint de lONG ASIDD). 4 femmes sont en procès (reporté au 22 mars) pour avoir ouvert une brèche dans la clôture afin daccéder au point deau vital à leurs familles, et 80% des foyers font lobjet de procès-verbaux basés, pour certains, sur des articles de loi remontant à 1917 ! |
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Polémique. Ali, Rabiâa et les islamistes
Les islamistes continuent de faire impunément la loi dans les universités. Le dernier incident en date concerne une projection lundi 28 février du film de Ahmed Boulane "Ali, Rabiâa et les autres", dans un amphithéâtre de la faculté de droit de Mohammédia. A vingt minutes de la fin du film et profitant de labsence du réalisateur et du prof encadrant, un groupe détudiants islamistes investissent lamphi et font sortir, sous la menace, les autres étudiants. Le film, hurlent-ils, contient des scènes "contraires aux bonnes murs et à la chariâa". Cette fois-ci, dautres étudiants ont réagi, le lendemain, à la faculté des Lettres de la même ville en organisant un sit-in et en lançant une pétition de protestation. |
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Farine. Les minotiers haussent le ton
Les minotiers marocains ont engagé, depuis le mois de février, une partie de bras de fer avec les ministères de la Santé et de lAgriculture. Raison bien simple : invités à enrichir la farine alimentaire en premix (un produit importé qui permet un apport en fer et en vitamine D), les minotiers ont demandé une exonération de la TVA et autres frais de douane, allant jusquà exiger que "les farines soient reconnues dutilité publique", nous explique un minotier. Selon la Banque Mondiale, les carences en fer et en vitamines provoquent le décès annuel de 20.000 personnes au Maroc, et un manque à gagner de 5 % au niveau du PNB. Au Maroc, seuls 4 minotiers (sur 13 qui en ont les moyens) ont commencé à produire localement le fameux premix. |
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Casa. Un port sans surveillance
ça vole dur au port de Casablanca ! De nombreux opérateurs font état de vols commis sur les marchandises en provenance de létranger. Les voleurs, qui se sont arrangés pour opérer des trous dans le mur érigé autour du port, se faufilent et se servent dans les bateaux avant que la marchandise ne soit débarquée. Le plus souvent, ils dissimulent lobjet de leur vol dans les grandes poubelles et attendent la nuit pour récupérer leur butin. Ainsi pas moins de 730 cas de vols ont été enregistrés au cours des derniers mois de lannée 2004. Normal, il arrive, nous explique-t-on, que les quinze caméras de surveillance du port tombent en panne en même temps ! |
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Tanger. Cool, la poste
Les Tangérois nen peuvent plus des retards de livraison du courrier. Les lettres venant des autres villes du Maroc arrivent 3 semaines après avoir été postées et le courrier local 2 semaines après. Toutes les invitations arrivent après échéance, les relevés bancaires sont largement périmés une fois reçus, etc. Un usager raconte même quune lettre qui avait été tamponnée par le centre de tri le 2 nest arrivée que le 18
à une boîte postale située dans le même bâtiment que le centre de tri !! Interpellés à plusieurs reprises, les responsables de la poste nont pu fournir aucune explication. Résultat : pour gagner du temps, les sociétés du détroit préviennent leurs correspondants pour quils viennent chercher leur courrier eux-mêmes
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Onze dor. Le Raja rafle la mise
Cette année, le concours "onze dor", organisé par "Le journal du sport" a pris lallure dun événement national, grâce au soutien de la TVM et au vote par SMS à une très large échelle. Le résultat de cet exercice de démocratie directe confirme plusieurs tendances. Le Raja remporte la part du lion avec 4 joueurs : Amine Rbati, Nabil Masloub, Mustapha Bidoudane et Mustapha Chadli. Ce dernier, longtemps ignoré par le sélectionneur Baddou Zaki, passe en tête de sa catégorie. Quant aux FAR, ils confirment leur montée en puissance avec deux milieux de terrain (Ahmed Ajeddou et Youssef Kaddioui) et lexcellent entraîneur, Mhamed Fakhir. Voilà, le public a donné son verdict. |
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3 questions à Ahmed Boukous (Recteur de lIRCAM)
Les sept démissionnaires de l'IRCAM vous obligent-ils à accélérer le rythme dintégration du Tamazight ?
La démission de ces amis que je respecte ne doit pas nous faire oublier que le processus est long et quil y a eu des acquis en matière denseignement, de recherche et de codification de la langue. Il est vrai que les manuels manquent, que le nombre denseignants est insuffisant, que nous n'avons pas dinterlocuteur au ministère de lÉducation nationale, etc. Mais nous sommes en phase inaugurale. Nous devons faire preuve de professionnalisme.
Les techniciens de lIRCAM peuvent être patients, mais pas les représentants du mouvement associatif. Avez-vous oublié les attentes de vos bases ? |
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Je reconnais quil y a une attente pressante et beaucoup de frustrations. Je sais quon a longtemps attendu pour voir notre langue à la télé, à lécole, dans les administrations. Mais tous, membres et chercheurs, sont acquis à la cause et nous avons besoin d'une mobilisation collective pour y arriver.
Si les promesses ne sont pas tenues, ne craignez-vous pas une démission collective ?
Une démission collective ne serait pas possible. D'autant que les choses avancent. Suite à notre réunion, mercredi, avec M. El Malki et trois de ses collaborateurs, je reste optimiste. Il suffit de rétablir la confiance pour aplanir les difficultés. |
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Billet : La culture revient (par Driss ksikes)
La culture a longtemps été au Maroc au service de lidéologie dune opposition socialiste, nationaliste ou marxiste, avant dêtre bannie par un État plutôt orthodoxe. Pendant très longtemps, lart de la scène a été mis en quarantaine, lexpression pop diabolisée, les particularismes culturels gommés, la pensée libre bâillonnée. La culture était devenue sourde-muette. Depuis, le marxisme est mort, lesprit critique aussi, lorthodoxie a fait tâche dhuile et la culture pointait à peine du nez, dans quelques ilôts associatifs, des festivals de fortune et des salons de privilégiés. Et puis voilà que lÉtat met tout en uvre pour ressusciter, revaloriser toutes les formes dune culture quil a autrefois pourchassée. Faites le compte : la philo et lart reviennent discrètement à la fac, lhistoire nest plus taboue, les concerts de musique deviennent un second réflexe, les salons du livre saméliorent à peine, le débat public devient libre et télévisé, les cafés littéraires se généralisent, la connaissance pour tous devient un emblème, la chaîne éducative longtemps en panne finit par naître, lamazighité sort de lombre lentement. Bref, tout laisse croire que la culture revient. Mais ne jubilez pas trop vite. Pour le moment, mises à part quelques initiatives indépendantes éparses, cette relance culturelle est orchestrée par des profils éclairés au sein de lÉtat ou gravitant tout autour. Nous vivons donc la situation inverse dil y a 30 ans. La culture est à nouveau au service de lidéologie dun État qui tente de se moderniser, face à une opposition intégriste qui ne laisse pas indifférent. Seul moyen pour éviter un nouveau retour de balancier : faire le choix politique clair dune nation qui vit de culture et pas seulement dun État qui sen sert. Tant que le mouvement ne vient pas aussi den bas et de partout, lacquis restera fragile. |
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Billet : Le retour du swing (par Karim Boukhari)
Courage les amis, le golf est de retour ! Le sport des rois, des princes et de tous ceux qui vous font regretter dêtre né sous un ciel pas riche, na rien perdu de son lustre hassanien. On le croyait mort et enterré avec la mort de Hassan II, le limogeage de Driss Basri et lémergence du jet-ski, le nouveau sport royal bombardé sport national. Eh bien, pas du tout ! La télévision, la radio et les journaux plus ou moins officiels ont remis une couche sur la tartine. Les commentateurs des radios et télévisons marocaines, comme dhabitude, y ont perdu leur langage, massacrant les noms des "champions" et tournant lessentiel de leurs "analyses" vers les dîners offerts par les princes et officiels de cette énième édition du trophée Hassan II. À Salé, comme cela a été rapporté par notre confrère Al Ahdath Al Maghribiya, la ville a été inopinément coupée de Rabat pendant près dune heure pour permettre le passage du "convoi princier". Quant à Aujourdhui le Maroc, ils ont trouvé laccroche quil faut pour qualifier le président délégué du tournoi : "Il a le golf dans le sang !". Pour rester dans le ton, disons que le retour du golf coïncide avec le retour de vieilles habitudes. On va se régaler. Le golf version 2005 swingue sous la houlette du prince Moulay Rachid, du ministre de lIntérieur Mustapha Sahel, du général Housni Benslimane, etc. Comment ne pas aimer le golf avec ce plateau-là ! Aimons-le, mes amis, pour éviter dêtre traités de populistes, de nihilistes et de tous les mauvais "istes".
Aimons-le pour la beauté du green, la classe des champions, des princes, des généraux et des gouverneurs.
Aimons ce sport dhier et de demain parce que, comme vient de nous le rappeler Abdellah Laroui dans son dernier livre, cest sur les greens de golf quun paquet de décisions historiques pour lavenir de ce pays ont été prises par le roi défunt et son ministre golfeur. Vive le swing ! |
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Vite !
L'AMDH déplacera les auditions des victimes des années de plomb en France, à lécoute des MRE. La date du 26 mars a été retenue pour cette grande première qui aura lieu à Paris, à la mairie de Saint-Denis, et sera répartie en deux temps : quatre heures de témoignages et quatre heures de débats. Les auditions devraient être placées sous le thème de "plus jamais ça".
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Le parti Alliance des libertés (ADL) prépare son congrès pour fin mars sur fond dalliances. Selon des sources proches du parti, Ali Belhaj a confié la mission de préparation et les négociations des alliances à un proche de Sajid, maire de Casablanca. Les mêmes sources soutiennent quun éventuel rapprochement avec lUnion constitutionnelle, parti du maire, est exclu pour linstant. Tout laisse croire que la tendance de ADL pourrait se diriger vers la mouvance Harakie.
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Aucune date na été proclamée pour le prochain (et très attendu) congrès de lUSFP, longtemps annoncé en mars 2005. Dans les rangs du parti, le compte à rebours (décompte des congressistes à travers les sections locales de lUSFP) na pas encore commencé, ce qui est annonciateur dun retard dau moins quelques semaines. Un laps de temps que Mohamed Elyazghi devra passer à rassurer ses propres partisans, inquiets de la mise en veilleuse de la chabiba ittihadia et de son rapprochement de Mohamed El Gahs.
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Le tribunal de première instance de Rabat a condamné le journal Ashark Al Awsat à verser à ses anciens employés Ali Anouzla et Moncef Slimi, respectivement 270.000 et 200.000 DH. Les journalistes avaient intenté un procès pour licenciement abusif contre le quotidien saoudien, demandant un million de dirhams chacun de dommages et intérês. Anouzla, entre-temps, a lancé son quotidien "Al-Jarida", qui publie son troisième numéro.
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En deux jours à peine, le portail "blog.ma" lancé par Tarik Saïdi a recueilli pas moins de 130 inscrits qui y hébergent désormais leurs sites personnels. "Preuve que le Marocain, comme nimporte quel citoyen du monde, a besoin de communiquer", commente Saïdi. Les "blog" sont des sites personnels garnis des (diverses) humeurs de leurs auteurs. |
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