Portraits. Des femmes d'influence
Rencontre.Confessions de femmes
Littérature. Elles (d)écrivent le corps
Émigration clandestine. Le calvaire des harragate
Musique. Hardrockeuses aux doux visages
N° 166
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Par Khalid Tritki

(DR)
Energie. Akhennouch et Amhal se marient

Début mars, le patron du groupe Akwa et celui de Oismine ont conclu un partenariat stratégique. Après neuf mois de négociations, les deux opérateurs du pétrole et du gaz ont construit un géant national. L’opération était délicate pour plusieurs raisons. D’abord Amhal s’est rendu compte qu’à lui seul, il ne pouvait pas aller plus loin dans le secteur. Au même moment, Akhennouch cherchait à s'agrandir. Mais il fallait d’abord trouver une porte de sortie pour la Samir. Cette dernière avait des participations (40%) dans le holding Somergy
appartenant à Oismine. Une fusion avec Akwa passait nécessairement par la récupération de cette part du capital. Akhenouch y a mis le prix. 315 millions de dirhams pour avoir la voie libre. Ensuite, il fallait penser aux mécanismes du rapprochement entre les deux groupes et surtout aboutir à une valorisation des deux blocs. Les sources proches des deux groupes affirment que la valorisation est toujours en cours. Le marché, lui, dit le contraire. Tous les aspects de l’opération ont été passés au peigne fin. Akwa a acquis 85% de Oismine. Les deux partenaires se sont fixés fin 2005 comme deadline. En effet, une autre grande opération sera programmée en 2006 (ou début 2007) : l’introduction en bourse d’Afriquia Carburant. Entre temps, Somepi bénéficiera du plan d’action d’Akwa. Ce dernier repose sur l’élargissement du réseau et surtout sur le développement des services. À titre d’exemple, en 2005, le Groupe envisage de construire des Motels 2 étoiles dans les stations, en partenariat avec Accor.


Internet. IAM anticipe sur la concurrence

Maroc Telecom a rendu publique sa dernière grille tarifaire pour la connexion Internet. C’est du jamais vu. Les baisses vont de 25 à 37,5%. Pour la connexion en ADSL à 1024 Kbps, le prix passe de 799 dirhams à 499 dirhams. L’entrée de gamme est désormais de 199 dirhams. Décidément, l’histoire se répète. Maroc Telecom a attendu la dernière minute, soit le moment du lancement de la deuxième licence fixe, pour faire une offensive commerciale. D’ores et déjà, le nouvel entrant a une idée sur le plafond des tarifs qu’il doit concurrencer. Mais contrairement au GSM, la longueur d’avance de Maroc Telecom sur le prochain concurrent est rattrapable. Car le plus important est de séduire les ménages en offrant des packs équipement, une démarche que Maroc Telecom peine à mettre en place.


Télécom. Méditelecom sort du rouge

Les actionnaires du deuxième opérateur télécom affichent un satisfecit à peine masqué. Les résultats réalisés à fin 2004 permettent à Méditelecom de sortir la tête du gouffre où elle se débattait auparavant. Ainsi, son parc d’abonnés a progressé de 42% en une seule année. Il compte actuellement presque 3 millions de clients. 500.000 nouveaux clients ont rejoint ses rangs. C’est dire que sur le plan commercial, ses équipes font des miracles. Le chiffre d’affaires s’est apprécié de 24% pour atteindre 336 millions d’Euros. Cette embellie vient après des années de tension. Le business plan de la société a été modifié plusieurs fois pour tenir compte de l’augmentation des coûts d'achalandage des clients et de l’impact de la modification des règles d’interconnexion. Pari tenu.



Les off

Fin février n’a rien apporté de nouveau aux textiliens. Selon des sources proches du gouvernement, les absences répétées de Salaheddine Mezouar, ministre de l’Industrie, ont privé le secteur de son plan de relance dont l’annonce était prévue pour début mars. À la Primature, on se veut rassurant. Jettou s’engage lui-même à secouer le cocotier.

------------------------------------------------------------------------------------------------------------

L'Onarep vient de finaliser un contrat de prospection pétrolière avec une société chinoise qui sera ainsi autorisée à explorer la région de Haha et celle de Missour, dans la région centre Est du pays. Sept autres sociétés sont en négociations pour des contrats similaires. A cela s’ajoute le lancement des premiers forages par l’office dans la région du Gharb.


Finance. 266 milliards injectés

Les concours à l’économie ont progressé de 6,8% 266 milliards de dirhams à fin janvier 2005. En clair l’argent injecté dans l’activité économique via le réseau bancaire est en augmentation. La tendance est également à la hausse au niveau des crédits à l’immobilier qui augmentent de 15,5%. Ce mouvement se renforce de plus en plus puisque les penses pour l’acquisition de logement trône à la tête des engagements des ménages. Les facilités de trésorerie et à la consommation enregistrent une évolution de 3,3 et 3,9% respectivement. Ce qui timide par rapport aux autres indicateurs. En outre, le blocage de la mise à niveau se fait sentir au niveau des crédits à équipement des entreprises. Ces prêts ont enregistré un recul de 1,1% à 47,2 milliards de dirhams à fin janvier 2005.


Thermo-solaire. La BAD décaisse

La Banque africaine de développement (BAD) a accordé au Maroc un prêt de 1,4 milliard de dirhams. Cette enveloppe servira au financement de la centrale thermo-solaire de Aïn Beni Mathar. Ce projet permettra d'augmenter la capacité de production de l'Office national de l'électricité (ONE) de 200 à 250 MW et de fournir au système interconnecté près de 1.590 GWh par an, dont 55 GWh d'origine solaire. Le projet permettra également de promouvoir les énergies renouvelables et de maîtriser la technique thermo-solaire dans le but de réduire le prix de revient du kwh à moyen et long terme. Depuis le début de ses opérations au Maroc en 1970, le groupe de la BAD y a financé 84 opérations, dont le montant cumulé des engagements se chiffre à 45 milliards de dirhams.


Change. Les avoirs explosent

Selon les derniers chiffres de l’Office des Changes, le déficit commercial s’est creusé de 31,5% à fin janvier, et le taux de couverture s’est encore dégradé à 54,2%. Cette baisse résulte de la chute des exportations de 20,7%, du fait de la baisse des ventes des vêtements confectionnés (-33%) et des articles de bonneterie (-35%). En revanche, les recettes voyages se sont accrues de 7% à fin janvier. Par rapport à la moyenne des recettes réalisées en janvier entre 2000 et 2004, elles ont augmenté de moitié. Les recettes MRE gagnent 2 et 26% en moyenne par rapport au mois de janvier des 5 dernières années. Et enfin, les avoirs extérieurs ont atteint 140 milliards de dirhams. Ils couvrent 13,4 mois d’importations.



Khalid Tritki
Femmes entrepreneurs

Parler d’une femme est toujours un exercice périlleux. Pire encore quand il s’agit d’une femme entrepreneur. La critique de la gestion se transforme en misogynie. Dépassons tout cela et parlons franc et vrai. À quoi sert la fédération des femmes entrepreneurs ? En France, elle existe aussi, mais elle a répondu à un besoin pendant un moment donné. Pendant la deuxième guère mondiale, les hommes étaient occupés à s’entretuer, les femmes ont prix les rênes de l’économie. Et elles voulaient défendre leur légitimité à
construire ce que les haines étatiques s’acharnaient à détruire. Est-ce le cas pour nous ? Nous ne sommes pas en guerre et nos hommes sont toujours à leurs postes. Il y en a même qui s’y accrochent à vie. À quoi bon une structure de femme entrepreneur ? Une forme de reconnaissance d’un statut spécial ? Peut-être bien, mais il n’y a nulle originalité dans ce statut. Les égyptiennes de l’époque des pharaons avaient leurs propres affaires, leur consoeurs arabes également (la femme du prophète en faisait partie). Lisez l’histoire mesdames et sachez qu’une fédération ou une association professionnelle, affiliée à la CGEM de surcroît, se crée pour défendre des intérêts et sauvegarder des enjeux capitalistiques. Vos compétences sont reconnues et vos talents appréciés, ne les perdez pas dans des représentations de façade.

 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2005 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés